C’est ainsi que s’intitule l’exposition que nous propose jusqu’à la fin mars la Reine Margot, galerie d’objets archéologiques du quai Conti. Gobelets métalliques (« skyphos »), verres, à boire et à verser, céramiques et sculptures à la gloire de la vigne et de Bacchus, ont traversé le temps (2500 ans pour les plus anciens) et l’espace depuis leur Italie, Grèce, Egypte et Inde d’origine.
Il y a de quoi frémir devant ces témoignages du raffinement, de l’art et du haut degré de civilisation de ces époques antiques.
Nous étions plusieurs dizaines, samedi 3 février dernier, à nous presser à Drouot pour rêver et enchérir, devant les milliers de flacons proposés par l’étude Pescheteau-Badin. Ils étaient venus de Chambertin, de Pommard, de Chateauneuf du Pape, de Saint Emilion, vins de toutes conditions et de tous âges. Les plus grands avaient fait le déplacement : Echezeaux, Romanée-Conti, La Tâche ! Yquem, Cheval Blanc, Haut Brion, Lafite, Mouton… Des vieillards vénérables comme ce vieux grognard de Cognac « Maison de l’Empereur Chateau de Fontainebleau » 1811, cette Fine Champagne Lemoine Paillard 1858, ces Porto Ferreira Vintage 1887, ou plus près de nous ces Aloxe Corton P.Léger 1918, forçaient le respect.
Pour donner une idée des prix on aurait pu acquérir 6 Pommard Rugiens Girardin 1985 pour 150 euros (hors frais 20%), 1 Yquem 85 pour 170, 12 Lafite 99 pour 1300 euros, ou encore 6 Monthélie les Duresses 1er cru 96 pour 80 euros.
Des opportunités donc pour tous les amoureux du vin, et les amis du clos en font partie, pardi. A suivre…
NB : conseil aux acheteurs : ne pas omettre de vérifier le contenu des caisses et cartons sur place (se munir d’un tournevis pour les CBO – caisses de bois d’origine) pour éviter toute mauvaise surprise !
Depuis quelques années en cette fin janvier, les jeunes agriculteurs de Saint-Maximin la Sainte Baume célèbrent, à l’instar de ceux de Champagne et de Bourgogne, le patron des vignerons. Belle occasion de s’y rendre, et d’y apporter le salut du Clos des Volontaires et de la Confrérie du Clos de Clamart. Nous y fûmes donc, le 28 janvier dernier, avec l’ami Hervé, de Bandol, et les toujours hospitaliers Vincent et Nadia.
Ce fut une très belle fête, avec procession, grand-messe en la Basilique, dégustation de crus provençaux dans le cloître du Couvent Royal ; le soleil était de la partie, tentant de faire oublier le froid vif qui n’avait pas réussi à décourager les nombreux badauds ; les bannières des Sarments de Saint-Vincent, des Echansons de Vivauban, des Enchanteleurs des Côtes de Provence, de l’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, des Italiens de San Vicenzo en Toscane se dressaient fièrement…
Un grand bravo au traiteur Laurent Paix, dont les produits délectables ont fait le bonheur des heureux participants au cocktail, parmi lesquels les amis du Clos n’étaient pas les moins empressés !
Et un grand merci à l’ami Pierre Boyer, organisateur de l’évènement, que nous espérons revoir à Clamart à l’occasion d’une prochaine festivité.
Amis du Clos, visiteurs de ce site : sachez que vos commentaires sont les bienvenus. Et comme nous le disions à l’un d’entre vous qui s’inquiétait du « ton » à employer, « soyez vous-même » ! Les meilleurs commentaires seront récompensés !
Les closiers des volontaires souhaitent une bonne et heureuse année 2007 à tous les amis du clos ! Qu’elle leur apporte ivresse, santé et longue vie, et nous donne de nombreuses occasions de nous retrouver et de nous livrer à nos occupations favorites !
L’année sera décidément festive. Après la galette des vignerons de Clamart où nous avons festoyé avec nos « pays », samedi 13 janvier, c’est à la bonne ville de Fontenay-aux-Roses qu’emmenés par notre Président Michel Laroque, nous avons trinqué, mardi 16 janvier, en présence du Maire de Clamart Grand Protecteur de la Confrérie, Philippe Kaltenbach, avec nos désormais conjoints du Sud de Seine, représentés par leur édile Pascal Buchet.
Bonne Année aux Fontenaisiens, longue vie et prospérité à Sud de Seine !
La Grille, grand château entre Vienne et Loire où jadis nous allions nous étourdir parmi les elfes et les lutins, avec notre ami Etienne, espiègle maître du lieu. Champagne et Chinon coulaient dru, nous étions jeunes, certain(e)s nous trouvaient beaux, et nous découvrions le génie du vin.
Le temps a passé, Etienne n’est plus là (tu nous manques, mon vieux !), mais La Grille tient bon sous la férule de Laurent son jeune frère. Ses vins, parmi les plus délicats de la Loire, demandent du temps pour se livrer, mais alors, quel corps à corps !
Hier vendredi 8 décembre nous y fûmes avec les amis Charlie et Joann, gourmets californiens et amoureux des terroirs de notre douce France.
Nous vîmes les chais, où se dressent les cuves où couve le vin de l’année, et où mûrissent dans leurs berceaux de bois les crus 2004 et 2005, et la cuvée spéciale du maître, « PMG ».
