doubles verres

Nous avions vu qu’un verre et une bouteille pouvaient n’être qu’un seul et même objet ,  voyons maintenant comment deux verres peuvent n’en former qu’un !

C’est Achille Castiglioni, grand designer, qui serait le père du concept avec son double verre réalisé en 1983 pour la maison Danese

verredoublecastiglioni

En 2007 la maison Roset s’y met

verredoubleroset

Et voici maintenant le « martini/shot » (trouvé sur meileurduchef.com)

martinishot

Etonnante cette réalisation d’Yves Béhar pour Bombay Sapphire , non ?

sapphireinspiré

Un conseil quand même aux amateurs : attention aux taches !

au coin du feu

On n’imagine pas la variété des motifs décoratifs des plaques de cheminée : blasons (pour les plus anciennes), scènes paysannes, mythologiques… Ces plaques de fonte  servent à protéger la maçonnerie, mais aussi à renvoyer la chaleur du feu.

Les plus anciennes dateraient du XVeme siècle (La plus ancienne connue serait celle qui existe au musée lorrain (à Nancy), aux Armes du Roi d’Anjou fondue vers 1460).

Regardons celle- ci, trouvée chez l’amie Nathalie à la Canolle en Provence , venue de Chailly sur Bière :

plaquelacanolle

Bacchus au coin du feu

Difficile de savoir de quand elle date, d’autant que ce type de plaque fait encore l’objet d’une large diffusion (voir chez godin , usines-diffusion , ou encore la magnifique collection de guerin ). En voici un échantillon (dans la même veine bachique !)

plaquetetebacchus

plaquevendanges

plaquepressoir

plaquebacchus1

plaquebacchus3

patrenostre

Envie de prière ?

Voici la patrenostre du vin, fabliau moyenâgeux qui témoigne que la verve des chansonniers est ancienne dans notre pays, et qu’en ce temps non plus on ne respectait rien… Une contribution du bon clos au débat qui fait rage sur l’identité nationale ?

(Le dictionnaire Godefroy peut aider)

patrenostreduvin

patrenostreduvin2

On ne trouvera pas la suite , mais des informations complémentaires et d’autres patrenostres parodiques dans un ouvrage numérisé par Google malheureusement en consultation partielle

 

 

 

 

Cerda

On a déjà parlé dans ces colonnes de Caroline Cerda, artiste peintre découverte il y a peu à l’hôpital Bretonneau ..

Elle expose ces jours-ci ses derniers paysages au village saint-paul (galerie bureau d’art, 7-9 rue Saint-paul paris 4eme). De belles choses, mais  point de vignes ni de grappes, hélas.

Nous ne rentrons pas bredouilles pour autant, avec cette scène d’intérieur à la bouteille, qui a toute sa place dans la galerie du bon clos.

Quant à la bannière exposée à Bretonneau, elle se trouve maintenant au chateau de gaudou , à Vire sur Lot

Merci Caroline, et à bientôt !

 

interieurcerda

 

Intérieur (le père et le frère du peintre)

 

la bataille des vins

Comment faire son choix, parmi la multiplicité des cépages, des climats, des terroirs et… des vignerons ? Ce casse-tête occupe les oenophiles qui courent de cave en foire, de salon en chai..

Il se posait déjà il y a huit cent ans au bon et auguste roi Philippe. Un conteur, Henri d’Andeli (vers 1224) a raconté comment il s’y prit pour en juger.

On verra que les vins d’Ile de France avaient toute leur place à la table royale, même si certains sont montrés du doigt…

batailledesvins

Résumons l’affaire.

Le roi Philippe envoie ses messagers quérir les meilleurs vins de la terre : à Chypre, en Alsace, à Parme, en Provence et en Espagne, à Beaune et Orléans… Les vins d(‘Ile d)e France sont bien représentés : Argenteuil, Montmorency, Deuil, Etampes, Meulan…

Un prêtre anglais est requis. Il commence par excommunier 3 vins qui donnent la  roigne (gale) : le vin « pétard » de Châlon (sur Marne pense-t-on) qui enfle le ventre et les talons, celui d’Etampes qui donne la « goutte-crampe« , et le mauvais de Beauvais…

Le premier à parler est le vin d’Argenteuil, qui se dit le meilleur de tous. Mais les autres français, avec  Pierref(r)ite, se récrient : Or te tais, fils à putain glouz…

L’Alsace (qui plait aux allemands), Epernay (qui ôte la goutte des reins), la Rochelle (qui abreuve anglais et nordiques), le Berry, tous font front contre les français, qui se défendent courtoisement et vantent leur saveur.

