C’est un petit bar à vin, rue de Trévise près des Folies Bergère, où l’on sert aussi d’excellents jambons ibériques. Nous en rapportons ces images mettant en scène les amis Nectar (déjà rencontré) et Glouglou, personnages emblématiques de la maison Nicolas.
Pour sa rentrée au Trianon avec le groupe Pigalle, François Hadji-Lazaro, l’ex-garçon boucher, a fait les choses comme il faut, entouré d’une cohorte de grands chefs et de vignerons. Curieux de mieux connaitre sa musique, mais bien sûr attirés d’abord par cette affiche gourmette, le bon clos y avait envoyé une délégation de connaisseurs.
Armée de jetons à un euro permettant d’acquérir, qui une mouclade chez Thierry Faucher, qui une soupe au chou rouge chez Yves Cambedorde, et dix autres délectables petits plats, la foule se pressait de part et d’autre de la longue table : d’un côté vignerons, cuistots et leurs aides venus en nombre ; de l’autre les fans de Pigalle, mis en appétit par l’ambiance surchauffée et le sentiment de vivre un moment inoubliable.
Edouard Hirsinger et ses délicieux chocolats
Et, pour n’oublier personne,
Les chefs : Yves CAMDEBORDE (du Relais Odéon et émission MasterChef) Inaki AIZPITARTE (du Châteaubriant) Thierry BRETON (de Chez Michel, Chez Casimir, La Pointe du Groin) Thierry FAUCHER (du Barbezinc à Chatillon, de L’os à moelle) Rodolphe PAQUIN (du Repaire de Cartouche et du Cartouche Café) Et Eric OSPITAL (jambon, salaisons Ibaïona du pays basque)
Les vignerons naturels : PUZELAT (Clos du Tue–Boeuf) – Cheverny et Touraine GRAMENON * (Michèle et Maxime-Laurent) – Côtes du Rhône Nicolas VAUTIER (Bourgogne) – Avallon Morgane FLEURY (champagne en biodynamie) Jean-François NICK (Foulard Rouge) – Languedoc
* Gramenon est un des rares crus pouvant s’enorgueillir d’une « pub » au bon clos !
Il y avait des vins d’un peu partout en France, a-t-on vu, mais bizarrement pas…
Du beaujolais
Du bon et du bien frais
Pour oublier la nuit Où est partie Marie Du Beaujolais Du bon et du bien frais Avec une robe rubis Comme celle que j’t’ai ach’tie ( ???)
Pour y étancher Ma soif de te revoir Pour noyer mon chagrin Dans le pressoir (Pop !) Le vin si tu t’barres Est dev’nu ton quai d’gare Je suis chef de gare Depuis ton départ (Pop !)
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie
Il est d’venu, mon amant liquide En vidant mon verre Je remplis ton vide Je t’trompe souvent Comme je t’ai déjà trompée Mais avec Du Pouilly-Fuissé
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie Du Beaujolais Du bon et du bien frais Avec un beau bouquet Comm’ceux que je t’achetais
Tout persuadé Que t’es vraiment une putain Tu m’as abandonné Seul dans mon vin (Pop !) Pour oublier Que c’est moi le crétin Qui t’traitais d’moins que rien Moins qu’un verre de vin. (Pop !)
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie
Il a de la cuisse Même si ça vaut pas la tienne T’en apporter […] […] à la mienne Je suis dev’nu une loque Un déchet à terre Juste une loque à terre
Du Beaujolais Du Beaujolais
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie Du Beaujolais Du bon et du bien frais Qui a d’la longueur en bouche Comm’dirait Sainte Nitouche
Si tu reviens Nous vivrons tous les trois Le Beaujolais Et moi et toi (Pop !) Mais n’oublie pas En rev’nant à la maison De te munir D’un tire-bouchon (Pop !)
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie Ha ha ha ha ha ha ha ha
Il est d’venu Mon amant liquide En vidant mon verre Je remplis ton vide Je t’trompe souvent Comme je t’ai déjà trompée Mais avec du Pouilly-Fuissé.
Soixante ans, autant dire un bail, c’est le cap que viennent de passer les Echansons de France, et qu’ils ont dignement fêté lors de la Saint-Vincent ce dimanche 26 janvier.
