la tête de l’art (à boire avec modération)

Nous ne sommes pas seuls dans l’univers, il y a de par le monde d’autres collectionneurs(ses) de belles oeuvres sur le thème du vin.
Ainsi aussi cet importateur japonais de vins français, Motohama qui nous fait découvrir Philippe Mercier et Jan Van Dalen, sur lesquels nous reviendrons.

Ainsi, une certaine Pascale dite l’intarissable qui présente depuis Jerusalem une jolie collec sur votreforum.net , rubrique la tête de l’art, sujet : à consommer avec modération.

Merci Pascale ! Nous présentons ci-dessous quelques oeuvres notables de ta collection.

Des classiques comme ce verre de vin de Vermeer,

hommetfemmedevermeer

Ce serait  » une incitation à la mesure ; l’on voit une jeune femme vider son verre, tandis qu’un homme tient la cruche. » peut-on lire

Bacchante, de William Adolphe Bouguereau (1825-1905) qualifié de peintre « académique »

bacchantedewilliambouguereau

une buveuse assoupie, de Picasso (1902)

Des scènes de genre, avec ces  couples de jean béraud (1849-1935)

couplebuvantdejeanbéraud

des moines dans le cellier, de J Haier (?)

moinesdanslecellierdeJHaier

l’ivrogne d’Edmé Gustave Frédéric Brun (1817-1881)

l'ivrognededmegustavefredericbrun

Monsieur Boileau, de Toulouse Lautrec

Ici un resto bien new-yorkais de Guy Buffet, peintre à l’étonnant parcours : né à Paris en 1943, il entra dans la Marine et s’éprit des mers du Sud, il a réalisé des lithographies  pour les plus grandes marques

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Des hyperréalistes à la pelle

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époustouflant couple aux verres de Rob Hefferan

Haut Brion, vous l’aviez reconnu ? de Roy Hodrien

plaisirdecaliforniederaymondcampbell1956

plaisir de californie de raymond campbell 1956

bouteillesdeThomas-Arvid

Thomas Arvid

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Eric Christensen , artiste américain passionné par le vin ! Il peint depuis 1992.

Femmes Femmes Femmes !

femmeaubardedosdeTrishBiddle

native du Minnesota, Trish Biddle   est une jeune peintre qui affectionne le style Art Deco.

 

femmeauverredeleonardTsuguoharuFoujita

une oeuvre de Leonard Tsuguharu Foujita (1886-1968) artiste né au Japon qui triompha dans le Montparnasse des années folles

laterrassededannymcbride

la terrasse de Danny McBride , artiste canadien (1951-)

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For a better life, de Fabian Perez , artiste argento-italien prolifique, inspiré par les femmes, le tango, la corrida…

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Bouquet de plaisir d’Helène Béland (artiste québecoise née en 1949)

Vierge à la grappe

Revenons sur cette statue de vierge à la grappe vue au musée de la vigne et du vin d’Arbois.

C’est semble-t-il un thème assez courant aux 15-16eme siècles notamment dans les cités vinicoles.

Comme ici à Beaune (au musée du vin)

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à Soisy sur Ecole (Essonne)

Il n’est pas inintéressant de lire les explications données sur Topic Topos, le site du patrimoine des communes de France

« La Vierge et l’Enfant affichent ici, malgré leur maintien un peu raide, des visages souriants qui reflètent l’idéal de bien-être redécouvert à la Renaissance. La grappe de raisin, image médiévale du sang qui doit être versé, se mue en symbole dionysiaque de l’instant à croquer et la colombe, présence de l’Esprit saint, reprend discrètement dans la main de l’Enfant sa connotation antique d’oiseau de l’amour entre les mains du petit Éros. »

viergeauraisinsoisy

Chalou-Moulineux (Essonne)

« Cette Vierge à l’Enfant tient dans sa main droite une grappe de raisin, symbole de la fête célébrée à la mi-août. À cette époque, les raisins ne sont pas encore mûrs. Les festivités sont destinées à demander la prospérité et la bénédiction des vendanges à venir. L’Enfant Jésus tient un oiseau, évoquant le Saint-Esprit. »

viergeauraisinchalot

Ou encore à Troyes à la basilique saint-urbain

sainturbaintroyes

ou ci-dessous à aix en provence (photo jean-louis cambon)

viergeauraisinaixenprovence

ou ce bois sculpté ici avec Sainte Anne(vu sur une page de l’expert christian raud )

viergetsteannetroyes

Et voici des peintures.