Le roi du (vin) blanc bien se paya et chacun des vins essaya. Le prêtre anglais, qui volontiers les engorgeait : « (it) is gout » , excommunie la cervoise, puis jeta la chandelle à terre et s’en alla sommeiller tant de jours et tant de nuits sans s’éveiller.

Finalement le roi récompense tous les bons vins et  fait douze pairs de France (mais on ne saura pas qui !), avec lesquels jamais maladie n’aurait

La morale, car il y en a une, est simple :  prenons tel vin que Diex nous donne.., car  faute de mieux on n’a pas tort de dormir avec sa femme.

——

Il est temps que cette fable rejoigne la collection du bon clos.

Faisons l’effort de lire ce français ancien (ce dictionnaire en ligne peut être utile), avant d’en consulter une traduction

(voir aussi l’intéressante analyse de Bernard Gineste , ou l’étude plus complète de A.Héron (1881))

Volez oïr une grant fable
Qu’il avint l’autrier sus la table
Au bon roi qui ot non Phelippe,
Qui volentiers moilloit sa pipe
Du bon vin qui estoit du blanc ?
Il le senti gentil et franc,
Si le clamoit son ameor
Por le bien et por la douçor
Que li vins avoit dedenz soi ;
Li rois en but sanz avoir soi.
Li rois qui ert cortois et sages
Manda a trestoz ses messages
Qu’il alaissent le meillor querre
Qu’il trovaissent en nule terre.
Premiers manda le vin de Cypre,
Ce n’estoit pas cervoise d’ Ypre,
Vin d’ Aussai et de la Moussele,
Vin d’ Anni et de la Rocele,
De Saintes et de Tailleborc,
De Melans et de Treneborc,
Vin de Palme, vin de Plesence,
Vin d’ Espaingne, vin de Provence,
De Montpellier et de Nerbone,
De Bediers et de Quarquassone,
De Mossac, de Saint-Melÿon
Vin d’ Orchise et de Saint-ÿon
Vin d’ Orliens et vin de Jargueil,
Vin de Meulent, vin d’ Argentueil,
Vin de Soissons, vin d’ Auviler,
Vin d’ Espernai le Bacheler
Vin de Sezane et de .vij. mois,
Vin d’ Anjou et de Gastinois
D’ Ysoudun, de Chastel Raoul,
Et vins de Trie la Bardoul,
Vin de Nevers, vin de Sancerre,
Vin de Verdelai, vin d’ Auçuerre,
De Tornierre et de Flavingni,
De Saint-Porchain, de Savingni
Vin de Chablies et de Biaune,
.I. vin qui n’est mie trop jaune ;
Plus est vert que corne de buef :
Toz les autres ne prise .i. oef.
Trestuit vindrent en .i. conroi
Seur la table devant le roi.
Si comme Diex parla au cigne,
Chascuns des vins se fist plus digne
Par sa bonté, par sa poissance,
D’abevrer bien le roi de France.
Un prestre englois si prist s’estole,
Qui moult avoit la teste fole,
S’escommenïa Dans Mauvais
Qui estoit du clos de Biauvais,
Et Dant Petart de Chaalons
Qui le ventre enfle et les talons,
Et me sire Rogoel d’ Estampes
Qui amaine les goutes crampes :
Cil troi vin amainent la roingne.
A grant honte et a grant vergoingne,
Batant, ferant d’un baston cort,
Les amainent ferant a cort
Et lor dist que jamés n’entraissent
La ou nul preudomme hantaissent.
Les .ij. vins et de Biauvoisins
Et Dans Clermons li tiers voisins,
Ces .iij. vin n’en chaça il pas
Qu’il les senti de bon compas.
Li vin commun, li vin moien,
N’erent prisié .i pois baien.
Vin du Mans, de Tors retornerent
Por ce qu’a esté s’atornerent
Por la paor du prestre englois
Qui n’ot cure de lor jenglois.
Vin d’ Argenches, Chambeli, Renes,
S’en fuïrent tornant lor resnes,
Quar se li prestres les veïst,
Je croi bien qu’il les oceïst.
Primes parla vins d’ Argentueil
Qui fu clers comme lerme d’ueil,
Et dist qu’il valoit miex d’aus toz.
« Or te tais, filz a putain glouz, »
Ce dist li vins de Pierre frite,
« Tu jeues a la desconfite ;
Ices trives seront enfretes,
Je vail moult miex que vous ne fetes,
A tesmoing le vin de Marli,
De Duoeil, de Monmorenci. »
Lors dist bee sanc de Meulent :
« Argentueil, je sui moult dolent
