Esprit de la vigne à Marrakech

Le voyageur au Maroc ne doit pas se faire trop d’illusion, ce n’est pas à Marrakech qu’il verra la vigne pousser à foison, mais plus au Nord, dans la région de Méknès.

Il n’empêche…

Les reporters du bon clos ont déniché à Marrakech cette superbe vigne en fer forgé

vigne forgée

(au 233 Riad Zitoun el Jedid)

et ce panneau carrelé au Dar Tiskiwin

carreauxdevigne
(rue de la Bahia, à 2 pas du Dar Si-Saïd)

alexis grimou, le buveur

Voici un « petit » peintre , découvert à l’occasion d’une visite à la salle des ventes Artcurial, sur les Champs-Elysées. Il était portraitiste à la cour de Louis XV, au début du 18eme siècle.

Cet homme aimait le vin, manifestement. Qu’on en juge :

portrait d’un buveur (en vente chez artcurial ce jeudi 18 décembre)

joyeuxbuveurartcurial

 

 

En tout cas il aimait boire.

autoportrait

Voici ce qu’on en dit au musée magnin de Dijon

grimoubuveur

unjoyeuxbuveur

 

hommealabouteille

Une biographie est disponible en ligne ( ).

 

Bienvenue dans la galerie du bon clos, Alexis Grimou !

 

(Appel au peuple : Il manque à notre collection « le marquis d’artiguiette en buveur », qui serait au musée bernard d’agesci à Niort; photo bienvenue)

vins espagnols à passy

Le Majestic Passy , voila une bonne adresse pour les amis du Clos et autres amateurs de vins inédits.

Depuis quelques mois, « en ménage à trois » avec l’Institut Cervantès et « Aragon Alimentos », il a pris la bonne habitude de présenter des films espagnols en v.o. récents, lors des soirées du Cycle Espagnolas en Passy. C’est ainsi qu’on y a pu voir l’orphelinat, de Juan Antonio Bayona, et découvrir l’étonnante histoire de Lucio (de Aitor Arregi et Jose Mari Goenaga), cet anarchiste faux monnayeur qui a fait en son temps plier les genoux de la First National City Bank.
Ce lundi 15 décembre, c’était deux beaux films, Amateurs de Gabriel Velázquez et Sud Express de Chema de la Peña et Gabriel Velázquez, qu’il nous a été donné de voir en présence des réalisateurs et d’acteurs.

Aragon Alimentos , émanation du « Gobierno de Aragon », nous faisait découvrir les spécialités de cette belle contrée : lomo, chorizo, dulces variados étaient généreusement offerts et pouvaient être dégustés avec des vins d’Aragon peu présents sur nos tables : un gran ducay, effervescent et fruité

coupesaumajesticchampdarag

un moscatel de la même maison, doux et parfumé

moscatel

et ce Cruz de Piedra de Calatayud 2007, rouge aromatique.

calatayud

Gracias a todos et à l’association « Espagnolas en Paris » (gnolas@free.fr pour être en diffusion) pour leur action.

La prochaine séance serait en mars 2009. Amis du Clos, retrouvons nous-y !

Hasta Luego !

Le vin des bavards

Les amateurs d’opérette et autres fans d’Offenbach sont heureux en cette fin d’année où l’on peut revoir « les bavards « , monté par la compagnie « minute papillon », dans le cadre confortable et néokitch (tentons ce néologisme) du ciné théâtre 13 de Claude Lelouch.

Et comme souvent chez Offenbach, le vin est de la fête…

vindesbavards


La fleur qui naît nous dit : aimons !

Le vin vieilli nous dit : buvons !

Vieux vin et fleur naissante

Croyons ces voix charmantes !

Quand sur lui le temps se passe

Le bon vin devient meilleur

Mais des fleurs l’éclat se passe

Cueillons les dans leur fraicheur

Ah ! Ah ! Cueillons !

Ah ! Ah ! Cueillons !

vindesbavardsfinal


C‘est l’Espagne qui nous donne

Le bon vin les belles fleurs

C’est pour elles que rayonne

Un soleil plus chaud qu’ailleurs

La fleur qui nait nous dit : aimons !

Le vin vieilli nous dit : buvons !

La fleur…

Nous dit, nous dit : aimons !

Le vin vieilli nous dit : buvons !

La fleur qui nait nous dit : aimons !


C’est jusqu’au 31 décembre, 1 avenue Junot à Montmartre. Courez-y vite !

Voici un extrait du spectacle en guise de mise en bouche…

le jubilé de la reine Margot

C’est avec plaisir que nous avons répondu à l’invitation de la galerie la reine Margot, bien connue des aficionados de ce blog, pour célébrer ses soixante-dix ans et découvrir son nouveau catalogue. Nous y fûmes ce dimanche avec la reine Catherine , à peine descendue des tréteaux.

Une fois de plus , ce fut l’éblouissement.

