Chez Ray-Jane

Nous voici dans ce domaine de Bandol (voir aussi le site www.domaine-ray-jane.fr) basé au Plan du Castellet dont les propriétaires, la famille Constant, s’enorgueillit d’être vigneron de père en fils depuis… 1288 !

On n’ira pas vérifier, ce qui compte c’est le vin, réputé (culture traditionnelle sans produit chimique et cave « ultramoderne ») et d’un bon rapport qualité prix (notamment les vins en vrac).

domainerayjaneOn est reçu dans un espace réduit aux murs couverts de tableaux, outils, etc. relatifs aux vins. La tonnellerie est à l’honneur

tonnellerie

tonnelierchezrayjanetonnelier2tonneliercouleurVoici une scène de vendangesvendanges

et une palanquée de dictons

dictonset ce poème écrit par un admirateur, M.Ramon.

poemeIl y a aussi un petit musée qu’il nous reste à visiter…

 

Vu en Provence

Cette porte à Vaison la Romaine

porteàvaison

Ce tympan de couvent en Avignon

tympanavignonEt voici un meuble qu’il était naguère d’usage en Provence, chez les gens aisés, d’offrir aux jeunes époux.

panetiere

Il servait à conserver le pain, pardi !

Celui-ci est décoré d’une scène de vendanges sculptée dans le bois.

panetierezoom

Il est en vente chez un brocanteur de Villeneuve-lez-Avignon, Intérieur Collection, où l’on peut voir aussi cette nature morte :

naturemorte

 

 

Eros et Bacchus – l’expo

Nous en avons parlé, une exposition consacrée à ces dieux se tient à Aigle en Suisse, dans le canton de Vaud, à quelques kilomètres au Sud de Montreux. Nous en rapportons quelques images et un catalogue, mais il faut la voir ! C’est jusqu’au 28 février 2015 !

affiche-eros-bacchusOn tombe d’abord sur ce superbe char de Bacchus d’une énigmatique Olga Sl…(?) représenterait celui de la fête des vignerons de Vevey de 1927.

chardebacchusdolgaSVoire. Nous avons retrouvé le livret-dépliant du défilé de 1927, ce n’est pas tout à fait ça, mais ça y ressemble.

défilé1927redOn crois ensuite ce Bacchus Medicis, de P.Garnier, qui viendrait des jardins du château de Versailles

bacchusauxgrappes

Ce petit silène de bronze date du 2ème siècle.

silenebronze2esiecleNous entrons dans le coeur du sujet, nous voici devant un fouloir original à manivelle :

machineafoulerVoici un document essentiel, le code de Bacchus

codedebacchusHonneur à Bacchus Dieu du vin, proclame-t-il. Tous les méchans sont buveurs d’eau ; et d’énumérer les châtiments auxquels ils s’exposent. Du plus petit (refuser de boire quand on vous invite, 1/2 pot) au plus grave (ne pas boire à la conduite d’un ami, 10 pots !).

Cette céramique monacale

ceramiquedesmoinesbuveursva bien avec la chanson qui suit

lesmoinesdestbernardinCet arbre d’amour affirme : tout peint l’amour, tout n’est qu’amour en présentant une  autre chanson, le dialogue du vin et de l’eau.

Les buveurs de vin sont dans l’arbre, les buveu(r)ses d’eau qui veulent l’abattre en bas.

larbredamouril s’agit d’une chanson ancienne,  sur « l’air d’Henri IV » est-il indiqué.

Hélas qu tu es folle Disait le vin à l’eau Toujours tu cours tu voles tout le long d’un ruisseau….

 

Elle a été recueillie en 1979 en poitou charentes et publiée par le cerdo

(le thème de l’arbre d’amour remonterait au 16ème siècle,  voir là un autre arbre d’amour sur le même principe : les femmes en bas cherchent à trouver un mari réfugié dans les branches)

Cette aquarelle  d’Hippolyte Coutau date de 1895

AlavotreaquarelleHippolyteCoutau1895Ici un vendangeur conte fleurettefleuretteenvendangevaud

et une sympathique scène de beuverie de Célestin Nanteuil (1813 -1873, peintre graveur illustrateur dont « les généraux de napoléon » méritent une petite visite sur le site grandes marques et maisons de champagne)ungrosflaconcelestinnanteuil

La fête chez Maxim’s

chezmaxims6hdumatin

ou?Ce dessin d’Henri Gerbault est paru dans Fantasio Magazine Gai, à Paris, en 1924

premierecuitedegerbaultCa se corse avec cette contrepéterie osée !aussiunpeudevindoux

Nous arrivons au milieu du vingtième siècle et à ses revues grivoises

bacchusgirlselles sont nues dans les cavesnuesdanslescavesnues dans les cuves

nuesdanslescuvesnues dans les vignes

nuedanslesvignesPlus pudique, cette affiche du temps des colonies vantait le vin Chélia d’Oran

cheliale vin et l’amour pour passer d’heureux jours, dit ce brocbroclevinetlamour

brocbachiqueL’expo se termine par une sélection d’oeuvres d’artistes invités. En voici quelques unes.

