1910 : qui l’eût crue ?

Janvier 2010 : l’occasion d’évoquer cette légendaire crue « centenale » de la Seine qui envahit Paris en 1910, et qu’une exposition nous remet en mémoire (jusqu’au 28 mars, galerie des bibliothèques à Paris 4eme).

Voici quelques images choc pour les lecteurs du bon clos, qui remercient « la seine  en partage  » d’avoir mis en ligne le fond photographique crue 1910

« Les entrepôts de Bercy sont totalement inondés dès le 22 janvier ; un lac de 5 mètres de profondeur s’y forme, et les tonneaux dérivent dans une forte odeur d’alcool« , nous informe paris.fr

Mais les parisiens font front contre l’adversité…

la banlieue n’est pas en reste

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les populations s’adaptent…

mais que fait la police ?

 

le verre demandeur

Voici un tableau de Jean-Paul Chambas que l’on peut voir actuellement (et jusqu’au 17 janvier) à la Villa Tamaris (à la Seyne/mer) dans le cadre d’une rétrospective de l’oeuvre de ce peintre figuratif.

Curieuse scène, qui pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses…

« Grand viveur, amateur de corridas, fou de théâtre et d’opéra, mais artiste avant tout, Jean-Paul Chambas, 58 ans, est l’un des peintres français les plus demandés au monde », disait L’Express en 2005, qui rapportait aussi que sa boisson préférée est le vin (et le mescal). La bonne réponse pour figurer dans la galerie du bon clos !

Ensor

Revenons sur ce peintre belge que l’on peut voir ces jours-ci au Musée d’Orsay. Nous y avons retrouvé la mangeuse d’huîtres et découvert

les pochards (1883)

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qu’on ne peut pas ne pas rapprocher de l’assommoir, écrit 6 ans plus tôt

et ces masques scandalisés (1883)

inspirés par les masques de carnaval d’Ostende.

Merveilleux musée d’Orsay où l’on peut croiser sans crier gare cette

Bacchante d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1863)

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Le fou de l’île a essaimé aux Epinettes

Les lecteurs du bon clos qui appréciaient les fous de l’île , restaurant de la rue des deux ponts dans l’île Saint-Louis devront désormais rallier le Nord de Paris pour retrouver son sympathique patron au « bar de la piscine« , rue de la Jonquière, dans le 17eme arrondissement.

 Ce que nous fîmes ce jour avec l’ami Bernard, ce qui nous a permis d’apprécier une chère bonne, variée, copieuse et très compétitive ma foi mais chut !

Un bémol toutefois pour la carte des vins, assez réduite il faut le dire. Voila une axe de progrès que nous ne manquerons pas de suivre, ami Lionel.

Quant au décor, assez éclectique (où sont passés les bouchons des fous de l’île ?!?), les conseillers en communication consultés recommandent le choix d’une thématique qui « fasse sens ». Bien sûr le thème de la piscine (nous sommes en face de la piscine bernard lafay) est un candidat naturel, mais faut-il rechercher vraiment la clientèle de ces ennuyeux personnages qui préfèrent l’enchainement des longueurs à l’enquillage des canons ?

Tentons une autre piste :  se souvient-on que le quartier des Epinettes devrait son nom à l’épinette blanche, ce cépage originaire de l’Auxerrois que les bons moines de Saint-Denis y auraient planté au temps jadis…?

Ami Lionel, à toi de jouer !

Fille de Bacchus

Ariane Lumen en est certainement une, qui en a peint une série que nous venons de découvrir.

Nous sommes sûrs qu’elles feront le délice des amis du bon clos, et des passants. Il y a de la couleur, de l’inventivité, de l’humour, et un joli trait. Tout ce qu’on aime au bon clos.

Ariane Lumen expose jusqu’au 28 février « chez Gilou » à 24510 Ste Alvère, puis à « l’Auberge de la Salvetat » à 24480 Cadouin.

Voici quelques images trouvées sur son site , et ailleurs.

Les filles de Bacchus

filledebacchus6

 

plongeon

« Cyrcé »

 Certains titres laissent perplexes, comme cet « ouadjit et apophis« 

(renseignement pris,

Apophis est un serpent géant mythique qui symbolise l’ensemble des forces destructrices, dont le ciel est la demeure. Il cherche à anéantir la création divine en tentant de faire échouer la barque solaire. Rê, Isis, Seth et le chat de Rê ont pour mission de le repousser.Même s’il est toujours vaincu, Apophis n’est jamais détruit, constituant une menace pour le monde organisé.

