Le salon des vignerons indépendants où nous sommes très assidus allait se terminer sans que nous nous avisassions de la présence d’une artiste sur un stand bordelais (Château Beau Site, Graves) où une de ses oeuvres trônait pourtant.
C’eût été dommage !
Voici cette « belle vendange«
Il s’agit d’une sculpture en résine et poudre de marbre faite à partir d’un moule en terre du Roussillon.
Malou Bertain exerce son art dans les Pyrénes Orientales, on en saura plus là
Voici aussi de lumineuses vignes rouges
et une nature morte aux bouteilles trouvées sur son site qui mérite assurément une visite.
vigne et vin
Malou, soyez la bienvenue dans la galerie du bon clos !
Ceux qui n’auraient pu assister au Chapitre des Vendanges de Clamart le 16 octobre dernier, et qui auraient raté l’émission de France Inter du dimanche 7 novembre intitulée « la main verte » seront contents d’apprendre que son animateur, Alain Baraton, « jardinier en chef du Domaine National de Trianon et du Grand Parc de Versailles », a été intronisé Chevalier du Clos de Clamart à cette occasion.
Il rejoint ainsi entre autres célébrités Roger Pierre, Pierre Bachelet, Claude Luter, et bien sûr Nicoletta intronisée au chapitre de Printemps.
On trouvera une biographie d’Alain Baraton là et des détails sur le chapitre sur le site de la Confrérie .
Par ailleurs la Confrérie a fêté dignement le vin nouveau en se réunissant au Bistrot de Clamart, une sympathique adresse où elle a fait la fête au son de l’accordéon de « Magic Bernard ».
Tiens : une affiche BYRRH (nous y reviendrons)
Invité d’honneur : Marcel Fraudet, ancien chef de cuisine de la famille royale d’Angleterre, chevalier de la Confrérie du Clos de Clamart, Ambassadeur de Clamart à Suresnes s’il vous plait (à droite sur la photo)
C’est le même Marcel Fraudet qui accompagné de son compère André Signoret de l’Ordre Culinaire International est venu les samedi et dimanche20 et 21 novembre faire la démonstration de son art sur les marchés de Clamart.
voici un rouleau à patisserie insolite pour réaliser ces quiches au raisin
sympathique orchestre dirigé par Patrick Vincent , l’homme aux 40 orchestres !
Le voici avec son « washboard » (planche à laver musicale)
Amis du clos,vous pourrez retrouver l’ami Marcel Fraudet dans quelques jours : avec six compagnons il va s’attaquer en effet au record de la plus longue bûche du monde. RV au marché de Noël sur le parvis de la Défense mercredi 1er décembre vers 13 h
A la Saint-Martin (le 11 novembre), il faut goûter le vin, dit-on. Vieille tradition . Mais en France on doit attendre le 3eme jeudi de novembre (depuis 1985). Pourquoi ? on en saura plus là grâce au Figaro.
Est-ce pour celà que Bruegel a peint « le vin de la saint-martin » ?
où l’on a découvert quelques tapisseries intéressantes comme cette scène de vendange
et cette taverne
A quelques encablures la « colline éternelle » de Vézelay propose quelques enseignes que la galerie du bon clos est ravie d’accueillir.
On n’est pas très loin de Chablis aussi n’est-il pas étonnant de découvrir cette affiche dans une vitrine.
Renseignement pris, l’affiche daterait de 1926 (la coopérative la Chablisienne fêtait ses 3 ans) et son auteur est le dessinateur Henry le Monnier (1893-1978 : on trouvera sa bio là )
On reconnait bien là un vers connu. Mais celui-ci est extrait des deux pêcheurs, bouffonnerie musicale de Jacque Offenbach (livret Dubeuty et Bourget) écrit en 1857, et non de Guitare de Victor Hugo (in les rayons et les ombres) publié en 1840 et dont Verlaine disait qu’il dépassait toute l’oeuvre d’Hugo..
C’est l’histoire d’un pêcheur à la ligne malheureux à la pêche comme en amour… qui noie son chagrin dans le Champagne, comme il se doit. Et que nous content deux noceurs, Polissard et Gros-Minet qui pêchent à la ligne dans la Marne à Charenton.
Castilbêta, le pêcheur à la ligne,
Chantait ainsi :
Ca ne mord pas et mon Alexandrigne,
Elle s’est enfuie.
J’ai pour chasser le chagrin qui me gagne
Bu comme un trou !
Le vin qui mousse à travers la Champagne
Me rendra fou !
Bom di di bom, bom di di bom, bom di di di di bom, di di bom…
Brassens, qui a mis en musique le poème de Victor Hugo, connaissait-il cette version ?
Un spécialiste de Victor Hugo comme Arnaud Laster , semble ignorer ce pastiche puiqu’il ne le cite pas dans sa communication au groupe Hugo en 1997, avec les versions d’Hipolyte Monpou (Gastibelza, le fou de Tolède, chanson d’Espagne), Léon Kreutzer (la chanson du fou), Louis Niedermeyer ( gastibelza), Franz Liszt (Boléro, 1844)
Et pendant qu’on parle de Champagne avec Offenbach, voici deux colonels d’outre Rhin qui sont aussi prêts à faire des folies… (in La Diva , chantée par Colin Lee et Mark Wilde )
pour ses superbes affiches vantant le vin Mariani ; voici qu’une exposition lui est consacrée aux Arts Décoratifs, qui mérite le détour (jusqu’au 7 novembre).
