au petit corne biche

Voici ce qui trône sur la cheminée dans cette bonne adresse dénichée à Arbonne la Forêt.

A ne pas rater ces temps-ci : les encornets farcis aux pied de cochon et girolles…, à accompagner d’un domaine Modat « de-ci de -là » du Roussillon.

« Son nez exprime l’anis, le fenouil sauvage typique des vins blancs du sud. La bouche d’abord acidulée est rapidement emplie d’un joli gras. La finale laisse une bouche très fraîche. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Revoila Munch…

Il était l’an dernier de passage à la Pinacothèque, le voici au Musée d’Art Moderne du Centre Pompidou. Toujours pas de « lendemain de cuite » (the day after) mais un autoportrait aux bouteilles intéressant (il a peint des dizaines d’autoportraits, plus de 40 après 1900, « comme s’il voulait enregistrer l’effet du passage du temps », écrit son ami Stevensen)

Ces hôtes indésirables (vers 1935) viendraient-ils perturber des libations ?

PS pour les amateurs, la Galerie d’Olga présente plus de 200 toiles de Munch, parmi lesquels ce « mariage de bohémiens » (1925).

Ne quittons pas Beaubourg sans explorer le Musée d’Art Moderne qu’il héberge. Voici un curieux ensemble d’Henri Laurens.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pompéi ou l’art de vivre

Nous n’ignorons pas au bon clos le raffinement des civilisations antiques, notamment en matière de bien vivre et … de bien boire.  Qu’on se souvienne des expositions de la reine margot (le nectar des dieux, le jubilé) ou des vins d’Egypte, ou encore de Chio

L’exposition Pompéi, un art de vivre , qui se tient au Musée Maillol à Paris 7eme devait apporter quelque  pièce au dossier. A près une chasse aux images compliquée par la présence de cerbères soupçonneux, l’heure est venu d’en présenter le tableau aux lecteurs du bon clos.

Et en effet Bacchus Dionysos est partout. Le vin n’était-il pas boisson d’immortalité ?

Il nous accueille bien vite,  assis sur son trône avec tous ses attributs : la panthère, les cymbales, le thyrse (long bâton, piqué d’une pomme de pin), le canthare en or (vase à boire).

Dionysos trônant (viendrait de la" maison du navire")

Un peu plus loin, voici une grande fresque représentant Dionysos découvrant Ariane endormie, qui se trouvait dans la « maison du Cithariste »

fresque : la rencontre de Bacchus et d'Ariane

Voici ce qu’en disent Jean Charbonneaux et alias dans  Grèce Hellénistique, Gallimard 1970 (trouvé )

Ariane est couchée sur les genoux de Hypnos, le génie ailé.
Éros la dévoile au regard de Dionysos, couronné de myrte, qui tient le thyrse. Au second plan, Pan, admiratif lui aussi, une ménade, un joueur de flûte, un satyre qui aide Silène à grimper la montagne avec sa canne ; un autre dieu Pan regarde au sommet du rocher un dernier personnage (Pan, lui aussi).
« C’est le ciel, mais un ciel chargé de nuages, qui règne au-dessus des rochers de l’île de Naxos. La découverte par Dionysos d’Ariane endormie est présentée avec une singulière poésie : le mouvement arrêté de Dionysos, qu’enveloppe le vent, la grâce du corps nu d’Ariane forment un premier plan qui laisse par derrière s’agiter la troupe insoucieuse des compagnons de Dionysos ; seul le vieux Pan a déjà conscience de la découverte d’Ariane et son geste souligne celui du jeune dieu. Le mouvement d’un satyre, qui se retourne pour appeler son compagnon, resté en arrière-plan, au sommet des rochers, accentue la profondeur d’un espace que la brume du matin rend presque fantomatique. Cette pâleur de l’aube ne marque les corps que d’ombres légères, mais les couleurs tendres, les ors, les verts, les bruns rouges, présentent une variété de tons infinis sous l’effet de la lumière : ici les ombres ne sont plus que des nuances de couleur et la lumière elle-même ne semble que le reflet de ces nuances. »
Jean Charbonneaux – Roland Martin – François Villard, Grèce hellénistique, Gallimard, 1970, p. 148.

Le  voici aussi porté par son père nourricier, Silène

Bacchus dans les bras de Silène (table en marbre)

Une statue de Bacchus posant le pied sur une panthère

Cet éphèbe a été paré d’une vigne (maison de Fabius Rufus)

Celui-là d’un appendice naturel

Il y a aussi ces médaillons présentant des divinités
Cette applique ornait un lit de banquet (triclinum)

Florilège de vases et gobelets


rhyton en argile noisette


En sortant, les soiffards peuvent se rafraîchir le gosier chez CDiscount ( autodégustation  non stop)

et glisser un oeil chez Kin Liou au 81 rue du bac (Objets uniques objets anciens objets de charme)

pour dénicher ce superbe vendangeur noir en bronze (le tonneau est en bois) qui daterait du 19ème siècle (dites un prix pour voir)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au GMAC

Le GMAC est ce Grand Marché d’Art Contemporain, qui se tient régulièrement en divers lieux de Paris. Ce week-end de la Toussaint, le long du bassin de l’Arsenal près de la Bastille, plus de 500 peintres, sculpteurs, plasticiens y exposaient leurs dernières créations. Le thème était la Femme. Nous y avons rencontré quelques artistes intéressants du  point de vue du bon clos.

NoraB, une canouharde, rendait hommage aux vendanges avec cette terre cuite patinée.

Philippe Andrieux, vitrailliste, nous a surpris avec ce carillon fait de bouteilles de verre aplaties

On peut acheter des bouteilles à l’unité (25 euro), et aussi des lampes.