Une que l’on peut voir actuellement à l’expo Cranach au musée du Luxembourg

viergecranach

Lucas Cranch, vers 1520

Une autre du fils, Lucas Cranach le Jeune, avec Sainte Catherine

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Mais la palme va à Pierre Mignard qui peignit cette Vierge aux raisins ( maintes fois copiée) vers 1640

viergegrappemignard

Un exemple de copie, cette Vierge faisant la moue découverte chez un amateur clamartois (avez-vous vu le chapardeur à gauche ?).

Voici enfin une « Vierge des champs et des vignes   » transmise par un de nos lecteurs, Marc Tissot, que nous remercions.

Elle se trouve à Chignin en Savoie où elle a été édifiée en 1897 en réaction à la propagation du phylloxéra.

 

 

 

back chez mélac

Toujours à l’affût de déco originale, nous avons déniché ces bouteilles peintes chez l’ami Mélac. Nous auraient-elles échappé lors de notre précédente visite ?

Nous retrouvons des noms connus, comme Jean-Paul Chambas , et sommes heureux d’accueillir beaucoup de nouveaux dans la galerie du bon clos…

Ils ont nom Olivier Lapidus, Brito (dessinateur bien connu des lecteurs du Canard), Alain Challier, Gérard Guyomard , Arthur Beatty, Christine Ankaoua

Et de gauche à droite Paul Jacquette (*), Charlelie Couture (sic), Lelia (?) Pissarro, Bonnin….

(Photos Bernard Chatreau)

* « Peintre contemporain »,comment ne pas aimer ce « pique-nique »?

Poursuivant notre tour voici un alambic rutilant

Déjà l’heure de rentrer ?

Arbois… donc un coup !

Revenons à cette Percée du Vin Jaune qui se déroulait à Arbois, les 5 et 6 février derniers.

(tous les détails sur FR3 Franche Comté )

Le vin d’Arbois, on le sait, plus on en boit, plus on va droit !

C’est sans doute ce qu’avaient en tête les près de 60 000 amateurs venus participer à cette 15eme percée, en goûtant les crus de pas moins de 84 domaines.

Disons deux mots de ce vin issu du cépage savagnin, qui demande un peu plus de 6 ans de maturation en foudres pour voir se développer un voile de levures produisant une molécule, le sotolon, à l’origine de son goût étonnant de noisette et de curry qui ne plait pas à tout le monde mais dont les amateurs ne peuvent plus se passer.

Le vin d’Arbois  est d’une haute antiquité. On se plait à dire que Pline le Jeune mentionnait déjà les vins du Jura (en fait rien n’est moins sûr (cf l’ouvrage d’émile gauthier : forêts et agriculteurs du jura, les quatre derniers millénaires pp 147-8) ; mais au 13eme siècle le trouvère Jacques Bretex écrivait, dans le Tournoi de Chauvency :

… foi que devez

au vin d’Erbois que vous bevez ..

Toute la ville avait fait assaut de coqueterie pour la circonstance.

Voici ce que l’on pouvait découvrir en venant de Poligny, passage obligé pour monter dans les navettes et rejoindre Arbois.

brulesarments

Une installation de brûles-sarments annonçant cette sculpture monumentale.

Un peuple débonnaire éclusait des godets dans la bonne humeur.

foule

 trois jeunesses qui « récupèrent » sous un  porche

L’école maternelle était de la partie.

avez-vous vu ?

decoecole

Le clou de la fête fut sans doute cette bouteille datant de 1774 vendue aux enchères pour 57 000 euro !

L’église Saint-Just n’était pas en reste avec une exposition baptisée « vin de l’ivresse, vin de la sagesse »…

En tout bien tout honneur car nous dit-on « l’ivresse mystique est sobre… l’alcool […] n’est qu’une contrefaçon de la seule véritable ivresse à laquelle Dieu invite toute l’humanité« 

on y pouvait découvrir les méfaits de l’ivresse avec Jacobus de Voragine (chroniqueur du 13eme siècle)

vs. le Pont des Anges attribué à un comte de Poupet par Luc Boilley (sic)

le festin d’Assuerus, sous la treille comme il se doit ( Jacopo del Sellaio, 15eme siècle)

festindassuerus

et un bel exemple de prosélytisme oecuménique, cette évocation de Ibn Al Fâridh, poète mystique arabe du 12eme siècle qui écrivit l’éloge du vin !

