A Cologne

Nous voici au delà du « weinland », le vignoble de Rhénanie s’arrêtant au sud de Bonn, et la boisson locale est la kölsch,

une bière légère à déguster dans les nombreuses brasseries, à la décoration attrayante, qui n’oublie pas le vin, comme ici.

En fait, il y a bien des choses à découvrir pour les amis du clos et les amoureux du vin.

Et tout d’abord, voici un sympathique caviste qui nous présente ses voeux :

Glück, Gesundheit und alles Gute !

Ici, on boit du vin de la vallée du Rhin moyen (Mittelrhein, planté principalement en riesling)qui s’étend de Bingen au sud jusqu’à Bonn au nord…

Voici une bonne adresse pour déguster vin et bière, (accompagnés par exemple d’un schweine haxe ?) : Weinhaus Vogel, 74 Eigelstein

La vigne est une vieille histoire  en Rhénanie, qui fut romaine dès le 1er siècle, comme en témoigne cette superbe mosaïque dédiée à Dionysos, trouvée en 1941 lors de la construction d ‘un abri anti-aérien, et que l’on peut voir au Musée Romain-Germanique construit sur place.

quelques détails

Dans le même musée on pourra admirer ces statues de Bacchus

et ce bas-relief

Voici un superbe vase en céramique avec scène de vendange

A voir aussi l’étonnante collection d’objets en verre

ce verre-là date du 4ème siècle. C’est un type de verre bien particulier (pour en savoir plus)

cette inscription en grec, ΠΙΕ ΖΗΣΑΙΣ ΚΑΛΩΣ ΑΕΙ, nous l’avons déjà vue quelque part (sur un verre trouvé dans une pyramide au Soudan)

… elle dit simplement : « bois et sois toujours heureux »

A quelques centaines de mètres,  au Papa Joe Klimperkasten, un sympathique jazz bar, on peut voir sous une dalle de verre une étonnante mosaïque difficile à photographier.

Sont-ce les dieux de l’Olympe s’enivrant de nectar ?

celui-là boit, les autres ont lâché les coupes…

Filons maintenant au musée des arts décoratifs, où il y a aussi beaucoup à voir.

Des récipients en verre ou en cristal

des vases de Legras (vers 1900), le quatrième maitre-verrier à la fondation de l’Art Nouveau, avec Daum, Gallé et Lalique. Cet homme s’est beaucoup intéressé aux bouteilles, voir à ce sujet l‘article du collectionneur Gérard Wagner.)

Celui-ci qui représente une vendangeuse en pleine action dans le plus simple appareil, est décoré par Maurice Denis

Voici une assiette de métal

une théière bachique

Un hanap

Et voila encore des vendangeurs !

et un bahut pour ranger tout cela ?

Ne quittons pas Cologne sans passer par le musée Wallraf où l’on peut voir quelques pièces intéressantes, comme ce

goldener herbst (weinlaube auf Neukastel, lit-on ailleurs), de Max Slevogt  représentant sa famille sous  la treille dans sa maison de Leinsweiler près de Landau, en 1917.

Comme on envie cette paisible pause devant les meules de foin au jardin des étincelles, à Criqueboeuf de Vuillard (1902).

Et voici un curieux sermon de midi fait à des marins manifestement pris de boisson (par le peintre canadien Henry Ritter 1816-1853)

Bazilio : le retour

Nous connaissions cet artiste russe qui avait défrayé la chronique à l'(after)squat Rivoli…

Il est de retour, avec de nouvelles oeuvres en papier mâché que nous sommes heureux de présenter aux lecteurs du bon clos.

On dirait qu’elles revisitent les contes de notre enfance…

Voici le Chaperon rouge…

il a bien grandi, qu’apporte-t-il dans son panier ?

une bouteille de vin de la sorcière…

mais que fait le loup ?

il crève de froid dirait-on, et se réchauffe à la vodka

privé de raisins le renard a trouvé une solution…

qui a emprisonné cette bouteille ?

Revenons dans l’univers impitoyable de la vraie vie (ça se passe visiblement en (ex) Union Soviétique)…

Une bouteille ne suffit pas à celui-là !

en aquitaine

L’Aquitaine s’étendait jusqu’à la Loire aux temps anciens. Aujourd’hui elle est réduite à 5 départements du sud-ouest. Son nom renvoie à l’eau qui l’enserre. Un amateur de vins se doit de passer dans cette région viticole s’il en fut !

La fontaine Larrieu à Bordeaux semble trop excentrée pour attirer les visiteurs, et c’est dommage. Cette allégorie du vin et de l’eau vaut le détour.

