A Marseille, au Musée des Beaux-Arts

C’est au Palais Longchamp, château construit en pierre de Calissane et inauguré en 1869 pour accueillir les eaux de la Durance conduites par le canal de Marseille, qu’est logé depuis lors ce joli musée créé sous le Consulat.

Il abrite bien des trésors, comme cette vue du Cours (aujourd’hui Belsunce) , du peintre Michel Serre, après la grande peste de 1720 qui emporta la moitié de la population.

Mais ne nous dispersons pas. On peut aussi y voir cette statue de Lesbie, une coupe à la main, et de son moineau, de François Truphème (1820-1888).

Lesbie, « muse aux moeurs très volages » aimée du poète Catulle, vivait au 1er siècle avant notre ère à Rome. Elle tient ici une coupe à la main, et tient sur l’épaule un passereau qui ne l’a quittait pas, mais

Pleurez, Grâces ; pleurez, Amours ; pleurez, vous tous, hommes aimables !
il n’est plus, le passereau de mon amie, le passereau, délices de ma Lesbie !
ce passereau qu’elle aimait plus que ses yeux ! Il était si caressant !
il connaissait sa maîtresse, comme une jeune fille connaît sa mère :
aussi jamais il ne s’éloignait d’elle ; mais, voltigeant sans cesse autour de Lesbie,
il semblait l’appeler sans cesse par son gazouillement.
Et maintenant il erre sur ces ténébreux rivages que l’on passe, dit-on, sans retour.

Un peu plus loin, Bacchus se repose, une grappe à la main (oeuvre de Gilles Garcin (1647-1702))

Sur la grève , des pêcheurs pique-niquent

et l’un boit à la régalade (oeuvre d’Alphonse Moutte 1840-1913).

Terminons avec. ce festin nocturne (détail), d’Adolphe Monticelli (1824-1886), qui inspira Van Gogh.

Lui-même influencé par Watteau, » il peignit de nombreuses  scènes de parc, dans la tradition des Fêtes galantes : ainsi, Festin nocturne de 1875. »

Plongée dans le vignoble de Slovénie : en Primorska

De Borgomaro à la frontière slovène on traverse bien des régions viticoles aux noms inspirants : Alba, Asti au Piémont ; Lambrusco en Lombardie ; Bardolino, Valpoliccella, Prosecco, Soave en Vénétie… Mais tel Ulysse insensible aux chants des sirènes, on ne déviera pas de l’itinéraire. Nous sommes attendus.

Pour qui ne la connaît pas, la Slovénie est un pays d’à peine 20 000 km2 aux multiples terroirs viticoles. Nous en connaissions quelques uns, mais pas ceux de l’ouest, voisins de l’Italie. Le voyage-découverte organisé en juillet dernier par la FICB nous a donné l’occasion de les découvrir.

La Primorska (région du Littoral), comprend 4 terroirs où les influences méditerranéenne et alpine (avec Burja/Bora, le vent du nord) jouent diversement. On y produit principalement des blancs, tranquilles et effervescents, à partir de cépages autochtones (on entendra souvent parler de teran, de rebula, de malvazija, de refošket de pinela) et internationaux.

La viticulture y existe depuis l’époque romaine, comme l’attestent ces trouvailles archéologiques.

grains de raisin et céramiques d’époque romaine

La culture de la vigne a perduré jusqu’aux temps modernes,

(ci-dessous un pressoir à deux vis, et des photos de moyens de transport d’époque)

étiquettes du temps de la Yougoslavie

Depuis les années 90 la passion des hommes et la technologie lui valent, on le verra, un nouvel essor.

Nova Gorica est la principale ville de la région, elle s’est développée à côté, après son attribution à l’Italie après chacune des guerres mondiales, de l’ancienne ville de Gorizia, tragiquement fameuse pour la meurtrière bataille de 1916 (près de 100 000 morts) immortalisée par cette chanson. La région fut aussi le théâtre en 394 d’une autre bataille entre l’empereur très chrétien d’Orient Théodose, qui l’emporta aidé par le terrible vent du Nord Borja, et le co-empereur d’Occident, favorable aux païens, Eugène

Du nord au sud, Goriška Brda (Collio en Italie) s’étend de part et d’autre de la frontière, le cépage emblématique est la rebula (ribolla), aux arômes d’agrumes et fruités, parmi de nombreux autres.

Dans la Vallée de la Vipava on trouve les variétés autochtones zelen, pinela et autres cépages blancs, Klarnica, Pikolit, Pergolin, Planinka.. mais aussi merlot, sauvignon, chardonnay…

Dans le Kras (Karst) prédomine le cépage rouge Teran (ou Terrano, de » terra rossa »)

Štanjel, village emblématique du Kras

En Istrie slovène, Refosco et Malvazja Istarka sont renommés.

vignoble Rodica en Istrie

(Voir des articles très documentés sur ces terroirs sur le site terroirdumondeeducation.com)

Marjan Simčič est un des vignerons emblématiques de Goriška Brda.

