Voici une intéressante exposition à la Halle Saint-Pierre, au pied de la Butte, avec une soixantaine d’artistes représentatifs du lowbrow art (une sorte de pop surréaliste): Hey 3. C’est assez décoiffant et plein de surprises, un art très décalé. Jusqu’au 13 mars !
Catégorie : peinture
art shopping
Voici quelques oeuvres aperçues au Salon Art Shopping, les 24 et 25 octobre au Carrousel du Louvre, où nous nous sommes rendus à l’invitation de notre amie peintre Christine Connelly (que l’on peut trouver sur https://www.artactif.com/christineconnelly/galerie/index16203.htm
Au Salon d’Automne
Le « salon des arts contemporains depuis 1903 » est de retour sur les Champs-Elysées jusqu’à dimanche 18 octobre 19h.
Nous y avions découvert des oeuvres intéressantes il y a deux ans. Cette année-là, c’est notre regretté Cabu qui en était le Parrain d’Honneur, suivi l’an suivant par l’ami Wolinski.
C’est Jean Giraud, alias Moebius, qui porte cette charge cette année.
Nous nous y sommes promenés avec délectation et en ramenons quelques trouvailles.
Tommaso Salini
Dans un commentaire, Louis Sayers, un grand amateur d’art et également lecteur du bon clos, et nous recommande le peintre « caravagesque » Tommaso Salini qui vivait au début du 17ème siècle à Rome. Qu’il en soit remercié !
Voici un jeune homme portant une carafe, trônant sur un lit de choux
il est au Musée Thyssen à Madrid
Et aussi ce jeune Bacchus à la grappe de raisin
Ami Louis, en connaitrais-tu d’autres qui intéresseraient le bon clos ?
dans la vallée de l’Yonne
Un petit tour dans la vallée de l’Yonne nous fait passer par Irancy, patrie de l’architecte Jacques-Germain Soufflot. Une enseigne dans ce village viticole nous alerte
C’est celle de l’atelier du peintre Georges Hosotte, qui a beaucoup peint les vignes de l’auxerrois, comme ci-dessous dans ce petit village
Voici aussi Vézelay sur sa colline éternelle
et ces vignes en automne
Cette transparence verticale fait cohabiter cerisiers et rangs de vigne
Un peu plus loin, rue Soufflot voici un bas relief. Un vigneron en sabots est assis sur une chaise, regardant s’écouler le jus d’un pressoir…
Un peu plus loin, à Mailly-le-château, voici une curieuse fontaine.
Sous un loup en pleurs, on peut y voir pampres et grappes de raisin. Un texte en latin déclare : « semper sedeat in hoc fonte lupus radibus ut consumptis lacrimis eum implat »
(que le loup enragé reste sur cette fontaine pour toujours, et verse toutes les larmes de son corps)
Il y eut en effet dans les années 1730 une bête de l’Auxerrois, comme il y eut une bête de Gévaudan, qui sema la mort en dévorant notamment des enfants. (Voir le site petit-patrimoine pour en savoir plus)
Les deux richesses de l’auxerrois, flottage du bois et vigne, apparaissent sur la sculpture d’Yves Varauguin (1992)
Hélas ! de vignes il n’y a plus guère à Mailly-le-château, depuis le phylloxéra… (voir la contribution de Madame Yvette Brisset, qui connut Mailly dans les années 1929)
W(h)ine…on the beat
On connait la chanson du grand Serge qui nous faisait plonger dans son univers érotique.
Le Bon Clos va plus loin avec ce W(h)ine on the Beat, qui veut nous immerger dans les méandres d’une dégustation poussée. A ingurgiter un (bon) verre à la vin, en écoutant Love on the Beat ?
Autour de toi je n’ai de cesse
D’inspirer l’air que tu parfumes
Percer ce secret qui m’oppresse
Encore et toujours je te hume.
D’étranges sensations m’assaillent
Quand tous mes sens sont en éveil
Prêter attention aux détails…
Vois-tu déjà je m’émerveille.
(On ne résiste pas au plaisir de revoir à cette occasion ce tableau de Philippe Mercier bien connu des lecteurs du bon clos)
Dans la coupe où tu virevol(tes)
Ta robe colorée je scrute
larmes et bulles cabriolent
en une improbable dispute.
Dans mon palais tu vas et viens.
En un élixir hydrophobe
Emmêlons le tien et le mien !
Je te presse, tu te dérobes
Es tu ronde, corsée, perlante,
douceur, soie, velours ou satin ?
ou carrément effervescente ?
Je sens venir la mise au point.
