vendanges 2012 (suite et fin)

Comme prévu les vendanges 2012 à Clamart seront à marquer d’une pierre blanche pour la quantité, trois fois moindre qu’à l’accoutumée. Il n’y aura pas de Clos Franquet, la production étant extrêmement faible. Quant au Clos de Clamart, tous les espoirs sont permis en qualité, avec un jus bien sucré (degré potentiel d’alcool de 11, 3°).

Il faut dire que l’on disposait de nouveaux moyens, avec deux tables de tri…

…permettant de chasser efficacement les grains insuffisamment mûrs,  pourris ou simplement suspects…

…et un fouloir-érafleur tout neuf.

Ci-dessous, un édile venu nous encourager

Sous la conduite d’Edouard, notre oenologue, on s’est contenté d’un pressage raisonné, avec pour résultat un moût de meilleure qualité en principe. Un double levurage sensé améliorer la qualité organoleptique (effet de Torulaspora delbrueckii), une chaptalisation sans excès (on vise 12° d’alcool), plus quelque secret de fabrication…

Remercions ici les récoltants,

celui-ci, outre du bon raisin, n’omet jamais d’apporter une bonne bouteille

et nos fidèles bénévoles : Evelyne, François, Gérard (de Palaiseau, mais clamartois de souche), Gisèle, Jean-Luc, Louis, Marcel, Roger, les deux Michel…

Et voici un ami de passage.

Qui l’aura reconnu ?

Vendanges 2012

La nature a trois semaines de retard, nous a déclaré Edouard Macé, oenologue du clos de clamart, bagneux, cachan…

A Clamart, on a donc « sauté « la vendange prévue début septembre. Ceux qui souhaitent participer au Clos de Clamart 2012 pourront apporter leur raisin les 28 et 29 septembre. Au Clos des Volontaires, les amis du Clos sont conviés le 28 au soir. Le raisin sera-t-il assez mûr ?

 

 

A la braderie de Lille

Le premier week-end de septembre est tous les ans l’occasion de visiter ce grand musée vivant qu’est la braderie de Lille.

Voici quelques pépites qu’on pouvait y voir:

des publicités sur tôle émaillée



une bouteille moustachue (baptisée Ramon, en l’honneur de l’immortelle chanson de Casimir Oberfeld et Raymond Vincy)

un pichet aussi à moustache (Joseph peut-être?)

et un coupe papier bachiquesans oublier cet étrange assemblage devant lequel nous sommes tombés en arrêt côte à côte avec un collectionneur de tire-bouchons d’Etampes dont le site mérite une visite

la Périchole à Bruniquel

Voila des années que nous rêvions de ce festival de Bruniquel (beau village du Tarn et Garonne) sans nous décider à nous rendre dans cette contrée éloignée de nos itinéraires habituels. Pensez, un festival dédié à Offenbach, avec à coup sûr quelque chanson bachique à nous mettre sous la dent.

 

Nous ne fûmes pas déçus, avec les amis Bernard dit « Grande Force Tranquille » et Pierre « l’Entaillé », (si j’en crois mon dictionnaire de breton).

C’est avec ravissement que nous avons découvert cette troupe composite, rassemblée année après année par l’infatigable Frank T’Hézan, et dirigée musicalement par Jean-Christophe Keck.

Des chansons bachiques, il y en avait plusieurs, car

Ah qu’on y fait gaiement glouglou

Au cabaret des trois cousines

Qui veut du vin ? Buvez, buvez !

A nous, A nous, versez, versez !

En voici un extrait pris sur place

http://closdesvolontaires.blog.lemonde.fr/files/2012/08/buvez.mov

buvez

En attendant un DVD qui ne saurait tarder, voici une version de l’air de la griserie (« je suis un peu grise mais chut, faut pas qu’on le dise ! »)

par Teresa Berganza

ou par Felicity Lott

Ah! quel dîner je viens de faire!
Et quel vin extraordinaire!
J’en ai tant bu, mais tant tant tant,
Que je crois bien que maintenant
Je suis un peu grise. Mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!

Si ma parole est un peu vague.
Si tout en marchant je zigzague,
Et si mon oeil est égrillard.
Il ne faut s’en étonner, car…
Je suis un peu grise, mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!

Amis du clos, ne boudez pas votre plaisir : c’est jusqu’au 7 août. Et restez à la table d’hôtes, qu’animent les chanteurs jusqu’à 2 heures du mat’.

Et sinon, à l’année prochaine !

 

 

l’atelier de Bacchus

Les lecteurs du bon clos ont peut-être avisé le commentaire de Sébastien Basile, jeune artiste valenciennois, qui a choisi la barrique comme support privilégié de ses créations picturales.

