Au jardin du Luxembourg

Sur les grilles du Luco, affichage ces jours-ci (et jusqu’au 1er mars 2013) de dessins d’humour égrenant l’histoire contemporaine : le XXème siècle en 80 dessins de presse.
Celui-ci met en scène Yasser Arafat et Shimon Pérès négociant les accords d’Oslo sous la houlette de Bill Clinton. L’un boit, l’autre pas…

dessin de Ferdinand Guiraud, dit Kiro publié par le Canard Enchaîné

Celui-là, de Jean Sennep (1894-1982, « dessinateur attitré » du Figaro), a été publié en 1943 dans l’album Vichy…

On peut encore boire, mais manger ?

Sur Jean Sennep, voir l’intéressantissime blog Wodka, de Mapero

le goûteur de vin

Notre ami Ajit,

bien connu des amis du clos qu’il a visité en 2009 ( (voir ici et là), nous annonce sur retour sur notre continent en juin. En attendant, il nous transmet cette estampe indienne (16ème siècle sans doute) où l’on peut voir un jeune prince dégustant du vin


Il nous fait passer aussi cette blague amusante que l’on peut trouver en version française sur le site agri-convivial.com, le forum des agronomes en culotte courte. Nous donnons celle-ci, rapportée par Hatta.

Dans un commerce de spiritueux, la personne qui goûtait habituellement les boissons vint à mourir et le patron ouvrit un recrutement pour le remplacer. Il vit arriver un type complètement bourré, avec un look pas possible, qui postulait pour la place. Le directeur se demandait comment s’en débarrasser mais malgré tout, il le soumit à des tests. Il lui présenta un verre. Le type goûta et dit :

‎- C’est un vin blanc, un muscat, trois ans d’âge, cultivé sur un versant
nord, mûri en conteneur acier.

– Correct! répond le patron.

Un autre verre.
– C’est un vin rouge, cépage cabernet, cultivé sur un versant ouest,
mûri en fût de chêne.
– Correct, répond le directeur.

Un troisième verre.
‎- C’est un champagne de grande classe, répond calmement l’ivrogne.
Le directeur est sur le cul. Il demande en douce à sa secrétaire de lui
trouver un moyen de se débarrasser du type en le prenant en défaut. Elle quitte la pièce et revient avec un verre plein d’urine.

Le soulard
goûte, fait claquer sa langue contre son palais :
– C »est une blonde, 26 ans d’âge, enceinte de trois mois… Et si
j’obtiens pas ce putain de job, je révèle le nom du père !


Pierre Dac : encore et encore

Il faut une patience infinie pour attendre toujours ce qui n’arrive jamais, disait-il.

Au bon clos on n’attend pas, on agit.

On le pressentait, la liste des citations de Pierre Dac publiée ici-même le jour anniversaire de sa mort était incomplète. En voici donc d’autres, retrouvées dans la collection de l’Os à Moëlle publiée par l’excellent Jacques Pessis. Amusez vous !

Lire la suite « Pierre Dac : encore et encore » →

Les dessins du New Yorker

Le New Yorker , c’est ce magazine américain très cosmopolite qui s’intéresse aussi au « Rest of the World ».

may1995

200 dessins consacrés à la France depuis les années vingt sont réunis par Jean-Loup Chifflet (alias John-Wolf Whistle),

il en est de très craquants.

(pour plus d’infos sur les cartoonists du New Yorker voir ce site qui leur est consacré)

Ca se passe beaucoup à table évidemment

comme ici avec Peter Arno (1904-1968)

ou là avec Leonard Dove (?)

ou James Stevenson (1929-)

celui-la a mauvais esprit Otto Soglow 1900-1975)

mais ceux-la ont tout compris

comme Chon Day

ou Claude Smith (1944-1976)

il n’y a pas que des touristes pour Warren Miller

 Est-ce vraiment ainsi qu’ils nous voient ?

Autres lieux, autres moeurs avec Leo Cullum (1942-2010)

 On assiste à des échanges confondants chez le caviste

avec Helen E. Hokinson (1893-1949)

pourunveuf

ou Alan Dunn (1900-1974)

Avec William Hamilton (voir d’autres dessins très drôles sur le vin là ), sommes nous en France ou au pays de Robert Parker ?

bi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ivrogne et sa femme

Ce n’est pas la plus connue des Fables de La Fontaine, mais celle-ci devrait l’être des lecteurs du Bon Clos.

La voici donc, et qu’on se souvienne qu’Alecton est l’une des 3 Furies (soeur de Mégère et Tisiphoné)

coiffées de serpents qui aux Enfers gardent les remparts de Dité (en savoir plus )…

et qu’un chaudeau est un chaud d’eau !

livrognetsafemme

gravure de François Chauveau (1613-1676)

Chacun a son défaut où toujours il revient  :
Honte ni peur n’y remédie.
Sur ce propos, d’un Conte il me souvient :
Je ne dis rien que je n’appuie
5De quelque exemple. Un suppôt de Bacchus
Altérait sa santé, son esprit, et sa bourse.
Telles gens n’ont pas fait la moitié de leur course,
Qu’ils sont au bout de leurs écus.
Un jour que celui-ci plein du jus de la treille,
10Avait laissé ses sens au fond d’une bouteille,
Sa Femme l’enferma dans un certain tombeau.
Là les vapeurs du vin nouveau
Cuvèrent à loisir. À son réveil il treuve
L’attirail de la mort à l’entour de son corps,
15Un luminaire, un drap des morts.
« Oh ! dit-il, qu’est ceci ? Ma femme est-elle veuve ? »
Là-dessus, son Épouse, en habit d’Alecton,
Masquée et de sa voix contrefaisant le ton,
Vient au prétendu Mort, approche de sa bière,
20Lui présente un chaudeau propre pour Lucifer.
L’Époux alors ne doute en aucune manière
Qu’il ne soit citoyen d’enfer.
« Quelle personne es-tu ? dit-il à ce fantôme.
─ La Cellerière du royaume
25De Satan, reprit-elle ; et je porte à manger
À ceux qu’enclôt la tombe noire. »
Le Mari repart sans songer :
« Tu ne leur portes point à boire ? »