Ce maître-verrier préside l’association Connaissance du Vitrail, et à son atelier à la maison du vitrail 67 rue desnouettes à Paris 15e. Nous lui rendrons visite en voisins !

Lin Min, autre peintre vitrailliste, exposait tout à côté…

Elle aussi s’est fait une spécialité de ces bouteilles peintes aplaties

Avec Yann Rebecq, nous pouvions boire un coup sur le port au bord de la  Méditerranée…

servi par ce serveur empressé, de Michel Temim ?

Ce peintre a beaucoup donné sur le thème du vin, nous y revenons en fin d’article.

Avec Vero Van der Esch qui affectionne tranches de vie et instants volés,  les verres ne manquaient pas…

« la réconciliation » (dans un bar de séville)

et la table était mise… »le déjeuner »

(on en verra plus sur le site http://verovanderesch.blogspot.com/#!/, comme celui-ci

Mais il fallait un Pierre Rouillon pour apercevoir un éléphant filant devant le bar des Hydropathes !

On pourrait le qualifier de peintre humoriste. Voici quelques tableaux glanés sur son site.

« chateau bosc la croix »

« le dîner »

Allez-y, car on ne vous met pas tout !

Terminons avec Stéphanie Besson (Fann), qui fait des collages poétiques sur fond d’étiquettes vineuses et expose volontiers dans les chais. Visitez sa galerie « plaisirs du vin ».

Suit cette série d’odalisques…

La visite est maintenant terminée.

Terminons-la par un florilège de tableaux de Michel Temim, peintre atypique,  marchand de tapis (de haut vol il faut dire) passé à la peinture.

Poros et Penia (parents d’Eros, dans la tradition socratique)

Malchanceux  qui avez raté l’évènement: le GMAC sera de nouveau à la Bastille  fin avril 2012 (thème: autour du monde). Et merci aux artistes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Isabelle Zutter

Nous avions déjà remarqué cette artiste montpelliéraine qui avait contribué aux « barriques peintes de puech haut ». Vraie coloriste, après les fruits et les fleurs, les plages, les fêtes,  la voici qui persiste à nous parler de vin.

Voici quelques oeuvres trouvées sur son site.

On reconnaitra bien sûr ces goulots

pour lesquels elle semble nourrir une étrange passion

ici en noir et blanc

en casiers, prêts à l’emploi

On pourra préférer ces tables qui « font vacances »


Heureux habitants de l’Héraut !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Saint Trop’

Ne prenant pas au sérieux l’assertion d’Audiard ( En été, les vieux cons sont à Deauville, les putes à Saint-Tropez et les autres en voiture un peu partout), nous y sommes passés ce mois d’août.

Arrivant en bateau nous ne pouvions pas rater sur le  port la galerie Vieceli qui expose les oeuvres de Guy Demun.

Appartenant à la fois aux derniers fauves et aux nouveaux réalistes, ce peintre contemporain (né en 1938) se situe entre Balthus et Paul Delvaux nous dit-on.
Un peu plus loin le musée de l’Annonciade est une étape obligée. Il y a quelque temps, on pouvait y voir une exposition des oeuvres du graveur André Dunoyer de Ségonzac (1884-1974) , illustrant les Géorgiques de Virgile.

le foulage du raisin

Par ici dieu du pressoir (tout ici regorge de tes dons, la campagne lourde se couvre du pourpre automnal, la vendange écume à pleins abords), par ici dieu du pressoir, viens et plonge avec moi dans le vin nouveau tes jambes nues d’où tu as ôté tes sandales.

Géorgiques, chant II, 4-8

Le bœuf du fermier Coulon ou les Vendanges à Saint Tropez

labours près des vignes et des feux de sarments

C’est dans les environs de Saint-Tropez, village qu’il affectionnait et et où il vécut jusqu’à la fin de sa vie, qu’il a trouvé son inspiration pour illustrer le chant II, consacré à la vigne et aux fruits.

Cette gravure illustre un ouvrage sur Colette, autre habituée des lieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

seillons-source-d’argens

Ce petit village perché, au nord de Saint-Maximin la Sainte-Beaume (ville que nous connaissons bien),ne compte pas moins de 45 viticulteurs regroupés dans la coopérative Saint-André.

Cette  fresque qui décore la cave Saint-André est l’oeuvre de Jean-Luc Myskowski, peintre de la Provence et de la Camargue.

Mais qui donc a posé ces BIB devant ?

Et voici un petit vendangeur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chateau d’hugues

Ces viticulteurs (Bernard et Bastien Pradier) ont pignon sur rue (joseph vernet, 86)  en Avignon avec leur boutique, ils y présentent leurs vins (produits à Uchaux au nord d’Orange) que nous avons dégusté avec intérêt… et leurs oeuvres, qui exaltent la vigne et la féminité.

Voici quelques  images rapportées de cette incursion.

On peut lire sur le site du chateau d’Hugues : « Bernard PRADIER expose ses toiles depuis 1969, et nourrit le lien entre le vin et l’art. Cette réflexion artistique se manifeste jusque dans la réalisation des étiquettes des vins du Château d’Hugues. « Saisir une lumière éphémère sur les vignes, l’harmonie d’un paysage, arrêter la fuite du temps pour apprécier l’instant. » 

et « Depuis quelques années, Bastien PRADIER, a rejoint son père dans ces deux passions. Son travail à l’huile nous donne une peinture dynamique et haute en couleur, inspirée de la mythologie. Il tente de façonner peintures et sculptures comme autant de miroirs révélant la nature de l’homme : « L’art est le point de rencontre de l’Homme et de l’Univers. Elle nous amène à une prise de conscience de ce qu’est la beauté ».