quelques épitaphes


L’épitaphe est un genre littéraire rimé : c’est ce que l’on aimerait inscrire sur la pierre tombale de quelqu’un que l’on admire, ou pas…

Les lecteurs du Bon Clos connaissent celle de Rabelais, par Ronsard

recueilEn voici quelques unes, trouvées dans le Recueil d’épitaphes sérieuses, badines, satiriques et burlesques de M. De La Place (Bruxelles, 1782). Elles concernent des buveurs, bien entendu ! Il ya là tout un concentré de vie !

Celle qui suit est de Maynard, poète du 17ème siècle, élève de Malherbe.
« Esprit sur tout autre éclatant » disait de lui Paul Scarron.fameuxbuveurCes deux-ci sont d’un certain Cocquart, (avocat dijonnais et poète né en 1700)

leplusgrandbuveur mortd'hydropisieEt en voici des anonymes.lucas ivrogne buveur
lapierrequiparle

 

Les trente ans du Musée du Vin

Décidément il y a toujours un anniversaire chez ces gens-là ! L’an dernier le Conseil des Echansons de France fêtait ses 60 ans, cette année c’est le Musée du Vin, son joyau, qui fête ses trente. carton    C’était le 25 janvier 2015. Un vent de poésie soufflait. Dès le matin, lors de la messe de la Saint-Vincent, le Père Xavier, curé de Sainte-Colette des Buttes Chaumont et aumônier du Conseil des Echansons, en était de son acrostiche.

perexavierleyMaître du Ciel et des saisons,
Unis, dans la fraternité, les Echansons.
Seigneur, bénis nos vignes, du Gaillac et du monde, et bénis nos maisons.
Et en l’an de grâce 2015,
Enrichis tous les hommes dans leur art de vivre ensemble,
Durablement,  pour la joie et la paix de leurs cœurs,
Unissant le travail et le repos, la famille et les amis, la vigne, le vin et la table.
Visite-nous, chaque jour, avec ton art d’aimer et de te donner,
Invisible, loin de l’œil, mais près du cœur,
Nourris-nous aussi, par ton Eucharistie, de ta réelle présence en ce pain et ce vin nouveau.

Son homélie, improbablement basée sur les notes de dégustation de 3 vins, réjouit l’auditoire, au moins celui des Echansons de France venus chanter.

Ainsi du Château Le Manceau (2012 Blaye, côtes de Bordeaux)…qui vieillit très bien avec du fruit et de la souplesse,
« Celui qui en boira se souviendra qu’il est fait pour porter du fruit et donner de la souplesse à sa vie pour mieux aimer les autres« .
Et du Château Villars Fronsac 1989, Grand vin de Bordeaux, fait de raisins cueillis à pleine maturité où l’on retrouve des arômes de fruits très mûrs avec une très grande densité en bouche et une structure marquée par des tanins soyeux.
« Celui qui en boira se rappellera que toute vie est faite pour atteindre une maturité que seule la fin de notre vie nous permettra de découvrir ; lors de notre rencontre finale avec le Seigneur. « 
Enfin du Domaine des Hospices Civils de Lyon, Beaujolais- Villages Nouveau 2014, produit sur un domaine constitué par legs successifs, dont les revenus sont affectés à l’amélioration des conditions d’accueil des malades. Ce vin sait séduire par sa souplesse, son charme et sa complicité aromatique de fruits rouges.
« Voici un vin qui peut inviter les générations plus jeunes à accompagner avec gentillesse les anciens, les plus vieux qui sont malades ou âgés. La souplesse de ce vin exprime pour nous une attention particulière pour ceux qui souffrent. Notre charme et notre complicité leur fera découvrir autre chose que leur mal à soigner. Ici encore de beaux fruits pour de bons moments de partage. »

Plus tard, lors du Chapitre, c’est l’ami Jean-Jacques qui eut ces mots en intronisant une nouvelle Echansonne :

Voici que parait devant nous à l’instant
Une femme charmante aux multiples talents,
Dont celui, non des moindres, d’avoir épousé
Un de nos Échansons aux belles qualités.
Fille de Bourguignon, des attaches en Touraine,
Un passage obligé au lycée La Fontaine ;
Elle y fut distinguée en classe de philo,
Non pour avoir brillé par de fumeux propos,
Mais pour son gout marqué pour les arts ménagers
Qui lui valut un prix amplement mérité.
Puis prof elle devint, toute sa vie durant,
Passionnée qu’elle était par les petits enfants.
Retraitée aujourd’hui, bienheureuse grand-mère,
Faisant des petits plats pour réjouir le grand-père,
Chantal aime le vin et surtout le Champagne
Qui fait briller les yeux de nos belles compagnes.
Elle voyage beaucoup dans des pays lointains
Et le reste du temps cultive son jardin.
Le raisin qui y pousse est porté au pressoir
Où l’on fait, à Clamart , un vin si doux à boire.
Mais elle chante aussi, tout comme la cigale,
Rehaussant de sa voix notre belle chorale.
Cher Grand Maître, il est temps, j’ose le proclamer
D’admettre que Chantal doit être intronisée.