Dégustation chez Marjan Simčič

Voici deux tableaux vus chez lui.

Impossible de ne pas citer aussi en Brda Aleš Kristančič et son domaine Movia, ci-dessous avec notre guide Marin Berovič

Dégustation au domaine Movia

Un exemple d’accord mets-vins au restaurant gastronomique Pikol, à Nova Gorica

Dégustation matinale d’un zelena effervescent au chateau Zemono

Les dégustations se succèdent, nous voici maintenant à Vipava, dans un local de l’Université de Nova Gorica, avec les vignerons de la vallée de Vipava. Il y a fort à faire.

L’ambiance aidant, des slovènes se sont mis à chanter.

choeur improvisé chantant majolka, (on l’a retrouvée !)

Sur le plateau du Karst se dresse le petit village fortifié de Štanjel, un bel endroit pour déguster l’étonnant Teran rouge effervescent.

La côte adriatique n’est qu’à une petite heure de route. C’est à Koper qu’on y boira les meilleurs vins.

La maison Vinakoper dont on peut admirer le portail ci-dessous, s’enorgueillit du plus grand foudre d’Europe (41 427 litres).

Elle produit ses vins sur 570 hectares répartis dans toute l’Istrie. A côté,la maison Rodica sur ses 15 hectares fait piètre figure en quantité, mais quels vins !

dans la cave du domaine Rodica

Trois jours pour cette pléthore de cépages et de vins, c’est peu , et c’est beaucoup ! Manifestement, la production se positionne à la fois sur des vins « classiques » à partir de cépages internationaux, et sur des vins à base de cépages autochtones, les plus intéressants pour l’amateur curieux. Quoiqu’il en soit, on en conclura, comme dit la chanson, qu’en Primorska, il y a du bon vin !

Salut à nos amis slovènes qui nous ont guidé et accompagné,

Janesž Dežman, (Chevalier de l’Ordre Slovène du vin (ZDRUZENJE SLOVENSKEGA REDA VITEZOV VINA)
Pr. Dr. Marin Berovič OEVE Consulat Za Slovenjo

et à tous les amis rencontrés, venus d’Autriche, Hongrie et de Suisse.

un choeur franco-suisse improvisé

Une mention spéciale pour Susanne Duacsek à qui l’on doit plusieurs photos.

V Čast Vini in Domovini ! (En l’honneur du vin et de la patrie)

  In Honorem Dei et In Honorem Vini !

Tchin

Quelques bouteilles bues…

Ce voyage s’est déroulé dans le cadre d’un séjour-découverte, formule proposée par la FICB (Fédération Internationale des Confréries Bachiques). Il est proposé en priorité aux membres des confréries adhérentes mais ouvert à tous. On en trouvera le programme ici et un bref compte-rendu .

L’oenotourisme à vélo se développe. Celui-ci exposé au restaurant Kogo de Vinakoper donnerait-il des idées ?

A Borgomaro

En route pour la Slovénie, depuis la Provence, en passant par l’Italie, on a toutes les chances de rater Borgomaro, ce petit village de Ligurie, posé dans les collines au-dessus d’Imperia, dans une région de production d’huile d’olive, près de la côte donc, mais suffisamment éloigné pour qu’on n’y aille pas par hasard. Ce serait dommage. Outre que le site est joli, il s’y trouve, au bord d’une rivière encaissée, une étonnante Osteria : Censin da Bea.

Ici, pas de menu, on s’installe simplement et le service s’affaire.

Le vin blanc du pays (légèrement frizzante) et rouge en carafe est proposé à volonté, et la ronde des antipasti commence :
olives, saucissons sec et piquant, tomates confites, champignons marinés, fromages sont servis sur une planche

Puis viennent, successivement :
la tranche de melon et son prosciutto,
la tranche d’espadon mariné,
la bruschetta (croutons) et ses pomodore,
la tarte chaude aux légumes,

les beignets de poisson,
la salade de tomates,
la salade russe,
les aubergines grillées

Changement d’assiettes, voilà les plats chauds :
poivrons à la crème d’anchois,
raviolis parfumés à l’origan,
gnocchis accommodés de seiche,
cabriole en sauce,
truite poêlée
et enfin les escargots en sauce vineuse.

(On espère n’avoir rien oublié)
Les desserts (tiramisu, etc.) sont proposés au choix, avec des meringues aux noisettes

On ne partira pas sans dire la prière du vin

et sans trinquer au limoncello avec Marco, le patron,

pour qui l’alcool n’est pas un problème.

Inflation oblige, le prix n’est plus de XXX, mais de XXXV euro. Qui dit mieux ?

Etonnant, non ?

