mucha

On connait surtout Alfons Mucha pour ses affiches art nouveau. On en découvrira d’autres facettes à l’exposition en cours au Musée du Luxembourg.

On peut y voir ces publicités pour les champagnes Moët et Chandon (Dry Imperial, 1899) et Ruinart (1896)

Voici aussi l’automne (série les saisons 1896)

Ces bouteilles vendues sur place montrent que le marketing fait flèche de tout bois !

 

J’ai bu (in memoriam Caroli Aznavouri)

Ainsi le grand Charles a fini par prendre le large. A force de demander qu’on l’emmène au bout de la terre, ça devait arriver ! Hier encore, il paradait sur les scènes du monde entier. Et pourtant, il n’est plus là. Pour beaucoup, c’est le compagnon de toute une vie qui s’en va. Adieu Charles, mon camarade.

Pour les lecteurs du bon clos, il faut savoir qu’il écrivit et chanta deux chansons, intitulées l’une j’ai bu (paroles d’Aznavour et musique de Pierre Roche, interprétée par Georges Ulmer dans les années 40, mais aussi par Charles soi-même)

)

 

 

 

 

 

l’autre je bois (1987, paroles de Charles Aznavour, musique de Georges Garvarentz).La chronologie aurait voulu que l’on inverse les titres, et pourtant..  ce n’est parce qu’on a bu qu’on ne boit plus ! Ce sont toutes les deux des histoires d’un homme malheureux en amour.

Pour être complet, il faut citer aussi son « premier verre de champagne » (1948, paroles Aznavour musique Pierre Roche)

où il fait parler une jeune fille de son premier verre de champagne: 

Ça me picote dans le nez Une douce ambiance me gagne Et j’en suis tout émoustillée …

Mais écoutons J’ai bu

 

J’ai bu
J’ai joué et j’ai tout mis sur le tapis
A la roulette de la vie
T’as tout gagné moi j’ai perdu
Alors j’ai bu
J’ai bu
J’ai dit les mots qui passaient en mon âme
Mais toi dans ta p’tit’ têt’ de femme
T’as pas compris qu’j’étais perdu
Alors j’ai bu
Et fou
J’ai compris malgré tes caresses
Dans la douceur de mon ivresse
Que tu mentais
J’ai bu
Pourtant je t’aimais d’un amour sincère
Mais un jour malgré mes prières
Tu m’as quitté n’en parlons plus
Alors j’ai bu
Fine, whisky, gin

Tous les alcools me sont permis
Ce qui m’chagrin’
Si des barmen je suis l’ami
Des réverbèr’s je suis l’enn’mi
Sur le pallier
Le trou d’serrur’ joue à cache-cache
Avec ma clef
Ma maison a un’ drôl’ de mine
Tous les objets font philippine
J’ai bu
J’ai joué et j’ai tout mis sur le tapis
A la roulette de la vie
T’as tout gagné moi j’ai perdu
Alors j’ai bu 

et Je bois.

Voici la version de Charles en 1987 au Palais des Congrès

et celle des Croquants

Bonum Vinum !

…laetificat cor hominum, on croit connaitre la chanson (voir ici, et , ou encore ). Pas celle-ci du moins, trouvée sur Gallica.

Elle est d’Emile André et fut chantée par Vialla, vers 1874. Prenons ses accents nationalistes (Fi de la pomme normande ! Fi de la bière allemande !) au second degré !

Le bon vin est l’ami de l’homme, certes. Mais qu’est ce que ce « rogomme » que l’on voudrait abattre ? D’étymologie inconnue, c’est de l’eau de vie, de celle qui casse la voix (on dit voix de rogomme). Le terme est attesté dans Zola, Balzac ou encore Céline.

(On ne sait pas grand chose d’Emile André, qui fut aussi bien compositeur que parolier dans les années 1870-1910. Il collabora notamment avec Robert Planquette ;  il a laissé quelques partitions accessibles sur gallica : des chansons légères, d’autres patriotiques ou sentimentales.)

 

 

Gwinllan a roddwyd

Le vignoble donné… C’est le titre d’un chant patriotique gallois que les festivaliers de Lorient ont pu entendre cet été. Il trouve son origine dans des écrits du leader nationaliste  Saunders Lewis. C’est un standard des choeurs d’hommes gallois. Le voici chanté  par Dafydd Iwan

Ce vignoble qui nous est confié, qui nous est donné, dont nous nous occuperons… est très hypothétique, et pour tout dire, métaphorique.

Il semble n’avoir guère sa place au pays de Galles, au climat frais et humide. Mais tout change ! Il y a actuellement une vingtaine de vignobles au pays de Galles...

Geneviève de Brabant

C’est l’opéra-bouffon que la joyeuse équipe de musiciens et de chanteurs qui se réunit chaque année à Bruniquel  autour de Frank T’hézan et de Jean-Christophe Keck avait choisi de monter cette année. Ce n’est pas la plus connue d’Offenbach, mais elle valait quand même le déplacement !

