C’est un restau historique des Halles, au 5 rue des Prouvaires, dont la patronne, Denise, s’est éclipsée il y a peu, après avoir tenu l’établissement pendant près de 60 ans. Une de ces adresses toujours aussi courue, où l’on aime à venir et revenir, pour sa cuisine traditionnelle goûteuse et copieuse.
On y a agrémenté le repas d’un côtes du Rhône de Stéphane Ogier « le temps est venu » 2022 : « un vin fin, aux notes de fruits rouges et fruits noirs, velouté et structuré par des tanins croquants et épicés », pour parler comme le petit ballon.
Il plane en ces lieux comme un écho d’anciennes fêtes.
Voici quelques éléments de décoration. Ce tableau naïf est signé Witkin 2011
Cette sérigraphie de Noder (Cyril Redon) peut être achetée sur place « A la tour de Montlhery, je marche au Brouilly ».
C’est manifestement un habitué ! Voici d’autres dessins.
Vinexpo Paris, ou encore Wine Paris, ou Vinexposium..
Cet événement, qui se tenait du 10 au 12 février, a accueilli 5 300 exposants de 54 pays producteurs et plus de 50 000 visiteurs professionnels. Un vrai Paradis, où 10 000 bouteilles, plutôt que 72 vierges, attendent le pèlerin… Les reporters du bon clos s’y sont glissé et y ont fait de belles rencontres et découvertes…
Et pour commencer, ils ont assisté à une conférence intitulée NO LOW : l’alternative bénéfique (Il faut entendre par là : No alcohol, et Low alcohol)
4 participants : un producteur (château Lacoste), un distributeur (groupe V&B : vente et dégustation de vins , bières, etc.), un vendeur de solutions de désalcoolisation (B&S Tech), et une experte de l’IFV, répondaient aux questions de Pauline Roche, de B&S Tech.
C’est une tendance récente permise par la technologie, qui cible les buveurs de vin qui doivent interrompre ou réduire leur consommation d’alcool, et ceux qui n’en boivent jamais. Le vin est désalcoolisé par filtration par osmose inverse, ou encore par distillation sous vide à température modérée (35-40°C). La désignation « vin désalcoolisé » n’autorise aucun intrant exogène, mais des boissons renforcées par de l’ajout de sucre ou de moût concentré, pour plus de rondeur, peuvent être aussi recherchées. Un constat néanmoins : plus le vin de départ est bon, moins on ressent le besoin de le corriger après désalcoolisation. Reste à savoir ce qu’en sera la réglementation, encore en cours de définition. (A noter : depuis l’an dernier la désalcoolisation jusqu’à 6 degrés des vins IGP est autorisée en France .) On a pu déguster un rosé effervescent de Château Lacoste désalcoolisé tout à fait bluffant.
Voici maintenant une machine permettant d’incorporer 3 BIB, conservés à des températures paramétrables, et que l’on peut servir en des quantités également variables.
Mais allons goûter des « vrais » vins.
Gauthier Rémillard d’Affaux, des vignobles Victoire d’Affaux, dans le Beaujolais, nous a fait déguster toute sa gamme : Saint-Amour, Fleurie, Moulin à Vent et Bourgogne blanc.
Que dire du Fleurie, cuvée Barthélémy, notre préféré ?
« robe cerise aux reflets violets. Arômes de framboise, de groseille et de mûre ; bouche riche et persistante au palais, aux tanins fondus »
Nous avons rencontré sur son stand Claude Chapuis,
son ancien professeur à la Burgundy School of Business, également viticulteur à Aloxe-Corton et auteur de nombreux ouvrages sur le vin. Un pavillon entier hébergeait les vignerons italiens. Nous y avons rencontré Giovanni Ricasoli-Firidoli, grand maitre (« capitane ») de la Lega del Chianti , et propriétaire du Castello di Cacchiano, un domaine historique du Chianti.
