Le dernier

Voici Ariane Lumen qui se rappelle à notre bon souvenir avec ce petit dernier.

Les lecteurs du bon clos la connaissent bien pour ses filles de Bacchus et autres roubignolle (peinture sélectionnée pour nos voeux 2011).

Il s’agit du dernier verre bien sûr, à voir et à méditer en écoutant l’ivrogne du grand Jacques.

Pour Ariane, ce n’est sûrement pas le dernier dirait-on…


A ta santé, beauté !


Et maintenant ?

l’atelier de Bacchus

Les lecteurs du bon clos ont peut-être avisé le commentaire de Sébastien Basile, jeune artiste valenciennois, qui a choisi la barrique comme support privilégié de ses créations picturales.

Il vient ainsi rejoindre la cohorte de peintres mobilisés par Gérard Bru pour ses « barriques peintes de puech haut »

Lisons sur son blog « l’atelier de bacchus » sa profession de foi…

« Pourquoi les barriques ?
La barrique est un objet universel dont la forme ovale, féminine est rassurante. De plus, elle est chargée d’un imaginaire fort : la magie aromatique par laquelle elle transforme des vins en grands crus ; la noblesse de son bois et du travail artisanal qu’elle requiert ; mais aussi le voyage à bord des navires, la piraterie…
D’un point de vue graphique et picturale, c’est un terrain de jeu idéal de près de 2 m² dont la forme et la dualité des matières bois / acier offrent des possibilités infinies. »

Voici quelques unes de ses créations.



Il est ce week-end au festival du Touquet.

Chez Artdies

Dans cette  petite galerie lilloise se cachent pour quelques jours encore quelques oeuvres qui ont leur place dans la galerie du bon clos.

François Dreulle y présente sa retrospective 1958-2012.

Voici une oeuvre de sa période cubiste. Qui dira par quels mystérieux chemins de l’inconscient se trouvent réunis là cette grappe de raisin à ces gazettes, cartes à jouer et autres objets hétéroclites ?

Et voici curieusement la même scène d’estaminet (peut-être  n’est-ce qu’une question de temps ?) représentée par deux autres artistes du Nord.

Le verre de vin rouge de Thérèse Seynhaeve

Le vin de René Peccolo

le vin au moyen-âge

C’est le thème de l’exposition que l’on peut découvrir jusqu’au 11 novembre 2012 à la tour Jean Sans Peur, bâtiment ancien sis rue Etienne Marcel près des Halles.

Le site en lui-même mérite le déplacement : la tour est l’unique vestige de l’ancien hôtel de Bourgogne, qui à la fin du 13e siècle était adossé à l’enceinte Philippe Auguste ; Jean Sans Peur la fit construire vers 1410 pour se protéger de ses ennemis (ce qui ne l’empêchera pas d’être assassiné en1419) ; ses latrines, modernes pour l’époque (chauffées et reliées à une fosse) passent pour les plus anciennes de Paris ; un remarquable escalier à vis permet d’accéder à ses six étages.

Voici une photographie de la tour prise à l’époque du percement de la rue Etienne Marcel en 1877 par Charles Marville (Bibliothèque Historique de la Ville de Paris)

L’exposition est intéressante sur le plan linguistique (voir ci-dessous un florilège d’expressions anciennes),  iconographique (même si on aurait aimé découvrir des documents originaux), et bien sûr historique. Un petit livret disponible sur place rassemble ces informations.

C’est l’occasion de découvrir Ibn Butlan, médecin irakien du 11eme siècle, et son ouvrage  « préservation de la santé » ; Pietro de Crescenzi, agronome italien du 13eme siècle ; valère maxime, romain du 1er siècle… ; Watriquet de Couving et son « dit des trois dames de Paris » (vers 1320)…

« taille tôt taille tard, mais taille en mars »

« qui bine vine », « en lieu bas sème le froment, en lieu haut plante ton sarment », « vigne double si elle est close » (à l’abri des prédateurs)…

Pietro de Crescenzi, livre des prouffitz champestres et ruraulx, 15e siècle

« quand octobre prend sa fin dans la cave est le vin »

vigne sous pergola, ibn butlan

« en vaisseau mal lavé ne peut-on vin garder », « un vaisseau vide sonne plus haut que le plein », « bon vin s’aigrit en chaud cellier »…