muse du vin 2015 073Le Souffle de Bacchus était là, avec de nouveaux chants, comme « Buvons bien nous buvons guère« , « le vin le cidre et la clairette » ou encore « c’est en passant de Paris La Rochelle (aimons le vin)« .

anniv muse du vin 001Et le banquet fut grand, animé par le groupe polonais Dzwon (ce qui veut dire en polonais : la cloche)

dzwon1dzwon

et arrosé de vins de Chateauneuf-du-Pape (la Gardine) et de Lirac (Saint-Roch) choisis par le Grand Pipetier Monique ; très en verve, plutôt que de se lancer dans l’énumération fastidieuse des treize cépages de Chateauneuf, elle raconta l’histoire de l’arrêté anti-ovnis qui y fut pris en 1954 et qui fit le tour du monde.

arrete-ovn(Ceci nous rappelle le cas du village de Morogues, sur le terroir de Menetou-Salon, où un Conseil Municipal Extraordinaire avait décidé en 1907 que l’alcoolisme n’existant pas à Morogues, il convenait de fixer à 20 mètres (sic) l’éloignement minimum d’un débit de boisson des lieux protégés par la loi du 17 juillet 1880 !)

A Boston et New York

Nous voici de nouveau sur cette mythique côte Est des Etats-Unis.

Commençons par l’essentiel. A Boston, Chez Rob et Ellen, une réunion de famille fut l’occasion d’ouvrir cette vénérable bouteille.

lafiteUn Lafite 72, pensez !

« Alors, il est bon ? » Comment répondre à cette question candide qui vient nécessairement ? Chacun à la réponse en soi, pourra-t-on dire. (« C’est au dedans de soi qu’il faut regarder le dehors »). A chacun de la trouver, en prenant son temps. Ce millésime n’aurait peut-être pas dû vieillir tant. Mais comme celle d’un ancien qui a vécu, sa conversation est passionnante.

Voici une carte du restaurant  allemand Jacob Wirth, un des plus anciens de la ville, sur Stuart Street :

chezjacobwirthbostonCe Minotaure de Picasso n’attendait que notre visite chez Martin Lawrence Galleries sur Newbury St.

minotauredepicassomartinlawrencegalleryEst-ce là que nous découvrons ce dessin de Charlie Hankin ?

l'orrougeDans la même veine, voici un autre signé Shannon  Weelher, trouvé sur le net

coupleaulitBelle rencontre au Isabella Stewart Gardner Museum, joli palais de collectionneuse

Madame Gautreau portant un toast, du grand portraitiste John Singer Sargent (1883)

madamegautreaubuvant  Et voici une scène bachique sur le montant d’un sarcophage de la Rome Imperiale

montant2Au Museum of Fine Arts voici cette joyeuse Nuit des Rois (twelth Night) de Jan Steen (vers 1662)nuitdesroisdejanhavickszsteenBeau vitrail de John Lafarge (vers 1885) représentant l’enfant Bacchus

l'enfantbacchusvers1885johnlafarge« Bobbejakken » (céramique de Delft, 18ème siècle)


Il s’y tenait une expo Goya où l’on pouvait voir cette scène de vendanges (l’automne, 1786)L_Automne_ou_les_Vendanges_Francisco_de_Goyaet cette Madre Celestina (vers 1820), la bouteille d’une main, le chapelet de l’autrelamadrecelestinaA New York nous voici chez l’amie Nina

benedictineneufcarrésElle connait les bonnes adresses ! Comme ce Gotham West Market où l’on peut manger et boire de tout dans une grande halle.

gothammarketC’est très organisé

plandugothamLe musée de Brooklyn est facile d’accès (métro direct depuis Manhattan). Plein de belles choses.

