Grand Chapitre du Printemps à Clamart

Ce samedi 4 avril 2009 Clamart célébrait son grand chapitre de printemps, occasion d’accueillir les confréries amies

confreres

comme la Marmite d’or , la Coquille Saint-Jacques des Côtes d’Armor, le Marron de Redon , pour les nourritures terrestres, mais aussi la Commanderie des Chevaliers de Saint-Grégoire , pour les spirituelles, et bien sûr les vineuses comme les confréries de  Saint-Romain en Bordelais , Saint-Vincent d’Issy-les-Moulineaux , et bien sûr le Pinot Meunier de Charly/Marne , avec Jean-Pierre Leguillette, fidèle parmi les fidèles…

leguillette

occasion aussi d’honorer amis et bienfaiteurs de notre cité en les accueillant dans notre confrérie,

comme l’adjudant Arnaud Parent, qui avec ses sapeurs-pompiers effectue plus de 4000 sorties par an au service de la population,

pompiers

ou comme l’ami Gordon, membre de la société horticole de Clamart et  « garden angel » du jardin-école,

gordon

et de récompenser les « usual suspects »

grandschevaliers

élevés en masse à la dignité de Grand Chevalier !

Le groupe Di Sol e di La a animé ce chapitre avec son entrain habituel, et nous a permis d’enrichir notre collection de chansons bachiques d’un petit bijou du folklore romain, chanté dans les années soixante par Luisa e Gabriella : la Societa dei magnaccioni .

En voici le texte trouvé sur un site de « tifosi romani  »

Fatece largo che passamo noi


li giovanotti de’ ‘sta Roma bella


semo regazzi fatti cor pennello


e le regazze famo ‘nnamorà…


e le regazze famo ‘nnamorà.


Ma che ce frega, ma che ce ‘mporta


si l’oste ar vino cià messo l’acqua:


e noi je dimo, e noi je famo:


<<ciài messo l’acqua


e nun te pagamo>>


ma però noi semo quelli


che j’arisponneno ‘n coro:


<<Evviva er vino de li Castelli


e de’ sta zozza società>>.


Ce piaceno li polli


l’abbacchi e le galline


perché so’ senza (nun ciànno) spine nun so’ come ‘r baccalà.


La società de li magnaccioni,


la società de la gioventù,


a noi ce piace


da magnà e beve


e nun ce piace da lavorà.


E si pe’ caso la sòcera more


se famo du’ spaghetti amatriciani,


appresso ‘n par de doppi frascatani (Versione II: n’ par del litri a mille gradi)


s’imbriacamo e ‘n ce pensamo più


s’imbriacamo e ‘n ce pensamo più


Che ciarifrega, che ciarimporta


si l’oste ar vino cià messo l’acqua:


e noi je dimo, e noi je famo:


<<ciài messo l’acqua


e nun te pagamo>>


ma però noi semo quelli


che j’arisponneno ‘n coro:


<<Evviva er vino de li Castelli


e de’ sta zozza società>>.

 

Le nostre donne poi nun beveno mai vino


ma stanno ar tavolino,


te fanno svergognà;


se scoleno li litri, li fiaschi e li boccioni


e da ‘sti paciocconi


se li fanno pagà.


La società de li magnaccioni,


la società de la gioventù,


a noi ce piace


da magnà e beve


e nun ce piace da lavorà.

 

E si pe’ caso viè ‘r padron de casa


de botto lui te chiede la piggione,


ma noi j’arisponnemo:<<A’ Sor fregnone,


t’àmo pagato e ‘nte pagamo più


t’àmo pagato e ‘nte pagamo più>>

 

Che ciarifrega, che ciarimporta


si l’oste ar vino cià messo l’acqua:


e noi je dimo, e noi je famo:


<<ciài messo l’acqua


e nun te pagamo>>


ma però noi semo quelli


che j’arisponneno ‘n coro:


<<Evviva er vino de li Castelli


e de’ sta zozza società>>.