L’amoureux de Bordeaux et photographe amateur Bernard Tocheport nous explique tout sur son remarquable site 33-bordeaux.com : cette fontaine qui date de 1902 est l’oeuvre du sculpteur Raoul Verlet, il l’a baptisée Burdigala en hommage à sa ville.

A quelques kilomètres de là sur la Garonne Rions est le plus ancien village de la Gironde. Au 24 de la rue du Lhyan on peut voir ce dessus de porte seigneurial.

Traversant la mer de vignes qui constitue l’entre-deux-mers (une pareille étendue de vignes existe-t-elle quelque part ailleurs ?) on rallie Saint-Emilion, autre point de passage obligé du Bordelais.

Chez Art-déco-design, galerie de la rue de la porte Bouqueyre, voici la Jurade de Christian Naura

et aussi cet assemblage, du même

Voici aussi une nature morte à la bouteille, signée Melendez

La porte à côté, un sommelier (Emmanuel Emonot) affiche sa philosophie :

Voici son métier expliqué en images :

appréhender…

mirer…

humer…

servir enfin !

Voila qui nous rappelle Monseigneur le Vin et les illustrations de Charles Martin

Un peu plus loin au restaurant « O 3 Fontaines », cette sculpture aux grappes

Entrons maintenant à l’espace Saint-Emilion, où l’on peut trouver en libre service tous les vins de l’appellation en plusieurs millésimes

Un quiz permet à tout un chacun de tester son sens olfactif sur une douzaine de senteurs.

(spoiler) il fallait dire musc

Poursuivons vers le Nord.  Voici un paillasson vu dans une maison de vigneron à Berson, près de Blaye.

Dans les chais voisins, une belle jeunesse s’use à déceler la fin du vin…

tandis qu’ à la citadelle, les sommeliers sont épuisés

Partons maintenant vers la Dordogne, où nous brûlons de rencontrer notre artiste fétiche, Ariane Lumen, bien connue des lecteurs du bon clos pour son dernier, ses filles de bacchus, et bien sûr de ses roubignolles (sélectionnées par le bon clos pour nos voeux 2011) .

La voici dans son petit village de Saint-Georges de Monclar.Pas d’atelier à visiter, malheureusement, le local municipal dont elle disposait lui ayant été repris. Guère de toiles non plus, toutes en exposition à gauche et à droite. Mais cette fille de Bacchus acrobatique valait le déplacement…

Aubeterre sur Dronne sera notre destination la plus au nord. Ce (plus) joli (village de France) mérite qu’on s’y arrête, mais il faut d’abord trouver l’entrée (ceux qui y iront me comprendront) ! Un point commun avec Saint-Emilion ? les deux villages possèdent une église souterraine remarquable.

Vu, quelque part sur la place, cette scène de bistrot, affiche de l’illustratrice Ana Juan,

Et découvert un antiquaire éclectique qui propose vieux flacons prestigieux et vieux chiffons qui le sont moins

Il s’appelle Jean de Galzain, son capharnaum (antiquites de la dronne) se trouve rue saint-jean

 

 

 

 

 

 

Pompéi ou l’art de vivre

Nous n’ignorons pas au bon clos le raffinement des civilisations antiques, notamment en matière de bien vivre et … de bien boire.  Qu’on se souvienne des expositions de la reine margot (le nectar des dieux, le jubilé) ou des vins d’Egypte, ou encore de Chio

L’exposition Pompéi, un art de vivre , qui se tient au Musée Maillol à Paris 7eme devait apporter quelque  pièce au dossier. A près une chasse aux images compliquée par la présence de cerbères soupçonneux, l’heure est venu d’en présenter le tableau aux lecteurs du bon clos.

Et en effet Bacchus Dionysos est partout. Le vin n’était-il pas boisson d’immortalité ?

Il nous accueille bien vite,  assis sur son trône avec tous ses attributs : la panthère, les cymbales, le thyrse (long bâton, piqué d’une pomme de pin), le canthare en or (vase à boire).

