méli-mella à Yerres

C’est une importante délégation de la Confrérie du Clos de Clamart

clamartenmassequi s’est rendue ce dimanche 13 septembre à Yerres, pour assister et participer au 2ème chapitre des vendanges de la Grappe Yerroise, confrérie créée en juin 2014.

afficheIl faut dire que le terrain clamartois avait été largement labouré ces derniers temps par l’ami Michel Mella, Grand Chancelier de la dite Grappe, également élu au Bureau de Cocorico, que nous avons intronisé au printemps dernier.

D’autres confréries avaient fait le déplacement : Sucy en Brie, Gagny, Combs la Ville, Villiers-le-Bel, Bagneux, et aussi la Marmite d’Or, les Culs d’Ours et Cabinets d’vigne, Saint-Grégoire, et, last but not least, la Fédération Internationale des Confréries Bachiques représentée par Alan Bryden…

tous

On apprit que les vendanges de chardonnay et de pinot noir venaient d’être faites au Clos Bellevue.

La pluie était au rendez-vous mais permit une courte déambulation qui, depuis la Grange au Bois, nous mena place de l’Eglise après avoir longé le Parc Caillebotte et franchi l’Yerres sur le Pont du 18 juin. L’espérance brévannaise, harmonie dirigée par Philippe Lacombe, nous accompagna au son de Chariot et des Blues Brothers.

lesperanceLa Grappe Yerroise chanta son hymne

yerres chantepuis on procéda aux intronisations. C’est l’ami Michel Mella qui prononça les éloges des impétrants, et l’on assista à un festival de calembours et de coq-à-l’âne donnant du sens aux CV les plus hétéroclites en un meli-mella improbable.

lenvoléeC’est ainsi que l’ami Yves de Villiers-le-Bel, qui se voua à la charcuterie toute sa vie durant, reçut à tout jamais le sobriquet de l’abbé des cochons.

labbédescochonsLe maire Philippe Dupont-Aignan ne fut pas épargné (ce fut « saignan » !)

lintrodumaireSon intervention pour allouer à la culture de la vigne l’actuel Clos Bellevue fut rappelée et il but la coupe sans rechigner
lemaireboitLes inséparables Marcel Doyen et Michel Laroque, respectivement grand-maître et ex-grand-maître de la Confrérie du Clos de Clamart, reçurent le même traitement.(ci-dessous avec le Grand-Maître de la Grappe Yerroise, Michel Privat).

intromarcelintromichelOn apprit finalement que les textes étaient co-écrits par Jean-Claude Trouillas,

jeanclaudetrouillasjoyeux luron qui tient un peu de Pierre Desproges et qui porte la charge de Grand Vaguemestre de la Confrérie.

JCTMerci aux auteurs et à l’acteur incomparable pour ce bon moment.

carigoleLa suite est plus classique, avec un déjeuner de qualité accompagné en musique par le chanteur Pierre Meige.

Mais la poésie était encore à l’honneur sur les murs permettant aux affamés de patienter, avec Rabelais et sa Dive Bouteille, Molière (air à boire du Bourgeois Gentilhomme), Nerval (Gaieté), et d’autres moins connus comme Emile Goudeau et son vin de vérité, Vincent Muselli et ses Buveurs,  Robert Delahaye et sa Halte de midi.       les buveurs obouteilleAmis Yerrois, merci, et à bientôt !

(PS On peut revivre des moments choisis de cette journée sur le site de la grappe Yerroise et avec cette video de Michel Devot)

 

A la bonne Franquette

Les conditions météo étaient idéales ce mercredi 17 juin pour le traditionnel dîner des amis du Clos de Clamart à la Grange Franquet. Il faisait bon sans faire trop chaud, et la presque quarantaine de convives (dont quatre nouveaux amis désireux de découvrir le clos portant leur patronyme, Franquet, qu’ils avaient découvert lors d’une visite de la cave de Suresnes) ont fait honneur, tout en se sustentant, à l’apéro clamartois, aux excellents Muscadet-sur-Lie et Morgon qui leur étaient proposés.