Ici le cépage roi est le Sangiovese, appelé communément en Corse Niellucio.
Castello di Cacchiano Chianti Classico D.O.C.G. si presenta di un colore rosso rubino brillante. Al naso esprime delicati aromi di piccoli frutti rossi freschi come ribes e lamponi uniti a delicate sensazioni di fiori d’arancio e spezie piccanti. Al palato l’ingresso è sapido e succoso, accompagnato da un tannino fine e da un’intensa ma ben bilanciata freschezza. Piacevole il retrogusto, caratterizzato da note di arancia rossa spremuta.
nous sommes allés faire un tour dans le Piémont, dans la région d’Alba, où nous nous rendrons bientôt. Là règne le Nebiollo : Barbera d’alba, Langhe, Barolo sont les dénominations d’origine.
Mais, comme on dit en italien, « »partire, partirò, partir bisogna ». Il faut partir, l’esprit léger, mais le coeur lourd, car il restait tant à découvrir…
Voici une oeuvre posthume de Jacques Offenbach, un opéra-comique dont l’orchestration a été terminée par Léo Delibes (dixit J.C. Yon dans sa biographie du maitre). Belle Lurette fut créée en 1880, 3 semaines après sa mort. Ils se sont mis à trois pour écrire le livret : Ernest Blum, Édouard Blau et Raoul Toché
Belle Lurette est une blanchisseuse fort courtisée qui épousera un duc !
Quelques scènes intéresseront le lecteur du bon clos.
A la fin du 1er acte Belle Lurette invite ses amis à faire la fête :
oui le palais d’un grand seigneur de vous fêter aura l’honneur je veux ce soir que de bon coeur chacun de vous boive au bonheur de Belle Lurette
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Au début du 2ème acte, c’est le choeur des amis du duc qui invite aussi à la fête :
Chantons au nom de l’amitié, Chantons et buvons à pleins verres… Buvons mes chers amis au nom de l’amitié, Buvons Buvons Buvons Buvons
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Et à l’acte 3 c’est Marceline, la patronne de la blanchisserie qui se remémore un souper bien arrosé!
Et tu remplis deux verres jusqu’au bord Et le Champagne on a dû le finir.
C’est une chanson argentine qui fait florès dans ce pays producteur de vins. Ecrite par Martha Cazaubon en 2017, elle est reprise par de nombreux groupes et choeurs et a été chantée notamment lors du concert donné à l’occasion du » Día del Vino Argentino Bebida Nacional 2023″.
En voici une version « casera » (chantée à la maison)
et une de concert
Brindo por las mujeres que derrochan simpatia Brindo por Ios que vuelven con las luces de otro dia Brindo porque recuerdo tu cuerpo, péro olvidé tu cara Brindo por lo que tuve porque ya no tengo nada [2 volte]
Brindo por el momento en que tu y yo nos conocimos Y por los corazones que se han roto en el camino Brindo porel recuerdo y también por el olvido Brindo porque esta noche un amigo paga el vino [2 volte]
Porque la vida es dura, por el fin de la amargura Brindo porque me olvido los motivos porque brindo Brindo por lo que sea que caiga hoy en el vaso Brindo por la victoria, por el empate y por el fracaso [2 volte]
Brindo por las canciones que va tocando la orquesta Caiga quién caiga brindo por el alma de la fiesta No es un momento triste ya que brindo con amigos Brindo, por el futuro, por la mùsica y el vino [2 volte]
Brindo por està mesa y por la buena compania Brindo por los domingos y por tantas alegrìas Brindo por los acordes que han reunido estos amigos Siempre que estemos juntos que en la mesa haya buen vino
Je bois à toutes les femmes prodigues de sympathie Je bois à ceux qui reviennent avec les lumières d’un autre jour, Parce que je me souviens de ton corps, mais pas de ton visage Je bois à tout ce que j’ai eu, maintenant que je n’ai plus rien.
