Offenbach toujours

En ce mois de décembre les fans d’Offenbach et amateurs d’airs à boire avaient deux opportunités d’étendre leur répertoire, avec le retour des brigands à l’Athénée montant Croquefer (une merveille loufoque, livret d’Adolphe Jaime et Etienne Tréfeuavec en rab l’île de Tulipatan, du grand art, c’est jusqu’au 13 janvier, courez-y !), et celui des délasscom osant monsieur et madame Denis au petit théâtre de Naples (c’est fini).

Voici un court extrait pour témoigner de l’art des Brigands.

croquefer

À vos santé, je bois,

Buvons.
Avec plaisir je vois,

Buvons.
Qu’entre nous ce vin frais,

Buvons,
Va cimenter la paix,

Buvons.

Au choc de vos verres,

Tin tin tin,
Plus de fronts sévères,

Plus de chagrin.

Que boivent-ils ? du vin rouge d’Argenteuil, ou du blanc de Suresnes !

Croquefer a été monté au festival lyrique de Barie l’été 2011, (voir l’article de vocalises.net),  le spectacle est en ligne sur youtube

On ne rira pas autant avec M.et Mme Denis, (ce n’est pas le plus drôle du maître, mais il y a un air à boire et une chaconne qui valaient le déplacement).

Versez et buvons à plein verre!

Voici de courts extraits

la vie rustique

Nous parlions il y a peu de cet ouvrage d’André Theuriet, illustré par le graveur Léon Lhermitte, mis en avant par Gallica en novembre dernier.

C’est une oeuvre d’un autre temps, où le sentiment de la nature s’exprimait sans voile. Nous l’avons parcouru et en présentons ici quelques bonnes feuilles pour les lecteurs du bon clos. Entre « le blé » et « le chanvre », une importante partie est consacrée à la vigne mettant en scène et décrivant avec précision le travail des vignerons, tonneliers, vendangeurs…

Lire la suite « la vie rustique »

téléthon

C’est discrètement que la Confrérie du Clos de Clamart apporte chaque année sa contribution au Téléthon. Cette année, l’occasion lui a été donnée de sortir de l’ombre entre une heure et deux heures du matin, avec d’autres confréries comme celle de l’asperge de Sannois…

La voici, sur France 2 !

dans les rues de Paris: rue Lamarck

Voici encore une jolie porte d’immeuble toute ceinte de treille en céramique, en bas de la rue Lamarck. Ce serait l’oeuvre de Louis Dupont, en 1905, d’après le site www.pss-archi.eu/

Voir aussi l’article de patryst. On peut aussi lire dans le catalogue gentil-bourdet :

« Présenté au concours de façades de la ville de Paris en 1905, cet immeuble en éperon de Louis Dupont témoingne magistralement des remèdes que l’on opposait alors à la monotonie de l’habitat populaire. Les céramistes Alphonse Gentil et Eugène Bourdet qui venaient de fonder leur entreprise à Boulogne Billancourt, livrèrent ici tout un éventail d’éléments de grès standard, donc peu coûteux. Leur vive tonalisé et leur disposition savamment ordonnancée soulignet la trame contrastée d’un appareil de brique et de pierre de taille. Conscients du succès de l’expérience, G&B reproduisirent longtemps ces façades dans leurs documents publicitaires »

Melounovy

Il est un curieux festival organisé depuis quelques années à Prague, le Melounovy festival. Le thème ? La sculpture sur pastèque. Les oeuvres sont réalisées sur place en temps limité ou en temps libre.

Voici une des oeuvres réalisées en 2008, qui devrait intéresser les amis du Clos.

Ca c’est Paris ! La Tour Eiffel et la vigne !

Etonnant non ?

Amazing !

Notons qu’en France nous avons un champion, il s’agit d’Olivier Herbomel , sculpteur sur fruits et légumes, qui y a été souvent primé.Voir là son interview par la Voix du Nord.

 

suite tastevinesque

C’est le titre d’une oeuvre musicale composée par Alain Crépin, compositeur belge né en 1954, à la suite de sa participation en octobre 1989 à un chapitre de la Confrérie du Taste-Vin, au cours duquel il a été intronisé chevalier du Tastevin.
L’oeuvre se compose de trois parties : « l’intronisation », « le château du clos de Vougeot », et « la disnee » au cours de laquelle on reconnait les accents d’un hymne bourguignon bien connu. On en trouvera une description détaillée

En voici une interprétation par la musique royale des P.G. (?) de Deux-Acren

Gallica fête les vendanges

Plongeant dans son fond, notre Bibliothèque numérique Nationale nous a réservé quelques surprises à l’occasion des vendanges.

Le « clou » en est sans doute cette enluminure du « maître de Sarum », dans l’Apocalypse glosée (vers 1240)

on peut y voir l’ ange qui « vendange les vignes de la terre kar elles sont meures », comme on peut le lire avec un peu de concentration ci-dessus. En français d’aujourd’hui (traduction wikipedia) :

Et l’ange jeta sa faucille sur la terre, et vendangea la vigne sur la terre, et il en jeta les grappes dans la grande cuve de la colère de Dieu.
La cuve fut foulée hors de la ville, et il en sortit du sang jusqu’à la hauteur du mors des chevaux, sur un espace de mille six cents stades.

Voici aussi des estampes anciennes d’après des miniatures de l’époque de Charles V (fin 14ème siècle)

Voici maintenant une gravure de Jacques Callot (1592-1635), le mois de Septembre (issue de la série des mois de l’année), représentant les vendanges

Passionné de dessin, le jeune Callot fugua dès l’age de douze ans depuis sa Lorraine natale pour rejoindre l’atelier de maitres italiens au début du 17ème siècle…

Plus près de nous, voici, de Célestin Nanteuil, (1813-1873), une autre scène de vendanges

De la même époque voici un poème de François Fertiault (1814-1915), paru dans les Veillées Récréatives en 1859

De la même époque voici la Vie Rustique, un savant ouvrage d’André Theuriet (1833-1907) de l’Académie Française s’il vous plait, joliment illustré par Léon Lhermitte.

Ce livre, qui comprend de nombreuses gravures, mérite un examen approfondi. Nous y reviendrons.

Voici aussi dans l’encyclopédie Roret, le Manuel du Vigneron, 6ème édition de 1873, par Arsenne Thiébaut  de Berneaud.

Un ouvrage de référence que l’on peut consulter .

Terminons avec ces deux photos anciennes d’un garçon mangeant du raisin

et d’un couple en vendange à Argenteuil

Et n’oublions pas qu’en 1932…

les affichistes

On peut voir en ce moment à la Bibliothèque Forney  dans le Marais une exposition des oeuvres du grand affichiste Bernard Villemot, (1911-1989), bien connu pour ses pubs Bally et Orangina.

Le voici présentant une affiche.

Le style a évolué depuis Jules Chéret, dont nous avons déjà parlé, mais bien des choses peuvent intéresser les lecteurs du bon clos.

Voici sa version du livreur de chez Nicolas, Nectar, capable de porter 16 bouteilles dans chaque main.

Voici en complément quelques oeuvres d’affichistes contemporains.

Paul Savignac, (1907-2002) natif de Trouville, a vanté cette brasserie locale bien connue

celui-la doit être un vin de garde…

Villemot a étudié dans l’école de Paul Colin, (1992-1985) auteur de l ‘affiche suivante

Cette dernière est de Cassandre, « le plus grand des affichistes » (Paul Bergé)