Il y a de la prune en toi
Et du poivre peut-être aussi
Et encore un je-sais-quoi
Au fort goût de revenez-y
Dans ma gorge couler ton flot
Je me risque enfin à laisser
Halte là ! point trop n’en faut
Une gorgée c’est bien assez.
Mais longtemps je le sens tu vas
Dans ma bouche occuper la place
Mystère ! car déjà tu as
Disparu sans laisser de trace !
Voici aussi quelques illustrations du thème par des artistes contemporains :
« L’Officiant »de Jacqueline Carron, sur le blog du dégustateur François Martin (très ressemblant).
Dégustation, d’Armel Jullien (2004)
la dégustation, de Sabrina Dauvergne (2014) chez artmajeur
Retour de conférence
Voici un tableau que nous fait passer Laura, bien connue des amis du bon clos, abonnée à artips (une dose d’art au quotidien).
C’est le retour de conférence, de Courbet, qui représente des curés saouls sur des ânes. L’oeuvre fut refusée au Salon de 1863 pour cause d’outrage à la morale religieuse, puis détruite par un catholique fervent qui l’aurait acheté dans les années 1950.
On pourra lire un intéressant commentaire sur le blog vin-dieu
Profitons-en pour visiter l’oeuvre du maître.
Cette bacchante aurait été faite entre 1844 et 1847
Ces joueurs de dames qui boivent un coup datent de 1849
Voici enfin le vieil homme avec un verre de vin dont on n’arrive pas à trouver la date de réalisation.
Rendez-vous à Minuit
Nous avons rencontré Judy Judy Judy au GMAC, on se souvient de sa Vida Loca.
La voici qui nous adresse ce Midnight Rendezvous
Collage ? Peinture ? Le mystère rôde.
Merci Judy. On attend la suite…
Carole Katchen
Voici une artiste dont nous connaissions quelques oeuvres, sans en décrypter la signature. Il a fallu la magie de Google recherche d’images pour l’identifier.
Cette américaine, qui vit aujourd’hui dans l’Arkansas, a bien roulé sa bosse pour trouver sa voie, traversant en stop l’Afrique, puis l’Amérique Latine, pratiquant la danse de salon de compétition, produisant ici un film d’horreur, peignant là les gens, imprimant, sculptant même, et enseignant son art.
Nous avons débusqué cette série d’oeuvres représentant des personnages verre en main. Thanks Carole, bienvenue au bon clos !
C’est la fête !
Au GMAC à la Bastille
Voici revenu ce rendez-vous que nous avons déjà apprécié, ce Grand Marché de l’Art Contemporain (à prendre au sens propre) où plus de 500 artistes présentent leurs oeuvres dans le cadre poétique du Bassin de l’Arsenal. C’est jusqu’au lundi 4 mai.
Nous s’y sommes pas allés pour rien, nous y avons retrouvé des artistes connus comme Temim ou Pierre Rouillon ou encore Véro Van der Esch, mais nous y avons découvert plusieurs « nouveaux » qui valent la peine. Les voici.
Etonnante cette boîte de conserve de l’avignonnais Philippe Balayn ! Elle est en papier mâché.
Martine Gonnin nous propose ces bouteilles et verres dodelinant de la tête.
Monique Delpit s’exprime en mosaïque (on trouvera ses coordonnées là), , inspirée de mosaïques anciennes de Délos et de Sicile. Voici Ambrosia, cette ménade qui fut métamorphosée en vigne pour éviter les coups mortels de Lycurgue…
Martine Dechavanne signe « fauve ». En effet.
Elle nous fait évoluer dans un univers festif un peu nostalgique.
Voici Bertrand Girard qui se plaît dans les bars
un dernier verre
le petit blanc sec
votre champagne mademoiselle
Pierre-Jean nous donne à boire (de grands crus) et à manger, en utilisant du bois de palette recyclé
et nous fascine avec un éthylisme à la Van Gogh
Karine Romanelli colle et peint, évoquant un Paris d’hier, festif et bien-buvant (on dit bien bien-pensant)
Judy Judy Judy est une californienne de La Jolla qui fréquente assidûment notre pays, où elle trouve mainte source d’inspiration. Voici sa vida loca
On a retrouvé avec plaisir Temim, il continue à nous régaler de ses personnages attablés, accoudés, conversant, trinquant, dans des attitudes de la vie quotidienne
Véro van der Esch poursuit les tranches de vie et le temps qui passe dans les bars et les cafés
Et voici enfin une réalisation récente de Pierre Rouillon, que l’on devrait pouvoir voir dans une brasserie de l’avenue du Maine (Paris Montparnasse, près de la gare) qui l’a acquise.