A l’auberge Ganne

Il est à Barbizon une ancienne auberge, aujourd’hui musée, qui accueillit jadis des artistes désireux, à l’instar de Camille Corot, de sortir leurs chevalets et d’aller peindre dans la nature. Barbizon, en bordure de la forêt de Fontainebleau, accessible depuis la capitale, s’y prêtait bien et fit école. Le ménage Ganne les accueillera dans son épicerie transformée en auberge.

Investissant le lieu, ils y peignirent murs et boiseries, et laissèrent nombre d’œuvres. En voici quelques unes.

la danse autour du punch, attribué à J.B.Carpeaux
Scène de cabaret, d’Alexis Mossa
Bacchus avec une nymphe et des amours, Anonyme
dessus de cheminée

La noce de la fille Ganne, dont le père de l’époux, photographe, était lui-même peintre, en mars 1859, fur mémorable. « Quiconque arrivait était tenu de boire à la santé de la mariée. .. C’est Corot qui nous a montré comment on pratique la danse des bouteilles », écrira l’un des participants, le peintre René Ménard.

la noce de la fille Ganne, par Olivier de Penne

Mais c’est l’heure de rentrer. Voici les horaires de la ligne de train Paris Barbizon.

Le « Tacot » a circulé de 1899 à 1938.

Vinho Verde et Douro

Nous poursuivons la relation de notre visite au Portugal, où nous sommes venus pour participer au Congrès de la Fédération Internationale des Confréries Bachiques au cours duquel nous avons découvert ces deux régions du Nord du Portugal. L’une produit le vin du même nom, l’autre le célèbre Porto.

Le Vinho Verde, Le vin vert, ce n’est donc pas qu’un vin, c’est aussi une région située au Nord-ouest du Portugal, où le vent du Nord souffle et rafraichit océan et région côtière. La terre ne manque pas d’eau, le pays est bien vert.  La vigne est cultivée en hauteur, et les raisins, exposés à l’humidité et aux maladies,  sont généralement vendangés avant d’arriver à maturité. Le vint « vert «  est donc peu alcoolisé, sec et gagne à être bu frais. Historiquement majoritairement rouge, c’est le blanc qui prédomine dorénavant. Une multiplicité de  cépages (45…) induisent certainement une multiplicité de vins. Nous en retenons un : Casa da Senra,  de cépage loureiro. 

C’est à Viana do Castelo que la  Confraria do Vinho Verde a célébré son 54ème chapitre ; une trentaine de congressistes ont été intronisés.

On reconnaitra un costume et une tête bien connus des amis du Clos !

Les danses folkloriques ne nous ont pas surpris, de semblables ont bien souvent accompagné nos chapitres clamartois.

La Confrérie du Vinho Verde a un hymne, l’âme du vinho verde ! (Artur Coimbra, João Martins). Le voici, chanté par Cristina Lima

Desde a raiz da memória 
Nas terras férteis do Minho
Colhe-se na tradição
O mais saboroso vinho!
Nas festas e romarias
Por esse país profundo 
Brinda-se à alegria
Com o melhor néctar do mun- do!

REFRÃO
Pelo nosso vinho verde 
Que aquece o dia a dia 
Pelos confrades, enfim 
Viva a nossa Confraria!

No mais fresco vinho verde 
Constrói a alma o seu hino 
Entre a serra e o mar
É que se bebe o destino! 
Numa mesa portuguesa
Sobre a toalha de linho
Há sempre um naco de pão 
E um bom copo de vinho!

REFRÃO

Nas lides dos nossos campos 
Quando é p’ra descansar 
Põe-se a merenda ao dispor 
E um tinto a acompanhar!
Não há vinho como o nosso 
Regado a esforço e suor
O sangue de todo um povo 
Num copo de puro amor!

Il faut signaler ici que la version portugaise du fameux Vino Griego a été adaptée, et a pour titre ici « Verde Vinho » !
L’exil des portugais vaut bien celui des grecs ! Elle est chantée par Paulo Alexandre.

Vamos brindar com vinho verde
Que é do meu Portugal
E o vinho verde me fará recordar
A aldeia branca que deixei atrás do mar.
Allons trinquer au vinho verde
Qui est de mon Portugal
Et le vinho verde me rappellera
Mon village blanc au-delà de la mer.
Vamos brindar com verde vinho
P’ra que possa cantar, canções do Minho
Que me fazem sonhar,
Com o momento de voltar ao lar.
Allons trinquer au vinho verde
Qu’on puisse chanter, les chansons du Minho
Qui font me font rêver,
Au moment de retourner à la maison

___________

Au delà des serras do Marão et de Montemuro, la région du Douro jouit d’un climat méditerranéen beaucoup plus clément. Le paysage de collines en terrasses est superbe, et a été classé par L’Unesco.

La Quinta da Pacheca, dont le nom rend hommage à la première propriétaire identifiée (1738) du domaine,  Da. Mariana Pacheco Pereira, produit des vins Douro DOC et Porto. Ce fut le lieu d’une belle dégustation.

