petite messe

Petite messe solennelle, voici une superbe chanson, de Juliette , merci à France Inter de l’avoir programmée.

Elle parle de vin, d’amour, et sa voix est belle.

Merci Juliette

La voici sur youtube

Certains prétendent que la musique est inspirée du kyrie de la petite messe solennelle de Rossini. Pourquoi pas ?

Enfin nous sommes là, entre nous, tous les deux
Seul à seul, tête à tête et les yeux dans les yeux
J’avais tant à te dire mais par où commencer ?
Deux verres, une bouteille, je crois que j’ai trouvé !

Le vin délie la langue, il entrouvre le cœur
Il donnera ce soir le ton et la couleur
Rouge ardent de la braise et cristal du désir
A notre nuit d’amour, buvons pour le plaisir !

Qu’il soit de Blaye ou d’Echevronne,
De Vacqueyras ou de Tursan
(De Vacqueyras ou de Tursan)
Le vin réjouit le cœur de l’homme
Et de la femme, évidemment !
(Qu’il soit de Blaye ou d’Echevronne)
(Le vin réjouit le cœur de l’homme !)

Né d’une âpre Syrah, d’un peu de Carignan
D’une terre solaire, des mains d’un paysan
C’est avec ce vin-là qu’on dit qu’Ulysse a mis
Le cyclope à genoux et Circé dans son lit

Le vin délie les sens, il entrouvre les draps
Et pourtant, sous sa coupe je ne mentirai pas
Je bois, moi, pour le goût mais aussi pour l’ivresse
Pour cette nuit d’amour, soyons donc sans sagesse !

Les joues vermeilles, les yeux qui brillent
Chavirés par de doux émois
(Chavirés par de doux émois)
Le vin réjouit le cœur des filles
Et des garçons, ça va de soi
(Les joues vermeilles)
(les yeux qui brillent)
(Le vin réjouit le cœur des filles)

Noé sur son rafiot en prit quelques futailles
Aux noces de Cana, au milieu des ripailles
C’est ce vin que Jésus fit d’une eau ordinaire
Et notons qu’il n’a pas eu l’idée du contraire

Le vin délie les âmes, il entrouvre le ciel
De sa petite messe gourmande et solennelle
Prions saint Emilion, saint Estèphe et les autres
Pour une nuit d’amour, voilà de bons apôtres !

De Kyrie en Te Deum
Vin du Cantique et sang divin
(Vin du Cantique et sang divin)
Le vin réjouit le cœur de l’homme
Du Père, du Fils, de l’Esprit Saint !
(De Kyrie en Te Deum)
(Le vin réjouit le cœur de l’homme)

Le vin comme l’amour, l’amour comme le vin
Qu’ils soient impérissables, qu’ils soient sans lendemain
Qu’ils soient bourrus, tranquilles, acerbes ou élégants
Je suis sûre qu’il ne faut pas mettre d’eau dedans !

Oh, ne partageons pas ces amours qui s’entêtent
Pas plus que ces vins-là qu’on boit pour l’étiquette
Tu es ce que tu es, je suis comme je suis
A notre vie d’amour, buvons jusqu’à la lie !

Mais taisons-nous et voyons comme
Finit cette nuit attendue
(Mais taisons-nous et voyons comme)
(Le vin réjouit le cœur de l’homme !)
Le vin réjouit le cœur de l’homme
Et puis le mien… bien entendu !

Grand Chapitre du Printemps à Clamart

Ce samedi 4 avril 2009 Clamart célébrait son grand chapitre de printemps, occasion d’accueillir les confréries amies

confreres

comme la Marmite d’or , la Coquille Saint-Jacques des Côtes d’Armor, le Marron de Redon , pour les nourritures terrestres, mais aussi la Commanderie des Chevaliers de Saint-Grégoire , pour les spirituelles, et bien sûr les vineuses comme les confréries de  Saint-Romain en Bordelais , Saint-Vincent d’Issy-les-Moulineaux , et bien sûr le Pinot Meunier de Charly/Marne , avec Jean-Pierre Leguillette, fidèle parmi les fidèles…

leguillette

occasion aussi d’honorer amis et bienfaiteurs de notre cité en les accueillant dans notre confrérie,

comme l’adjudant Arnaud Parent, qui avec ses sapeurs-pompiers effectue plus de 4000 sorties par an au service de la population,

pompiers

ou comme l’ami Gordon, membre de la société horticole de Clamart et  « garden angel » du jardin-école,

gordon

et de récompenser les « usual suspects »

grandschevaliers

élevés en masse à la dignité de Grand Chevalier !