Notre ex-grand-Maitre Michel, engagé, depuis sa résignation, dans un grand nettoyage de printemps, avait apporté de vieilles bouteilles, comme ce Saint-Estèphe 1982, ou ce Rioja 94.  Un sonnet fut déclamé à son intention, célébrant ses vertus cardinales et l’exhortant à profiter de la vie (voir ci-dessous). On débattit des mérites des vins. Un ratafia suresnois, apporté par l’ami Suresnois Marcel,  vint clore la discussion.

bernardalaccordeon On saisit l’occasion de ce rassemblement pour se prêter, accompagnés par l’accordéon de Bernard Jacob, à une répétition grandeur nature du fameux tube de Daniel Cherrier, « A la santé des vignerons », qui accompagne  réunions et chapitres. Mise ainsi en voix, l’assistance se déchaîna et l’on se succéda au micro pour entonner la Madelon, le petit vin blanc et bien d’autres classiques. Et pour dire ses 4 vérités à l’ami Michel…

Ah ! Michel
Je veux dire aujourd’hui tes vertus cardinales.
Prudent certes tu es, tempérant sans excès
Brave bien sûr ; juste, selon tes lois. Qui sait
Si Platon vit vertus aussi phénoménales ?
 
Couvert d’hermine et d’or, tu allais brandissant
Ton gigantesque cep dans les rues de Clamart
Entrainant au milieu d’un joyeux tintamarre
Dames et chevaliers sous les yeux des passants
 
Etonnés. Vigneron, tu n’as pas ménagé
Ta peine. Avec constance, inlassable berger
Tu as tenu chapitre. Et les jours étaient courts
 
Tant tu avais à faire (mais tu trouvais quand même
le temps de boire un coup). Baste ! Carpe Diem !
Cette exhortation vaut mieux qu’un long discours !

micheletanita

les 15 ans de Cocorico

Saluons l’entregent du fringant Président du Comité de Coordination Ile de France des Confréries, Ruben Martinovsky, qui doit avoir des relations.

rubenN’a-t-il pas réussi à faire célébrer le 15ème anniversaire de Cocorico à Notre Dame ?

notredame clamartoisentrant Les tambours des P’tits Poulbots ont offert à cette occasion un joli concert dans la cathédrale.

poulbotsanotredameLa messe fut présidée par Monseigneur Guy Thomazeau, archevêque émérite de Montpellier. On aurait pu espérer que la présence de confréries vineuses et gastronomiques influe  sur le service, ce ne fut pas le cas. Il ne restait qu’à évoquer « in petto » la messe de la Saint-Vincent dont le Père Xavier nous avait régalé en début d’année à l’occasion des trente ans du Musée du Vin. C’était autre chose !

Courte Messe et long repas font la joie du chevalier, dit l’adage. Hélas ! La messe fut longue, il faut le dire, et de repas il n’y en eut guère, si ce n’est les brioches distribuées généreusement par les talmeliers d’ile de france qui avaient pris la précaution de les multiplier avant l’office.

multiplicationdespainsIl n’empêche, on n’approche pas tous les jours un prélat de cette importance, et les pécheurs (ci-dessous Claude Josse, Grand-Maitre de la Confrérie des Echansons de France)claudejossetlarchevequeet pécheresses (ci-dessous miss Cougar 2012) sont venus nombreux à sa rencontre.

queveuxtupecheresse?Il faisait beau, les Confréries étaient là en nombre, et tout ce beau monde rassemblé dans cette merveille gothique, ou défilant en ses alentours, ça avait de l’allure.

ouestclaude?les Echansons de France
clamartoisdefilantles clamartois
lespoulbotsP’tits poulbots en pleine action sur les quais de la Seine

Il faisait soif aussi. On peut saluer le pragmatisme de l’ami Michel, qui n’hésite pas à se servir de son tastevin pour se rincer la gorge à l’eau.tastevinmonoeil   La messe fut suivie d’une croisière sur la Seine. Sous un soleil radieux on put voir la capitale sous un jour nouveau, guidé par les commentaires éclairés du Capitaine,

lamissetlecaptainincollable sur l’histoire de Paris et ses monuments.

statuedebordeauxalagaredorsayallégorie de la ville de Bordeaux, sur le toit de la gare d’Orsay

La journée devait se conclure par un dîner au Sénat auquel nous n’étions pas. Peut-être un grand moment aussi ?