Le vin de Porto rouge est fortifié après quelques jours de macération par ajout d’eau de vie de vin à 77°, stoppant ainsi la fermentation, puis passe quelques années en fût ou en foudre. Le tawny est le produit phare, mais le porto blanc, plus sec, s’avère agréable à l’apéritif. 

 Sa production est sans commune mesure avec celle du Madère. On en saura plus sur le Porto en lisant la synthèse de wikipedia.

Cette curieuse structure prolonge la vie d’un chêne multi-séculaire. Son nom : Nectar da Pacheca, son auteur : Oscar Rodrigues (2014).

Voici une autre oeuvre vue sur place.

Le retour en bateau vers Porto donne l’occasion d’admirer les incroyables paysages du Douro et de franchir la plus haute écluse d’Europe (36m). 

Le chapitre de la confrérie du vin de Porto était parfaitement rythmée. Toutes les confréries présentes ont été intronisées.

Et du porto 10 anos Tawny fut servi au diner de gala dans l’historique maison de la Douane.

Ne quittons pas le Portugal sans écouter les commandements du vin !

A Porto et Gaia

Sait-on que ces deux villes qui se font face de part et d’autre du Douro ont donné leur nom au Portugal ? Nous y avons passé quelques jours à l’occasion du 52ème Congrès de la Fédération Internationale des Confréries Bachiques, événement qui a lieu tous les 2-3 ans et qui était oreganisé cette année par les confréries portugaises.

On pourra en savoir plus sur ce Congrès sur le site de la dite FICB.

Commençons par Porto, ville bâtie sur des collines au bord du Douro.

Le Palacio da Bolsa, célèbre pour son salon arabe, contient quelques peintures de grande taille de Jose Maria Veloso Salgado représentant transport maritime

ou encore les vendanges

Une autre scène de vendanges, toute en azulejos, peut être vue à la gare San Bento

où nous avons aussi croisé ces soldats au repos et ce camion de livraison de Trovador Rosé (un vin du nord du Portugal). C’était une autre époque (la scène doit dater de la révolution des oeillets, en 1974)

La maison du collectionneur Fernando de Castro est maintenant un musée,( incroyable capharnaüm de mobilier et décorations d’église),

où l’on trouve aussi quelque pièces intéressantes de notre point de vue, comme ce petit chariot transportant un tonneau

et ces céramiques de buveurs

et plus rare, ce couple en grande conversation.

Voici aussi un dessin d’humour représentant un Dr Artaete attablé

6 ponts permettent de rallier Villa nova de Gaia depuis Porto. C’est là que sont les maisons de vin de Porto, à pied d’oeuvre pour expédier les barriques.

Une bouteille perchée l’annonce fièrement au visiteur franchissant le pont Luis.

Chez Ramos Pinto, on peut apprécier ces affiches publicitaires qui datent du début du 20ème siècle et dont nous avons identifié quelques auteurs comme Leopoldo Metlicovitz ou René Vincent

Les passants sont invités à prendre place !

Mais c’est au WoW que nous avons fait les plus belles découvertes. Ce complexe comporte boutiques, restaurants et musées. L’un d’eux abrite la collection d’Adrian Bridge ; ce musée archéologique présente près de deux mille pièces de vaisselle antiques ou plus récentes, de différentes cultures : 9000 ans de libations !

Nous sommes accueillis par cette vendangeuse

et cette table de dégustation d’un domaine bordelais apparemment disparu…

C’est en Chine, à Jiahu que serait attestée la plus ancienne trace de vin, il y a 9000 ans, soit 1000 ans avant les traces trouvées en Géorgie à Gadachrili Gora et Shulaveris. Mais les récipients présentés ne remontent pas aussi loin !

Cette figurine en terre cuite portant deux coupes provient de la vallée de l’Indus (vers – 2500-2000)

Cette coupe en argent finement ouvragée aux frises de vigne a été trouvée à Marlik dans l’ancienne Perse (vers -1400-1000)

Cette phiale en or provient de Phénicie (vers -700-500)

Cet archetype de vase grec représente Herakles et Dionyisos kantharos en main, en joyeuse compagnie…

Nous voici à Rome, avec cette statuette en bronze, ce calice aux 3 rangs d’écailles de pin, et une terre cuite romaine représentant Bacchus thyrse et coupe en main

Plus proche de nous, mais plus loin géographiquement, ce calice inca

Ce keru en cuivre de la même origine était clairement destiné aux libations comme on peut le voir en observant le détail

Bien plus proches de nous, ces verres servaient pour des jeux de boisson (il fallait boire d’un seul coup d’un trait à l’autre)

Ce grand verre de l’époque des mousquetaires (?) est joliment décoré

Rien n’arrête l’imagination, avec ce gobelet à deux coupes représentant une jeune mariée, qui permettait à un couple de boire de concert.

Ce gobelet a usage militaire (20ème siècle) est pratique car, téléscopique, il tient dans un petit étui.

