Le vin des bavards

Les amateurs d’opérette et autres fans d’Offenbach sont heureux en cette fin d’année où l’on peut revoir « les bavards « , monté par la compagnie « minute papillon », dans le cadre confortable et néokitch (tentons ce néologisme) du ciné théâtre 13 de Claude Lelouch.

Et comme souvent chez Offenbach, le vin est de la fête…

vindesbavards


La fleur qui naît nous dit : aimons !

Le vin vieilli nous dit : buvons !

Vieux vin et fleur naissante

Croyons ces voix charmantes !

Quand sur lui le temps se passe

Le bon vin devient meilleur

Mais des fleurs l’éclat se passe

Cueillons les dans leur fraicheur

Ah ! Ah ! Cueillons !

Ah ! Ah ! Cueillons !

vindesbavardsfinal


C‘est l’Espagne qui nous donne

Le bon vin les belles fleurs

C’est pour elles que rayonne

Un soleil plus chaud qu’ailleurs

La fleur qui nait nous dit : aimons !

Le vin vieilli nous dit : buvons !

La fleur…

Nous dit, nous dit : aimons !

Le vin vieilli nous dit : buvons !

La fleur qui nait nous dit : aimons !


C’est jusqu’au 31 décembre, 1 avenue Junot à Montmartre. Courez-y vite !

Voici un extrait du spectacle en guise de mise en bouche…

le jubilé de la reine Margot

C’est avec plaisir que nous avons répondu à l’invitation de la galerie la reine Margot, bien connue des aficionados de ce blog, pour célébrer ses soixante-dix ans et découvrir son nouveau catalogue. Nous y fûmes ce dimanche avec la reine Catherine , à peine descendue des tréteaux.

Une fois de plus , ce fut l’éblouissement.

Bacchus et un satyre (morceau de sarcophage) datant tous deux des années 200 de l’Empire Romain, nous attendaient,

bacchusalagrappe

sarco

Voici Eros, appuyé à un pied de vigne

erosnu

Pancika et Hariti, la grappe de raisin à la main, venus du Gandhara

couplegandhara

Le clou était sans doute cette mosaïque des vendanges, venue du Proche Orient (de Jordanie croit-on), 5eme-6eme siècle

mosavendanges

et ce cratère datant du 3eme siècle avant JC venu de Gnathia (Grande Grèce) représentant Nikê (déesse de la Victoire), sous les vignes

craterenike

Cette grappe en faience émaillée de 4 cm date du Nouvel Empire (Egypte, -1400)

grappeegypte

et celle-ci en pierre calcaire, viendrait de Palmyre (3eme siècle)

grappepalmyre

Cette feuille de vigne est espagnole (vers 1er siècle av JC ?)

feuilledevigne

Mais d’où provient donc cette scène de vendanges ?

basreliefvendanges

Ami du Clos, file à la Reine Margot (7 quai Conti Paris 6eme, entrée libre pour les amis du Clos) et rapporte nous la réponse !

une reine du clos sur les planches

Qui ne se souvient des vendanges 2006 et de sa reine Catherine , qui avait estimé à sa juste valeur la récolte de .. vingt-deux kilos de bon chasselas au clos des volontaires !

 

cathjarrett

Cette amie du Clos ne s’intéresse pas qu’à la vigne, on peut la voir ces temps-ci sur les planches dans Dom Juan, jouant (avec quel brio) Dona Elvira.

La reconnaissez-vous ?

donaelvira
Courez-y amis du Clos, et ne répugnez pas à vous réclamer de Catherine Jarrett pour bénéficier du tarif spécial « amis du clos ».

C’est au théâtre du Nord-Ouest, avec la compagnie « la torche ardente « .

Comiques poivrots

Nous avons fait connaissance il y a quelques jours, à l’occasion de notre visite à Bagneux , de Clovis, comique poivrot qui sévissait dans les caf’conc’ de Paris à la fin du 19eme siècle. Le voici, tel qu’on peut le voir sur le site du temps des cerises aux feuilles mortes , consacré à la chanson française :

clovis

Voici ce que l’on peut apprendre sur lui sur ce site . De son vrai nom Clovis-Césaire Lefèvre, c’était un chanteur comique du genre poivrot né en 1851 qui, sur ses cartes de visite fit imprimer «Officier d’académie… de billards». Il fut un des piliers des cafés-concerts : Ambassadeurs en 1874, l’Horloge dans les années 80, Alcazar d’été en 1886 -aujourd’hui pavillon Gabriel-, Bataclan en 1892, Concordia dans les années 1900… Il est décédé en 1910.