 

passage de relais à la Confrérie du Clos de Clamart

Ce billet vient bien tardivement, plus d’un mois après les événements que l’on va relater. Mais le temps de l’Histoire n’est pas celui de l’actualité.

On le pressentait, on l’appréhendait, on l’attendait. Après douze années à la tête de la Confrérie du Clos de Clamart, notre grand-Maître Michel a jeté l’éponge.

commentfontils?Sentant le poids des ans (et des kilos), il avait eu la sagesse de nommer vice-grand-Maître notre confrère Marcel qui, par ses compétences notamment culinaires, son aptitude à résoudre les problèmes les plus variés, et son esprit de service, avait en quelques années réussi à faire l’unanimité pour lui.

marcelclamartoisAussi le passage de relais a-t-il été sans surprise.

Quoique. A force d’attendre toujours ce qui n’arrive jamais (ce pour quoi il faut une infinie patience, disait Pierre Dac), on commençait à sentir du jeu dans l’attelage dirigeant qui, l’un tirant à hue, l’autre à dia, commençait à boiter quelque peu.

(Pas facile de gouverner quand un fringant dauphin vous tient à la culotte. Pas facile d’être gouverné quand on s’apprête à reprendre les rênes ! La coupe fut pleine quand après le dernier chapitre un journal local mit l’affaire sur la place publique. C’en est trop, entendit-on mugir, je m’en vais. Mais chut, faut pas qu’on le dise !)

Alors tout alla très vite :  lors de l’Assemblée Générale de l’Association des Amis du Clos de Clamart, le 26 mars, le Président abandonna civilement la Présidence au profit du Vice-Président. Puis avec le cérémonial requis,  lors du grand chapitre de Printemps de la Confrérie du Clos de Clamart, le 4 avril, le Grand-Maître remis le tastevin d’or, l’étole d’hermine et le cep magistral à son successeur.

Ah ! Michel ! Nous dirons quelque jour tes vertus cardinales…

Venons-en à ce Grand Chapitre de Printemps.

défilé18 Confréries étaient présentes, que l’on devrait retrouver sur la photo d’ensemble.confreriesSaluons tout particulièrement celle du Franc Thour de Ciney (Belgique), représentée par les sympathiques Pierre et Katia

belgesdéfilantBernard Jacob était là avec son accordéon.

bernardetmichelOn procéda à moultes intronisations, parmi lesquelles la clamartoise Dame Geneviève genevieveboitet notre fidèle ami en poésie Michel Mella, de la Grappe Yerroise

michelmellaintroniséet l’on dégusta le Clos de Clamart 2013 (le 2014 n’était pas encore en bouteille).

onboiton procéda au passage du relais

l'embrassadel’ex-Grand-Maître consolé par 3 miss

consolationLa troupe de danse arménienne Ararat anima la manifestation avec brio.

danseusesdanseusesrougesOn pourra revoir la troupe en juin au théâtre Jean Arp de Clamart

afficheararatBelle compagnie pour Miss Cougar (ici avec les guerriers arméniens)

missetguerriersNotre ami Sam s’en donna à coeur joie avec son répertoire 60’s.

samEt nos amis belges ont apprécié la fête. Revenez vite !pierretkatia

 

A la foire de Paris

La foire de Paris battait son plein ce vendredi 8 mai, quand des personnages inattendus y firent leur apparition au milieu des milliers de badauds : les Confréries d’Ile de France dans leur plus beaux atours, suscitant les réactions les plus diverses.

« C’est des gens qui boivent », « c’est des francs-maçons » put-on ainsi entendre, entre deux vivats.