Je bois à ce moment où toi et moi nous sommes connus Et aux coeurs qui se sont brisés en chemin Je bois au souvenir et aussi à l’oubli Je bois parce que ce soir c’est un ami qui paie le vin.
Parce que la vie est dure, pour en finir avec l’amertume Je bois parce que j’ai oublié pourquoi je bois, Je bois à ce qu’il y a aujourd’hui dans mon verre Je bois à la victoire, au match nul, à la défaite.
Je bois aux chansons que l’orchestre nous joue, A l’âme de la fête, peu importe qui tombe, L’heure n’est pas à la tristesse quand on trinque avec des amis Je bois au futur, à la musique et au vin.
Je bois à cette tablée, à la bonne compagnie Je bois aux dimanches et à toutes les joies A la bonne entente qui réunit les amis Et au bon vin toujours présent quand nous sommes réunis.
On pourra voir un long extrait du concert (1h30) sur youtube
Le bon clos en a extrait pour vous quelques pépites :
Comment ne pas aimer le vin, comment ne pas tant le louer, si le vin réveille le chant, et le chant éclaire le chemin ?
El sol madura las uvas, Las uvas se vuelven vino Y el vino se vuelve sangre, Si tienen sed los cuchillos. Como no querer al vino, Como no alabarlo tanto, Si el vino despierta el canto, Y el canto alumbra el camino.
A 18’30, c’est La Refranera, chanson de Félix Dardo Palorma,
C’est une chanson enjouée : Je bois pour noyer mes peines, mais mes peines savent nager... l’amitié c’est le vin nouveau, être ami c’est comme le vin vieux, pour en bien sentir le goût, il faut attendre un peu
Tengo un vino de tres hojas, otro de orujo y melezca que hacen dar vueltas las cujas, ensubiendo a la cabeza
Buen vino hace buena sangre, me dijo una viñadora Yo tomo pa’hogar las penas, mis penas son nadadoras
Refrain y Canta mi rafranera, coplera, de tu rimero al empeño esa musa pueblera y viñera, de troveros. viñateros la cancion de los juglares, de los cuyanos viñares
Que eso que llaman agua, descolorida y sin gusto dicen que es para las guaguas, y las mujeres con susto
Amistad es vino nuevo, ser amigo es vino viejo para sentirles el gusto, hay que esperar algún tiempo
A 40′ 15″, on peut y entendre plusieurs chansons chantées naguère par Mercedes Sosa, comme « La arenosa »
C’est une chanson d’amour à la terre de Cafayate, village viticole d’altitude (1700 m !) au sol sablonneux situé au nord de l’Argentine.
Arenosa, arenosita, Ma terre cafayate, celui qui boit de ton vin trouve le sommeil et oublie sa peine
Arenosa, arenosita, Mi tierra cafayateña, El que bebe de tu vino, Gana sueño y pierde pena El agua del calchaquí, Padre de toda la siembra, Cuando uno se va y no vuelve, Canta llorando y no sueña, Arena, arenita, Arena, tapa mi huella, Para que en las vendimias,Mi vida, yo vuelva a verla Luna de los medanales, Lunita cafayateña, Luna de arena morena,En carnavales de ausencia Deja que beba en tu vino, La savia cafayateña,Y que me pierda en la cueca, Cantando antes que me muera, Arena, arenita, Arena, tapa mi huella, Para que en las vendimias, Mi vida, yo vuelva a verla
Ecoutons-la, chantée par Mercedes, la Negra Sosa !