Le regretté Francois Caradec (auteur avec Alain Weill de : « le Café Concert » chez Fayard) nous en dit un peu plus.Les chanteurs de café-concert étaient si nombreux qu’une chansonette créée par Libert à la Scala, Nos artistes, ne put les énumérer en six couplets :

Y a Clovis et versa

Y a Valti-re aux pigeons

….

Y a Libert -té chérie

… 

Y a Bourgès prit du vin

… 

Mais c’est Paulus

Qui gagn’ le plus ‘ quibus

Après avoir fait tous les métiers (de professeur de vélocipède à bonisseur à la baraque de l’homme-chien (ça ne s’invente pas))Clovis aurait eu, avec de nombreux confrères la spécialité de chansons d’ivrogne qui « n’auraient guère supporté l’épreuve du temps ».

Faute de doc, il faudra attendre pour en juger par nous-mêmes.

Consolons nous avec un autre poivrot, Bourgès

bourgès

En rev’nant d’Suresnes (paroles de Joineau et Delattre, musique d’Emile Spencer, créé à la Scala en 1883)

Hier ayant palpé ma quinzaine

Je m’dis : pour m’amuser un peu

J’m’en vais monter jusqu’à Suresnes

Histoire de licher du p’tit bleu.

J’ai bu, j’dois l’dir’, comme une vraie bête,

Tel’ment qu’quand j’voulus m’en aller

Autour de  moi j’vis toutt tourner

Et je m’sentis mal à la tête :

J’avais mon pompon

En rev’nant d’Suresnes

 Tout le long d’la Seine

J’sentais qu’j’étais rond.

J’avais mon pompon

En rev’nant d’Suresnes

En rev’nant d’Suresnes

J’avais mon pompon

 

Goûte moi donc c’beaujo ma lurette

Rien de tel qu’une belle chanson pour faire la fête. En voici une, dégotée dans la « Belle Province » qu’au bon clos nous avons adaptée et entonnée pour célébrer le vin nouveau, lors du banquet traditionnel de la Confrérie du Clos de Clamart, ce dernier jeudi 20 novembre.

C’est l’jour du vin nouveau
Goûte-moi donc c’beaujo ma lurette
C’est l’jour du vin nouveau
Faut vider ta bouteille
Faut vider ta bouteille d’ beaujo
Faut vider ta bouteille

La videra qui voudra
Moué je garde la mienne
Moué je garde la mienne beau joe

Elle a un joli cou doux
Une robe vermeille
Une robe vermeille c’beaujo

Comme il serait doux
De boire une gorgée d’elle
De boire une gorgée d’elle beau joe

Mais encore bien plus doux
De souper avec elle
De souper avec elle beau joe

Retrouvez la chanson originale « mon joe« de Paul Piché , un grand de la chanson québecoise, sur youtube


chapitre à l’italienne (bis)

A la demande générale, voici quelques photos et potins recueillis lors du chapitre des vendanges de Clamart , que l’on nous a obligeamment fait passer.

Les confréries dans les vignes du clos Franquet.

danslesvignes
La photo souvenir sur les marches de la mairie

surlesmarches
deux diplômées !

impetrante

autreimpetrante

usual suspects

3promus

incontournable dégustation

tousboivent

à laquelle nul ne se dérobe, en tout cas pas le premier magistrat de la ville. Mais il est bon !?! l’entend-y -t-on murmurer

Vignerons, le train de la reconnaissance est en marche et rien ne saura l’arrêter !

Jubilé à Bagneux

Dix ans, ça ne suffit pas ! C’est du moins l’avis des « messiers » de la Confrérie balnéolaise des Chevaliers de Bacchus », qui célébraient ce samedi 22 novembre son dixième anniversaire.

confrérie

Les Confréries étaient venues nombreuses participer à cet évenement (ci-dessous des amies de la confrérie gastronomique du cèpe de l apointe du médoc)

confmedoc

et celle du Clos de Clamart ne faisait pas défaut (les deux cités ne sont elles pas associées dans la communauté d’agglomération Sud de Seine).