Détail d’une pic-nic party, de Thomas Cole (1846)

pic-nicCidre nouveau, de Thomas Waterman Wood (1868)

newciderDans un café à Paris (l’acteur Leigh Whipper) de Lois Mailou Jones (1939)dansuncafeaparis1939jonesEt voici aussi des verres  du 17ème siècle 17thcenturyvessels   et un repose-verres

reposeverres

A Nice

Voici une affiche vue au démodé, petit restaurant niçois que l’on ne saurait trop recommander, découvert avec l’ami Chris.

troisaubarOn y voit aussi cette partie de cartes bien connue…

partiedecartesC’est de la vraie cuisine niçoise, estampillée Armisen et Martin. Allez discuter le coup avec Marie-Jo !

A Puerto Rico

Dans cette île tropicale on ne s’attend pas à découvrir des vignobles, mais plutôt des plantations de canne à sucre. On s’intéressera donc au rhum ! Mais nous verrons que la vigne et le vin y sont pourtant présents.

San Juan est la capitale de cet état associé aux USA. Sa rade, gardée à l’intérieur par un fort et à l’extérieur par un château, a été l’objet de toutes les convoitises et a connu une histoire mouvementée.  La vieille ville, de plan rectangulaire grimpe le long d’un coteau d’où l’on surplombe la mer.

Gallery Inn y est un point de chute extraordinaire, regroupement improbable de maisons communicant par des passages et escaliers. C’est une sculptrice, Jan D’Esopo, qui s’y est établie il y a quelques cinquante ans, en y faisant un hôtel où sont exposées ses oeuvres et celles d’artistes amis.

Cette vigne pousse dans un des patios

vigne à la gallery inncarrelage ?

bouteillesvidesQu’y a-t-il au fond de cette maison naine ?

maisonnaine  A boire ! intérieur de la maison naineCe ne sont pas les bars qui manquent à San Juan

bar à San JuanVoici la façade d’une fabrique de sodas historique

fabriquedesodasUn petit artisanat propose ces touchants porte-verres et porte-bouteilles

porte-bouteilles porteverreMais il y en a de plus raffinés

portebouteillesenboisou de plus modernes

portebouteillesles dictons locaux n’ont rien à envier aux notres dictonsVu au Museo de Arte de Puerto Rico ( San Juan) ce tableau de Jose Rosa « eta shi me guta » (2001)

personnagesassisetbouteilles(etashimegutadejoserosa)Quelque part dans le vieux San Juan on tombe sur cette statue bachique devant un fier arbre de Noël

figurebachiqueausapindenoel

Tonneaux à la Casa Blanca

tonneauxalacasablanca  Vu au musée de Ponce dans le Sud de l’île, cette allégorie des sens (la vue et le toucher) de Jan Van Bijler (17ème siècle)

allégoriedessenset cette colonne « salomonique » du 17-18ème

colonne salomonique

Cette nature morte était présentée dans une exposition d’art contemporain au « mercado »

naturemortescène de bar du peintre haitien Francisco Gervais vue dans une galerie du vieux San JuantableaudefranciscogervaisUn des rares vins goûtés sur place : un chardonnay argentin

vinargentinA la rhumerie Bacardi, on nous raconte l’histoire d’une famille originaire de Cuba qui a construit de père en fils cet empire depuis 1862. Visite à l’américaine (petit train, bar à cocktails, guide, intervenants, jusqu’à la boutique où le rhum est au meilleur prix).

bacardibarUn bon moment !

bacardielfavorito bacardicumba

mosaiquebacardi2 mosaiquebacardi

aybendito

tonneauxderhumbacardi

Vive le vin de Ramponneau

Nous parlions récemment de ce marchand de vin installé hors les murs (pour ne pas payer les taxes) à la Courtille (aujourd’hui Belleville) dans sa guinguette du Tambour Royal.

cabaretramponneau

Tableau de Benjamin Fichel, 1877

Vendant son vin bon marché, il connut un succès considérable à partir des années 1760, accueillant artistes, ouvriers, bourgeois et aristocrates dans sa guinguette du  Tambour Royal qui  pouvait accueillir 600 personnes (apprend-on sur le site du musée virtuel du vin).

estampelecabaretderamponneauIl y figurait en peinture, chevauchant un tonneau. (« Voyez la France accourir au tonneau, Qui sert de trône à monsieur Ramponneau« )

portraitramponeau

 

gravurerampointL’on voit aujourd’hui courir nos badaux / Sans les achever quitter leurs travaux;

Pourquoi c’est qu’ils vont chez Mons Ramponaux / Voilà la taverne à la mode

ramponneauintUn dénommé Gaudon qui lui reprochait de ne pas avoir honoré l’engagement de jouer dans son théâtre, lui fit un procès fameux.  Voltaire lui-même ne rédigea-t-il pas un plaidoyer facétieux ?

ramponneauCette célèbre gravure montre le triomphe de Ramponneau  dont on ne peut même plus approcher le cabaret.