Au hasard des rues on pouvait découvrir cette treille « de Lignan plantée en 1854 par Zenon Morin et entretenue par le domaine Jacques Tissot ».

Il ne fallait pas manquer bien sûr la visite du musée de vigne et du vin, installé dans le chateau Pecauld.

vitrail de saint-just

Ce vitrail de l’église saint-just représente les porteurs du « biou », cette grappe géante faite d’une multitude de grappes confectionnée chaque année en l’honneur de saint-just début septembre.

bouteille historique de 1774, tiens.

madonnealagrappe

Plus originaux cette Vierge au raisin, pierre polychrome du 15eme siècle provenant de l’ancien hopital d’Arbois

gardevigne

et ce garde-vignes, mais on s’étonne de ne pas voir de grappes à garder !

enfansdarbois

Mais réservons notre Palme pour l’exposition d’art contemporain où nous avons déniché quelques belles choses.

Figure imposée aux artistes : utiliser comme support les filtres utilisés pour filtrer le vin avant la mise en bouteille, sortes de carrés de papier cartonné de 50 cm sur 50  environ.

Voici quelques oeuvres qui ne dépareront pas dans la galerie du bon clos.

brulesarment2
brulesarment1

deux brûle-sarments, de Chantal Rident

Jadis… le foulage, d’Arlette Badoz

nouvelle histoire du vin jaune, par Luce Clavel Davignon (acrylique, encre de chine, collage)

Le bon Pasteur en est tombé du paquetage, dirait-on

Pasteur hip’ sation, de Michel Veysset (respectueuse impertinence)

Ce sculpteur affectionne aussi photo et video. Voici une série sur l’art et la manière de boire…

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enfin cette grappe extraordinaire, d’Yves Gravel

Une belle fête donc, que l’on quitte en psalmodiant : l’an prochain à Ruffey sur Seille ?

Cabanes vigneronnes du Biterrois

On les appelle cabinets de vignes, choquettes, loges, cabioles, grangettes, mazets.. selon la région. Elles servaient à entreposer le matériel de viticulture. Un site leur est consacré :cabanesdevignes.fr, qui mérite vraiment une visite.

Après avoir été longtemps abandonnées aux amoureux et aux sans logis, depuis quelques années elles font l’objet de réhabilitations diverses.

Saluons ainsi l’initiative des autorités de l’Agglomération de Béziers et de l’agence artistique atdown.fr qui ont entrepris de mettre en valeur les cabanes vigneronnes et autres édicules épars dans les vignes.  C’est peint à la bombe, on cite les artistes Zest et Vania .

Voici quelques réalisations, qui nous parlent de vin.

unbuveur

un buveur

destonneauxetdesgrappes

ducôtédesérignan

du côté de Sérignan

routedevalras

route de valras

 

routedebedarieux

route de Bédarieux

ducôtédelignan

du côté de Lignan sur Orb

Monet

On ne va pas laisser l’exposition Monet, qui bat des records de popularité au Grand Palais, se terminer sans mentionner deux tableaux qui ne peuvent laisser indifférents les amis du clos.

Il y a bien sûr ce « chemin dans les vignes à Argenteuil », qui date de 1873. Plus chemin que vignes, dira-t-on. Epilogue de l’histoire glorieuse des vignes d’Argenteuil, en déclin à l’époque, peut-être.

chemindanslesvignes

Et il y a ce monumental « déjeuner sur l’herbe » (1865), très (bien) habillé

dejeunersurlherbe

et appétissant !

Passionné par la Cathédrale de Rouen, le Parlement de Londres, la gare Saint Lazare, les meules de foin et les nymphéas, Claude Monet n’en aimait pas moins le vin.
Voici retrouvées pour les lecteurs du bon clos les commandes qu’il adressait depuis Giverny à un horticulteur de Neauphle-le-chateau, M. Gravereau.

