Au grand Colbert

Voici une jolie brasserie qui se cache derrière la Bibliothèque Nationale, au numéro 2 de la rue Vivienne.

entrée

L’immeuble date de 1828 et abritait des magasins d’articles de mode dont l’un prit le nom de grand Colbert sous Louis-Philippe, nous dit-on. Un « bouillon » ouvert en 1900 garda ce nom, pour laisser la place après rénovation à l’actuel restaurant en 1985.

Qu’a-t-il de si extraordinaire ? Outre un « bon manger » comme on en trouve dans ce beau pays, une décoration d’époque qui met en valeur le volume de la salle (6m sous plafond) et dont nous ne citerons que le papier peint en trompe-l’oeil à la pierre cietti , on comprendra pourquoi.

papierpeintcolbert

Et ne quittons pas ce lieu sans un coup de chapeau au grand homme.

colbert

 

 

 

 

Il voit du vin partout

Michel Tolmer, vous connaissez ?

C’est  un peintre, et aussi un blogueur plein d’humour (son blog glougueule , pour les hommes de glou s’il vous plait, mérite assurément une visite).

Nous l’avons  découvert récemment et retrouvé au bistrot Paul Bert, bonne adresse du 11eme  où il exposait jusqu’au 19 décembre.

Trop tard ?

Pas avec le bon clos qui invite ses amis à découvrir ses tableaux.

Un peu monomaniaque peut-être ?

Cet homme dont le nom est l’anagramme de merlot est obnubilé par la bouteille semble-t-il…
On verra qu’avec un peu d’imagination une bouteille peut servir à tout.
Trop mortel en tout cas !

 

portebouteilles
porteseaux
bouteillesenmain

 

deboucheuse
deboucheur
degustateur2
buveuse
degustateur
cestcombien

C’est combien, demandera-t-on ?

Et bien dans les 500 à 1000 euro, selon le tableau.

Et ne quittons pas le Bistrot Paul Bert (formule à 16,5 euro à midi et à 34 midi et soir) sans un coup d’oeil à quelques curiosités exposées en permanence sur ses murs.

tout un programme

lacene

mise en cène

deuxatable

Ah! le bon temps que ce siècle de fer!

(retrouver le mondain de Voltaire, qui nous vante ces vins qui enivrent les sultans et dont était privé le triste gosier d’Eve.)

Au bistrot d’à côté

C’est un bistrot « beaujolais » qui se trouve rue Lalande à Paris 14eme ; il est tenu par l’ex-équipe du vin des rues (Stéphane Allain et Laurent Cazaux).

photoauvindesrues

On y sent comme un parfum de nostalgie…

auvindesrues

Dans les assiettes, notre patrimoine culinaire (Ah cette cassolette de tripes qui nous est passée sous le nez ; et ce Confrelins de Chorey-les Beaune des frères Arnoux… Surtout ne pas rater le savarin au rhum) et sur les murs notre patrimoine « spirituel » si l’on peut dire : répliques cultes de la traversée de Paris et d’Audiard… Il y a aussi ces curiosités

un alambic de poche

une affiche qui réconcilie oeno et haltéro-philie

(oeuvre de Michel Tolmer, qui expose jusqu’au 19 décembre au Paul Bert dans le 11eme, on y court !)

epaulejete

Un lundi sur deux on peut y écouter « Patrick et Gigi » revisiter le patrimoine musette. Quelle ambiance !

patricketgigi

Les voici dans le petit vin blanc lepetitvinblanc1 patetgigi2 patetgigi

oeuvre du patron ?

un alambic de poche

une affiche qui réconcilie oeno et haltéro-philie

(oeuvre de Michel Tolmer, qui expose jusqu’au 19 décembre au Paul Bert dans le 11eme, on y court !)

epaulejete

Un lundi sur deux on peut y écouter « Patrick et Gigi » revisiter le patrimoine musette. Quelle ambiance !

patricketgigi

Les voici dans le petit vin blanc lepetitvinblanc1 patetgigi2 patetgigi

la plus longue bûche de Noël

Nous l’annoncions il y a quelques jours , notre confrère et ami Marcel Fraudet

a réussi avec ses compagnons de l’ordre culinaire international le pari (au profit des enfants de coeur ) de réaliser un nouveau record Guiness de la plus longue bûche de Noël : 207,80m si nous avons bien entendu !

ce mercredi 1er décembre 2010 les tours de la Défense en sont restées comme deux ronds de flanc

longuebuche

Il a fallu pour celà 2600 oeufs, 150 kilos de beurre et l’huile de coude d’une vingtaine de tâcherons qui malgré le froid ont accompli cet exploit.