C’est à l’initiative de COCORICO (Comité de Confédération des Confréries d’Ile de France) et de son nouveau Président Ruben Martinovsky

cocorico  que la fine fleur des Confréries s’y est retrouvée, pour défiler au son de la fanfarmonie Band’Originale,

band'originale(La Band’Originale, « fanfarmonie » dirigée par Thomas Pearce « Dizzy« , est spécialisée dans la musique de film français. On écouta ainsi dans la joie la soupe aux choux, inspecteur la bavure, les tontons flingueurs, etc.)
dizzythomas dizzy dans ses oeuvres

et assister à un chapitre exceptionnel de la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux où fut intronisée la master chef Nathalie Nguyen.

nathalienguyenCi-dessus Nathalie Nguyen prenant connaissance de ses nouvelles responsabilités

Il y avait là les Echansons de France réunis autour de Claude Josse et accompagnés par leur aumônier le Père Xavier, bien connus des amis du bon clos,

échansonsles chevaliers du Brie de Melun,

melunceeux de Montereau,montereauet les Compagnons du Brie de Meauxmeaux la Grappe Yerroise,

yerresla Saint-Vincent d’Issy-les-Moulineaux,

issyet aussi la Pomme de Villiers sur Morin, le Vin de Suresnes, les Talmeliers d’Ile de France,

talmeliersle Clos Saint-Vincent de Noisy le Grand

noisy-le-grandles Compagnons d’Irminon (Combs-la-Ville), un chevalier de Bacchus de Bagneuxbagneuxet combset trois de Saint-Antoine.

saint-antoineles Compagnons de l’Asperge et du vin de Sannois

sannoisEt, last but not least le Clos de Clamart, on s’en sera douté.clamartQui promouvant le vin, qui le fromage, qui le pain, qui la charcuterie, qui ses productions vivrières …

C’est le coeur plein d’espoir que, profitant d’une pause, certains sont allés au pavillon 5.2 faire le tour des stands « vins et gastronomie ». Ils y retrouvèrent David, de la maison Eugène Ellia, un bourguignon habitué des marchés gourmands de Clamart qui offrit une tournée générale de sa cuvée la ruche d’or,

tourneegeneraleun chardonnay 2011 qui n’a pas encore droit à l’appellation Meursault car issu de jeunes vignes (7 ans).

On retrouvera David à Clamart au marché de Noël.

Un peu plus loin, c’est Antoine de Galzain, directeur de France Bleu Ile de France, intronisé chevalier du Clos de Clamart il y a deux ans, qui reçut la délégation clamartoise dont le passage fut annoncé sur les ondes à 17h08.

chezfrancebleuC’est avec un verre de bon vin blanc de Tonnerre que l’on célébra ces retrouvailles.

Plus tard, ce fut le tour du master chef Norbert Tarayre d’être intronisé par la Confrérie du Brie de Melun.

intronorberttarayreUn public nombreux s’étant massé pour tenter de déguster sa tarte tropézienne, on s’éclipsa une fois de plus vers le pavillon 5.2 avec notre consoeur Nicole qui arbora fièrement son écharpe de Miss Cougar 2012, ce qui lui (nous) valut de nombreuses invitations sur les stands.

Ici chez le champenois Cheurlin-Noellat           cougarchampagnelà à Cahors (château Lagrezette)cougarlagrezetteet même en Italie où l’on fit le plein de pancetta e altre salccice..

cougarsaucissonsMerci à eux !

Pour revivre l’événement, voici une video réalisée par Cocorico

taille d’hiver au clos Franquet

Ce 27 février 2015, de mémoire de vigneron on n’avait jamais vu autant de monde au Clos Franquet (une vingtaine de personnes peut-être), rassemblés autour du champenois Jean-Pierre Léguillette, pour la taille d’hiver.

tailleurs2Parmi eux, on pouvait apercevoir Miss Nicole,

miss2     ainsi que Dame Gisèle, sécateur en main, fidèles au poste,

tailleurstandis que Dame Mireille, requinquée par un séjour roboratif à l’hôpital Percy, jouait les cantinières.

mireillePar chance, il faisait beau. On se pressait à la taille, au ramassage et au broyage des sarments. On s’est remémoré les préceptes du maître pour une taille efficace.
Et l’on ne ménagea pas sa peine, car il y avait fort à faire.

vieuxpulverisateurtransfert du pulverisateur historique

La municipalité, fidèle protectrice du Clos, représentée par Dame Christine, n’avait pas manqué ce rendez-vous hivernal.

ediletGMMais pourquoi tant de monde, s’étonnera-t-on ? S’était-on donné le mot ?
Le bruit avait-il couru qu’une bourriche d’huîtres allait être apportée par Coco, le réjouissant poissonnier bien connu des habitués des marchés de Clamart ?