On peut vraiment s’asseoir sur ce banc naïf d’agnès coupey, Tuttifruti 

tuttifruttibancnaifdagnescoupey

les bacchantes, plâtre patiné, de Gustav Claudel

3gracesdegustavUn max de cuisse, de Pascal Jacquet

unmaxdecuisseles bains de lavaux, cartonnerie pétillante du mêmelesbainsdelavaux

Ceux-là sont bien partis, bronze patiné, d’Elizabeth Buffoli

bienpartisd'elizabethbuffoliVoici vent d’ange, de pierre gisling ventdangepierregislingivresse, de mylène besson

ivressedemylenebessonerik, de lea lunderikdelealund

le Gaillac, vin des villes, vin des champs

Voici une très intéressante expo malheureusement terminée qui s’est tenue à Gaillac ces derniers mois.

affichedelexpoLes reporters du bon clos y ont pris quelques photos qui devraient intéresser ses lecteurs.

cartepostaleVoici ci-dessous une carte postale où apparaissent quelques paroles de l’hymne de Gaillac, la Gaillagolo, qui vante ce produit qui tant mousse, soigne maux et douleurs…

vendangesacarensacVoici les paroles en français de la gaillagolo d’ernest chalou (paroles) et jules laffont (musique), enfin sur le web !

la gaillagoloOn ne connait pas très bien l’origine du mousseux, mais Gaillac en est fier, plus fort que le champagne !

plusfortquelechampagne lou vi blanc de Gailhac pus clar que lou champagno, publié en 1920, est un « pouème » en lanque d’oc de l’abbé Alfred Massoutié.

pouemeCes affiches rappellent une époque où florissaient Ideal et Royal Gaillac.

idealgaillac

royalgaillac2Attention !royalgaillacgrandvinducoqaffichesVoici maintenant quelques dictons. Lo vin apela la cancon, crediou !

dictonset quelques expressions savoureuses :

expressionsCe panneau remémore la fête du « rey de la poda« , aujourd’hui disparue, qui rappelle les fêtes « moros y cristianos » toujours vivantes en Espagne

reydelapodaVoici encore quelques jolis tableaux  de grande taille représentant les travaux de la vigne, comme cette scène de vendanges de Raymond Tournon fils (1901-1975)

scenedevendangesdetournonraymondfilsEn voici une autre de Louis Cabanès (détail)

vendange2delouiscabanesVoici des scènes de labours et de travaux en vignes

labourtravauxdesvigneset une Bacchanale

bacchanaleEt voici un égrappoir mécanique

égrappoirun fouloir ancien

fouloir et une presse de tonnelier à voir à l’expo permanente au musée

pressedetonnelier

dans les rues de paris : le marais

maisondeleuropeCette tête bacchique contemple la cour de l’hôtel de Coulanges, rue des Francs-Bourgeois (où est logée la maison de l’Europe).

Un peu plus loin, rue de Sévigné, voici l’immeuble de l’union syndicale des débitants de vins (et liquoristes de Paris et de la banlieue, fondée en 1883)


Une belle bâtisse, qui date d’un temps lointain où le député  Eugène Delattre pouvait se faire l’avocat du mouillage du vin (adjonction d’eau) devant les débitants du 12ème arrondissement.
Son discours  du 28 septembre 1886 est instructif. On apprend qu’outre l’eau, on ajoutait alors couramment au vin de la fuschine (colorant dérivé de la houille), de l’acide salicylique, du plâtre ( mais pas plus de 2 grammes par litre)…

On a retrouvé un témoignage de l’activité de ce syndicat dans les années vingt :

excursion

dans les rues de Paris : à Saint-Germain

Plus précisément dans le « faubourg », rue de Solferino, sur l’immeuble de la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur, cette plaque représente des bambins faisant manger du raisin à une chèvre

ruesolferinoUn peu plus loin rue Jacques Callot, dans la vitrine de la galerie Maly, on peut voir ces oeuvres signées Maly (peintre né à Blois en 1936).

maly1 maly2

On en verra plus sur le site de la galerie Maly

 

 

 

 

Paris 1900

Les amateurs ont encore jusqu’au 17 août pour aller voir cette expo au Petit Palais. Elle vaut la peine, tant cette période 1900 est fascinante par sa créativité. Nous en avons ramené quelques images, certaines bien cachées, pour les lecteurs du bon clos. Certaines d’entre elles proviennent de l’exposition universelle qui eut lieu à Paris précisément en 1900.

Voici d’abord ces Vendanges en Bourgogne, d’Albert Maignan (1845-1908) esquisse pour le plafond du buffet de la gare de Lyon (le « train bleu »)

vendangesdalbertmaignanil orne en effet la salle dorée du restaurant Le Train Bleu (trouvé sur le site justacote.com)

vendangesalledoréeCi-dessous un détail d’une peinture d’Henri Gervex (1852-1929) un soir de grand prix au pavillon d’Armenonville

aupavillondarmenonvilledhenrigervexNous voici maintenant au restaurant (aquarelle et encre, détail) d‘Albert Guillaume (1873-1942)aurestaurantLes photos de presse qui suivent présentent une famille

dejeuneret des midinettes déjeunant sans chichi

midinettesEt voici une carte postale prise dans une série présentant « la journée de la parisienne »

journéedelaparisienneElle aime fort quand elle soupe

Au restaurant des grands boulevards

Cachée aux indiscrets regards

Vider sa coupe  !

Cette bouteille de cidre géante des Asturies siégeait sans doute au pavillon de l’Espagne

sidraNe quittons pas le Petit Palais sans saluer cette porteuse coupe

porteusedecoupe