Au musée Magnin

Il est à Dijon, ville fière de ses climats de Bourgogne inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco,

un petit musée qui abrite quelques oeuvres qui devraient intéresser les lecteurs du bon clos.

Maurice (1861-1939) et sa soeur Jeanne Magnin (1855-1937), lui haut fonctionnaire, directeur de la banque de France, ministre.., elle artiste, critique et historienne de l’art, tous deux passionnés d’art, ont constitué cette impressionnante collection magnifiquement présentée dans un ancien hôtel particulier, l’hôtel Lantin, leur maison natale.

Commençons la visite avec ces deux terracotta fin 18ème, représentant Jupiter et Ganymède, et Silène ivre.

Un peu plus loin, nombreuses peintures hollandaises et flamandes ; voici une scène bachique du peintre liégeois Gérard de Lairesse (1641-1711)

Le festin des Dieux, de Jan van Bijlert (Utrecht, 1603-1671), a des airs de Cène.
On reconnait Dionysos avec son raisin, un satyre, mais aussi une figure christique (Apollon reconnaissable à sa lyre).

La femme au livre, de Bartholomeus Van der Helst (Haarlem, vers1598-1670) présente un poème de Jan Vos, un ami du peintre.

Jan Vos, par Karel Dujardin

Ce poème est un dialogue sur le vin, entre un homme qui vante la boisson de Bacchus et l’ivresse, et une femme qui rappelle les méfaits de l’intempérance et prône la modération.

Nous avons retrouvé ce texte en néerlandais dans un recueil de poèmes de Vos.

Wijns gebruik en misbruik.

ZANG. 
Wie ‘t nat van Bacchus wraakt betoont zich zonder reeden:
De wijn is wetsteen van het dof en stomp verstandt. 
De disch der wijzen ziet men staâg met wijn bekleeden.
De wijnstok wordt tot hulp van lijf en geest geplant.

TEEGENZANG.
Wie wijn tot noodtdruft drinkt wordt reedelijk gevonden:
Maar d’overdaadt betoont hoe Lot door wijn verviel.
Het gulzig zwelgen is de moeder aller zonden.
In overmaat verdrenkt men wijsheidt, lijf en ziel.

Qui nous en donnera une traduction de qualité ?

Voici maintenant l’enfance de Bacchus, de Jan Van Balen (Anvers, 1611-1654)

et l’allégorie de lAllégresse et la Mélancolie, d’Abraham Janssens (Anvers, 1575-1632)

On ne négligera pas Saint François adorant l’Enfant, d’Annibale Castelli (Bologne, 1573-1623), rare évocation du raisin dans ce genre de scène.

Cette tête en marbre représente l’automne

Ces carafes à liqueur sont des oeuvres de Jeanne Magnin

Cet tableau de Thomas Couture (1815-1873) ne porte pas de titre et laisse sur sa soif… ; il fait penser à son grand tableau « la décadence chez les Romains« 

un homme au lit tenant une coupe

Voici maintenant un paysage qui peut sembler banal avec son long mur.

paysage, effet de soir tombant, vers 1770 ; attribué àJean-Pierre Houël

Qu’y-a-t-il derrière et que voit ce promeneur ?

C’est un clos, pardi !

Non loin du musée Magnin, rue des bons enfants, on tombe sur le chat curieux, une librairie pour collectionneurs, où l’on peut voir ces charmantes gravures d’Antonio Santos :

Il y a aussi ces 4 ceps, de Joyce Delimata (encre de chine et lavis), une artiste qui vit en Bourgogne et s’intéresse au vin….

Parcourant la ville, on voit enfin ce joli portail.

A bientôt, Dijon !

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