Cette Confrérie, au contraire de la plupart des Confréries Bachiques, n’est pas attachée à un territoire local. Elle s’est donné pour mission d’incarner le savoir et l’expérience des illustres prédécesseurs, les Echansons du Roi, et s’attache à faire rayonner à la fois en France mais aussi au delà des frontières l’art de la vigne, l’art du vin et l’art de la table français. Son siège est au Musée du Vin à Paris, sous la colline de Passy. Claude Josse en est le Grand Chancelier.
Pour ce jubilé, il fallait un banquet au Champagne (et un plat ad hoc : une copieuse joute champenoise, une potée en quelque sorte) ; c’est peu dire qu’il coula à flot. Une bouteille nous étonna.
Elle porte le nom du Grand Chancelier, qui nous expliqua comment, après avoir déposé la marque, il peut produire ce champagne en tant que Négociant Manipulateur (NM). Il expliqua bien d’autres choses, tant est grande son érudition viticole, comme l’apport du fameux Dom Perignon qui découvrit comment un assortiment de divers cépages permettait de bonifier le vin et d’en contrôler l’effervescence.
C’est peu dire également que ce banquet fut joyeux, animé par le Souffle de Bacchus, qui avait donné auparavant, un concert sous la direction de Marie-Françoise Bourdot
et avec le concours du pianisteVadim Sher (à gauche ci-dessous):
On put écouter des chansons à boire et galantes anciennes et autres « vaudevilles » et rondes de table, comme le Tourdion, « Tant que vivray », « Passant par Paris », « Qui veut chasser une migraine », « Suivons tour à tour », « A boire, à boire », « la chanson du vigneron, etc. ; et entonner à pleines tablées les standards des chansons de table.
La cérémonie qui suivit permis à quelques élus d’être intronisés dans la Confrérie, comme les chanteurs Isabelle (du Souffle de Bacchus), reçue ici par sa chef de choeur, et Arnaud, et Marcel (Vice Gran-Maître de la Confrérie du Clos de Clamart), soutenu par notre amie Nicole
et reçu par l’auteur de ces lignes, lui-même intronisé l’an passé.
Voici une recette insolite trouvée dans la cuisine insolite de Raymond Oliver (célèbre cuisinier disparu en 1990) & Mose (dessinateur ami de Chaval, grand prix de l’humour noir 1972).
Voici des vues prises dans ce restaurant aveyronnais du boulevard Garibaldi, Paris 15eme, où l’on mange bien, il faut le dire, et dont on ne peut priver plus longtemps les lecteurs du bon clos.
Cette colonne de liège manquait dans notre collection
Voici le magazine Pour La Science qui revient dans son numéro d’avril sur l’éternel problème : flûte ou coupe, quelle est la meilleure façon de déguster le champagne ?
Les travaux de Gérard Liger-Bélair et de ses collègues du labo d’oenologie de l’université de Reims ont déjà montré que l’arôme est au coeur des bulles (voir l’article dans PLS 398). Les bulles favorisent en effet la concentration des arômes du vin.
Celles qui éclatent à la surface dégagent un brouillard de gouttelettes dont la concentration en molécules volatiles odorantes peut aller jusqu’à 30 fois celle observée au coeur de la flûte. Le phénomène est semblable aux embruns qui se forment à la surface des océans.
Les autres éclatent sur la langue, stimulant les nocicepteurs de la langue et du palais.
(photo d’alain Cornu/collection civic)
Voici maintenant qu’ils tranchent ce vieux débat : le flux de CO2 est plus important au-dessus d’une flûte que d’une coupe, et ceci quelque soit la température !
Le flux de CO2 est en bleu ou vert selon l’intensité
Voir aussi l »article de Patrick Walter là où nous avons trouvé la video ci-dessous.
Il ne reste plus qu’à sabrer le champagne, attention quand même !
Voici ce qui trône sur la cheminée dans cette bonne adresse dénichée à Arbonne la Forêt.
A ne pas rater ces temps-ci : les encornets farcis aux pied de cochon et girolles…, à accompagner d’un domaine Modat « de-ci de -là » du Roussillon.
« Son nez exprime l’anis, le fenouil sauvage typique des vins blancs du sud. La bouche d’abord acidulée est rapidement emplie d’un joli gras. La finale laisse une bouche très fraîche. »