Le groupe Di Sol e di La a animé ce chapitre avec son entrain habituel, et nous a permis d’enrichir notre collection de chansons bachiques d’un petit bijou du folklore romain, chanté dans les années soixante par Luisa e Gabriella : la Societa dei magnaccioni .

En voici le texte trouvé sur un site de « tifosi romani  »

Fatece largo che passamo noi


li giovanotti de’ ‘sta Roma bella


semo regazzi fatti cor pennello


e le regazze famo ‘nnamorà…


e le regazze famo ‘nnamorà.


Ma che ce frega, ma che ce ‘mporta


si l’oste ar vino cià messo l’acqua:


e noi je dimo, e noi je famo:


<<ciài messo l’acqua


e nun te pagamo>>


ma però noi semo quelli


che j’arisponneno ‘n coro:


<<Evviva er vino de li Castelli


e de’ sta zozza società>>.


Ce piaceno li polli


l’abbacchi e le galline


perché so’ senza (nun ciànno) spine nun so’ come ‘r baccalà.


La società de li magnaccioni,


la società de la gioventù,


a noi ce piace


da magnà e beve


e nun ce piace da lavorà.


E si pe’ caso la sòcera more


se famo du’ spaghetti amatriciani,


appresso ‘n par de doppi frascatani (Versione II: n’ par del litri a mille gradi)


s’imbriacamo e ‘n ce pensamo più


s’imbriacamo e ‘n ce pensamo più


Che ciarifrega, che ciarimporta


si l’oste ar vino cià messo l’acqua:


e noi je dimo, e noi je famo:


<<ciài messo l’acqua


e nun te pagamo>>


ma però noi semo quelli


che j’arisponneno ‘n coro:


<<Evviva er vino de li Castelli


e de’ sta zozza società>>.

 

Le nostre donne poi nun beveno mai vino


ma stanno ar tavolino,


te fanno svergognà;


se scoleno li litri, li fiaschi e li boccioni


e da ‘sti paciocconi


se li fanno pagà.


La società de li magnaccioni,


la società de la gioventù,


a noi ce piace


da magnà e beve


e nun ce piace da lavorà.

 

E si pe’ caso viè ‘r padron de casa


de botto lui te chiede la piggione,


ma noi j’arisponnemo:<<A’ Sor fregnone,


t’àmo pagato e ‘nte pagamo più


t’àmo pagato e ‘nte pagamo più>>

 

Che ciarifrega, che ciarimporta


si l’oste ar vino cià messo l’acqua:


e noi je dimo, e noi je famo:


<<ciài messo l’acqua


e nun te pagamo>>


ma però noi semo quelli


che j’arisponneno ‘n coro:


<<Evviva er vino de li Castelli


e de’ sta zozza società>>.

Ce piaceno li polli


l’abbacchi e le galline


perché so’ senza (nun ciànno) spine nun so’ come ‘r baccalà.


La società de li magnaccioni,


la società de la gioventù,


a noi ce piace 
da magnà e beve


e nun ce piace da lavorà.


<<Portece n’antro litro,


che noi se lo bevemo>


e poi  j’arisponnemo


<<Embé, embé, che c’è?>>


E quanno er vino, embé,


ciàriva ar gozzo embé,


ar gargarozzo embé,


ce fa ‘n ficozzo embé,


pe’ falla corta


pe’ falla breve:


noi dimo all’oste: <<portece da beve

On peut trouver  là une traduction partielle de cette « société des baffreurs »

L’eau et le vin (tribut à Bashung)

Il ne parlera plus, le rocker mélancolique…

bashung

Il ne sourira plus.

il voulait l’eau et le vin
la pierre et le raisin

trop de tanin l’a fait sombrer ?


L’EAU ET LE VIN

L’eau et le vin
L’eau et le vin
je veux l’eau et le vin
la pierre et le raisin
je veux l’eau dans tes mains
et le vin quand il convient

L’eau et le vin
je veux l’eau et le vin
la mer que me revient
je veux l’eau des marins

Au chagrin
il est vain d’en rajouter
trop de tanin
me fait sombrer
en eau douce, en zone sinistrée
… il est vain d’en rajouter
… il est vain d’en rajouter

L’eau et le vin
je veux l’eau et le vin
la terre et le venin
je veux l’eau des marins

Aussi bon que le pain
le vin qui me parle
et l’eau qui ne dit rien

Poisson dans l’un
poison dans l’autre
… l’eau et le vin…

Au chagrin
il est vain d’en rajouter
trop de tanin
me fait sombrer
en eau douce, en zone sinistrée
… il est vain d’en rajouter
… il est vain d’en rajouter

 

 

Vla l’printemps

Et oui, ce lundi 2 mars commençait le printemps des poètes, lancé au son du saxophone de Louis Sclavis aux Folies Bergère sous la houlette de l’étonnant Jacques Bonnaffé. Celui-ci n’a-t-il pas déclamé jusqu’à plus soif l’épitaphe dédiée par Ronsard à Rabelais ?