JPLsertaboireQue Jean-Pierre Léguillette ferait couler à flot le champagne de Charly/Marne ?

Ou n’est-ce pas plutôt l’esprit de camaraderie, qui fit qu’au sortir de l’hiver tous voulaient retrouver la chaleur de l’amitié ?

NB : La rédaction remercie Philippe Duval pour ses photos

formation Cocorico

Il est toujours bon de remettre à jour ses connaissances, et de partager son expérience. Le Comité de Coordination des Confréries d’Ile de France vient de nous en donner l’occasion avec une formation viti-vinicole organisée à Saint-Maur par Georges Kopczan, et à laquelle une dizaine de Confréries ont participé :

le Pressoir Auversois, les côteaux de Sucy en Brie, le clos des Pierrotes (de Livry/seine), les compagnons d’Irminon (combs la ville), Rueil-Buzenval, les amis de Marolles, la Grappe Yerroise, le clos de Bréon, les Trois Grappes de Villiers/Marne et le Petit Vin Blanc de Nogent. Et bien sûr le Clos de Clamart.
(Les plus anciens lecteurs du Bon Clos se souviendront peut-être de la formation de 2009)

Nous avons eu droit à un topo sur le goût et l’odorat par un médecin ORL, Gilles Lelièvre.
puis à une dégustation à l’aveugle de nos vins sous la houlette de l’oenologue champenois Joël Rochard, de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (il y est directeur du pôle développement durable). Nous l’avions rencontré lors du Symposium des Vignes d’Ile de France fin 2013.
Enfin à un topo très intéressant sur le vin biologique par le même J.Rochard.

joelrochard

De l’exposé sur le goût et l’odorat nous retenons que l’être humain est microsmatique  (odorat très peu développé), hélas pour la gustation oenologique qui repose à 90% sur l’olfaction et la rétro-olfaction, le goût proprement dit ne servant qu’à identifier les saveurs salé,sucré, acide, amer et « umami ».

Le gène de l’odorat aurait 200 millions d’années. La zone sensible, particulièrement réduite chez l’homme, comprend 300 à 350 récepteurs reliés par 25 millions de fibres au bulbe olfactif où les attendent 45000 neurones (« du cerveau à l’air libre ») Au contraire de la vue et de l’audition, il n’y a pas d’observateur standard, chaque cas est génétiquement singulier.

Quant au meilleur moment pour déguster, ce serait en fin de matinée. Ceci fit une transition rêvée pour passer à la séquence suivante, la dégustation à l’aveugle.

Précisons qu’ il ne s’agissait pas d’une compétition, mais d’une réflexion commune sincère sur les défauts et qualités de nos vins, tous élaborés sur un mode non commercial.

7 vins ont été dégustés, 6 blancs et un rosé. 3 présentaient un défaut majeur : nez d’éther, forte acidité, amertume… dû à des problèmes d’oxydation, ou de maturité insuffisante, voire d’hygiène. D’aucun décelait parfois un nez de serpillère… Dur, dur !

J’ai personnellement bien apprécié le premier vin, marqué A. Voici le verbatim de Joël Rochard pour l’unique vin rosé et dernier vin dégusté : « pas de défaut particulier » « tout à fait correct » « couleur saumonée » « bon équilibre en bouche » « pas mal ! » Encourageant !

Le dernier exposé était consacré au vin biologique. Vaste sujet !

label  Un  cahier des charges a été défini qui permet d’en parler sérieusement :
– interdiction du désherbage chimique et des produits de traitement de synthèse ; il reste le travail mécanique (« quel métier d’galère« , dit la chanson), thermique  (chauffage au chalumeau), et l’enherbement
– interdiction des engrais chimiques, usage du compost animal ou végétal
protection du vignoble  avec des produits minéraux en quantité limitée , le soufre (efficace contre l’oidum, mais présente des dangers pour la faune)  le cuivre (contre le mildiou, mais est défertilisant), et des décoctions de plantes ; traitement nécessaire avant l’ouverture des bourgeons ; aération des grappes contre le botrytis ; usage d’auxiliaires prédateurs contre le ver de grappe et la cicadelle ; mais pas de traitement bio efficace contre la flavescence dorée (sel de potassium indispensable…
– en vinification limitation des sulfites ; usage de produits certifiés bio

