C’était la fête ce samedi 8 juin à Palaiseau. La Confrérie des Côteaux de l’Yvette y tenait son chapitre bisannuel et nombreux étaient les amis et Confréries qui y étaient accourus. Commet les citer tous ? Les habitués les reconnaitront, mais nous n’oublierons pas le sourire de ces compagnons de la guilde des tastebières venus de Binche en Belgique (en costume sombre en bas à droite), et cette bonne humeur belge qui allie si bien non sens et bon sens.
Catégorie : Actualité
Dégustation chez Franprix
Pour la deuxième année, l’enseigne Franprix, associée au site Vinogusto, avait fait appel ce jeudi 23 mai, à des consommateurs volontaires pour déguster une centaine de vins qu’elle propose à ses clients, et décerner des coups de coeur qui seront mis en avant lors de la prochaine foire aux vins en septembre.
Concert du Souffle de Bacchus
Avis aux amateurs de bel canto
Le Souffle de Bacchus, autrement dit la Chorale du Conseil des Echansons de France, se produira le mardi 4 juin à partir de 18h avec la chorale Aperto, sous la direction de Marie-Françoise Bourdot, accompagné au piano par Vadim Sher, à la salle des fêtes de la mairie du 13ème arrondissement à Paris
Au programme, des airs bien connus comme le Tourdion, Qui veut chasser une migraine, etc.
Amis du Clos bienvenus !
Marseille 2013
Voici une ville souvent mal connue, décriée, où il fait bon muser un jour de beau temps (et il y en a !). Voici quelques belles choses découvertes tout récemment.
A l’exposition Regards sur la Provence au Musée du même nom tout juste inauguré, on peut encore voir jusqu’au 16 juin

lou gusta (le repas des paysans) , de Jean Alphonse Moutte peintre naturaliste (1840-1913).
Just’Rosé
C’est le nom du premier festival international (mais si!) du vin rosé, qui s’est tenu du 10 au 12 mai à Sanary/mer.
l’air de Thulé
Voici un joli air entendu au musée de Cluny, vendredi 22 mars, à l’occasion du printemps des poètes, l’air de la coupe du roi de Thulé.
Il est tiré de l’opérette d’Albert Willemetz et Arthur Honegger, « les aventures du roi Pausole » (vers 1929-30, inspirée du livre éponyme de Pierre Louÿs qui date de 1901. Elle vient d’être rejouée à Genève.)
Illustration de Carlègle (Carl-Emile Egli, 1877-193?), un spécialiste du nu
Voici un extrait. Les chanteurs sont Euridyce El-Etr et Renaud Boutin, et le pianiste Fabien Cailleteau. Tous excellents !
En voici les paroles
Descendant du roi de Thulé
Mon père avait gardé, fidèle
Une coupe en or ciselé
Regardez, la voilà, c’est elle
-Comme on s’en sert souvent, elle est très bosselée-
Nul trésor n’avait plus de charme
Il l’adorait
Et chaque fois qu’il y buvait
Même une larme
Le peuple criait
« Le roi boit ! »
Or, un jour que le roi, mon père
L’avait trop vidée, il advint
Qu’il tomba dans une rivière
Ce qui mit de l’eau dans son vin
Et cependant sur le rivage
Comme il le faisait chaque fois
Sans songer à son sauvetage
Le peuple criait
« Le roi boit ! »
Hélas, vous devinez le reste !
Il but tellement qu’il enfla
Il enfla tant, je l’atteste
Qu’une heure après, il en creva
{x4}
Et voilà comme il s’en alla
Du vin d’ici dans l’au-delà
{x2}
Du vin d’ici dans l’au-delà
Dans l’au-delà
Voila qui aurait plu à Pierre Dac, qui préférait le vin d’ici à l’eau de là.
Et voici une version plus ancienne de Rémi-Charles CAUFMAN (1992)
Sur le roi Pausole d’Honegger, on pourra lire cet article
ma vie d’échanson
Nous évoquions récemment la Saint Vincent des Echansons de France du 26 janvier dernier. Ce fut une journée exceptionnelle, marquée par le concert du Souffle de Bacchus en l’église Sainte Colette des Buttes Chaumont le matin, par le chapitre au Musée du Vin auquel s’était joint la Jurade de Saint-Emilion, le soir.
On en trouvera une relation « institutionnelle » sur le site du Conseil, et une beaucoup plus personnelle ci-dessous.
Un grand moment !
Toujours sifflant, toujours buvant, toujours chantant
Le coeur content, je regardais filer le temps.
Un soir de mai, ou juin, était-ce un fait exprès ?
Sur mon chemin, hasard heureux, je rencontrai
Des ménestrels qui égrenaient quelques chansons
A boire. C’était des compaignons échansons
Qui se retrouvaient tard le soir dedans des caves
Pour ensemble exercer leurs voix aigües ou graves
Et écluser aussi quelques godets. L’affaire
Fut vit’ conclue. Top’ là ! Vingt amis m’embrassèrent.
De concert nous entonnons hymnes et rengaines
d’ivrogne, il n’y a là rien pour me mettre en peine.
C’est joie d’être convié à chanter et à boire
de vider maints flacons de glorieux terroirs !
Survient la Saint-Vincent. Ce saint homme n’est-il pas
Patron des vignerons ? Une messe, un repas
Voila ce qui convient pour fêter ce grand Saint.
Il faut autant qu’on peut obliger son prochain
Et ma nature impie saura bien s’y plier.