Arts et autographes nous en révèle la teneur :

Novembre 1898, Monet commande « quatre feuillettes de votre vin rouge et une feuillette vin blanc. » Novembre 1899, il réserve 5 feuillettes de vin rouge et 2 de blanc. Le même jour il rectifia dans une autre lettre sa commande :«Je me suis mal exprimé dans ma lettre de ce matin. Je voulais vous dire que si votre vin est d’aussi bonne qualité que celui de l’an passé, j’en prendrai volontiers 9 feuillettes et 2 de blancs. » Janvier 1901, il demande si le vin blanc est assez clair pour en recevoir. Septembre 1901, il passe la commande pour 5 fûts de vin blancs et 3 de rouge. 1903 : il commande 7 feuillettes de vin rouge et 8 de blanc. Mai 1904 il le remercie pour son envoi d’asperges : « elles ont été les bienvenues et les avons trouvées aussi bonne que belles.» Septembre 1904, il renouvelle une commande de « 7 feuillettes vin rouge et 7 de blanc, ou même 8 de chaque.» Novembre 1905, il accuse réception de 10 fûts de vin rouge et renvoie 11 fûts vides. La correspondance ce termine par une lettre de janvier 1908 dans laquelle il réserves « 7 fûts de votre vin rouge, s’il est bien de la même qualité que celui de votre dernier envoi. Pour le vin blanc comme je n’ai pas été content du dernier, je vous en demande plus attendus qu’il n’est plus du tout bon comme autre fois.

précision pour la bonne compréhension : une feuillette est un tonneau de grande dimension, un  fût de 225 litres pour le dictionnaire de l’académie, de 135 litres pour le Littré.

Ce terme n’est plus guère usité, mais il le fut, car comme a dit le poète

« Bons vivans que met en goguette
Le vin d’une vieille feuillette »

(in l’aveugle de Bagnolet , de Béranger, Pierre-Jean de)

Quand même, commander dix fûts par an… Cà peut paraitre beaucoup mais faisons le compte : une dizaine de fûts, cela fait dans les 2000 litres par an, soit 6 litres par jour, pas tant que ça finalement pour une maisonnée où la domesticité était sans doute nombreuse entre chauffeur, cuisinière, femmes de chambre, jardiniers… et où les invités devaient se presser. Ce qui est plus étonnant c’est l’absence de toute mention de provenance pour ces vins blancs et rouges…

 

 

 

 

la légende de saint-mitre « garde vignes »

Curieux destin que celui de Mitre, cet immigré grec venu en Provence travailler comme vigneron chez un préteur romain, près d’Aquae Sextae (Aix). L’histoire dit qu’il ne laissait pas d’importuner son maitre de ses reproches sur sa vie « dissolue ».

Sans doute le traiterait-on aujourd’hui de tête à claques.

Que ne garda-t-il la bouche cousue !

Le préteur finit par craquer. Pour s’en débarrasser il l’accusa tout d’abord d’avoir volé son raisin, après avoir envoyé ses sbires dans la vigne à cet effet. Las ! Miracle ? La vigne était intacte. Il (c’était logique) accusa alors Mitre de sorcellerie.

Au Vème siècle après JC on ne plaisantait pas avec ces choses-là.

Pauvre Mitre. Que ne prit-il ses jambes à son cou  !

Le voila incarcéré, conduit dans la cour du prétoire et décapité. Mais, miracle ? Mitre ramassa sa tête et la porta jusqu’à l’église Notre Dame de la Seds avant d’expirer.

legendestmitre

le martyre de saint-mitre

(On peut voir ce tableau de Nicolas Froment  (vers 1480) pour quelques jours encore à l’exposition France 1500 au Grand Palais)

Ce faisant, il ne battit pas le record de Denis, premier évêque de Paris, qui deux siècles plus tôt avait fait, sa tête sous le bras, tout le chemin de Montmartre à ce qui devait s’appeler Saint-Denis (six kilomètres).

saintdenisparlemoiturier

saint-denis, par le moiturier

Terrible et étonnante époque, où les têtes d’enterrement des céphalophores étaient légion !

aphrodise

saint-aphrodise de béziers

saint hilarian d’espalion

saint-just par rubens

saint-livier

saint-livier

Denis l’emporte donc, et pas d’une courte tête.

statuestmitre

saint-mitre

Mais Mitre devint le saint-patron des Aixois, qui le surnommèrent Saint-Mitre Garde-Vignes.