Il y eut une discussion animée en ce domaine, tant faire du bon vin est un art mystérieux : on a parlé foulage (on n’en fait pas pour les vins effervescents), éraflage (l’amertume procède de rafles non mûres), presse (unique pour une plus grande richesse du moût), sulfitage (obligatoire pour protéger le moût avant fermentation), débourbage (favorisé par l’usage d’enzymes pectolinytiques), levurage (pour lancer les fermentations alcoolique et malolactique) , clarification…

Chacun est reparti pétri de bonnes résolutions , il n’y a plus qu’à mettre en oeuvre !

Terminons avec quelques scoops tirés du nez du Président de Cocorico, Ruben Martinovsky :

rubenCocorico organise une parade le 8 mai à la Foire de Paris, et, le 6 juin, une grande fête de ses 15 ans avec messe à Notre-Dame, croisière fluviale sur la Seine, pour finir avec un dîner de Gala au Petit Journal Montparnasse. Nous en reparlerons !

Les trente ans du Musée du Vin

Décidément il y a toujours un anniversaire chez ces gens-là ! L’an dernier le Conseil des Echansons de France fêtait ses 60 ans, cette année c’est le Musée du Vin, son joyau, qui fête ses trente. carton    C’était le 25 janvier 2015. Un vent de poésie soufflait. Dès le matin, lors de la messe de la Saint-Vincent, le Père Xavier, curé de Sainte-Colette des Buttes Chaumont et aumônier du Conseil des Echansons, en était de son acrostiche.

perexavierleyMaître du Ciel et des saisons,
Unis, dans la fraternité, les Echansons.
Seigneur, bénis nos vignes, du Gaillac et du monde, et bénis nos maisons.
Et en l’an de grâce 2015,
Enrichis tous les hommes dans leur art de vivre ensemble,
Durablement,  pour la joie et la paix de leurs cœurs,
Unissant le travail et le repos, la famille et les amis, la vigne, le vin et la table.
Visite-nous, chaque jour, avec ton art d’aimer et de te donner,
Invisible, loin de l’œil, mais près du cœur,
Nourris-nous aussi, par ton Eucharistie, de ta réelle présence en ce pain et ce vin nouveau.

Son homélie, improbablement basée sur les notes de dégustation de 3 vins, réjouit l’auditoire, au moins celui des Echansons de France venus chanter.

Ainsi du Château Le Manceau (2012 Blaye, côtes de Bordeaux)…qui vieillit très bien avec du fruit et de la souplesse,
« Celui qui en boira se souviendra qu’il est fait pour porter du fruit et donner de la souplesse à sa vie pour mieux aimer les autres« .
Et du Château Villars Fronsac 1989, Grand vin de Bordeaux, fait de raisins cueillis à pleine maturité où l’on retrouve des arômes de fruits très mûrs avec une très grande densité en bouche et une structure marquée par des tanins soyeux.
« Celui qui en boira se rappellera que toute vie est faite pour atteindre une maturité que seule la fin de notre vie nous permettra de découvrir ; lors de notre rencontre finale avec le Seigneur. « 
Enfin du Domaine des Hospices Civils de Lyon, Beaujolais- Villages Nouveau 2014, produit sur un domaine constitué par legs successifs, dont les revenus sont affectés à l’amélioration des conditions d’accueil des malades. Ce vin sait séduire par sa souplesse, son charme et sa complicité aromatique de fruits rouges.
« Voici un vin qui peut inviter les générations plus jeunes à accompagner avec gentillesse les anciens, les plus vieux qui sont malades ou âgés. La souplesse de ce vin exprime pour nous une attention particulière pour ceux qui souffrent. Notre charme et notre complicité leur fera découvrir autre chose que leur mal à soigner. Ici encore de beaux fruits pour de bons moments de partage. »

Plus tard, lors du Chapitre, c’est l’ami Jean-Jacques qui eut ces mots en intronisant une nouvelle Echansonne :