Dionysos trônant (viendrait de la" maison du navire")

Un peu plus loin, voici une grande fresque représentant Dionysos découvrant Ariane endormie, qui se trouvait dans la « maison du Cithariste »

fresque : la rencontre de Bacchus et d'Ariane

Voici ce qu’en disent Jean Charbonneaux et alias dans  Grèce Hellénistique, Gallimard 1970 (trouvé )

Ariane est couchée sur les genoux de Hypnos, le génie ailé.
Éros la dévoile au regard de Dionysos, couronné de myrte, qui tient le thyrse. Au second plan, Pan, admiratif lui aussi, une ménade, un joueur de flûte, un satyre qui aide Silène à grimper la montagne avec sa canne ; un autre dieu Pan regarde au sommet du rocher un dernier personnage (Pan, lui aussi).
« C’est le ciel, mais un ciel chargé de nuages, qui règne au-dessus des rochers de l’île de Naxos. La découverte par Dionysos d’Ariane endormie est présentée avec une singulière poésie : le mouvement arrêté de Dionysos, qu’enveloppe le vent, la grâce du corps nu d’Ariane forment un premier plan qui laisse par derrière s’agiter la troupe insoucieuse des compagnons de Dionysos ; seul le vieux Pan a déjà conscience de la découverte d’Ariane et son geste souligne celui du jeune dieu. Le mouvement d’un satyre, qui se retourne pour appeler son compagnon, resté en arrière-plan, au sommet des rochers, accentue la profondeur d’un espace que la brume du matin rend presque fantomatique. Cette pâleur de l’aube ne marque les corps que d’ombres légères, mais les couleurs tendres, les ors, les verts, les bruns rouges, présentent une variété de tons infinis sous l’effet de la lumière : ici les ombres ne sont plus que des nuances de couleur et la lumière elle-même ne semble que le reflet de ces nuances. »
Jean Charbonneaux – Roland Martin – François Villard, Grèce hellénistique, Gallimard, 1970, p. 148.

Le  voici aussi porté par son père nourricier, Silène

Bacchus dans les bras de Silène (table en marbre)

Une statue de Bacchus posant le pied sur une panthère

Cet éphèbe a été paré d’une vigne (maison de Fabius Rufus)

Celui-là d’un appendice naturel

Il y a aussi ces médaillons présentant des divinités
Cette applique ornait un lit de banquet (triclinum)

Florilège de vases et gobelets


rhyton en argile noisette


En sortant, les soiffards peuvent se rafraîchir le gosier chez CDiscount ( autodégustation  non stop)

et glisser un oeil chez Kin Liou au 81 rue du bac (Objets uniques objets anciens objets de charme)

pour dénicher ce superbe vendangeur noir en bronze (le tonneau est en bois) qui daterait du 19ème siècle (dites un prix pour voir)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la vendangeuse de Piégon

Voici une étonnant sculpture découverte par l’amie Sylvette à Piégon, dans la Drôme.

Ce petit village de 250 habitants est situé à une dizaine de kilomètres de Vaison-la-Romaine et de Nyons. Tous les ans, le deuxième dimanche de juillet, s’y déroule la fête de la belle vendangeuse et son vide-greniers.

Piégon, la belle vendangeuse

Cette sculpture monumentale de 26 mètres de long dans le safre affleurant (oxyde de cobalt)  est l’oeuvre du sculpteur JP Eichenberger, étonnant personnage, fondateur du Centre Artistique de Piégon, qui la réalisa et l’offrit à la commune en 1997 (en savoir plus).

Addendum (août 2014)

nous y sommes passés en juillet 2014 et avons pris quelques photos supplémentaires

femmegrappeenfantpiegonanglepiegonvendangeuse de piegon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans les rues de Paris : rue de l’Abbé Carton

Voici un bien étrange bas-relief que l’on peut voir sur le flanc de l’immeuble situé au 12 de la rue de l’abbé carton, à Paris 14eme, photographié par l’ami François.

12ruedel'abbécarton

plaqueabbécarton

Un homme tombe dans un puits, situé au fond d’une cave. Un autre s’enfuit. Ou vient à son secours ?

Quel drame s’est joué là ?

On distingue le nom de l’Amer Picon (breuvage bien connu des lecteurs du bon clos : voir ), inscrit sur une jarre. Publicité ?

Les tonneaux empilés forment un triangle. Message secret maçonnique ?

Un chat rôde, que ne peut-il parler !

 

 

 

 

 

 

 

dans les rues de Paris (15eme, 16eme)

Voici quelques images glanées dans le Sud-Ouest de Paris.

Au square Violet, c’est une treille grandiose qui habille les immeubles en pierre de taille de tout le pâté de maison.
En voici une autre, trouvée sur le très beau site parisapied.net de Marc Outin

Plus modestes, ces têtes sculptées aux entrées d’immeubles :

4 rue Peclet (Paris 15e)

52 rue de Vaugirard

Aux serres d’Auteuil, la bacchanale de Dalou habille la fontaine depuis plus de cent ans

A Issy-les-Moulineaux, cette fresque étonne boulevard des frères Voisin