Pour cette raison nous l’accueillons dans le panthéon du bon clos.

Dans la cathédrale  se trouve aussi son sarcophage…

et on peut l’y voir en peinture dans un triptyque de Nicolas Froment (15eme siècle), et en scupture à ND de la Seds

L’art de boire

Les Etablissements Nicolas, créés en 1822, ont une longue tradition de publication de catalogues illustrés par des artistes réputés.

Voici la couverture de celui de 1935 , illustré dans un style naïf par Jean Hugo

catalogue1935

En 1922 nait sous le pinceau de Dransy (Jules Isnard, né en suisse en 1883) le personnage de Nectar, livreur émérite.

livreurnectar

Mais venons-en au fait. En 1927 parait Monseigneur le vin, série de  5 opuscules dont le 5eme est l’Art de boire (de Louis Forest, illustré par Charles Martin). Tout un programme pour le « buveur civilisé » ! Et mieux qu’on long discours.

« Avec ce dernier volume, nous avons quitte la coteau ou le raisin murit, le cellier ou a gronde la vendage. Le vin, qui s’est enrichi a la cave en force et en beaute, affronte, espere et attendu, le jugement de la table. La science de le servir, l’art de le presenter ne sont point choses negligeables et frivoles. Le reveil de la gastronomie, auquel nous assistons de toutes parts, a restaure le culte de notre beau vin du France. En sorte que, apres avoir dit les soins qu’il faut pour le produire, il nous reste a dire ceux dont il convient de l’entourer pour le boire. « 

Il voit du vin partout

Michel Tolmer, vous connaissez ?

C’est  un peintre, et aussi un blogueur plein d’humour (son blog glougueule , pour les hommes de glou s’il vous plait, mérite assurément une visite).

Nous l’avons  découvert récemment et retrouvé au bistrot Paul Bert, bonne adresse du 11eme  où il exposait jusqu’au 19 décembre.

Trop tard ?

Pas avec le bon clos qui invite ses amis à découvrir ses tableaux.

Un peu monomaniaque peut-être ?

Cet homme dont le nom est l’anagramme de merlot est obnubilé par la bouteille semble-t-il…
On verra qu’avec un peu d’imagination une bouteille peut servir à tout.
Trop mortel en tout cas !

 

portebouteilles
porteseaux
bouteillesenmain

 

deboucheuse
deboucheur
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buveuse
degustateur
cestcombien

C’est combien, demandera-t-on ?

Et bien dans les 500 à 1000 euro, selon le tableau.

Et ne quittons pas le Bistrot Paul Bert (formule à 16,5 euro à midi et à 34 midi et soir) sans un coup d’oeil à quelques curiosités exposées en permanence sur ses murs.

tout un programme

lacene

mise en cène

deuxatable

Ah! le bon temps que ce siècle de fer!

(retrouver le mondain de Voltaire, qui nous vante ces vins qui enivrent les sultans et dont était privé le triste gosier d’Eve.)

Picassos retrouvés

Toute la ville en parle : 271 oeuvres de Picasso ont refait surface mystérieusement, leur détenteur, ancien électricien du maître, est soupçonné de vol et recel pendant près de quarante années.

En voici deux qui nous concernent, d’autres peuvent être vues dans l’édition abonnés du Monde

Voici le commentaire du « journal de référence » pour cette « nature morte verre »

Nature morte, de 1913 ou 1914, ce papier collé exceptionnel réunit un paquet de tabac, un verre et une bouteille. Le tabac s’identifie grâce à la marque Le Nil et un fragment d’étiquette fiscale. Le verre à pied se voit par ses courbes et son ombre – un papier vert sombre. La bouteille est signalée par le mot vin, sa forme cylindrique et le dessin simplifié de son goulot, visible sur le fragment de toile à touches brunes et grises qui occupe la partie supérieure de l’ovale, un format fréquent chez Picasso dans cette période du cubisme.

naturemorte

nature morte au verre

naturemorteVIN

nature morte pipe et bouteille