Ce fils de typographe né en 1836 en apprit le métier avant d’étudier le dessin et la peinture, et connut le succès avec une affiche pour Orphée aux Enfers,
avant de fonder un atelier de lithographie à trente ans.
Admiré de Toulouse Lautrec, Bonnard, Vuillard… il fut le pionnier de l’art de l’affiche. ll mourut presque centenaire en 1932.
Nous sommes tombés en arrêt devant ces quelques oeuvres qui ont toute leur place dans la galerie du bon clos.
un peu sanglante cette tête, non ?
(après enquête : c’est une oeuvre du jeune Claude Monet)
Cette femme joyeuse, toute en mouvements gracieux que l’on retrouve sur ses affiches, c’est la « cherette »
Le magasin existe toujours, aujourd’hui, c’est un Monoprix !
Nous avons profité de cette visite pour découvrir d’autres merveilles que recèle le Musée des Arts Décoratifs.
Cette tapisserie faite à Tournai au début du 16eme siècle est intitulée « les vendanges »
laine, soie, gallon bleu rapporté
détails
voici un bacchus noir en bois peint (atelier Parodi, Gênes début 18eme)
qui contraste avec ces mangeurs de raisin (biscuit de porcelaine tendre, vers 1750 manufacture de vincennes) qui ont un petit air de déjà vu mais où ?
et ce « fluteur », inspirés des tableaux de Boucher
Nevers 18eme siècle ?
bambins vendangeurs
Et pour finir ce papier peint (Pierre Cietti, fin 18e) imprimé à la manufacture Réveillon rue de Montreuil, là même où éclatèrent les premières émeutes en 1789.
Le Symposium des vignes d’Ile de France qui a lieu tous les deux ans se tenait cette année, pour la 12eme fois, à Noisy-le-Grand , occasion de découvrir cette cité de plus de 60 000 habitants, ses vignes, sa Confrérie du Clos Saint-Vincent.
La manifestation se tenait au Centre Michel Simon (acteur qui vécut ici près de 40 ans), décoré pour la circonstance.
Vingt-huit Confréries étaient annoncées. De Clamart nous étions trois avec les amis Hélène et Jean-Claude, maigre délégation, sacrifiés tels les bourgeois de Calais, le symposium tombant fâcheusement le jour-même de notre chapitre des vendanges.
Au détail près d’un ascenseur prétendument en panne, permettant de fait des allées et venues rapides entre parking et auditorium, on n’insistera jamais trop sur l’organisation très pro de ces festivités pour lesquelles toute la Confrérie était mobilisée.
Au programme :
– une conférence intitulée « le plaisir du vin, hier et aujourd’hui », en fait une présentation du roman policier historique « que saignent les vignes du Roi » par son auteur, Frédéric Couderc.
On en reparlera après l’avoir lu, s’il nous plait ;
– et une délicieuse comédie burlesque » C’est la faute à Bacchus », création originale de la Compagnie théâtrale Amédée Bricolo, par Christian Mass créateur et acteur : Bacchus va donner une conférence, son commis s’affaire pour les préparatifs…
– l’élection de la Reine des vignes, remportée haut la main par Laetitia, de Coubron
(en arrière-plan Philippe Jouvin, président du comité de coordination des confréries d’Ile de France :COCORICO)
– le copieux et goûteux buffet, permettant de prendre des forces avant le grand défilé des Confréries au son des tambours des Poulbots de Montmartre (on les avait vus à Bercy pour la saint-vincent l’an dernier )
joël Hayoun, le « chef » des poulbots
dans une cité pimpante et animée où nos oreilles ouirent une douce musique
« Vous n’êtes que trois, mais vous êtes les plus beaux » (sic) !
– la découverte des vignes au jardin de la Justice,
396 pieds de chardonnay (153), sauvignon (162) et seyval (81) sur une parcelle de 750 m2
et la visite des chais sis à la villa Cathala (villa florentine construite au second Empire), aujourd’hui maison des arts et des associations,
décorée pour la circonstance
où une exposition bien documentée contait l’histoire du vin à Noisy (comme le fit aussi le maire dans son discours) et rappelait le souvenir de l’abbé Noé Chabot qui ouvrit il y a cent ans un débit de boissons à Périgueux, dit-on.
On apprit ainsi que la vigne est attestée par Grégoire de Tours dès le 6eme siècle, et qu’au Moyen-Age le vin de Noisy, produit du cépage fromenteau, est hautement considéré et transporté à Paris via la Marne. En 1673, 36% des pères de famille sont vignerons. Las, la qualité va se dégrader, au point qu’en 1822 le conseil municipal s’interrogera : « le vin… est si détestable qu’il ne peut se conserver d’une année sur l’autre qu’avec le plus grand soin » ; peu à peu la vigne périclitera, le dernier propriétaire arrachant ses ceps en 1962
Et l’on découvrit labo, cuves et cave à vins
– le diner dansant avec l’annonce des résultats du Concours des vins 2010, départagés par un jury présidé par Jean-Luc Jamrozik, président des sommeliers de Paris.
les voici :
Quoi de plus ? un stand permettait de découvrir les vins d’Afrique du Sud avec David Champain de continentduvin.com