Ces personnages en céramique émaillée nous rappellent ceux vus au musée Fernando de Castro

Admirons aussi cette carafe finement ouvragée

et cette chope en marbre qui ne l’est pas moins

La visite se conclut avec cette vitrine de verres radioactifs qui brillent d’une lumière fluorescente verte quand ils sont placés sous une lumière ultraviolette

En ce qui concerne le Portugal, on a eu des informations intéressantes lors de la conférence donnée par le Professeur J.A. Gonçalves Guimarães sur le thème « Vin et culture au Portugal » dans le cadre du congrès de la FICB, où plusieurs pièces intéressantes, témoignant de l’antiquité de la culture de la vigne, ont été présentées.

Voici un sarcophage romain avec des scènes de vigne, du 3ème siècle, trouvé à Castanheira do Ribateijo (au musée national d’archéologie de Lisbonne)

Cet élément de colonne wisigoth date du 5-6ème siècle (Vale de Aguieiro)

cette pierre du 8ème (Lisbonne)

et ce linteau du 11 ème (Castelo de Soure, près de Coimbra)

Scène de vendange, Oeuvre du Moine Egas (1189), au monastère de Lorvão, à Coimbra

Taille de la vigne, livre d’heures du roi D.Manuel, par Antonio de Holanda (1517-1538)

Cette sculpture dorée est au monastère San Bento da Victoria à Porto (17ème siècle)

les saints patrons de la vigne et du vin au Portugal sont Saint Vincent de Saragosse, St Martin de Tours, et St Gonçalo d’Amarante (12ème siècle, qui aurait fait jaillir du vin d’un rocher en le frappant d’un bâton pour nourrir des ouvriers ; son nom est aussi associé à des patisseries érotiques et des rites de fertilité)

Voici enfin des vues du port de Porto au 19ème siècle et au 20ème.

La conférence s’est terminée sur ce « toast aux jeunes mariés »(Saúde aos Noivos) du peintre portugais Carlos Reis. Saúde !( et merci au conférencier !)

On connait aussi de Carlos Reis Plus de vin (connu aussi comme the empty flagon, 1932)

Tout cela donne soif, c’est l’heure des dégustation des vins du Portugal, mais aussi des vins venus du monde entier. Tchin !

Et on peut continuer dans les rues de Gaia.

Cuba… Si !

Le voyageur qui débarque sur cette île des Caraïbes ne s’attend certes pas à y trouver du vin, mais bien plutôt du rhum décliné sous toutes sortes de formes. Nous ferons donc une exception à notre ligne éditoriale, même si…

C’est bien sûr l’esprit du jus fermenté de la caña que l’on va fréquenter assidûment. Les cocktails sont légion (l’ouvrage Aromas y cocteles de Cuba en recense une vingtaine)

du mentholé « mojito », omniprésent,

au « marasqué » daïquiri, sans oublier le cuba libre à la cola (pero sin cocacola), sans oublier la miellée canchánchara que l’on boit à Trinidad.

L’ombre d’Ernest Hemingway plane sur les bars antiques, aujourd’hui monuments historiques envahis de musique de La Havane, comme la Bodeguita del Medio

ou le Floridita (voir la statue du maître au fond à gauche)

L’homme était routinier semble-t-il…

Il ne devait pas fréquenter la casa del Ron de Varadero, la grande plage du Nord

mais peut-être ne dédaignait-il pas un simple verre de « guarapo » (jus de canne) ?

Quant au jus de la. treille, nous en avons rencontré en écoutant le trovador Pavel Esquerra.

Ce troubadour, « auteur-compositeur-interprète » comme on dirait chez nous, féru de poésie française et auteur de milliers de chansons (une par jour ?!?), avait réuni quelques amis à l’occasion de la semaine de la culture. (Voir à son sujet cet article : Avec la fièvre de l’art dans les veines)

Il faisait chaud et une bouteille fit son apparition.

Du vin cubain ! produit non loin de Trinidad, à Sancti Spiritus, rosé, un peu douceâtre peut-être, à boire bien frais !

Renseignement pris, il semble qu’il y ait eu un essai sans grand succès de vignoble (voir l’article de la RVF l’incroyable histoire du vignoble de Cuba, de Benoist Simmat novembre 2019) à San Cristobal, dans l’ouest de l’île (voir aussi les références de l’article de wikipedia en espagnol).

Voici une belle treille découverte dans le patio du café Trinidad à Trinidad.

Il nous reste les musées pour trouver des oeuvres anciennes de l’univers de la vigne et du vin. En voici quelques jolies en faience ou porcelaine, évoquant bacchanales et vendanges.

Ces scènes bachiques décorent un secrétaire au musée historique de Trinidad.

Voici aussi deux statues

et ce médaillon dont on ne sait trop à quelle tradition il se réfère.

Ce vase a été vu à Cienfuegos

Ce panneau décoratif avec une bouteille de vin de Beaune et ces porte-bouteilles se trouvent dans un restaurant de Playa Giron (Giron Especial !) !