C’est une chanson d’amour au peuple vendangeur, au vin qui fait chanter, et à l’eau bienfaisante
Por el Guaymallén, el duende del agua va Llevando una flor de greda y de sol Que despertará en el riego La voz vegetal del huarpe que está Dormido en su paz mineral Se va tu caudal por el Valle Labrador Y al amanecer sale a padecer La pena del surco ajeno Verano y rigor, va de sol a sol La sombra del vendimiador Morada zamba del riego, el agua te cantará Cuando ande en la voz del vino cantor La vendimia de mi pueblo Y suba un rumor de acequia y canción Por el rumbo agrario del sol Canal fundador, tonada del totoral La luna rural te ha visto regar El sueño de mis abuelos Y luego entonar con el regador El vino sufrido del peón Solar regador, algún día bajarás Trayendo en tu voz, de menta y cedrón Tonadas del vino nuevo Y entonces te irás conmigo a cantar Cogollos de amor y de paz Morada zamba del riego, el agua te cantará Cuando ande en la voz del vino cantor La vendimia de mi pueblo Y suba un rumor de acequia y canción Por el rumbo agrario del sol
A 49’33 voici la bruja salguero qui chante l’entrainant Volver en vino , une chanson d’ Horacio Guarany Elle exprime le désir (exprimé dans ces colonnes par d’autres, comme Alan Seeger) de voir après la mort son corps se mêler à la terre et au vin qu’elle produit …
Avec le vin, c’est la vie qui vient, Je viens à ta vigne, terre chérie…
Si el vino viene, viene la vida (2), Vengo a tu viña, tierra querida(2)
Quiero morirme cantando, Bajo tu parra madura, Y que me entierren al alba, Rega’o de vino mi tumba Quisiera dejar mis huesos, Bajo cielo mendocino, Que mi sangre y mis cenizas, Vuelvan camino del vino ¡Qué triste ha de ser morirse y no volver nunca más!, Pero es tan linda la vida, Pero es tan churo el camino Que si me muero algún día entiérrenme en Mendoza En San Juan, allá en la Rioja O en Cafayate la hermosa, que en vino habré de volver Y cuando lloren las viñas para que rían los hombres He de volver en las copas Y habré de mojar las bocas de mis viejos compañeros O tal vez de la que quiero y no me pudo querer Y en una noche de farra cuando lleven la guitarra Si ven al vino llorar, déjenlo llorar su pena Déjenlo llorar su pena Que en la lágrima morena como nunca he de cantar La vida es un vino amargo Dulce en jarra compartida Que los que nadan pa’ dentro Se ahogan solito’ en la vida
Si el vino viene, viene la vida (2) Vengo a tu viña, tierra querida(2)
Voici une version très intime par Julio et Ruben Tapia Altamirano
A 63’16, nous terminerons ce « recorrido » avec Entre San Juan y Mendoza, une chanson de Los Chalchaleros.
On pourrait traduire par « entre Gaillac et Rabastens » ! c’est une chanson de « borracho » qui se comprend à demi-mots…
¿A ve’? Yo no sé, Yo no sé lo que me pasa Para se’, Para ser tan desgraciao Y tomao, Y tomao má’ de tres litros Y apena’, Y apena’ sí estoy chispeao
¿A ven? Yo no sé, Yo no sé lo que me pasa Que no pue-, Que no puedo caminar Pensarán, Pensarán que estoy borracho Y ha de se-, Y ha de ser debilidad
Eche otro litro ‘e vino Don Ceferino por caridad Quiero curarme to’ Y de ese modo olvidar Vivan las buenas mosas Viva mi esposa y San Juan
Et remercions notre amie Martha A. qui nous a mis sur la piste du Vino nos une ! Besitos mi amor !
Qu’est-ce donc qui serait plus doux que le vin. Les baisers bien sûr !
C’est le message de la chanson de Jimmy Rodgers, un des pères de la musique Country : Kisses Sweeter than Wine
On a pu l’entendre dans la bande son du film Vingt dieux, dans les salles actuellement.