Que tu despis tes compaignons.
Saches de voir nous en plaignons
Qui fez d’Auçuerre, de Soissons,
Le vin de l’autel de Tauçons,
Icil dui passent Vermendois,
Cil doivent bien seoir au dois. »
Esparnai dist a Aviler :
« Argentueil, trop veus aviler
Trestoz les vins de ceste table,
Par Dieu trop t’es fez connestable.
Nous passons Chaalons et Rains,
Nous ostons la goute des rains,
Nous estaignons toutes les sois. »
Dont saut en piez le vin d’Ausois,
Li bons gentiz vins et roiaus :
« Esparnai, trop es desloiaus,
Tu n’as droit de parler en cort,
Je sui cil qui la gent secort ;
Entre moi et ma damoisele,
Longue tonne de la Mosele,
Nous secorons les Alemanz,
Nous fesons trestoz noz commanz ;
Aus Coloingnois prenons l’argent
Dont nous repessons nostre gent. »
Lors dist li vins de la Rocele :
« Vous, Aussai, et vous, la Mousele,
Se vous paissiez cele gent fiere,
Je repais trestoute Engletiere,
Bretons, Flamens, Normans, Englois,
Et les Escos et les Irois,
Norois et cels de Danemarche :
Jusques la dure bien ma marche.
Je sui des vins li sebelins,
J’en aport toz les esterlins. »
Li vins Saint-Jehan d’Angeli
Si dist a Henri d’Andeli
Qu’il li avoit crevé les ex
Par sa force, tant estoit prex.
Engolesme, Bordiaus et Saintes,
Cil i firent bien lor empaintes,
Et le bon vin blanc de Poitiers
Qui n’a cure de charretiers :
C’est cil qui toute gent acroche
Par la froidure de sa roche.
Tant est fort que par son orgueil
Se fet costoier au soleil.
Ne sai qui en but plus qu’assez,
Par coi il ot les iex quassez.
Channi, Montrichart, Laçoy,
Chastel Raoul et Betesi,
Monmorillon et Ysoudun,
Et cil d’entor tout de commun,
Furent devant le roi tout cois
Por abatre le bobançois.
Vin françois bien se desfendoient
Et cortoisement respondoient :
« Se vous estes plus fort de nous,
Nous sommes sades, savorous ;
Si ne fesons nule tempeste
A cuer, n’a cors, n’a oeil, n’a teste.
Mes Vermendois, Saint-Brice, Auçuerre,
Si font les genz gesir au fuerre ! »
Qui la veïst vins estriver
Et chascun sa force aviver,
Et chascun mener son desroi
Sor la table devant le roi,
Ce n’est ore ne plus ne mains,
Se vins eüssent piez ne mains,
Je sai bien qu’il s’entretuaissent,
Ja por le bon Roi nel lessaissent.
Qui veïst comment estrivoient
Et com li vin estinceloient,
Si que la grant sale et la chambre
Sambloit plaine de basme et d’ambre.
Ce sambloit paradis terrestre,
Chascuns lechierre i vousist estre.
Chevaliers, clers, borgois, chanoine,
Contrait, muel, mesel et moine,
S’il hurtaissent a tel quintaine,
Jamés n’eüssent la quartaine.
Li rois du blanc bien se paia
Et chascun des vins essaia.
Li prestres englois i estoit
Qui volentiers les engorgoit,
Et a chascun donoit .i. baut
Et puis si disoit : « Yse baut
Bien, saint Thomas qui fu martin,
Goditouet, ci a bon vin ! »
Trestout seul lut cele leçon,
Guersoi dunque fu son clerçon ;
S’escommenïa la cervoise
Qui estoit fete dela Oise,
En Flandres et en Engleterre,
Puis geta la chandeille a terre,
Et puis si ala sommeillier
.iij. nuis, .iij. jors sanz esveillier.
Li rois les bons vins corona
Et a chascun son non dona :
Vin de Cypre fist apostoile
Qui resplendist comme une estoile,
Dont fist chardonal et legat
Du bon gentil vin d’Aquilat .
Puis fist .iij. rois et puis .iij. contes,
Et puis en dura tant li contes
Qu’il en fist .xij. pers en France
Ou li rois ot moult grant fïance.
Qui .i. des pers porroit avoir,
Ne por argent ne por avoir,
Desor sa table a son mengier,
Moult s’i feroit bon arengier :
Jamés maladie n’auroit
Jusques au jor que il morroit.
Qui miex ne puet si n’a pas tort,
Adés o sa vielle se dort ;
Soit vin moien, per ou persone,
Prenons tel vin que Diex nous done.
Explicit la Bataille des Vins.