(ibn butlan, tacuinum sanitatis, vers 1395)

« l’eau fait pleurer, le raisin chanter »

bonnes et mauvaises manières de boire, valère maxime vers 1475

« parler de vin, parler divin »

dégustation du vin nouveau, ibn butlan

« à la trogne connait-on l’ivrogne », « à bon ivrogne, bonne panse »…

Dame Tifaigne la coifière (modiste)
Qui dist : je sai vin de rivière
Si bon qu’ainz tiex ne fu plantez (qu’on n’en planta jamais un tel);
Qui en boit, c’est droite santez,
Car c’est uns vins clers fremians (frémissant),
Fors, fins, frès, sus langue frians (vif, pétillant),
Douz et plaisanz à l’avaler.
A celui nous couvient aler,
Autre vin goust ne nous ara.
 »

(voile texte intégral ici et le commentaire de maisons-champagne )

Ainsi « de bon terroir bon vin », « à bon vin ne faut d’enseigne », on peut le boire « à pot ou à table » (debout, dans la rue ou dans la taverne, assis), et être « plus ivre qu’une soupe… » (pain trempé de vin)

Pour conclure, nous informons les lecteurs du bon clos qu’une série de conférences accompagne cette exposition :

le vin de messe (16 mai), le vin à la cour de Bourgogne (30 mai), viticulture et vinification au moyen-âge (13 juin), les vins « français » et les vignobles de la région parisienne au moyen-âge (26 septembre, symbolique médiévale du vin (3 octobre). Réservation au 01 40 26 20 28.

Les prévoyants qui auront réservé leurs places assez tôt pourront assister au concert-dégustation (chansons à boire du Moyen-Age au 18eme siècle et vins d’appellations médiévales) le 24 octobre avec l’ensemble vocal Montorgueil.

 

le goûteur de vin

Notre ami Ajit,

bien connu des amis du clos qu’il a visité en 2009 ( (voir ici et ), nous annonce sur retour sur notre continent en juin. En attendant, il nous transmet cette estampe indienne (16ème siècle sans doute) où l’on peut voir un jeune prince dégustant du vin


Il nous fait passer aussi cette blague amusante que l’on peut trouver en version française sur le site agri-convivial.com, le forum des agronomes en culotte courte. Nous donnons celle-ci, rapportée par Hatta.

Dans un commerce de spiritueux, la personne qui goûtait habituellement les boissons vint à mourir et le patron ouvrit un recrutement pour le remplacer. Il vit arriver un type complètement bourré, avec un look pas possible, qui postulait pour la place. Le directeur se demandait comment s’en débarrasser mais malgré tout, il le soumit à des tests. Il lui présenta un verre. Le type goûta et dit :

‎- C’est un vin blanc, un muscat, trois ans d’âge, cultivé sur un versant
nord, mûri en conteneur acier.

– Correct! répond le patron.

Un autre verre.
– C’est un vin rouge, cépage cabernet, cultivé sur un versant ouest,
mûri en fût de chêne.
– Correct, répond le directeur.

Un troisième verre.
‎- C’est un champagne de grande classe, répond calmement l’ivrogne.
Le directeur est sur le cul. Il demande en douce à sa secrétaire de lui
trouver un moyen de se débarrasser du type en le prenant en défaut. Elle quitte la pièce et revient avec un verre plein d’urine.

Le soulard
goûte, fait claquer sa langue contre son palais :
– C »est une blonde, 26 ans d’âge, enceinte de trois mois… Et si
j’obtiens pas ce putain de job, je révèle le nom du père !


au petit corne biche

Voici ce qui trône sur la cheminée dans cette bonne adresse dénichée à Arbonne la Forêt.

A ne pas rater ces temps-ci : les encornets farcis aux pied de cochon et girolles…, à accompagner d’un domaine Modat « de-ci de -là » du Roussillon.

« Son nez exprime l’anis, le fenouil sauvage typique des vins blancs du sud. La bouche d’abord acidulée est rapidement emplie d’un joli gras. La finale laisse une bouche très fraîche. »