Ce piaceno li polli


l’abbacchi e le galline


perché so’ senza (nun ciànno) spine nun so’ come ‘r baccalà.


La società de li magnaccioni,


la società de la gioventù,


a noi ce piace 
da magnà e beve


e nun ce piace da lavorà.


<<Portece n’antro litro,


che noi se lo bevemo>


e poi  j’arisponnemo


<<Embé, embé, che c’è?>>


E quanno er vino, embé,


ciàriva ar gozzo embé,


ar gargarozzo embé,


ce fa ‘n ficozzo embé,


pe’ falla corta


pe’ falla breve:


noi dimo all’oste: <<portece da beve

On peut trouver  là une traduction partielle de cette « société des baffreurs »

La cave de John

Une cave à vins en pleine campagne essonnaise, c’est possible. C’est là, à Villeneuve sous Auvers, que John et Sylvie Clemence ont décidé il y a seize ans de planter leur bâton de pelerin, afin d’évangéliser la région.

On ne peut pas la rater, à l’entrée du Parc Régional du Gatinais Francais,  si l’on vient d’Etrechy : une belle enseigne annonce la couleur.

enseigne

Pas de doute, c’est bien une cave à vins.

caveavins

Et voici John, le tenancier, apôtre du « vin au naturel ».

johnclemence

Heureux habitants de l’Essonne qui pouvez trouver là conseils, conférences, cours de dégustation… et 300 vins de viticuteurs triés sur le volet.

A bientôt ami John !

Bienvenue au club Saint-Jacques

Ce début de printemps a été l’occasion de retrouver de vieilles connaissances : Evelyne et Jean-Louis Fougeray de Beauclair, toujours fidèles au Salon des vignerons indépendants  à Paris,

lesfougeray2

et de goûter sur leur stand aux délicieux Aiges Pruniers (Blanc 2007) et autres Marsannay Saint-Jacques, avant de tomber à genoux devant leur Bonnes-Mares .

bonnesmares

Providentiellement, l’adhésion au « Club Saint-Jacques » nous a permis de bénéficier d’une substantielle réduction pour acquérir ces précieux flacons.

carteclubStJ

Amis du Clos ! Vous pouvez par notre entremise bénéficier de ces conditions exceptionnelles. N’hésitez plus !

Mieux : participez à la paulée que ces sympathiques vignerons organisent les 2 et 3 mai prochains à Marsannay (renseignements au 03 80 52 21 12)

le vigneron champenois

Apollinaire était un poète prolifique. Bien qu’étranger il s’engagea en 1914 et connut la vie terrible des tranchées dans l’hiver de la Champagne.

Cela lui évoqua ce  » vigneron champenois » qui date de février 1916, et parut dans les Calligrammes.

Georgio de Chirico était un peintre italien énigmatique, coqueluche un temps des surréalistes français, qu’on a pu voir ces derniers temps au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

En 1930 il illustra les Calligrammes d’Apollinaire

illustrationvigneronchampenois

Le régiment arrive
Le village est presqu’endormi dans la lumière parfumée
Un prêtre a le casque en tête
La bouteille champenoise est-elle ou non une artillerie
Le ceps de vigne comme l’hermine sur un écu
Bonjour soldats
Je les ai vus passer et repasser en courant
Bonjour soldats bouteilles champenoises où le sang fermente
Vous resterez quelques jours et puis vous remonterez en ligne
Échelonnés ainsi que sont les ceps de vigne
J’envoie mes bouteilles partout comme les obus d’une charmante artillerie


La nuit est blonde ô vin blond
Un vigneron chantait courbé dans sa vigne
Un vigneron sans bouche au milieu de l’horizon
Un vigneron qui était lui-même la bouteille vivante
Un vigneron qui sait ce qu’est la guerre
Un vigneron champenois qui est un artilleur

C’est maintenant le soir et l’on joue à la mouche
Puis les soldats s’en iront là-haut
Où l’artillerie débouche ses bouteilles crémantes
Allons Adieu messieurs tâchez de revenir
Mais nul ne sait ce qui peut advenir

vieilles vignes : 300 ans, qui dit mieux ?