Celui qui voudrait en savoir plus ne s’en tiendra pas là, mais pourra consulter la « disputoison du vin et de l’iaue » , de Geoffroi des Nés (début 14e siecle), où l’on verra que la bataille durait encore un siècle après…

En voici un extrait présenté par Héron, ainsi qu’un passage d’Eustache Deschamps dit Morel (1340-1410)

desputoison

eustachedeschamps

Barriques peintes de Puech Haut

Tirons un grand coup de chapeau au vignoble Puech Haut , dans le Languedoc, dont le propriétaire, Gérard Bru,  a eu la bonne idée de proposer à des artistes d’échanger le contenu de ses barriques contre les mêmes, peintes à leur guise.

Cela donne une collection éclectique et délectable, dont on peut voir une partie ces jours-ci à l’Hotel Westin , à Paris près des Tuileries.

C’est peu dire qu’au bon clos nous avons eu le coup de foudre, si l’on peut dire…

En voici quelques unes.

Ils ne portent pas de nom, nous nous  ingénions à les intituler.  Mesdames et messieurs les artistes, joconde sur votre indulgence comme dirait maitre Le Tellier.

Les auteurs se nomment Christine Barres, Ben, Jean-Paul Bocaj, Paul Bocuse (mais oui !), Gérard et Michel Calvet, Mashi Changizi, Daniel Cosset, Hervé Di Rosa, Fane, Bernard Farina, Marc Guyot, Roland Hours, JIM, André Laborde, Hocine Lemaj, Luis Salazar, Tony Soulie, Serge Van Khache, Isabelle Zutter…

On peut en voir d’autres sur le site du vignoble

Quant au vin que nous n’avons pas encore goûté, on peut le trouver par exemple

Isabelle Zutter

lendemain de cuite ?

SergeVanKhache

minute papillon ?

soulie-tony.1256565461.jpg

?

Luis Salazar

?

Hocine Lemaj

A la tienne hocine !

laborde2

andrélaborde

?

JIM

coca like ?

rolandhours

?

MarcGuyot

olé !

bernardfarina

puzzle

fane

?

hervé di rosa

?

danielcosset

?

mashi changizi

?

michelcalvet

?

gerardcalvet

?

paulbocuse

?

bocaj

?

ben4

?

barres christine

?

chapitres d’octobre

Voici revenu l’automne et son cortège de chapitres des vendanges.

Il y eut d’abord Suresnes, où l’ami Marcel a été intronisé dimanche 4 octobre dernier.

Le voici dissertant avec le grand-maître sur les vertus du vin de la confrérie de Suresnes.

marcelasuresnes

Et puis il y eut Clamart, bien sûr, le samedi 17 octobre.

Le temps était à la pluie, ce qui n’empêcha pas la Confrérie du Clos de Clamart, accompagnée de représentants des confréries amies,  de défiler dans les rues de la ville. Les Esquilous, groupe clamartois d’originaires du massif central, bravèrent les éléments et firent apprécier leurs danses rue piétonne et rue Pierre Franquet.

Il n’y eut aucun problème.

Le chapitre se tint dans la grande salle du conseil de la mairie de Clamart, comme il se doit. Avant de procéder aux intronisations rituelles, un moment de silence fut observé en souvenir des grands anciens récemment disparus : Jean Mussotte, René de Pra, Freddy Moro.

Et comme tout finit par des chansons, on chanta la chanson culte de Daniel Cherrier « on a tous un grain.. »

Et l’accordéon de Bernard Jacob trouva un renfort inattendu avec la trompinette de Jean-Luc Babigeon.

Babigeonalatrompette

bernardaccordeon

Enfin il y eut Meudon et son Clos Rabelais, dimanche 18 octobre.

closrabelais

Rappelons que le grand François fut curé de cette ville de 1551 à 1553, et qu’en 1994, à l’occasion du 5eme centenaire de sa naissance , le clos fut planté en cabernet franc (cépage tourangeau s’il en fut)

avebacchus

et baptisé, dans l’enceinte du musée d’art et d’histoire Armande Béjart.