Quant à Ouadjet , c’était à l’origine la déesse cobra de Bouto, dans le Delta, où elle était associée à l’Horus de Pé. Elle devint la patronne de la Basse-Egypte. Son nom signifie « Celle de la couleur de papyrus » ou « la Verte », qui renvoie à des notions de croissance et de fertilité. A partir du Moyen-Empire, elle orna, aux côtés de Nekhbet, le front des pharaons sous forme d’uraeus, afin d’en détruire les ennemis de son souffle enflammé. Protectrice de pharaon, elle était la « Maîtresse du Ciel »…

merci Ariane de nous faire découvrir la mythologie égyptienne)

ouadjitetapophis

ces « enfants de masburel« 

(Masburel est château viticole réputé de Dordogne, appellation Montravel)

enfantsdemasburel

troisverres

 » Out of the wall « 

outofthewall

Basée dans le Sud-Ouest, cette artiste, qui aime le vin n’en doutons pas, met aussi son art au service de la viticulture en réalisant des étiquettes originales à partir de ses oeuvres.

beaunuage

gravillac

 

voeux 2010

voeux2010

 

Pour ses voeux 2010, le bon clos remet au goût du jour cette affiche de Leonetto Cappiello,

 

leonettocappiello

 

peintre, illustreur et affichiste d’origine italienne: une commande du Ministère de l’Agriculture qui date de 1933…

 

On lui doit également cette Yvette Guilbert,

yvette guilbert par cappiello

l’auteur-interprète de  j’suis pocharde , bien connue des amis du clos !

 

Abû Nawâs

Un ami du clos nous remet en mémoire Hassan Ibn Hâni Al-hakami , ce poète arabo-persan qui au VIIIeme siècle, au temps du calife Haroun Al-Rachid, chantait les noces du vin et de l’amour.

portraitdabunawas

Voici le

quintetteduvin

quintettefin

voir la suite (torride) par exemple (blog d’une historienne de l’alimentation intarissable sur le vin).

et cettte adresse trouvée dans Bacchus à Sodome (poèmes traduits par Omar Merzaoug)

bacchusasodome

Oami

(1 célèbre tribu arabe)

les repasseuses

Voici un tableau d’Edgar Degas qui laisse libre cours aux interprétations : cette bouteille au premier plan contient-elle de l’eau, dont se servent les repasseuses pour mouiller le linge ?  mais alors, pourquoi cette couleur prononcée ? N’est-ce pas plutôt du gros rouge qui tâche dont les travailleuses usent pour tenir le coup ? On trouvera des éléments de réflexion .

les repasseuses

Il y aurait quatre versions de ce tableau (vers 1884-86) , dont l’une (legs du comte Isaac de Camondo au musée du Louvre) se trouve habituellement au musée d’Orsay.

On peut le voir en ce moment  à  l’exposition « la splendeur des camondo « , au musée d’art et d’histoire du judaiïsme (jusqu’au 7 mars 2010).

la mangeuse d’huîtres

En cette veille de fête, attirons l’attention des amis du bon clos sur ce tableau de James Ensor , que l’on peut voir actuellement au musée d’Orsay (expo jusqu’au 4 février), intitulé la mangeuse d’huîtres, et dont Verhaeren aurait dit : « la mangeuse d’huîtres sur l’escalier tournant de l’art d’Ensor semble s’étaler sur un large et triomphant palier ».

Il date de 1882 (d’après Joop De Geest , une autre version daterait de 1908) et fut refusé au salon d’Anvers.

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Attablée devant verres et bouteilles, cette flamande (la soeur d’Ensor) semble avoir bon appétit. On peut tout juste s’étonner de voir une bouteille de rosé,mais après tout pourquoi pas ?

Voici aussi une nature morte aux bouteilles, du même auteur…

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dans le même registre, voici le grand intérieur de Jos Albert (un autre peintre belge),  qui date de 1914

legrand intérieur de jos albert

Bonnes fêtes à tous !

châteaux disparus du bordelais (suite)

Poursuivons vers le nord (le médoc) le recensement des châteaux disparus du Bordelais.

pauillac

bellevue saint-lambert

lacaussademilon

lamarque

capdeville

dumoulina

à l’Inventaire général du patrimoine culturel

blanquefort

fleurennes

semble avoir été détruit en 1974

puyastruc belmont

moulis

gastebois

inscrit à l’Inventaire général du patrimoine culturel

soulac

l'amélie

ordonnac

lassalle

classé cru bourgeois en 1855

Saint-Médard en Jalles

lebourdieu

propriété privée, site inscrit en 1981 figure dans la base de données « Mérimée » recensant les monuments historiques

vieilleville

ludon

rider

arès

villa algerienne

cette villa algérienne mérite qu’on s’y arrête.  Construite par Léon Lesca, l’inventeur du cap Ferret selon le blog lecapferret .

Elle n’est plus depuis 1965, détruite par un promoteur immobilier.