On a ainsi pu admirer l’exposition présentée à l’occasion,

expo

carriole
assister aux intronisations

étendard

(ci-dessous, l’ami Tony adoubé, abreuvé et dûment diplomé)
tonyadoubétonybuvanttonydiplomé

et découvrir « le vieux vin de Bagneux », chanson écrite dans les année 1890 par Clovis (chanteur sur lequel nous reviendrons)

parolesvindebagneux

et (re)mise au goût du jour par Patrick Elies (ci-dessus) et Gérard Guilloury.

Il ne faut voir là aucune hyperbole, l’histoire du vin à Bagneux étant très ancienne (n’y dit-on pas que le roi Dagobert en buvait volontiers ?) comme on peut l’apprendre là:

« Après la conquête de la majeure partie de la Gaule et l’unification du peuple franc par Clovis, la dynastie des Mérovingiens cherche à se concilier l’Eglise en faisant preuve de libéralités à son égard. En contrepartie, celle-ci s’empresse de consacrer leurs conquêtes et leurs spoliations. Bagneux, qui jusqu’alors appartenait au domaine royal, est ainsi donné à l’évêque de Paris à la fin du Ve siècle ou au début du VIe. A cette époque, Bagneux est en pleine transformation. Sur ses coteaux déboisés, on plante de la vigne et, rapidement, on s’aperçoit que la terre convient parfaitement à cette culture. Le vin de Bagneux devient célèbre. C’est en 829 que Bagneux apparaît pour la première fois dans un texte officiel. Au cours des siècles, le village se transforme grâce à deux activités : I’exploitation des carrières et le travail de la vigne. Durant sept siècles, des milliers de tonnes de pierres arrachées du sous-sol balnéolais alimentent les chantiers parisiens. Comme les roues de carriers qui émaillaient encore le paysage au siècle dernier, les vignes ont disparu de l’horizon balnéolais. Seuls, des noms de rue témoignent de leur présence ancienne. En 1965, le père Moreau remplissait pour la dernière fois de raisins le pressoir de la rue Albert-Petit. La Fête des Vendanges, reprise depuis 1959 chaque automne, évoque la récolte du « jus divin » et les traditions bachiques. »

Il n’en subsiste qu’un clos, planté en 1981, le clos des Brugnauts, sis rue de la Lisette, où 760 pieds (2/3 sauvignon, 1/3 sémillon donnent aujourd’hui un vin goûteux qui a besoin de vieillir au moins 3 ans, dixit l’oenologue André Georges.

Longue vie à la Confrérie Balnéolaise des Compagnons de Bacchus !

l’ami Jean

Notre ami Jean,

Jean Mussote, grande figure du clos de Clamart,

n’est plus,

mais il continue à habiter ce blog.

jeandeboutRetrouvons-le à Montmartre , au Mont Valérien , à la grange Franquet où encore au palais Brongniart.
Et chantons avec lui…

L’autre matin tu nous as quitté
bien trop tôt tu n’as pas pu aller
au bout de la route,
au bout de la route
au bout de la route qui mène à cent ans

Mais pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras

Refrain

Aux rendez-vous toujours présent
les meilleurs crus toujours goûtant
pour les bons coups toujours partant
avec ta canne clopin-clopant

2)
Qu’avais tu donc à tant te presser
ça ne se fait pas en société
de lâcher ses potes
de lâcher ses potes
de lâcher ses potes inopinément

 

Mais pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras

3)
La confrérie est toute endeuillée
elle a perdu son grand chevalier
la voila qui doute
la voila qui doute
la voila qui doute sans son vétéran

hé jeannot, tu es toujours là ? (bis)

à nos côtés, dis, tu resteras ?

4)
Car qui donc saura déterminer
sans plus hésiter la variété
des raisins qu’apportent
des raisins qu’apportent
des raisins qu’apportent les récoltants ?

qui qui qui qui qui qui qui qui (bis)
qui qui qui qui qui qui qui qui?

5)
qui toujours saura raison garder
aux soins de la vigne toujours veiller
et sans fausse note
et sans fausse note
et sans fausse note nous dire en chantant

ouais les gars je suis toujours là (bis)

le clos de clamart je n’abandonne pas

6)
Avec toi encore nous voulons trinquer
à ton repos, à notre santé
encore une goutte
encore une goutte
encore une goutte de bon vin blanc

Car pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras..

dernier refrain

aux rendez-vous toujours présent
les meilleurs crus toujours goutant
pour les bons coups toujours partant
avec ta canne clopin-clopant
pour l’amitié toujours présent
tous les bons crus toujours goûtant
pour l’aventure toujours partant
copains… clopant

jean