Voici que parait devant nous à l’instant
Une femme charmante aux multiples talents,
Dont celui, non des moindres, d’avoir épousé
Un de nos Échansons aux belles qualités.
Fille de Bourguignon, des attaches en Touraine,
Un passage obligé au lycée La Fontaine ;
Elle y fut distinguée en classe de philo,
Non pour avoir brillé par de fumeux propos,
Mais pour son gout marqué pour les arts ménagers
Qui lui valut un prix amplement mérité.
Puis prof elle devint, toute sa vie durant,
Passionnée qu’elle était par les petits enfants.
Retraitée aujourd’hui, bienheureuse grand-mère,
Faisant des petits plats pour réjouir le grand-père,
Chantal aime le vin et surtout le Champagne
Qui fait briller les yeux de nos belles compagnes.
Elle voyage beaucoup dans des pays lointains
Et le reste du temps cultive son jardin.
Le raisin qui y pousse est porté au pressoir
Où l’on fait, à Clamart , un vin si doux à boire.
Mais elle chante aussi, tout comme la cigale,
Rehaussant de sa voix notre belle chorale.
Cher Grand Maître, il est temps, j’ose le proclamer
D’admettre que Chantal doit être intronisée.

muse du vin 2015 073Le Souffle de Bacchus était là, avec de nouveaux chants, comme « Buvons bien nous buvons guère« , « le vin le cidre et la clairette » ou encore « c’est en passant de Paris La Rochelle (aimons le vin)« .

anniv muse du vin 001Et le banquet fut grand, animé par le groupe polonais Dzwon (ce qui veut dire en polonais : la cloche)

dzwon1dzwon

et arrosé de vins de Chateauneuf-du-Pape (la Gardine) et de Lirac (Saint-Roch) choisis par le Grand Pipetier Monique ; très en verve, plutôt que de se lancer dans l’énumération fastidieuse des treize cépages de Chateauneuf, elle raconta l’histoire de l’arrêté anti-ovnis qui y fut pris en 1954 et qui fit le tour du monde.

arrete-ovn(Ceci nous rappelle le cas du village de Morogues, sur le terroir de Menetou-Salon, où un Conseil Municipal Extraordinaire avait décidé en 1907 que l’alcoolisme n’existant pas à Morogues, il convenait de fixer à 20 mètres (sic) l’éloignement minimum d’un débit de boisson des lieux protégés par la loi du 17 juillet 1880 !)

Retour à Bagneux

En ces temps de chapitres,  c’est à Bagneux, où se déroulait le Chapitre d’Automne de la Confrérie Balnéolaise des Chevaliers de Bacchus, que nos pas nous ont ramené (nous y étions pour le jubilé des dix ans en 2008) ce samedi 22 novembre.

Le programme était alléchant, avec un grand concert de trompes de chasse du Rallye Trompes de la Nonnette

trompesdansleglise

trompesdedosavec tambours

tambourset ensemble vocal, en l’église Saint-Hermeland (ce saint fut grand échanson à la cour de Clotaire III vers 660).

kaleidoscopeIl attira de nombreuses Confréries, que l’on reconnaitra à leurs habits et bannières, dont 8 clamartois en habits s’il vous plait.

ensemblebagneux

Deux clamartois furent intronisés par le Grand-Maître Yves Bozon, notre ami Gérard Aubineau

introaubineauet l’auteur de ces lignes.intromarcOn goûta bien sûr l’excellent vin blanc local, assemblage de sémillon et de sauvignon.
troisdanslacaveLe concert vocal donné par l’ensemble vocal Kaléidoscope sous la direction d’Anne Périssé recelait une surprise : Quel plaisir me fait la bouteille …

Cet air apparait dans le troisième livre d’airs sérieux, et à boire, de M.Dubuisson, qui date de 1696.

Quel plaisir me fait la bouteille,
Quand j’entens son charmant glou glou ! [bis]
Rien ne flatte plus mon oreille,
Que le son d’un accord si doux;
Quel plaisir, &c.
Aussi-tôt qu’on me verse un coup,
Je sens que mon coeur se reveille;
Quel plaisir, &c.
J’avalle du vin comme un trou,
Et chante comme une merveille;
Quel plaisir, &c.
Si par hazard on me voit fou,
J’arreste le Dieu de la treille;
Quel plaisir, &c.