D’ailleurs ne dit-on pas » la joie au chevalier »,
Quand il va goûter « Courte messe et long diner » ?
Passy vaut bien une messe, n’est-ce bien raisonner
S’Il nous garde en santé jusqu’après les vendanges ?
Nous voilà donc chantant sous le regard des anges
De Ses bienfaits rendant grâce car, qui le nierait ?
Fit-Il rien de meilleur que ce p’tit vin clairet ?

Venons-en au repas qui s’ensuivit. Un cu-
-Rieux chapitre en tenue nous aura convaincus
des mérites des vins de Saint-Emilion
S’il en était besoin. Revoilà l’occasion
Dans ces caves voûtées que nous affectionnons
De louer Saint-Vincent patron des vignerons
Noé qui but premier le jus de son raisin
Et Bacchus Dieu Puissant de la vigne et du Vin.
Nous prenons place enfin en de longues tablées
Selon un plan secret nullement dévoilé.
C’est un Haut Dignitaire * qui est mon vis à vis
Disons pour le situer qu’il a plutôt l’air vi-
F. A ma gauche deux prêtres entendus le matin
Qui voulaient eux aussi prendre part au festin.
A ma droite deux veuves (je n’en dirai point l’âge
Mais il n’était point bas). Voyez vous bien l’ image ?
C’est un fort grand honneur me dis-je « In petto »
qui m’est fait car ici je suis incognito !
Ma nature loquace et prompte à l’ironie
Saura-t-elle se tenir en cette compagnie
Sans effrayer les dames et choquer les curés ?
* dont le nom est tapi quelque part dans ce texte
Mais on ne peut non plus bouche bée demeurer !
Allons ! brisons la glace et jetons nous à l’eau
Sous l’oeil inquiet des uns, celui gourmand des au-
tres en narrant l’histoire de cet explorateur
qui rencontre un lion bien loin de sa demeure.
Il se jette à genoux, psalmodie cette antienne :
« Faites que cet animal ait une pensée chrétienne »,
Le roi des animaux en cette occasion
s’exclama derechef, sans laisser d’illusion :
« Par ma barbe, Seigneur, Bénissez mon repas ! »
Tous s’esclaffent en choeur et je n’en connais pas
Qui ne vida son verre pour le remplir encor.
Il sera temps demain pour les Confiteor !
Qui ce soir sont servis pour les mets les plus fins :
Qu’ils viennent de Lussac ou de Saint-Emilion
Tous ces brillants flacons appellent l’ovation. Notre tablée leur livre une guerre sans merci.
Les langues se délient, fredonnant sans souci. C’est que l’une des veuves, arrivée en retard,
Réclamait d’écouter malgré le tintamarre les chansons entonnées en début de soirée. Les prêtres sont ravis, tout bien considéré
Ils goûtent le bonheur qu’ils ne pratiquaient guère
de descendre de chaire pour faire bonne chère.
Les veuves oublieraient (mais tout en restant sages)
Leurs époux disparus pour un très long voyage.
Et l’auteur de ces vers, le mécréant, l’impie,bon chantre bon yvrogne, à demi assoupi,
rentra dans ses foyers, aux lèvres une chanson
en bénissant le Nom du Plus Grand Echanson.
Taille de février
A Clamart, malgré le dicton, on n’attend pas mars pour tailler la vigne municipale ( le « clos Franquet »).
Le Parisien l’avait annoncé.
C’est ainsi que dès le matin du mardi 26 février nos habituels bénévoles se sont retrouvés les pieds dans la neige pour régler leur compte aux deux cents pieds de sémillon et chardonnay qui avaient pris des libertés avec les principes de la viticulture maîtrisée.
Celui-ci pratique une taille aérienne.
Plusieurs personnalités, parmi lesquelles notre député Jean-Marc Germain,
et notre amie Nicole, miss Cougar 2012, les avaient rejoint.
Bien heureusement un viticulteur champenois, l’ami Jean-Pierre, était venu nous apporter ses lumières : préservation d’un seul sarment fructifère (pas plus de 10 yeux) par pied qui donnera les grappes de l’année, et d’un « rachet » au plus bas du cep, pour l’année suivante ; prise en compte des ceps voisins pour le choix du sarment à conserver ; quant aux autres sarments, on les « bute » sans regret. Pour les treilles, préservations des « longes ».
A près un tel traitement, il ne faut pas s’étonner si le paysage est bouleversé et si l’on a besoin d’un remontant : vin chaud et champagne Léguillette millésime 2005, accompagnés d’un foie gras à la « Gigi » et des saucisses ramenées d’Allemagne par l’ami Marcel, ont fait l’affaire !
Et comme toujours à Clamart, tout finit en chansons…
Et merci à l’ami Guy Guenerin pour les photos qu’il a aimablement mises à notre disposition.
ciboulette
Pour les amateurs d’opérette on peut voir ces jours-ci à l’Opéra Comique Ciboulette, de Reynaldo Hahn (1923). Il s’y trouve un petit air charmant :
Ah Qu’il est doux de faire campagne, (A la campagne tout près d’Paris*)
Entre deux fêtes à Paris,
Et de remplacer l’ champagn’
Par du cidre ou du p’tit vin gris.
(*) Il s’agit d’Aubervilliers. L’action se passe en 1867
On peut le voir dans cet enregistrement tourné en Avignon en 1997 sous la direction d’Emmanuel Plasson. L’air qui nous intéresse commence à la minute 19 et 11 secondes et dure à peine plus d’une minute !


