Lequel aimait le vin, on peut le dire !

Si d’un mort qui pourri repose
Nature engendre quelque chose,
Et si la génération
Se fait de la corruption,
Une vigne prendra naissance
De l’estomac et de la panse
Du bon Rabelais qui buvoit
Tousjours cependant qu’il vivoit.

La fosse de sa grande gueule
Eust plus beu de vin toute seule
L’épuisant du nez en deux coups,
Qu’un porc ne hume de laict doux,
Qu »Iris de fleuves, ne qu’encore
De vagues le rivage More.


Jamais le soleil ne l’a veu,
Tant fût-il matin, qu’il n’eust beu;
Et jamais au soir, la nuit noire,
Tant fût tard, ne l’a veu sans boire:
Car altéré, sans nul séjour
Le galant boivait nuit et jour.

Mais quand l’ardente Canicule
Ramenait la saison qui brûle,
Demi-nu se troussoit les bras,
Et se couchait tout plat à bas,
Sur la jonchée, entre les tasses,
Et parmi les escuelles grasses,
Sans nulle honte se souillant.
Allait dans le vin barbouillant,
Comme une grenouille en la fange ;

Puis ivre chantait la louange
De son ami le bon Bacchus…
Il chantoit la grande massue,
Et la jument de Gargantue,
Le grand Panurge, et le pais
Des Papimanes ébahis,
Leurs loix, leurs façons et demeures;
Et frère Jean des Entomeures,
Et d’Epistème les combas,
Mais la mort, qui ne boivoit pas,
Tira le beuveur de ce monde,
Et ores le fait boire en l’onde
Qui fuit trouble dans le giron
Du large fleuve d’Acheron.
Or toy, quiconque sois, qui passes,
Sur sa fosse répans des tasses,
Répans du bril et des flacons,
Des cervelas et des jambons;
Car si encor dessous la lame
Quelque sentiment à son âme,
Il les aime mieux que des lis
Tant soient-ils fraîchement cueillis

Et puisque le soleil commence à nous chauffer la couenne, célébrons ce printemps qui vient avec le québecois Paul Piché… et ses émules

Quand je suis paf

Une amie du clos vient de nous faire (re?)découvrir l’inoubliable « quand je suis paf » immortalisé par Marguerite Deval

margueritedeval

dans « mon amant », opérette de J. Ardot – M. Lupin – C. Alix qui commence à dater (1932), et dont Paulus disait (mémoires, chap 32 )

« Marguerite Deval, un diable en jupon ! une Strasbourgeoise ultra-parisienne ; a fait les délices  de toutes les scènes où elle a joué ; excelle à lancer le couplet grivois ; les comptes-rendus de la critique sont clichés pour elle : «Hier, Marguerite Deval a été acclamée»  »

Merci Céline !

goûte compagnon

Voici une belle chanson à boire ancienne, chantée par Tri Yann (album « au café du bon coin »)

Nous la devons à Gabriel Bataille, musicien spécialiste des « airs de cour » ( il partagea avec Boesset la charge de Maître de Musique de la Reyne).

En voici les paroles, tirées du 6eme livre d’Airs de différents autheurs mis en tablature de luth par Gabriel Bataille. Paris, Pierre Ballard, 1615)

Qui veut chasser une migraine N’a qu’a boire toujours du bon, Et maintenir la table pleine de servelas et de jambon.
L’eau ne fait rien que pourrir le poulmon, Boute boute boute boute compagnons, Vuide nous ce verre et nous le remplirons.
Le vin qousté par ce bon pere Qui s’en rendit si beau garçon, Nous fait discourir sans grammere, Et nous rend sçavans sans leçon.
L’eau ne fait rien que pourrir….
Loth beuvant dans une caverne de ses filles enfla le sein, Montrant qu’un cyropt de taverne Passe celui d’un médecin.
L’eau ne fait rien que pourrir….
Beuvons donc tous a la bonne heure Pour nous esmouvoir le rognon, Et que celuy d’entre nous meure Qui dédira son compagnon.
L’eau ne fait rien que pourrir….

PS. Les aficionados ne rateront pas le spectacle dansé proposé en cette fin janvier au théâtre de Chaillot « Un air de folies « où l’on retrouvera Gabriel Bataille avec d’autres musiciens de l’époque

pomme d’api

Encore une oeuvre de maître Jacques que les vrais fans d’Offenbach n’auront pas laissé passer. C’est au théâtre Marsoulan (où nous avions déjà eu le bonheur de voir l’ami Pascal Bolantin en récital il y a quelques semaines) et c’est par la compagnie de l’élixir enchanté , mise en scène de Florian Cléret.
Bonne pioche pour les amis du bon clos, qui auront à coeur d’entonner cet ode enamouré au champagne avec la sémillante Mélanie Guindeo.