Voici les paroles de l’entêtant refrain :
Because she had kisses sweeter than wine She had, mm-mm, kisses sweeter than wine (Sweeter than wine)
Et les couplets
Well, when I was a young man and never been kissed I got to thinkin’ it over how much I had missed So I got me a girl and I kissed her and then, and then Oh, Lord, well I kissed her again
Well I asked her to marry and be my sweet wife I told her we’d be so happy for the rest of our life I begged her and I pleaded like a natural man And then, whoops! Oh Lord, well she gave me her hand
Well we worked very hard, both me and my wife Workin’ hand-in-hand to have a good life We had corn in the field and wheat in the bin And then, whoops! Oh Lord, I was the father of twins
Well our children they numbered just about four And they all had a sweetheart a’ knockin’ at the door They all got married and they wouldn’t hesitate I was, whoops! Oh Lord, the grandfather of eight
Well now that I’m old, and I’m ready to go I get to thinkin’ what happened a long time ago Had a lot of kids, a lot of trouble and pain But then, whoops! Oh Lord, well, I’d do it all again
Mon ami Jean Dessirier, que les lecteurs du Bon Clos connaissent bien, se plait parfois à poser des questions embarrassantes auxquelles je réponds comme je peux. Ce franc-comtois natif de Clamart, un des plus gros fournisseurs de raisin du Clos de Clamart, nous régale de ses oeuvres qui magnifient le bois, le zinc, ou le simple papier.
Encore dimanche dernier il exposait chez Tschann, et dès le mois de mars il devrait exposer au Centre Chanot à Clamart.
Première question embarrassante :
Pourquoi les vins de Bordeaux sont-ils plus tanniques que les vins de Bourgogne ?
Je répondis temps de macération, cépages, bois neuf… ChatGPT fut plus disert :
« Les vins de Bordeaux sont généralement plus tanniques que ceux de Bourgogne en raison de plusieurs facteurs liés aux cépages, au climat et aux techniques de vinification.
1. Les cépages utilisés
• À Bordeaux, les vins rouges sont principalement élaborés à partir de Cabernet Sauvignon, Merlot, Cabernet Franc, Petit Verdot et Malbec. Le Cabernet Sauvignon, en particulier, est un cépage riche en tanins, ce qui confère aux vins de Bordeaux leur structure tannique marquée.
• En Bourgogne, le cépage rouge dominant est le Pinot Noir, qui est naturellement moins tannique que le Cabernet Sauvignon. Il produit des vins plus délicats et moins structurés.
2. Le climat et les conditions de culture
• Bordeaux bénéficie d’un climat océanique tempéré avec des étés relativement chauds et humides, ce qui favorise une maturité phénolique plus lente et l’extraction de tanins plus présents.
• La Bourgogne, avec son climat plus frais et continental, permet au Pinot Noir de mûrir plus rapidement sans développer autant de structure tannique.
3. Les techniques de vinification et d’élevage
• À Bordeaux, la macération est souvent plus longue, ce qui favorise une extraction plus importante des tanins de la peau et des pépins des raisins.
• L’élevage en fûts de chêne est également une pratique courante à Bordeaux, où l’utilisation de barriques neuves accentue encore la structure tannique.
• En Bourgogne, la vinification met davantage l’accent sur l’expression du fruit et du terroir, avec des extractions plus douces et un usage plus modéré du bois neuf.
4. Les styles de vin recherchés
• Les vins de Bordeaux sont souvent conçus pour être des vins de garde, nécessitant plusieurs années pour assouplir leurs tanins et atteindre leur apogée.
• Les vins de Bourgogne, bien que pouvant aussi vieillir, misent davantage sur la finesse et l’élégance dès leur jeunesse.
En résumé, les vins de Bordeaux sont plus tanniques principalement à cause du Cabernet Sauvignon, du climat, des méthodes d’extraction et de l’élevage en fût, tandis que la Bourgogne produit des vins plus fins et soyeux grâce au Pinot Noir et à une vinification plus délicate. »
Impressionnant, non ?
On a cité le climat, ce mot a aussi une acception relative au terroir. Et voici la deuxième question :
Depuis quand le mot climat est-il utilisé pour désigner un terroir viticole ?