En 3 actes et sept tableaux, on peut suivre l’histoire moyenâgeuse de Geneviève, chassée par son mari le duc de Curaçao Sifroy (Christophe Crapez, très en forme) qui la croit infidèle. Il y a un félon, Golo, et Charles Martel (excellent Michel Vaissière) est de la partie. L’histoire, rocambolesque, se termine bien…

Il y a quelques désopilants morceaux de bravoure comme cette « poule sur un mur » (qui picotait du pain dur…) ou le « rondeau du pâté » (qui renferme du veau mêlé de jambon..) , mais il faut attendre le 7ème tableau pour découvrir la Farandole…

Voici pour vous mettre en goût, Vous monter la tête ;
L’ivresse doit avant tout Être de la fête…

Buvez de ce punch brûlant Après le champagne ;
Le punch vous fait plus gaîment Battre la campagne.
Qu’on remplisse mon verre Des vins les plus exquis !
Moi, je veux faire Raison à mes amis !
Du bon jus de la vigne, Point ne crains les effets,
Je ne m’indigne Que contre le mauvais !
Boire et rire, C’est tout dire !
Voilà, oui-dà, Ce qui me va !
Je bois le premier verre, A mon pays, toujours !
Je prends le second verre, Pour boire à mes amours !
Boire et faire Bonne chère,
Voilà, oui-dà, Qui me va.
Je vide un autre verre, Pour les amis présents.
Je bois encore un verre. Le dernier, aux absents !

En attendant le CD que l’on pourra gagner lors du tirage au sort quotidien lors d’un prochain festival ou à défaut acheter sur le site du festival, on peut visionner en ligne la version de la Classe de Chant du Conservatoire de Sarreguemines jouée en 2016. La Farandole commence à 2:11:19

In vino delyr

Pas grand chose à Avignon cette année sur le thème du vin ( ou alors ça nous a échappé), si ce n’est In vino delyr, le joli spectacle des Allumés : Sylvie Marin (que nous avions vue il y a quelques années dans les fantaisies oenolyriques)

et Bruno Duchâteau qui joue de l’accordéon… et  de la guitare.

Ils interprètent des chansons connues mais toujours bonnes à se remémorer de Juliette (petite messe solennelle), Gaston Couté (sur le pressoir (paroles et musique) ou encore Gérard Morel (cantique en toque).Outre des chansons de sa composition, Bruno Duchâteau s’est aussi amusé à habiller de paroles bachiques des grands airs lyriques (libiamo, l’amour est un oiseau… fidèle, je veux vivre,- juliette dans le roméo de gounod, etc.) où tout l’art de la soprano Sylvie Marin se révèle, mais aussi des tubes internationaux (manha de carnaval, bacchianas brasileiras… etc.On n’oubliera pas sa version d’Alexandrie Alexandra (le vin d’ici), du tango corse (le rosé corse) Voir ici un résumé video du spectacle

C’est à l’Atypik Théâtre jusqu’au 29 juillet. Courez-y ! Et pas d’inquiétude : tous les spectateurs pourront gouter le château-neuf du pape offert pendant le spectacle !

Aventures médiévales à Clichy la Garenne

Recevant ses villes jumelles, Clichy s’est mis en frais les 9 et 10 juin en organisant une évocation médiévale à laquelle étaient conviées les confréries des Hauts de Seine, exclusivement.

Celles de Bagneux, Issy-les-Moulineaux et Clamart s’y sont retrouvées

et ont défilé, derrière le char de la compagnie Soukha, de l’Office du tourisme au parc des Impressionnistes, leurs beaux costumes suscitant l’admiration des populations. Elles ont bien sûr appréciées les frontons du pavillon Vendôme

où siège l’Office du tourisme.C’est un ancien pavillon de chasse ayant appartenu il y a plus de 300 ans à la maitresse du grand prieur de France…

Joutes, spectacles de fauconnerie, campements médiévaux, etc. allaient occuper les populations pendant tout le week-end…

Hibou grand-duc du Canada  dressé pour la fauconnerie

Amis de Clichy, merci de votre accueil chaleureux.

la nonne sanglante

On peut voir cette oeuvre de Gounod ces temps-ci à l’Opéra Comique. Il s’agit d’un drame qui se termine bien, si l’on veut (l’assassin expie son crime à la fin, libérant ainsi les amants d’un sortilège). Il date de 1854.

Malgré son thème sombre, on y découvre quand même une chanson à boire. C’est au 4ème acte, scène 1

Pour imiter nos braves aïeux, chantons amis, et buvons comme eux !

(extrait du livret de Scribe et Delavigne)

Dans l’extrait ci-dessous (direction d’orchestre Laurence Equilbey) , Jérôme Boutillier est Luddorf (voir l’extrait à partir de 2h07mn25s) 

Cocktail dinatoire à l’Ecole de cuisine Alain Ducasse

On ne peut que saluer l’initiative de l’Ecole de cuisine Alain Ducasse (44 rue du Ranelagh à Paris) et du groupement Inter Rhône de viticulteurs et négociants de la vallée du même nom, d’inviter quelques amateurs et élèves à déguster les vins de la région avec des mets recherchés.

On a pu ainsi déguster Condrieu, Côte Rôtie, Saint-Joseph, Vinsobres, Lirac, Grignan-les-Adhemar et Ventoux, les uns avec des tapenades et olives de Nyons, d’autres avec des gambas poëlées à la mangue, du ceviche de saumon au poivron, oignon rouge et citron vert, de la salade de chou au pastrami, de la terrine de pintade, etc.

De ces agapes on retiendra (il faut bien faire un choix) pour les vins :

le goûteux Grignan-lès-Adhémar cuvée blanc de charme 2017 (assemblage de Marsanne, Grenache et Roussane) du château Bizardle Condrieu du domaine Farjon, aux savoureux arômes de pêche et d’abricot,

et celui du domaine Christophe Pichon, qui fleure étonamment l’écorce d’orangeRetenons aussi du même l’exquise cuvée Promesse de Côte Rôtie (qui n’est certes pas donnée)


Sans oublier ce délectable VDN Rasteau ambré 2009 du domaine des côteaux des Travers, sublimé par un moëlleux chocolat-framboise.Et l’on sort de là un alcootest à la main en fredonnant : Ah quel diner je viens de faire et quels vins extraordinaires…