la vie rustique

Nous parlions il y a peu de cet ouvrage d’André Theuriet, illustré par le graveur Léon Lhermitte, mis en avant par Gallica en novembre dernier.

C’est une oeuvre d’un autre temps, où le sentiment de la nature s’exprimait sans voile. Nous l’avons parcouru et en présentons ici quelques bonnes feuilles pour les lecteurs du bon clos. Entre « le blé » et « le chanvre », une importante partie est consacrée à la vigne mettant en scène et décrivant avec précision le travail des vignerons, tonneliers, vendangeurs…

Pan, Pan, Pan, Pan ! Maillet sonore,

Presse les cercles du tonneau

Pour enfermer le vin nouveau

Fils de l’aurore (chanson de Pierre Dupont)

 André Theuriet est un poète, du Parnasse s’il vous plaît, alors…

L’auteur est transporté par l’odeur des vignes en fleur, qui réveille manifestement toutes les ardeurs…

Et l’on va en vendanges en chantant…

Aller en vendange

Pour gagner dix sous

Coucher sur la paille

Ramasser des poux…

 (Cette chanson est attestée dans le Val de Loire selon le site rassat.com, qui recense plus de deux mille chants populaires français (paroles et musique), et qui donne la suite de ces paroles ainsi que d’autres versions.)

Voici ce qu’un amateur éclairé pouvait dire des vins de France à la fin du 19ème siècle. Intéressant, non ?

« le roi des vins, c’est le pourpre et généreux bourgogne ; chaud, lampant et parfumé, il chauffe le coeur, épanouit la rate et illumine le cerveau…. »

 » le champagne, autre noble cru,  mais dont la spéculation industrielle a bien diminué la qualité. Sa griserie est tapageuse, et l’animation qu’il fait naître dure peu et est souvent suivie d’une torpeur mélancolique ;… un vin dont le charme est tout à l’extérieur, qui a plus de mine que de corps, plus de mousse que de sève… ce n’est la plupart du temps qu’un « coco épileptique » (Mürger) »

« Quant aux vins de Touraine, moins renommés, ils ont un bouquet rare et délicat, le vouvray pétillant à odeur de violette, le bourgueil chaud et parfumé, le chinon qui sent la framboise, et les diaboliques vins d’Anjou qui cassent la bouteille et encore mieux la tête. »

« Vins toniques et cordiaux du Bordelais, aux chais innombrables, où sont emmagasinés les nobles crus du Chateau Larose, du chateau Yquem, du Sauterne et du Chateau Margaux et de tant d’illustres maisons ; un peu amers, ils gagnent toujours en vieillissant ; leurs vertus généreuses et réchauffantes les ont fait surnommer « vins des malades »… »

 

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