Champagne !

chez Marty

Voici quelques images recueillies dans la cave

de ce restaurant parisien du quartier des Gobelins .

Mérite une descente !

vendangesbambinsmarty

?

vins du postillon, leur histoire est racontée

porto ramos pinto

affiche de René Vincent (daterait de 1920)

en savoir plus sur rené vincent sur le blog de l’abécédé

devenogechezmarty

un champagne de classe dirait-on

oeuvre de robert falcucci (1958)

(le champagne a été un gros consommateur d’affiches de publicité, voir une anthologie )

byrrhchezmarty

Ah Byrrh ! Nous en reparlerons..

 

En Sologne et Val de Cher

Voici quelques images glanées entre Loire et Cher.

Région sablonneuse, giboyeuse, poissonneuse, caverneuse… mais aussi viticole, vinicole, vineuse !

A Bourré , un restaurant les 2 caves (une bonne adresse), s’est niché dans un ancien chai troglodytique dit-on .

le mobilier est de circonstance

et l’on cultive la mémoire des temps anciens

vendangesàbourré

au fond d’une des salles, cette vue rêvée de Montrichard (on prononce le t) tout proche est l’oeuvre récente d’artistes tourangeaux

A quelques kilomètres de là Pontlevoy s’enorgueillit jusque dans la rue de son enfant Ferdinand Desnos (peintre naïf 1901-1958) (oeuvres à voir aussi au « Petit Palais » à Genève)

desnosetleautaud

le voici en visite à Paul Léautaud en 1954

paulfortpardesnos

observant Le poète Paul Fort à la Closerie des Lilas 1954 (on lit pourtant la bonbonnière?)

Plus au sud, au château de Valençay, on pouvait voir des oeuvres d’une artiste solognote de Selles Saint-Denis, Françoise Soulat dite « Mina »

transparences

 

raisins

 Nous sommes allés voir de plus près le produit des vignes de Cheverny, chez Chesneau et fils , à Sambin.

Ici on ne garde pas son drapeau dans poche. Il est vrai que le vin est léger…

On n’est pas obligé de partager ce point de vue ! Qu’en pensele saint patron ?

saintvincentchezchesneau

miroiracheverny

Pour voir ce beau miroir il faut visiter le château de Cheverny (le Moulinsart des tintinophiles)

chaiseachemery

mais pour s’asseoir sur ces chaises il suffit de dîner au château de Chémery à la table d’hôtes de madame Fontaine (excellente maison).

Chez Flottes

Il faut saluer le restaurant Chez Flottes , brasserie aveyronaise « traditionnelle » située 2 rue Cambon à Paris 1er,

frisetable

qui outre un service sympathique, une carte des vins convaincante et une cuisine comme on l’aime, est remarquable par sa déco.

frisedangle

frisecomptoir

enfantauxraisins

Les amis du clos n’y seront pas dépaysés avec ses vitraux de Tiffany

verrieretiffany

triptyquetiffany

et ses statues de Carrier-Belleuse.

versante

l’automne ? (on a vu l’original en marbre blanc à Lille )

 

banniereflottes

Le fou de l’île a essaimé aux Epinettes

Les lecteurs du bon clos qui appréciaient les fous de l’île , restaurant de la rue des deux ponts dans l’île Saint-Louis devront désormais rallier le Nord de Paris pour retrouver son sympathique patron au « bar de la piscine« , rue de la Jonquière, dans le 17eme arrondissement.

 Ce que nous fîmes ce jour avec l’ami Bernard, ce qui nous a permis d’apprécier une chère bonne, variée, copieuse et très compétitive ma foi mais chut !

Un bémol toutefois pour la carte des vins, assez réduite il faut le dire. Voila une axe de progrès que nous ne manquerons pas de suivre, ami Lionel.

Quant au décor, assez éclectique (où sont passés les bouchons des fous de l’île ?!?), les conseillers en communication consultés recommandent le choix d’une thématique qui « fasse sens ». Bien sûr le thème de la piscine (nous sommes en face de la piscine bernard lafay) est un candidat naturel, mais faut-il rechercher vraiment la clientèle de ces ennuyeux personnages qui préfèrent l’enchainement des longueurs à l’enquillage des canons ?

Tentons une autre piste :  se souvient-on que le quartier des Epinettes devrait son nom à l’épinette blanche, ce cépage originaire de l’Auxerrois que les bons moines de Saint-Denis y auraient planté au temps jadis…?

Ami Lionel, à toi de jouer !