Bacchus et un satyre (morceau de sarcophage) datant tous deux des années 200 de l’Empire Romain, nous attendaient,

bacchusalagrappe

sarco

Voici Eros, appuyé à un pied de vigne

erosnu

Pancika et Hariti, la grappe de raisin à la main, venus du Gandhara

couplegandhara

Le clou était sans doute cette mosaïque des vendanges, venue du Proche Orient (de Jordanie croit-on), 5eme-6eme siècle

mosavendanges

et ce cratère datant du 3eme siècle avant JC venu de Gnathia (Grande Grèce) représentant Nikê (déesse de la Victoire), sous les vignes

craterenike

Cette grappe en faience émaillée de 4 cm date du Nouvel Empire (Egypte, -1400)

grappeegypte

et celle-ci en pierre calcaire, viendrait de Palmyre (3eme siècle)

grappepalmyre

Cette feuille de vigne est espagnole (vers 1er siècle av JC ?)

feuilledevigne

Mais d’où provient donc cette scène de vendanges ?

basreliefvendanges

Ami du Clos, file à la Reine Margot (7 quai Conti Paris 6eme, entrée libre pour les amis du Clos) et rapporte nous la réponse !

une reine du clos sur les planches

Qui ne se souvient des vendanges 2006 et de sa reine Catherine , qui avait estimé à sa juste valeur la récolte de .. vingt-deux kilos de bon chasselas au clos des volontaires !

 

cathjarrett

Cette amie du Clos ne s’intéresse pas qu’à la vigne, on peut la voir ces temps-ci sur les planches dans Dom Juan, jouant (avec quel brio) Dona Elvira.

La reconnaissez-vous ?

donaelvira
Courez-y amis du Clos, et ne répugnez pas à vous réclamer de Catherine Jarrett pour bénéficier du tarif spécial « amis du clos ».

C’est au théâtre du Nord-Ouest, avec la compagnie « la torche ardente « .

Comiques poivrots

Nous avons fait connaissance il y a quelques jours, à l’occasion de notre visite à Bagneux , de Clovis, comique poivrot qui sévissait dans les caf’conc’ de Paris à la fin du 19eme siècle. Le voici, tel qu’on peut le voir sur le site du temps des cerises aux feuilles mortes , consacré à la chanson française :

clovis

Voici ce que l’on peut apprendre sur lui sur ce site . De son vrai nom Clovis-Césaire Lefèvre, c’était un chanteur comique du genre poivrot né en 1851 qui, sur ses cartes de visite fit imprimer «Officier d’académie… de billards». Il fut un des piliers des cafés-concerts : Ambassadeurs en 1874, l’Horloge dans les années 80, Alcazar d’été en 1886 -aujourd’hui pavillon Gabriel-, Bataclan en 1892, Concordia dans les années 1900… Il est décédé en 1910.

Le regretté Francois Caradec (auteur avec Alain Weill de : « le Café Concert » chez Fayard) nous en dit un peu plus.Les chanteurs de café-concert étaient si nombreux qu’une chansonette créée par Libert à la Scala, Nos artistes, ne put les énumérer en six couplets :

Y a Clovis et versa

Y a Valti-re aux pigeons

….

Y a Libert -té chérie

… 

Y a Bourgès prit du vin

… 

Mais c’est Paulus

Qui gagn’ le plus ‘ quibus

Après avoir fait tous les métiers (de professeur de vélocipède à bonisseur à la baraque de l’homme-chien (ça ne s’invente pas))Clovis aurait eu, avec de nombreux confrères la spécialité de chansons d’ivrogne qui « n’auraient guère supporté l’épreuve du temps ».

Faute de doc, il faudra attendre pour en juger par nous-mêmes.

Consolons nous avec un autre poivrot, Bourgès

bourgès

En rev’nant d’Suresnes (paroles de Joineau et Delattre, musique d’Emile Spencer, créé à la Scala en 1883)

Hier ayant palpé ma quinzaine

Je m’dis : pour m’amuser un peu

J’m’en vais monter jusqu’à Suresnes

Histoire de licher du p’tit bleu.

J’ai bu, j’dois l’dir’, comme une vraie bête,

Tel’ment qu’quand j’voulus m’en aller

Autour de  moi j’vis toutt tourner

Et je m’sentis mal à la tête :

J’avais mon pompon

En rev’nant d’Suresnes

 Tout le long d’la Seine

J’sentais qu’j’étais rond.

J’avais mon pompon

En rev’nant d’Suresnes

En rev’nant d’Suresnes

J’avais mon pompon

 

Goûte moi donc c’beaujo ma lurette

Rien de tel qu’une belle chanson pour faire la fête. En voici une, dégotée dans la « Belle Province » qu’au bon clos nous avons adaptée et entonnée pour célébrer le vin nouveau, lors du banquet traditionnel de la Confrérie du Clos de Clamart, ce dernier jeudi 20 novembre.

C’est l’jour du vin nouveau
Goûte-moi donc c’beaujo ma lurette
C’est l’jour du vin nouveau
Faut vider ta bouteille
Faut vider ta bouteille d’ beaujo
Faut vider ta bouteille

La videra qui voudra
Moué je garde la mienne
Moué je garde la mienne beau joe

Elle a un joli cou doux
Une robe vermeille
Une robe vermeille c’beaujo

Comme il serait doux
De boire une gorgée d’elle
De boire une gorgée d’elle beau joe

Mais encore bien plus doux
De souper avec elle
De souper avec elle beau joe

Retrouvez la chanson originale « mon joe« de Paul Piché , un grand de la chanson québecoise, sur youtube