One ne compte pas les oeuvres où il fut mis en scène.

La chanson « la guinguette de Ramponneau » en dresse en tableau festif (voir les paroles complètes sur le site ventmarin)

1760_la guinguette_de_ramponneau_02

Dans la « comédie-folie » « Taconnet chez Ramponneau » ou le « réveillon de la Courtille« , joué en 1807 au théâtres des Variétés Panorama , se trouve la chanson « Vive le vin de Ramponneau », dont l’air fut repris par Béranger pour sa Grande Orgie.vivelevinderamponneau1vivelevinderamponneau2

vivelevinderamponneau3

vivelevinderamponneau4 On retrouve cet air dans Ramponeau ou le procès bachique, un opéra comique joué en 1815 au théâtre des Variétés. vivelevin1815

Un siècle plus tard sur les barricades, Victor Hugo faisait chanter à Gavroche : « Je fais la chansonnette, Faites le rigodon, Ramponneau, Ramponnette, don ! »

Ramponneau a sa rue à Paris, du côté de Belleville où une barrière porta son nom, naguère.

rueramponneau

On en saura plus sur cet étonnant personnage, natif de Vignol dans la Nièvre, sur le site d’Annie Delaitre-Rénu, ou encore sur Paris Anecdote ou chez nicolaslefloch.

 

 

la grande orgie

C’est le titre d’une chanson de Pierre-Jean de Béranger, notre grand chansonnier, dont l’ami Jean-Jacques a publié un extrait sous le titre « le vin charme les esprits », (qui en est en fait l’incipit) dans le numéro 21 de Ganymède (la lettre du Conseil des Echansons de France).

berangerMerci à lui de nous la faire connaitre, elle nous avait échappé…

Elle daterait de 1814. L’air est celui de Vive le vin de Ramponneau. Nous reviendrons sur cette chanson et sur cet intéressant personnage….

Voici la grande orgie, paroles et musique !

la grande orgie red Refrain

Le vin charme tous les esprits :
Qu’on le donne
Par tonne.
Que le vin pleuve dans Paris,
Pour voir les gens les plus aigris
Gris.

Non, plus d’accès
Aux procès ;
Vidons, joyeux Français,
Nos caves renommées.
Qu’un censeur vain
Croie en vain
Fuir le pouvoir du vin,
Et s’enivre aux fumées.

Graves auteurs,
Froids rhéteurs,
Tristes prédicateurs,
Endormeurs d’auditoires ;
Gens à pamphlets,
À couplets,
Changez en gobelets
Vos larges écritoires.

Loin du fracas
Des combats,
Dans nos vins délicats
Mars a noyé ses foudres.
Gardiens de nos
Arsenaux,
Cédez-nous les tonneaux
Où vous mettiez vos poudres.

Nous qui courons
Les tendrons,
De Cythère enivrons
Les colombes légères.
Oiseaux chéris
De Cypris,
Venez, malgré nos cris,
Boire au fond de nos verres.

L’or a cent fois
Trop de poids.
Un essaim de grivois,
Buvant à leurs mignonnes,
Trouve au total
Ce cristal
Préférable au métal
Dont on fait les couronnes.

Enfants charmants
De mamans
Qui des grands sentiments
Banniront la folie,
Nos fils bien gros,
Bien dispos,
Naîtront parmi les pots,
Le front taché de lie.

Fi d’un honneur
Suborneur !
Enfin du vrai bonheur
Nous porterons les signes.
Les rois boiront
Tous en rond ;
Les lauriers serviront
D’échalas à nos vignes.

Raison, adieu !
Qu’en ce lieu
Succombant sous le dieu
Objet de nos louanges,
Bien ou mal mis,
Tous amis,
Dans l’ivresse endormis,
Nous rêvions les vendanges !

Vu à Paris

Voici quelques images rapportées d’expositions vues cet hiver à Paris.

Cette sculpture de Nikki de Saint-Phalle présente une femme allongée au pied d’un arbre, un livre sur les genoux, un verre et une bouteille à portée de la main. La femme est d’une blancheur cadavérique, l’arbre est multicolore, constellé d’objets et de masques en plastique. C’est la mariée sous l’arbre.

femmeallongeealabouteilleVa comprendre ! Véronique Meflah pose la question : n’est-ce pas l’Eve éternelle au jardin d’Eden sur laquelle se penche, tentateur et avide le Malin ? Au Grand Palais jusqu’au 2 février.