La municipalité avait fait les choses comme il faut : fête de la vigne, vendange, accueil des confréries amies, comme le grand ordre des calvados d’Ile de France , d’implantation meudonnaise, la  confrérie palaisienne des coteaux de l’Yvette

grandmaitrepalaiseau

dont voici le grand-maitre

et bien sûr les clamartois venus en voisins

clamartoisameudon

pique-nique tartiflette dans les jardins

tartiflette

musique avec les Novesky, la formation tzigane de Jo’s Noves (01 43 30 05 28), ici avec Jean Garcia à l’accordéon

chapitre en plein air officié par le maire Hervé Marseille en personne, qui cumule sa charge d’édile et la Présidence de la Confrérie du Clos Rabelais. On comprend mieux pourquoi celui-ci, ployant sous le poids de responsabilités multiples, a récemment abandonné son poste d’administrateur de l’EPAD, au risque de laisser se déchainer les médisances

Que les personnalités intronisées à cette occasion ne nous en veuillent pas si nous portons l’éclairage sur le plus médiatique d’entre eux, l’impayable André Santini, qui  fit au public la joie d’un grand « numéro » de duettistes avec son intronisateur.

Et le champagne était de la fête, offert part la Confrérie des Chevaliers de l’Arc de Mesnil sur Oger, venue se jumeler ..

champagne

Péril en La Défense

Quoiqu’il nous en coûte parfois, il n’est pas dans les habitudes de ce blog dédié à la vigne et au vin d’entrer dans des débats politiques politiciens, mais le petit drame en train de se jouer à la Défense nous enjoint d’intervenir.

On se souvient qu’en 2007 une vigne y fut plantée   : le clos de Chantecoq. Tous les amis de la vigne franciliens attendent avec émotion sa première production, prévue pour 2010.

Comment alors ne pas être saisi d’appréhension à l’idée qu’un jeune homme de 23 ans, inexpérimenté, fils d’un père qui ne boit jamais une goutte de vin, se trouve en situation de faire la pluie et le beau temps sur ce clos ?

On ne peut reprocher aux fils les fautes des pères, nous rétorquera-t-on.

Et l’on aura raison.

Mais comme disait mon oncle Joe , « la pomme ne tombe jamais loin du pommier ».

Amis du clos, ne prenons pas de risque. Mobilisons nous pour sauver le clos de Chantecoq ! Signons la pétition des habitants de la Défense inquiets !

Nues dans les vignes

Bien avant la performance de Spencer Tunick à Pouilly-Fuissé , Pascal Ewald, peintre à l’imagination foisonnante, a mis en scène déesses et sylphides dans les vignes de Terrebrune (un des grands Bandol).

nuedslesvignes

On ne peut manquer Diane en chasse, mais il faut s’accrocher pour voir les sylphides perchées dans les arbres..

nuedslarbre

ou sur les fils téléphoniques.

Qu’en dire, sinon méditer  les paroles de Claude Wiart qui nous explique que  « la création picturale sert de réalisation hallucinatoire du désir » ? L’exploration de l’oeuvre de Pascal Ewald, que nous avons rencontré dans son atelier ollioulais, pourrait nous en dire et nous en montrer à voir plus, comme ce blog-là. Il expose le plus souvent sur les rives de la Méditerranée mais a parcouru aussi l’Europe avec le symposium Saint Jean Népomucène dans les années 2002-2005. Nous en resterons ici à notre ligne éditoriale avec cette fresque bachique peinte sur bois, exposée un temps dans un restaurant toulonnais, et qui attend encore son présentoir

Il faut y regarder de plus près

bacchusa2tets

pour admirer Bacchus en majesté

et ses envoûtantes fontaines

fontaine

Nus dans les vignes

Cà s’est passé à Fuissé ce samedi 3 octobre et nous n’y étions pas (on ne peut pas être dans tous les bons coups…).

A l’instigation de GreenPeace et du photographe Spencer Tunick 713 personnes se sont déshabillées pour que la Nature n’ait pas à « rendre les armes face à la violente domination de l’Homme« , deux mois avant le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague.

(on peut signer l’ultimatum climatique lancé par Greenpeace avec dix ONG )

ecoutant

braslevé

femmesdebout

faceaface

allongés

Quel rapport avec la planète demandera-t-on ?

Comme le dit Greenpeace,

« Cette immense sculpture vivante illustre la vulnérabilité de l’homme et de sa culture face aux dérèglements climatiques. Nos vignes, notre gastronomie et notre planète sont mises en danger par les changements climatiques et la passivité de la communauté internationale »

Amis du Clos,  nous savons ce qui nous reste à faire !