L’exposition en cours au Grand Palais nous en fait découvrir quelques autres, comme ce bodegon (scène de taverne, vers 1618) qui réside à Budapest.et dont on apprend qu’une version proche se trouve à Saint-Petersbourg à L’Ermitage. Nous l’avons retrouvée. La carafe remplace la jarre de vin, les moules le poisson fumé…Les trois musiciens (1616-17) proviennent de la Gemälderie de Berlin.
Quant aux deux tableaux qui suivent, (l’image provient du blog Actuart d’Eric Simon) ils présentent l’un un buveur de vin (vers 1630), l’autre le philosophe grec antique Démocrite devant un globe terrestre. Etonnant, non ?
L’ami Alain nous fait connaître cette adaptation (musique Roger Miller, paroles John Allison) de la petite musique de nuit, du divin Mozart, à la non moins divine gastronomie lyonnaise.
Qu’elles vont bien ensemble ! N’en déplaise aux puristes… Et que coule le beaujolais !
En voici une version par le choeur de l’île présenté le 8 juin 2014 à Gatineau, Québec
En voici une version plus ancienne (1997) par la chorale voix sans frontière en l’église Saint Denis d’ Avion (Pas de Calais)
PS :et voci les paroles trouvées sur le blog de l’ensemble vocal de Charly/Marne– Texte intégral : À table ! À table les amis ! Choisissez vos plats, bon appétit! Caviar, salade aux harengs saurs, la tarte aux épinards, les oeufs en mayonnaise, la salade niçoise, salade lyonnaise, salade grenobloise, l’assiette anglaise : foie gras rillettes, andouillettes, vol au vent, boudin blanc, saumon fumé, et cervelle de canut miam! Arrosé avec du beaujolais, fleury, morgon, brouilly, chénas, juliénas, saintamour, chiroubles, côtes de brouilly, moulin à vent, régnié durette, montrachet et muscadet, sauternes, pouilly, sancerre, entredeuxmer, monbazillac, gewürztraminer et riesling !Puis merlan, mulet, la barbue à l’oseille, morue, les maquereaux marinés, le cabillaud mornay et truite et turbot, haddock, hareng, lotte, limande, colin, anguille et daurade, homard, crabe et langoustines, et les sardines grillées, moules frites, huitres, écrevisses et scampi frits, coquilleS saint jacques et bien sur des quenelles !
Une petite pause pour digérer, prenez donc le trou normand !
Tripes ! Des tripes ! Le tablier d’sapeur ! Les rognons aux pommes à la vapeur, lapin, liévre, coq et pigeon, agneau, boeuf, chevreuil et mouton, canard, faisan, perdreaux, poulet, une escalope de veau, une entrecôte grillée, le poulet marengo, rôti d’agneau au lait, le gratin dauphinois, les pommes de terre au lard, les aubergines sautées et les carottes glacées, sanglier, porc, dinde et coquelet, courgettes, poivrons, bettes et oignons, tomates, endives et champignons, choux, haricots verts, asperges, artichauts, cèpes, petits pois et frites, et des pommes frites ! Le choufleur gratiné, les salsifis sautés, le plateau de fromages : fromage blanc à la crème, cantal, munster, roquefort, guyère, bresse bleu, saint paulin, saint félicien…
Attends ! Attends ! C’est toujours pas fini !
Rebelote, tant pis pour l’appétit!
Caviar, salade aux harengs saurs, la tarte aux épinards, les oeufs en mayonnaise, la salade niçoise, salade lyonnaise, salade grenobloise, l’assiette anglaise : foie gras, rillettes, andouillettes, vol au vent, boudin blanc saumon fumé, et cervelle de canut, miam! Arrosé avec du beaujolais !
Au dessert : les îles flottantes ou la tarte tatin au caramel, au beurre, au kirsh, chantilly, chocolat, mousse au chocolat, tarte au citron, un café bien serré avec un pousse café pour digérer !
Goûtez donc ce vieux cognac, un vieil armagnac !
Ah! Si vraiment vous insistez, encore un verre pour digérer, encore un verre à votre santé!
Faites appeler le chef pour le féliciter !
Quel somptueux repas ! Oui, c’était délicieux, vraiment délicieux!
Voici un peintre spécialiste du trompe-l’oeil que nous avons découvert il y a quelques années place des Vosges à la galerie l’Archange, spécialisée alors dans l’hyperréalisme, mais qui n’existe plus.
L’univers du vin est un de ses thèmes de prédilection : bouteilles, bouchons, verres…
Au dix-septième siècle, Rome regorge d’art, antique comme contemporain, et les artistes de toute l’Europe y convergeaient pour y faire un long séjour. Ainsi les « bentvueghels« , ces « oiseaux de bande » venus des Pays-Bas, qui s’étaient constitués en confrérie bachique.
Les voici festoyant dans une auberge (Roeland van Laer, vers 1626-8)
C’est un tableau vivant d’un rite initiatique qui est représenté. Sur le mur, une partition à déchiffrer.
Voyons ce rite, illustré par trois gravures de Matthys Pool, d’après Domenicus van Wijnen (vers 1690-1708).
La présentation à Bacchus et le baptême, avec le quatrain suivant en latin, néerlandais et français
C’est ainsi que dans Rome en ce bel apareil
Les Peintres à leurs Corps agrègent un Confrère
D’un chacun le Talent, Génie et Caractère
Tout est ici dépeint par cet art nompareil
le banquet
Cette Troupe en rumeur à boire tousjours prête,
Ne songe qu’à noyer son souci dans les pots.