Au caveau, nous goûtâmes les 1996 et les 2001, qu’il faudrait encore attendre, et les 1998 et les 2000, qui nous pressent déjà.
Au château enfin (dont un sage -un peu éméché sans doute- déclara un jour qu' »à côté [de la Grille], Chambord n’est qu’une triste bicoque »), Laurent nous régala d’un 90 éminent, que nous savourâmes longuement. Il nous parla aussi de la mythique cuvée 89, qui attend toujours son heure, et qui depuis ne nous laisse plus l’esprit en paix.
La nuit tombait, enveloppant de mystère ce moment précieux.
Parmi les questions qui reviennent souvent sur le Clos des Volontaires, celle des Origines est sans doute la plus prégnante. Ne pouvant prédire ce que l’Histoire retiendra des évènements de ce siècle, faisons oeuvre pie et documentons ce sujet une fois pour toutes (encore que..). La vigne du clos est une très vieille vigne à pied unique dont la naissance se perd dans la nuit des temps. Elle avait déjà une belle taille lorsque les actuels propriétaires en prirent possession, en 1985. Rapidement, ceux-ci rejoignirent la Confrérie du Clos de Clamart tout juste créée en 1987. C’est ainsi que le 1er mars 1990 Marc, suivi par Chantal l’an suivant, prêta serment d »‘aimer et de promouvoir le vin de Clamart », de le « faire aimer à tous ses amis et connaissances », et bien d’autres choses encore, la plus importante étant assurément d' »offrir son raisin à la Confrérie » pour en faire « un vin comme nous l’aimons ».
Bon an mal an, la vigne produisait quelques paniers de raisin vendangés le plus souvent à l’aube, avant le départ au labeur, puis était impitoyablement taillée au temps de l’hiver, comme il se doit.
Un jour, la possibilité de faire pousser cette vigne, étonnament orientée Sud-Est, vers le Sud-Ouest et sa lumière, apparut comme une évidence. Il fallut épargner des pousses, bâtir un étendoir… La nature fit le reste. A la face du Monde le Clos présentait désormais son pampre et laissait deviner ses grappes, que le voile des feuilles de vigne ne rendait que plus désirables. L’intime devenant public, il fallut donner un nom à ce sauvageon. Ce fut fait le 1er octobre 2005 lors du Baptême du Clos. Ce jour-là, nombreux étaient les amis qui, guidés par une bonne étoile, s’étaient retrouvés au Clos.
Les bonnes fées ne manquaient pas, il fallut en choisir une. Ce fut Marianne, au nom prédestiné pour ce baptême laïc, qui depuis lors est et sera toujours pour nous la Marraine du Clos. D’un geste sûr, elle dévoila la plaque qui désormais indique au passant où il est.
Le discours prononcé à cette occasion par le maître de maison n’ayant pas à notre connaissance été enregistré, il nous reste à l’imaginer, ou mieux à le réinventer. (N’y aurait-il pas là un digne sujet de rédaction à l’usage des jeunes générations ? Amis enseignants, merci des contributions de vos petits génies). Retenons qu’il y eut à boire, en quantité et qualité, et pas que du Clamart comme les esprits chagrins se plaisent à l’insinuer.
…c’est bientôt l’heure fatidique pour la centaine de canards élevés par nos amis du Petit Busca. Il est encore temps de passer commande : foies gras, confits seront bientôt sur nos tables. Qualité garantie, prix à couper le souffle…
Amis du Clos, il ne nous reste plus qu’à rêver aux bons crûs qui accompagneront ces délicieux mets.
Le Salon des Vins de la porte de Versailles est chaque fin d’automne un évenement important pour les Amis du Clos des Volontaires, qui le fréquentent assidûment. C’est l’occasion de découvrir d’autres crus, de renouer des liens et de pousuivre notre dialogue avec nos amis viticulteurs professionnels.
Cette année, au cours d’une horizontale dans le Jura avec l’ami Bernard, nous avons été séduits par les vins de M. et Mme Boilley (39120 St-Germain les Arlay). Le goût de noix caractéristique dû à l’oxydation est ici maitrisé, et laisse apparaitre des arômes complexes. Nous nous sommes laissés convaincre par le chardonnay 2005 « prestige » (étonnant arôme de frangipane, voire de crème de marrons), et le « Flor » 2003 (assemblage de cépages très « floral »). Le vin jaune 1990 « cuvée prestige » est hors du commun (10 ans de fûts, délectable) mais coûte quand même plus de 30 euros.
Un peu sonnés, nous avons ensuite fait halte au familier château des Amoureuses (07700 à Bourg St-Andéol)où nous avons retrouvé Alain Grangaud qui nous a comme chaque fois bluffé avec ses vins exquis, qui explosent en bouche à la manière des St-Joseph (Les Charmes 2005, à boire dès maintenant, et autres La Barbare 2004, plus boisé ; à noter aussi le blanc les Amoureuses 2005, capiteux et « amoroso »).
Enfin sur le chemin de la sortie nous avons retrouvé Carole Larrieux et son château d’Escot, Médoc très plaisant et très compétitif. Nous en reparlerons.
Amis du Clos : ce petit mot pour vous informer qu’il reste encore quelques grains de raisin à grapiller au Clos : dépêchez vous avant les gelées !
Le Récoltant Propriétaire.