Concluons ce tour de l’île avec cette photo historique de Fidel partageant le réveillon de Noël avec des « carboneros ».

Et ne quittons pas Cuba sans saluer cet autre Fidel, manifestement heureux d’ouvrir et de partager cette bouteille de « nectar de Paris »

N’y a t-il pas meilleure illustration de la chanson:

« et puis on a débouché, en riant à l’avance, du champagne de France et l’on a dansé ! » ?

A Madère

Réputée pour son vin fortifié adoré des Anglais mais peu considéré, dit-on, par les Français, cette île portugaise située dans l’Océan Atlantique à hauteur du sud du Maroc étonne par son relief volcanique, sa végétation luxuriante, et ses traditions.


C’est au cours d’un séjour découverte parrainé par la Fédération Internationale des Confréries Bachiques et organisé par la Confraria Enogastronomica da Madeira que nous avons eu la chance de la découvrir.

La confrérie, fondée en 2000, a pour mission de défendre, préserver, promouvoir, diffuser, honorer et mettre en valeur le patrimoine œnogastronomique de la région autonome de Madère, y compris ses coutumes et pratiques, ses traditions et les techniques et technologies inhérentes à leur production.

de g. à d: Gregorio Freitas, ex-président ; Lino Dionisio, ambassadeur ; Alcides Nobrega, président ; Olga Mendes, VP

Le costume comporte une cape rouge à rabat beige, inspirée du costume des juges de Madère du XVIIIe siècle ; sur la tête, la «Carapuça», la casquette madérienne, et autour du cou, un ruban beige avec des broderies d’animaux différents et une tomboladeira en forme de demi-barrique.

A chaque repas la devise « Comer e beber e divinal » est proclamée.

(On pourra aussi lire une relation de ce « séjour-découverte » sur le site de la FICB.)

Mais parlons du vin de Madère. Le marché de l’Angleterre, de sa marine et de ses colonies, a été sa chance. C’est un vin issu des cépages Malvoisie, Boal, Verdelho et Sercial pour les plus prestigieux, fortifié (à l’alcool de canne au départ, de raisin aujourd’hui), étuvé, et élevé en contact avec l’air dans des barriques. Il en est des secs, demi-secs, demi-doux et doux, des « blended » (assemblés), plus ou moins vieillis en fût, et des millésimés, les plus recherchés.

Blandy’s, mais aussi Henriques et Henrique, Luis Pato, Barbeitos, etc. sont des producteurs réputés.

Une dégustation chez Blandy’s, un des plus importants producteurs. Chaque cépage avec un chocolat approprié ! (de g. à dr. Sercial (sec), Verdelho (demi-sec), Boal (demi-doux) et Malvasia (doux))
les principaux cépages

Instruments anciens, et foudres toujours en service chez Blandy’s

pressoir à l’ancienne

Un témoignage de l’ancienneté de la réputation du vin de Madère.

Ces fresques ornent la salle de dégustation.

Et voici quelques publicités anciennes.

Accueil en musique à l’Adaga da Quinta, à Camarão dos Lobos. Foulage du raisin, brochettes et beignets de sabre.

quem não fuma, quem não bebe, que alegria pode ter ?

A cachaça alegra a gente
O fumar nos da prazer
Quem nao fuma , quem nao bebe
Que alegria puede ter
?

(Paroles trouvées sur
https://issuu.com/acclleopoldina/docs/trovas_populares_de_alagoas_-_theo_/31)

Au marché central de Funchal, cette « caraferie » a un drôle de plafond.

A la Quinta do Barbusano, dégustation des vins locaux (de table, non madérisés). Les vignes, à hauteur d’homme, laissant l’espace libre pour d’autres cultures au sol, sont vendangées à la main sur ces terrains pentus.

Un déjeuner dans une maison de particulier permet de découvrir le « panelo », sorte de potée des lendemains de fête, posée à même la nappe sur un lit de feuilles de chou, et qui a sa chanson !

O panelo ja chegou, bem de madrugada, vai bebendo devagar pra nāo tomares uma mamada… Deixa-me beber em paz, uma bebedeira não e nada, para o ano venho aqui curar esta mamada…

Madeira produit aussi du rhum, comme Engenhos do Norte à Porto Da Cruz, dont la machinerie marche encore à la vapeur.

Ce rhum est la base de la poncha, apéritif fait de rhum, additionné de jus de citron et miel, ou encore de jus de fruit.

A Arco de São Jorge, petit village posé sur une falaise au nord de l’île, un concentré des attributs de l’île :

la roseraie de la Quinta do Arco, à Arco de S. Jorge

mer, fleurs, vignes,

vieille rhumerie,

azulejos à la gloire du rhum (poème d’un poète paysan)

le poème est signé : feiticeiro do norte

et un petit musée du vin…

où l’on peut voir le « borracho » (outre de 45 litres en peau de chèvre servant à transporter le moût ou le vin à dos d’homme) et les borracheros en action

Ne quittons pas Madère sans visiter la Quinta das Cruzes, ancienne demeure du découvreur de l’île Zarco, et voir quelques oeuvres pouvant intéresser les lecteurs du bon clos.