Il vient ainsi rejoindre la cohorte de peintres mobilisés par Gérard Bru pour ses « barriques peintes de puech haut »

Lisons sur son blog « l’atelier de bacchus » sa profession de foi…

« Pourquoi les barriques ?
La barrique est un objet universel dont la forme ovale, féminine est rassurante. De plus, elle est chargée d’un imaginaire fort : la magie aromatique par laquelle elle transforme des vins en grands crus ; la noblesse de son bois et du travail artisanal qu’elle requiert ; mais aussi le voyage à bord des navires, la piraterie…
D’un point de vue graphique et picturale, c’est un terrain de jeu idéal de près de 2 m² dont la forme et la dualité des matières bois / acier offrent des possibilités infinies. »

Voici quelques unes de ses créations.



Il est ce week-end au festival du Touquet.

Chez Artdies

Dans cette  petite galerie lilloise se cachent pour quelques jours encore quelques oeuvres qui ont leur place dans la galerie du bon clos.

François Dreulle y présente sa retrospective 1958-2012.

Voici une oeuvre de sa période cubiste. Qui dira par quels mystérieux chemins de l’inconscient se trouvent réunis là cette grappe de raisin à ces gazettes, cartes à jouer et autres objets hétéroclites ?

Et voici curieusement la même scène d’estaminet (peut-être  n’est-ce qu’une question de temps ?) représentée par deux autres artistes du Nord.

Le verre de vin rouge de Thérèse Seynhaeve

Le vin de René Peccolo

Aux crayères des Montquartiers

Moins connues que les caves du Chemin des Vignes à Issy-les-Moulineaux, les Crayères des Montquartiers se situent un peu plus loin sous le même coteau.Depuis Clamart, une sente y descend.

Elles valent le déplacement, surtout lorsqu’une dégustation y est organisée comme c’était le cas ce dernier week-end. En avant pour une petite visite…

Ces Crayères ont été creusées il y a deux cents ans pour extraire la craie, on y cultiva ensuite des champignons de Paris, elle hébergea enfin la plus grande brasserie de la région parisienne, nous dit-on.

Remercions les viticulteurs des Lutinières de Montlouis qui nous avaient invité à cette rencontre entre amis vignerons. Nous les connaissons pour les avoir rencontré dans d’autres caves à Cinq Mars la Pile, au salon Vins et Délices, réunion annuelle que l’ensemble vocal Alingavia de Langeais anime avec bonheur.

Nous découvrîmes aussi quelques beaux crus comme ce domaine de Calavon (côteaux d’Aix) « tradition » 2009 (carignan/grenache), au nez de café, délicieux, les Arbois de Martin Faudot, et l’excellent Chinon  « cuvée Fleurs de la famille Rouet à Cravant les côteaux.

 

 

retour chez les petits frères

Deux ans après nous voici de retour à la vente des petits frères des pauvres, qui s’est tenue ce samedi 10 mars au Siège, 33 avenue Parmentier à Paris 11ème. On ne saurait trop recommander aux chineurs cette vente, il y a plein de choses intéressantes, et en plus c’est pour la bonne cause.

Envolée, la collection de tastevins d’argent, vendus aux enchères à Mâcon. Mais nous y avons déniché celui-ci, qui vient de Saint-Emilion.

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Avec Bettane et Desseauve

C’est un couple qui fait autorité dans le monde du vin : l’un , Michel Bettane, un as de la dégustation,  « le plus important critique européen », selon Robert Parker ; l’autre Thierry Desseauve, journaliste, passionné de vin, son acolyte depuis plus de vingt ans, à la Revue du Vin de France d’abord, faisant ensemble ensuite, maintenant avec une équipe d’une dizaine de dégustateurs, un  guide renommé : le Guide Bettane & Desseauve des Vins de France

Ce vendredi 8 mars, ils avaient réuni au chemin des vignes, à Issy les Moulineaux, une cinquantaine d’amateurs pour le Challenge Elu Prix Plaisir 2012 (le deuxième du nom).

Il s’agissait d’évaluer une centaine de vins par eux sélectionnés pour la grande distribution, d’un point de vue qualitatif bien sûr, mais aussi en tenant compte du prix. Un vin peut être bon en effet, mais combien un consommateur est-il prêt à payer ? Ce rapport prix/Plaisir est essentiel pour juger et recommander un vin.

Difficile de résister à cet appel quand de Clamart, il suffit de dévaler le « sentier des vignes » et sa centaine de marches pour rallier le pied du côteau d’Issy et le site du Challenge.

Avec Claude, Catherine, Tariq et Slim, nous avons dégusté et noté des pinot gris d’Alsace plutôt bons, quelques rosés peu convaincants dans l’ensemble, et finalement communié avec la même ferveur pour un délicieux Rivesaltes 2004, le château Arvernus des Maitres Vignerons de Tautavel, vin doux naturel au nez fringant, aux arômes de chocolat et de caramel  qu’on ne peut que recommander pour un prix inférieur à 10 euro.

Ci-dessus, le maître apportant son imprimatur à ce choix

Cette histoire devait être conservée, c’est Manon qui s’en est chargée.

On la retrouvera peut-être bientôt sur le site de Bettane et Desseauve.