Je répondis Bourgogne, fin du Moyen Age, clos et crus…
Réponse de Chatgpt :
L’usage du mot “climat” pour désigner un terroir viticole remonte au Moyen Âge, et il est particulièrement ancré en Bourgogne. Dès le XIVᵉ siècle, des documents mentionnent des “climats” pour distinguer des parcelles de vigne aux caractéristiques spécifiques.
L’emploi du terme s’est formalisé avec le temps pour désigner des unités de terroir bien définies, intégrant des éléments comme le sol, l’orientation, le microclimat et le savoir-faire humain. La notion de “climat” en Bourgogne a atteint une reconnaissance internationale en 2015, lorsque les Climats du vignoble de Bourgogne ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ainsi, même si le mot “climat” a pris son sens actuel lié à la météo dès l’Antiquité, son usage viticole spécifique remonte au moins au Moyen Âge et s’est consolidé progressivement jusqu’à aujourd’hui.
C’est époustouflant. Avec l’IA on va finir par tout savoir, les sceptiques diront sans rien retenir.
Voici une « folie- vaudeville » en 3 actes, livret de Clairville et Frascati, musique de Sylvain Mangeant, créée en 1859 au théâtre du Palais Royal. Elle n’a rien d’inoubliable (voir le livret), mais elle recèle une amusante « ronde bachique ».
Une jeune fille, Blanche, suscite de nombreuses convoitises. Plus d’un amoureux doit s’attendre à souffrir… heureusement il y a le champagne…
L’amour n’est rien qu’une tocade / Il nous désespère aujourd’hui/oui oui oui oui oui oui oui oui Mais l’amoureux le plus malade/Le plus chagrin le plus conscrit Quand le champagne le guérit/rit rit rit rit rit rit rit rit/Toujours ce nectar nous sourit.
Buvons donc ! (3 x) oui buvons rasade ! Buvons pour (3 x) narguer Cupidon !Buvons ! (9 x) Ici nous sortirons ronds ronds !
Tout est bien qui finit bien. Après bien des péripéties (enlèvement en malle avec un ours empaillé, entrée en scène d’une « femme fatale » etc…), la jeune fille aura le dernier mot.
Il ne semble pas qu’il en existe un enregistrement. La partition est sur Gallica
Pour sa 4ème édition, « the wine gala » de l’ Agence Rougeauxlèvres était placée sous le signe du disco et de sa fièvre. Plus de 724 personnes étaient conviées au Carré Montparnasse, pour découvrir ou retrouver une cinquantaine de domaine parmi lesquels, période oblige de nombreux champenois.
la dynamique Margot Ducancel et ses invités
Ce wine gala était sous le signe de la Disco Fever
et l’on n’a pas été peu surpris par une chorégraphie inattendue.
Champagne Gosset, cher à notre coeur, a eu bien sûr notre visite, mais nous y avons aussi retrouvé avec plaisir la fruitière vinicole d’Arbois, et rencontré plusieurs bourguignons qui n’étaient pas venus les mains vides ! les Vignerons des Terres Secrètes, une des rares coopératives de Bourgogne ; Nuiton-beaunoy, la maison Albert Bichot qui nous à donné une occasion de goûter au mythique Clos de Mouches…
Une découverte : les vins Intra (un Châteauneuf du Pape blanc) et Extra (Côtes du Rhône blanc), vins issus du « Vinarium®, une technique d’élevage révolutionnaire pensée et créée par Xavier Vignon », dans » un contenant unique de 7 000 litres [ …] qui combine bois et inox pour créer des conditions d’élevage parfaites : 100% d’humidité et aucune trace d’oxygène..«
On s’est particulièrement régalé avec un Châteauneuf du Pape rouge, le Clos du Calvaire, « vin d’une grande souplesse, aux arômes de fruits rouges et de pétales de rose. On retrouve un palais ample aux notes fraiches de garrigue sur des tanins fins et persistants. Cette cuvée brille par sa finesse de fruit et son harmonie en bouche ». Que dire de plus ?