Cette intaille, en pâte de verre imitant le nickel, qui devait servir de sceau, mesure moins de 2 cm de long et date du 18ème siècle, 

Scène de taverne d’auteur non identifié : l’une boit, un autre fume, un troisième se tait…

Voici aussi une treille marine

et d’intéressantes gravures qui racontent l’histoire du transport du vin, et dont on a retrouvé des bonnes reproductions tirées du livre « History of Madeira »

sur le site https://www.traces-h.net/costumes/madere-1820-11.html qui donne de nombreuses explications.

Adeus Madeira, e muito obrigado aos nossos anfitriões

de g. à dr. Carlos Soares, Marcio Ribeiro, et Lino Dionisio

e anfitriã!

Dina Silva

retour en Slovénie

On se souvient de ce petit pays de l’ex-Yougoslavie, entouré de montagnes et planté de vignes. Nous l’avons parcouru en 2016. Des circonstances favorables nous y ont ramenés.

Nous avons retrouvé Ljubliana et son charme austro-hongrois. Nous y avons été accueillis par Janesz, un membre de la ZDRUZENJE SLOVENSKEGA REDA VITEZOV VINA (l’Association de l’Ordre slovène des chevaliers du vin), grand amateur de vin bien sûr. Il est Vice-Président de la FICB (Fédération Internationale des confréries bachiques). Il nous a fait déguster un pinot noir domaine Jamešk de la vipavska dolina, vallée à l’ouest de la Slovénie jouxtant l’Italie où sont les meilleurs crus ;

Janesz nous présente aussi son ami Marin Berovič, un homme aux multiples talents : professeur d’université en biotechnologie, membre de jurys internationaux de dégustation, peintre, guide touristique… ; Marin est aussi Ambassadeur de sa Confrérie, le « Consulat de Slovénie de l’Ordo Equestris Vini Europae », où il nous accueillera le lendemain pour participer à un chapitre exceptionnel.

tableau de Marin Berovič, vignobles prés de la frontière italienne

Avant de rallier Celje, nous sommes entraînés au château qui domine la ville. Là nous rencontrons Milan Podgačnik, grand-maître (Ambassador) de la ZDRUZENJE SLOVENSKEGA REDA VITEZOV VINA, qui nous a invité à déjeuner. Docteur vétérinaire de formation, il été ministre de l’agriculture et promeut tant qu’il le peut les vins de son pays !

Le chemin de la gare passe par les jardins de la maison des écrivains, où se tenait un salon des vins effervescents (penečih vin). Nous en avons bu d’excellents, comme celui de Mika ou d’Anna…

A l’arrivée en soirée à Celje, à une heure de route, c’est Tomislav, Senator du Consulat Slovène de l’OEVE, qui nous accueille et nous remet un carton de pinot gris, des fois que nous aurions une petite soif.

Tomislav Kovačič inaugurant la journée

Le lendemain samedi, rassemblement des « légatures » venues de toute la Slovénie, ainsi que des délégations d’Autriche, de Croatie, de Slovaquie, d’Italie… qui vont défiler au son de l’harmonie jusqu’à l’église abbatiale Saint Daniel, lieu de la cérémonie.

Nous y rencontrons le Professeur Julij Nemanič, universitaire, longtemps représentant de son pays à l’OIV, qui va y recevoir le diplôme d’honneur de la FICB.

remise du diplôme d’honneur de la FICB à Julij Nemanič

Nous assistons aux intronisations de dizaines d’impétrants

et sommes charmés par le concert donné par deux harpistes.

C’est au Celjski Dom que sera servi le déjeuner attendu par tous. Mais il faudra auparavant boire le verre de la fraternité

avec les chanteurs du groupe Erosi

qui régalent le public de chants slovènes traditionnels, dont certains titres sont évocateurs.

 Dvigni zlato kupico

En starček je živel (un vieil homme vivait dans un vignoble de montagne…)

En hribček bom kupil (je vais acheter une colline pour y planter des vignes…)

Kolkor kapljic tolko let

Le pij, le pij (bois, bois et verse encore…)

Mi Slovenci vinca ne prodamo (nous les slovènes ne vendons pas de vin, parce que nous savons bien boire. On se réunit, on est de bonne humeur, et on chante gaiement.)

Ta glažek je prazen (ce verre est vide, on rentre à la maison)

Le repas gastronomique fut servi avec les vins ad hoc. On s’en convaincra en découvrant le menu

Ce déjeuner bien arrosé commencé vers 15h se termina vers 18h. Rentré à l’hôtel, le Professeur Sénateur Karl (historien officiant à Klagenfurt) nous a convaincu de partager une bouteille de ce pinot gris dont on a parlé plus haut.