Versez ! Versez !

On pourra écouter cet air à boire (entre 3mn 30 et 5mn30) et d’autres dans cette video disponible sur youtube

A table, à table

Et le verre en main

Envoyons au diable

Tristesse et chagrin


Versez, versez, versez encor ;
Allez donc jusqu’au bord.
Voyez, voyez, ça mousse, mousse,
Voyez, voyez, ça pousse, pousse,
Ça pousse à se désennuyer.
Par les lèvres ça glisse, glisse,
On dirait un feu d’artifice
Qu’on vous tire dans le gosier !

Amis du clos n’attendez plus ! Dernière le 4 janvier 2009 à 20h30

Comiques poivrots

Nous avons fait connaissance il y a quelques jours, à l’occasion de notre visite à Bagneux , de Clovis, comique poivrot qui sévissait dans les caf’conc’ de Paris à la fin du 19eme siècle. Le voici, tel qu’on peut le voir sur le site du temps des cerises aux feuilles mortes , consacré à la chanson française :

clovis

Voici ce que l’on peut apprendre sur lui sur ce site . De son vrai nom Clovis-Césaire Lefèvre, c’était un chanteur comique du genre poivrot né en 1851 qui, sur ses cartes de visite fit imprimer «Officier d’académie… de billards». Il fut un des piliers des cafés-concerts : Ambassadeurs en 1874, l’Horloge dans les années 80, Alcazar d’été en 1886 -aujourd’hui pavillon Gabriel-, Bataclan en 1892, Concordia dans les années 1900… Il est décédé en 1910.

Le regretté Francois Caradec (auteur avec Alain Weill de : « le Café Concert » chez Fayard) nous en dit un peu plus.Les chanteurs de café-concert étaient si nombreux qu’une chansonette créée par Libert à la Scala, Nos artistes, ne put les énumérer en six couplets :

Y a Clovis et versa

Y a Valti-re aux pigeons

….

Y a Libert -té chérie

… 

Y a Bourgès prit du vin

… 

Mais c’est Paulus

Qui gagn’ le plus ‘ quibus

Après avoir fait tous les métiers (de professeur de vélocipède à bonisseur à la baraque de l’homme-chien (ça ne s’invente pas))Clovis aurait eu, avec de nombreux confrères la spécialité de chansons d’ivrogne qui « n’auraient guère supporté l’épreuve du temps ».

Faute de doc, il faudra attendre pour en juger par nous-mêmes.

Consolons nous avec un autre poivrot, Bourgès

bourgès

En rev’nant d’Suresnes (paroles de Joineau et Delattre, musique d’Emile Spencer, créé à la Scala en 1883)

Hier ayant palpé ma quinzaine

Je m’dis : pour m’amuser un peu

J’m’en vais monter jusqu’à Suresnes

Histoire de licher du p’tit bleu.

J’ai bu, j’dois l’dir’, comme une vraie bête,

Tel’ment qu’quand j’voulus m’en aller

Autour de  moi j’vis toutt tourner

Et je m’sentis mal à la tête :

J’avais mon pompon

En rev’nant d’Suresnes

 Tout le long d’la Seine

J’sentais qu’j’étais rond.

J’avais mon pompon

En rev’nant d’Suresnes

En rev’nant d’Suresnes

J’avais mon pompon

 

Goûte moi donc c’beaujo ma lurette

Rien de tel qu’une belle chanson pour faire la fête. En voici une, dégotée dans la « Belle Province » qu’au bon clos nous avons adaptée et entonnée pour célébrer le vin nouveau, lors du banquet traditionnel de la Confrérie du Clos de Clamart, ce dernier jeudi 20 novembre.

C’est l’jour du vin nouveau
Goûte-moi donc c’beaujo ma lurette
C’est l’jour du vin nouveau
Faut vider ta bouteille
Faut vider ta bouteille d’ beaujo
Faut vider ta bouteille

La videra qui voudra
Moué je garde la mienne
Moué je garde la mienne beau joe

Elle a un joli cou doux
Une robe vermeille
Une robe vermeille c’beaujo

Comme il serait doux
De boire une gorgée d’elle
De boire une gorgée d’elle beau joe

Mais encore bien plus doux
De souper avec elle
De souper avec elle beau joe

Retrouvez la chanson originale « mon joe« de Paul Piché , un grand de la chanson québecoise, sur youtube