En voici un extrait vidéo

 Quant au banquet, il était animé par 5 musiciens

orchestreet une chanteuse, au répertoire inépuisable (formation André Philippe).

orchestre2Le tout pour un prix somme toute modique qui laisse pantois le Grand-Maître du Clos de Clamart.

commentfontils? Mais comment font-ils ?

chronique d’automne à Clamart

Après les vendanges, une fois le vin en cuve, vient le temps des chapitres et autres  festivités.

La Confrérie du Clos de Clamart (répondant à l’invitation de la Municipalité) avait ouvert le ban cette année en participant au Marché du Goût, le 18 octobre.

Quelques bonnes volontés avaient été recrûtées, bien résolues à faire goûter les vins du Clos. Mais compte tenu de l’impossibilité d’en vendre (le vin est non commercial) , il fallait trouver un moyen de justifier notre présence et de diffuser notre breuvage. Ce fut fait grâce à un quizz, rempli dans la bonne humeur  par quelques dizaines de clamartois, qui permit à trois heureux gagnants de repartir chacun avec une bouteille. La question la plus délicate demandait de retrouver le grand-maître du clos de Clamart dans la phrase suivante :

« Ce soir nous irons dîner chez mon ami. Chez lui il y a toujours des mets de choix, je m’en lèche déjà les babines  : rillons ou canard, cochon ou lard, oh que c’est bon ! »

Mais c’est évidemment la question subsidiaire (combien y aurait-il de réponses au jeu) qui permit de départager les ex-aequo.

Hors compétition, c’est un descendant de la glorieuse famille Abraham, viticulteurs clamartois attestés depuis le 17ème siècle et jusqu’au 19ème, qui s’est vu remettre une bouteille du Clos sous les acclamations.

Le chapitre se tint la semaine suivante. Il fut notamment animé par une délégation de danseurs alsaciens (les Bretzels).

dansealsaciennedeuxalsaciens

alsacienne

Parmi les nombreux intronisés (ci-dessous prêtant serment),

lesermentil faut  citer nos amis Michel et Nicolas,

 michelG

nicolas

et Jean-Didier Berger, le jeune et tout nouveau maire de Clamart, nommé Commandeur,

mairediploménotre oenologue et ami Edouard,

edouardalacape1

et le chanteur montmartrois Alain Turban,

alainturbanmarcdedosqui a animé le banquet avec Bernard et Sam, bien connus des lecteurs du bon clos.

3surscèneTombé amoureux de l’Ardèche, il a chanté le « vin du pays », « la plus belle aventure évidemment »…

c’est le vin du pays

c’est le vin d’ici

qui redonne sa noblesse

à nos chais de jeunesse

c’est le vin du pays

c’est le vin de chez nous

qui nous donne aujourd’hui

le plus beau rendez-vous

vigneron mon ami

vigneron de demain

pendant des décennies

fais mûrir le raisin

que l’Ardèche soit présente

sur les tables du monde

et que l’on réinvente

ses racines profondes…

On peut l’écouter sur Deezer…

ou ici

Etait là aussi André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, vieil ami de la Confrérie

vieuxamisvenu soutenir son jeune confrère.

deuxmairesEt n’oublions pas l’intendance, avec Patrick Demongeas (traiteur Petit Lys)

patricktraiteurpetitlyset la teuf avec Pierre Bonneau de la Guinness Tavern rue des Lombards,

pierrebonneauguinnesstavernmusique 365 jours par an !

Des Confréries venues en nombre : République de Montmartre, Bagneux, Issy, Suresnes, Coubron (clos de Bréon), Sucy en Brie, marmite d’Or, Bon Pain de Saint Bacchus, Culs d’ours et cabinets d’vigne en pays de Georges Sand, Saint Romain en bordelais et libournais, Hospitaliers curieux et courtois…

voici l’ami Michel Mella, dont la Confrérie vient d’être fondée à Yerres

michelmella

et les deux miss Nicole et Elsa

deuxmisstoujours très entourées…

missmarcelmissculdours

… et tous ceux qui nous pardonneront de ne pas les nommer. Merci à tous !

Et pour en savoir plus, voici l’article du journal local, Le Parisien
Le Parisien du 26 Octobre 2014