Ce qui fut fait !

Terminons cette visite éclair en Slovénie avec quelques belles pièces découvertes dans les musées et échoppes.

L’ancien manoir des comtes de Celje qui abrite une partie des collections du musée régional est fameux pour son plafond (Celjski strop), représentant des scènes de vendanges repérées lors d’un précédent séjour.

Nous y avons cette fois-ci trouvé cette scène d’auteur inconnu représentant Bacchus en bonne compagnie.

Et voici un buveur, lui aussi d’auteur inconnu, du 17ème siècle (ces tableaux auraient été récupérés par les partisans à l’issue de la dernière guerre).

Ce jeton circulaire fait partie d’une série de 12 tous différents et représente un jeune homme buvant au tonneau ; il ne mesure que quelques centimètres de diamètre.

et voici quelques chopes et verres.

Ce n’est pas les mains vides, mais avec ce précieux rouge mousseux, offert par un grand amateur, issu de vignes de la région karstique au-dessus de Trieste, et élevé 10 ans sur lies,

chateau intanto

et avec le désir sincère d’y retourner, que nous quittons cette terre de vin et de miel.

tableau de marin berovič, qui prépare un séjour-découverte des vignes et des vins de Slovénie pour 2023
élément de ruche, une tradition slovène

Au musée Magnin

Il est à Dijon, ville fière de ses climats de Bourgogne inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco,

un petit musée qui abrite quelques oeuvres qui devraient intéresser les lecteurs du bon clos.

Maurice (1861-1939) et sa soeur Jeanne Magnin (1855-1937), lui haut fonctionnaire, directeur de la banque de France, ministre.., elle artiste, critique et historienne de l’art, tous deux passionnés d’art, ont constitué cette impressionnante collection magnifiquement présentée dans un ancien hôtel particulier, l’hôtel Lantin, leur maison natale.

Commençons la visite avec ces deux terracotta fin 18ème, représentant Jupiter et Ganymède, et Silène ivre.

Un peu plus loin, nombreuses peintures hollandaises et flamandes ; voici une scène bachique du peintre liégeois Gérard de Lairesse (1641-1711)

Le festin des Dieux, de Jan van Bijlert (Utrecht, 1603-1671), a des airs de Cène.
On reconnait Dionysos avec son raisin, un satyre, mais aussi une figure christique (Apollon reconnaissable à sa lyre).

La femme au livre, de Bartholomeus Van der Helst (Haarlem, vers1598-1670) présente un poème de Jan Vos, un ami du peintre.

Jan Vos, par Karel Dujardin

Ce poème est un dialogue sur le vin, entre un homme qui vante la boisson de Bacchus et l’ivresse, et une femme qui rappelle les méfaits de l’intempérance et prône la modération.

Nous avons retrouvé ce texte en néerlandais dans un recueil de poèmes de Vos.

Wijns gebruik en misbruik.

ZANG. 
Wie ‘t nat van Bacchus wraakt betoont zich zonder reeden:
De wijn is wetsteen van het dof en stomp verstandt. 
De disch der wijzen ziet men staâg met wijn bekleeden.
De wijnstok wordt tot hulp van lijf en geest geplant.

TEEGENZANG.
Wie wijn tot noodtdruft drinkt wordt reedelijk gevonden:
Maar d’overdaadt betoont hoe Lot door wijn verviel.
Het gulzig zwelgen is de moeder aller zonden.
In overmaat verdrenkt men wijsheidt, lijf en ziel.

Qui nous en donnera une traduction de qualité ?

Voici maintenant l’enfance de Bacchus, de Jan Van Balen (Anvers, 1611-1654)

et l’allégorie de lAllégresse et la Mélancolie, d’Abraham Janssens (Anvers, 1575-1632)

On ne négligera pas Saint François adorant l’Enfant, d’Annibale Castelli (Bologne, 1573-1623), rare évocation du raisin dans ce genre de scène.

Cette tête en marbre représente l’automne

Ces carafes à liqueur sont des oeuvres de Jeanne Magnin

Cet tableau de Thomas Couture (1815-1873) ne porte pas de titre et laisse sur sa soif… ; il fait penser à son grand tableau « la décadence chez les Romains« 

un homme au lit tenant une coupe

Voici maintenant un paysage qui peut sembler banal avec son long mur.

paysage, effet de soir tombant, vers 1770 ; attribué àJean-Pierre Houël

Qu’y-a-t-il derrière et que voit ce promeneur ?

C’est un clos, pardi !

Non loin du musée Magnin, rue des bons enfants, on tombe sur le chat curieux, une librairie pour collectionneurs, où l’on peut voir ces charmantes gravures d’Antonio Santos :

Il y a aussi ces 4 ceps, de Joyce Delimata (encre de chine et lavis), une artiste qui vit en Bourgogne et s’intéresse au vin….

Parcourant la ville, on voit enfin ce joli portail.

A bientôt, Dijon !