On cultive la vigne en Gaule depuis plus de deux mille ans, mais quels sont les plants les plus anciens encore en vie ? Seraient-ce ceux qui ornent le collège des jésuites de Reims (créé au début du XVIIeme siecle),  vieux de plus de trois cents ans ?

vignecollegereims

Merci à Cécile, passante sur ce site et désormais adoubée « amie du clos » de nous avoir fait connaitre cette vigne respectable.

 

les grappes de Séraphine

Séraphine Louis (dite « de Senlis », peintre autodidacte de compositions florales, héroïne du fim éponyme actuellement sur les écrans, était femme de ménage chez l’esthète et collectionneur allemand Wilhem Uhde, qui découvrit son talent.

On peut encore découvrir ses toiles au musée Maillol , rue de Grenelle à Paris 7eme, jusqu’au 30 mars 2009.

grappeseraphine

Cette vigne date des années 1920-21

grappesseraphine

Et celle-ci de 1930.

femme buvant

« Garde-toi d’une femme qui boit et d’une jument débridée« , dit le proverbe.

Voire.

Ce n’est pas du tout notre vision de la chose au « bon clos », où nous ne sommes ni pour ni contre, bien au contraire !
Mais que donc penser de celle-la, peinte par Solomon Nikritine en 1928 ?

femmebuvantnikritine

Nous l’avons découverte lors de l’exposition sur l’avant-garde russe qui vient de se clore au musée Maillol, rue de Grenelle.

femmebuvantvisage

L’eau et le vin (tribut à Bashung)

Il ne parlera plus, le rocker mélancolique…

bashung

Il ne sourira plus.

il voulait l’eau et le vin
la pierre et le raisin

trop de tanin l’a fait sombrer ?


L’EAU ET LE VIN

L’eau et le vin
L’eau et le vin
je veux l’eau et le vin
la pierre et le raisin
je veux l’eau dans tes mains
et le vin quand il convient

L’eau et le vin
je veux l’eau et le vin
la mer que me revient
je veux l’eau des marins

Au chagrin
il est vain d’en rajouter
trop de tanin
me fait sombrer
en eau douce, en zone sinistrée
… il est vain d’en rajouter
… il est vain d’en rajouter

L’eau et le vin
je veux l’eau et le vin
la terre et le venin
je veux l’eau des marins

Aussi bon que le pain
le vin qui me parle
et l’eau qui ne dit rien

Poisson dans l’un
poison dans l’autre
… l’eau et le vin…

Au chagrin
il est vain d’en rajouter
trop de tanin
me fait sombrer
en eau douce, en zone sinistrée
… il est vain d’en rajouter
… il est vain d’en rajouter

 

 

C’est un vigneron qui peint…

Comment ne pas avoir en tête la rengaine de Mireille (c’est un jardinier qui boite…) en découvrant Jean Dessirier, ce vigneron qui peint…

dessirier

Il exposait quelques une de ses oeuvres ce samedi 21 mars à l’occasion d’une fête de quartier.

Nous les avons découvertes, peintes sur zinc selon une technique de son invention, avec bonheur.

Rien de surprenant dans le parcours de celui qui enfant portait le surnom de Jeannot La…pin.

Pas de gigantisme ici, mais une poésie qui évoque le monde merveilleux de l’enfance et des contes. Qu’on en juge sur son site.

baiser

jeunehommealacolombe

Bien sûr ce vigneron (qui a quand même récolté 135 kilos de bon raisin l’année dernière) rend son tribut à Bacchus.

bacchus

De là à dire « c’est un vigneron qui s’pinte » il y a un un abîme que nous ne franchirons pas.

jeannotspinte

Mais nous ne saurions trop lui suggérer de continuer dans cette veine bachique.

Continue à nous émerveiller, ami Jeannot !

On peut trouver tes oeuvres dans plusieurs galeries de la région parisienne (tarif préférentiel pour les amis du clos !).
Et régalons nous avec Mireille, son vieux chateau et son jardinier…