Après 6 longues années d’absence, la fête des vins revient sur le port de Bandol, sous une autre forme. Exit la dégustation des vins primeurs, ce sont les vins prêts à consommer, sortis des fûts et foudres où les rouges ont passé les 18 mois obligatoires dans l’appellation, mais aussi les blancs et les rosés, qui sont proposés aux amateurs, accueillis sur les stands de 42 domaines, parmi lesquels La Chrétienne et Bunan, à l’origine de cette initiative.
L’ambiance était festive, avec une animation musicale,
une démonstration de tonnellerie,
et un parcours olfactif où chacun pouvait s’ingénier à identifier les arômes présents dans les flacons.
Un stand spécial présentait des vins d’Arménie, la Ville ayant reçu
« une délégation arménienne emmenée par le Maire d’Aréni, M. Husik Sahakyan, accompagné de vignerons locaux d’Aréni et d’étudiants en œnologie, dans le cadre du pacte d’amitié scellé depuis 2017 entre les deux villes, qui a pour but de promouvoir une coopération viticole et culturelle. »
Mais le clou de la fête se trouvait dans une tente où, guidé par une accorte sommelière et moyennant quelques sous de plus, on pouvait déguster des vieux millésimes tout à sa guise, se délecter des rouges dans leur plénitude, et constater qu’à Bandol les rosés peuvent être des vins de garde.
Merci aux vignerons, aux organisateurs et aux édiles pour cette belle fête !
Chanter me fait bons vins ety resjoïr… Voici une chansons bien ancienne, qui illustre une histoire étonnante contée par David B. et dessinée par Eric Lambé dans leur BD Antipodes.
C’est une sorte de conte philosophique qui raconte l’incroyable destinée d’un colon français au 16ème siècle, sauvé de la dévoration par ses chants qui émerveillent ses ravisseurs Tupinambas, une peuplade brésilienne en butte aux envahisseurs venus d’Europe : chants religieux, chants de guerre, d’amour et cet air bachique qui remonte au 13ème siècle.
L’air du refrain serait celui-ci, d’après le site refrain.ac.uk
Cette chanson est aussi rapportée comme une chanson « du Nord de la France ou du midi de la Belgique » dans « Trouvères, jongleurs et ménestrels » d’Arthur Finaux (1803) (page XXVIII).
L’occasion faisant le larron, on y trouve trois autres chansons bachiques dans le recueil : Or Hi Parra, Seignors or entendez a nus, et Bon vin lon doit li tirer .
L’auteur d’Or Hi Parra, ode à la cervoise, s’est manifestement amusé à parodier un air religieux. Bevez bel et bevez bien !
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On peut l’écouter par The Tavern
La chanson suivante, Seignors or entendez a nus, n’est pas à proprement parler une chanson bachique, c’est un chant de Noël, mais son final est intéressant :
Seignors, jo vus di par Noël E par li sires de cest hostel, Car bevez ben ; E jo primes* (en premier) beverai le men, E pois après chescon le soen Par mon conseli ; Si jo vus dis trestoz : Wesseyl,* (Wes Heil, « portez vous bien ») Dehaiz* (malheur à celui) eit qui ne dira Drincheyl* (« Drinc Heil » Buvez et profitez bien).
Cette chanson décrit comment porter un toast en langue germanique. Le porteur du toast dit » « Wes Heil » et boit le premier, et tous répondent « Drinch Heil » et boivent ensuite. On constate que Heil, qui signifie « salut » en allemand, a, comme en français, pour sens primitif : « santé« .
Venons en à la quatrième chanson du recueil : Bon vin lon doit li tirer, connue aussi par l’ incipit du 2ème couplet « quant ie le boi » et le refrain Cis chant veult boire
De celui-là nous avons déjà parlé, il apparait dans le roman de Fauvel, il en existe plusieurs enregistrements à réécouter avec plaisir.