Car nul hôte, en sortant, ne vient mal à propos
Par un compte importun troubler toute la Fête.
Et la lecture de la lettre d’admission
C’est ici de ce jeu le troisième intermède
Au confrère on remet tous les noms du Congrès
Et puis instruit des loix on boit à nouveaux frais
Des gosiers altérez c’est l’unique remède
Ce tableau d’un anonyme liégeois (vers 1665-70)présente à sa façon la cérémonie d’initiation
Voici quelque uns de ces bentvueghels
ci-dessus, Schotsen Tromell, Satir, Almanack, Booterkull et Ram vers 1623ci-dessous Brootsaken, Grunvink, Steekreiter, Quicstert, Het Fret, Steer Keeker, Sprinkt Hooft, Wolf, Pockeur, Orlando et Hermafrodito
Voici d’autres oeuvres qui valent le déplacement.
Le Concert, de Nicolas Tournier, avant 1620
réunion de buveurs, de Bartolomeo Manfredi vers 1620
du même Bartolomeo Manfredi, voici Bacchus et un buveur (vers 1621)
et ce faune à la grappe de raisin et la flûte
Et voici l’image rare d’un jeune Bacchus, tirant, allongé nu sur le sol, sur les sarments d’une vigne exubérante (vers 1610-20) d’un pseudo Salini (autrefois attribué à Caravage)
Finissons avec cette Halte à la taverne, de Pieter Boddinghs van Laer, vers 1630
Ce 27 février 2015, de mémoire de vigneron on n’avait jamais vu autant de monde au Clos Franquet (une vingtaine de personnes peut-être), rassemblés autour du champenois Jean-Pierre Léguillette, pour la taille d’hiver.
Parmi eux, on pouvait apercevoir Miss Nicole,
ainsi que Dame Gisèle, sécateur en main, fidèles au poste,
tandis que Dame Mireille, requinquée par un séjour roboratif à l’hôpital Percy, jouait les cantinières.
Par chance, il faisait beau. On se pressait à la taille, au ramassage et au broyage des sarments. On s’est remémoré les préceptes du maître pour une taille efficace.
Et l’on ne ménagea pas sa peine, car il y avait fort à faire.
transfert du pulverisateur historique
La municipalité, fidèle protectrice du Clos, représentée par Dame Christine, n’avait pas manqué ce rendez-vous hivernal.
Mais pourquoi tant de monde, s’étonnera-t-on ? S’était-on donné le mot ?
Le bruit avait-il couru qu’une bourriche d’huîtres allait être apportée par Coco, le réjouissant poissonnier bien connu des habitués des marchés de Clamart ?
Que Jean-Pierre Léguillette ferait couler à flot le champagne de Charly/Marne ?
Ou n’est-ce pas plutôt l’esprit de camaraderie, qui fit qu’au sortir de l’hiver tous voulaient retrouver la chaleur de l’amitié ?
NB : La rédaction remercie Philippe Duval pour ses photos
Agée de 101 ans, Hattie Mae MacDonald, de Feague, Kentucky est interviewée par une télé locale. « Quel est donc le secret de sa longévité ? »
« Pour une bonne digestion, je bois de la bière, répond-elle ; quand je n’ai pas d’appétit je bois du vin blanc, si ma tension est basse je bois du vin rouge, et si elle est trop élevée du scotch. Et quand je prends froid, du schnaps ! »
A la question « vous ne buvez jamais d’eau ? » elle a répondu « je n’ai jamais été malade à ce point ! »
Vrai ou faux ? C’est à peine croyable. A chacun de se faire une opinion.
Et pendant que nous sommes aux Etats-Unis, voici une invention qui en intéressera lus d’un.
Fred Zeller : voici un personnage passionnant aux multiples facettes que l’ami Alain nous a fait connaitre : militant révolutionnaire, résistant, franc-maçon.. mais c’est le peintre qui nous intéresse ici.
Voici deux tableaux présentés, après son décès, lors d’une exposition en 2007 (périlleusement extraits d’un DVD réalisé à cette occasion par Alain Braun et Alain Dassé pour le Grand Orient de France).Il y a une ambiance un peu surréaliste, on pense à Magritte et à Dali. Et il doit y avoir des tas de symboles franc-mac…
Ci-dessous, on reconnait, accroché au mur, l’escamoteur de Jerôme Bosch
En voici d’autres disponibles en ligne.
Seul à table : un thème d’inspiration décidément !
Cette Cène aux trois jeroboams (à moins que ce ne soit des mathusalems) n’est pas très académique : ils sont onze, et le message au-dessus dit en latin : bois, mange, jouis de la vie, bientôt tu seras sous terre !
Voici un « Maître Artisan Photographe » installé rue Jean-Pierre Timbaud, au pied de Belleville dans le onzième. Le passant bachique peut y voir en vitrine, quelque nature morte qui l’intéressera.
Il faut franchir la porte pour en voir d’autres…
Daniel Botti est un passionné de l’argentique. Il développe ses photos dans son atelier dans une Chambre Linhof 4x5L. Elles sont tirées ensuite sur papier baryté ton chaud sous l’Agrandisseur Priox et enfin virées en Sépia, Sélénium partiels ou à l’or.
Les amateurs trouveront plus d’information sur le site foto2.fr.
Amis photographes : vous pouvez concourir avant le 30 avril 2015 au Concours Photo (voir sur le site foto2.fr)