Cette « Bakxante » a été vue à l’expo Sade au Musée d’Orsay (jusqu’au 25 janvier). Prépare-t-elle un mauvais coup ?

labakxante

et ce démon à la bouteille de saké est signé Hokusai, génial dessinateur japonais dont l’expo a fermé ses portes ce dimanche 18 janvier.demonalabouteille

Charlie… même pas mort !

jesuisC’est fait, ils ont payé, et nous allons payer, (car ils vont nous manquer, ils nous manquent déjà), le prix exorbitant de la liberté.

Ils n’ avaient pas l’air de héros ;  ils en étaient.

photosInsensés qui ont cru pouvoir tuer Charlie. Impossible ! Même pas mort ! Ces humoristes, ces sentinelles de la liberté, laissent une oeuvre immense, des émules par milliers, des admirateurs par millions. Nous les avons tant aimés !

Au Bon Clos, après un solide double mojito rendu nécessaire par les circonstances, on a entrepris de rassembler quelques unes de leurs oeuvres, (celles qui entrent dans notre ligne éditoriale) ; ce sont celles d’ hommes qui aimaient la vie, et bien sûr le vin !

N’ayons pas peur de rire avec eux !

Commençons par Cabu, l’immense Cabu. Il a illustré « les mots du vin et de l’ivresse », de Martine Chatelain-Courtois.

Cabuillustrationdesmotsduvinetdelivresseà découvrir mis en scène par la Timshel Compagnie

Il a dessiné dans les années 80 des étiquettes de bouteilles, pour le Verts du Rhône. Certaines sont savoureuses.

cabubigeardtordant, ce Bigeard

cabumitterandles promesses n’engagent que ceux qui les croient !

cabubarre

cabumarchaismais si !

cabulepenpas si faux

cabuchiracCe dessin, plus récent daterait de 2009 (non signé, vu sur le blog de Jacques Berthommeau)

borloored

Celui-ci, publié chez le même Berthommeau, illustre la légende de la naissance du Champagnecabuchampagne

Wolinski, l’érotomane, n’en ratait jamais une pour unir sexe et actualité.

oussamabarOn le retrouvera dans les étiquettes qui suivent, et qui ont besoin d ‘une petite explication. Un jour d’août 1977, apprenant le décès de Groucho Marx, Cavanna se serait exclamé : « il n’est pas mort ! » en se retrouvant nez à nez avec Gérard Descrambe,  propriétaire du Château Barrail des Graves à à Saint-Sulpice-de-Faleyrens (Saint-Emilion).S’ensuivit une histoire d’amour entre toute la bande et un vin cultivé en BIO depuis 1954. Chacun y mit du sien… Voici les étiquettes de Tignous,

etiquettetignousetiquettetignous2etiquettetignous3

etiquettetignous4

Wolinskietiquettewolin2

etiquettewolinskiet Charb.

etiquettecharbTerminons avec un poème du professeur Choron. On pourra voir les autres (des dizaines) là (sur un site dédié au professeur Choron).

choronpoemeAllons, pas plus que Groucho Marx, Charlie n’est pas mort !

Addendum : voici un dessin de Tignous découvert récemment

vintriste

Que faire des vieux bouchons ?

Les agapes se terminent et bien des amateurs de vin se retrouvent avec des dizaines de bouchons de liège, parfois prestigieux, qu’ils n’ont pas le coeur de jeter. Que faire de ces bouchons ?

Un petit tour sur Internet montre que ce ne sont pas les idées qui manquent.

Ainsi le site DIY (Do It Yourself I guess) propose 15 idées, du présentoir à bijoux au dessous de plat, en passant par le lustre, les porte-noms, et toute sorte d’objets (plus ou moins) décoratifs. On trouve paillassons, revêtement de sol, tampons chez Toutvert. La palme ira peut-être à ce (confortable ?) fauteuil ?

Comment économiser propose aussi de les utiliser pour capter les mauvaises odeurs dans un frigo, ou encore comme aide à la conservation des fruits (le bouchon absorberait l’humidité et éloignerait les moucherons).

Si après tout çà il reste encore des bouchons, voici la botte secrète : les donner à une association philanthropique de vendangeurs de bouchons qui les revendra à un liégeur.

Le 17 décembre dernier, Agir Cancer Gironde   a ainsi pu remettre un chèque de 20 000 euro à l’institut Bergonié de Bordeaux.

Barrique géante de 285000 bouchons édifiée à Bordeaux

Amis du Clos, apportons notre modeste contribution et remettons nos vieux bouchons aux vendangeurs !