Chez Daniel Botti

Voici un « Maître Artisan Photographe » installé rue Jean-Pierre Timbaud, au pied de Belleville dans le onzième. Le passant bachique peut y voir en vitrine, quelque nature morte qui l’intéressera.

loiseauIl faut franchir la porte pour en voir d’autres…

beaune gevrey  polrogerDaniel Botti est un passionné de l’argentique. Il développe ses photos dans son atelier dans une  Chambre Linhof 4x5L. Elles sont tirées ensuite sur papier baryté ton chaud sous l’Agrandisseur Priox et enfin virées en Sépia, Sélénium partiels ou à l’or.

Les amateurs trouveront plus d’information sur le site foto2.fr.

Amis photographes : vous pouvez concourir avant le 30 avril 2015 au Concours Photo (voir sur le site foto2.fr)

A Castillon du Gard

C’est dans ce joli village « médiéval » aux belles rues pavées que l’on a vu cette treille impressionnante qui n’attend que le printemps pour refleurir.

vigneacastillonAu Clos des Vignes, étape gastronomique obligée

lesclosdesvignes  enseigneclosdesvignesceci nous rappelle une autre enseigne vue pas très loin à Uzes, mais de nuit

enseignecavisteC’est dans l’assiette que ça se passe (c’est bon et raisonnable, et il y a du Bourdic en pichet), mais il y a aussi un effort de décoration.

octogone potdefleurs tonnelier

vitrineclosdesvignesA quelques kilomètres, dans la bonne ville d’Uzes,  les fûts s’alignent dans les caves vénérables du palais ducalcellierducal

Poleurs

Voici un dessinateur luxembourgeois que nous fait découvrir l’ami Daniel. Il y a du Topor (humour noir, goût de l’absurde) chez ce luxembourgeois né en 1947, déjà titulaire de plusieurs prix, de son vrai nom Pol Leurs.
Le Bon Clos a sélectionné pour vous quelques dessins (les légendes sont de la rédaction)..

deuxfaconsdeboireDeux façons de boire…
allerretourPourvu que celui-là ne fasse pas de tonneaux à l’atterrissage !
boireoutirerBoire ou tirer, il faut choisir !
sachetdevin
demain, qui sait ?

Ronald Searle

Voici un prodigieux dessinateur anglais, qui s’est installé dans le sud de la France dans les années 60, et a notamment travaillé pour Le Monde. Décédé en 2011.

2006-Ronald-Searle-at-hom-003Avec une imagination débordante il s’est intéressé au thème du vin, publiant dans divers journaux ; certains ont été regroupés dans son album Something in the cellar.

 

 

smthginthecellar

ou encore Winespeak

winespeak

Il a fait aussi des pub savoureuses pour des vignobles australiens et californiens.

closduvalEn voici quelques uns, illustrant de grands moments d’Histoire comme ici la Révolution Française (A bas le chauvinisme, vive le vin du Clos du Val et le Talfarni) ClosDuVal2

la Glorieuse Révolution (anglaise de 1688 : William et Mary abandonnent Orange pour le Rouge !)ClosDuVal3

1588 : Drake et l’Invincible ArmadaClosDuVal4Gustave Eiffel et ses tours

ClosDuVal5   Scènes de vieOK-Make-it-a-Bollinger-29-004surmaturité et acidité (mais tart est aussi un terme désobligeant pour une femme)overripenessNous voici en Australie

OzzieWinespeak1987Jumping-for-Joy

 

la repue de Villon et de ses compaignons

Comment faire franche repue, boire et manger sans bourse délier ? C’est ce que l’on apprend en lisant

LA REPEUE DE VILLON ET DE SES COMPAIGNONS (oeuvre de quelque de ses disciples, parue vers 1480)

recueildesrepuesfranchesOn apprendra en passant que le vin de Baigneux était en bonne estime,

(On lui emplit, pour faire fin, du très bon vin de Baigneux)

mais loin derrière celui de Beaune  !

(Je demande du vin de Beaulne, qui soit bon, et non autrement)

«Qui n’a or, ny argent, ny gaige,
Comment peult-il faire grant chère?
Il fault qu il vive d’avantaige:
La façon en est coustumière.
Sçaurions-nous trouver la manière
De tromper quelqu’ung, pour repaistre?
Qui le fera sera bon maistre!»
Ainsi parloyent les compaignons
Du bon maistre Françoys Villon,
Qui n’avoient vaillant deux ongnons,
Tentes, tapis, ne pavillon.
Il leur dit: «Ne nous soucion,
Car, aujourd’huy, sans nul deffault,
Pain, vin, et viande, à grant foyson,
Aurez, avec du rost tout chault.»

Passons sur le poisson, les trippes, le pain, et voyons comme il fit pour le vin

La manière d’avoir du Vin.

Après qu’il fut fourny de vivres,
Il fault bien avoir la mémoire
Que, s’ils vouloyent ce jour estre yvres,
Il falloit qu’ils eussent à boire.
Maistre Françoys, debvez le croire,
Emprunta deux grans brocs de boys,
Disant qu’il estoit necessaire
D’avoir du vin par ambagoys.
L’ung fist emplir de belle eaue clère,
Et vint à la Pomme de Pin,
Atout ses deux brocs, sans renchère,
Demandant s’ils avoient bon vin,
Et qu’on luy emplist du plus fin
Mais qu’il fust blanc et amoureux.
On luy emplist, pour faire fin,
D’ung très bon vin blanc de Baigneux.
Maistre Francoys print les deux brocs,
L’un emprès l’autre les bouta;
Incontinent, par bons propos,
Sans se haster, il demanda
Au varlet: «Quel vin est ce là?»
Il luy dist: «Vin blanc de Baigneux.
—Ostez cela, ostez cela,
Car, par ma foy, point je n’en veulx.
«Qu’esse-cy? Estes-vous bejaulne?
Vuidez-moy mon broc vistement.
Je demande du vin de Beaulne,
Qui soit bon, et non aultrement.»
Et, en parlant, subtillement
Le broc qui estoit d’eaue plain
Contre l’aultre legierement
Luy changea, à pur et à plain.
Par ce point, ils eurent du vin
Par fine force de tromper;
Sans aller parler au devin,
Ils repeurent, per ou non per.
Aide à la compréhension
Ambagoys, ambages, finesses
Atout, avec
Béjaulne, niais
Per ou non per, pair ou non, quoi qu’il en soit

formation Cocorico

Il est toujours bon de remettre à jour ses connaissances, et de partager son expérience. Le Comité de Coordination des Confréries d’Ile de France vient de nous en donner l’occasion avec une formation viti-vinicole organisée à Saint-Maur par Georges Kopczan, et à laquelle une dizaine de Confréries ont participé :

le Pressoir Auversois, les côteaux de Sucy en Brie, le clos des Pierrotes (de Livry/seine), les compagnons d’Irminon (combs la ville), Rueil-Buzenval, les amis de Marolles, la Grappe Yerroise, le clos de Bréon, les Trois Grappes de Villiers/Marne et le Petit Vin Blanc de Nogent. Et bien sûr le Clos de Clamart.
(Les plus anciens lecteurs du Bon Clos se souviendront peut-être de la formation de 2009)

Nous avons eu droit à un topo sur le goût et l’odorat par un médecin ORL, Gilles Lelièvre.
puis à une dégustation à l’aveugle de nos vins sous la houlette de l’oenologue champenois Joël Rochard, de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (il y est directeur du pôle développement durable). Nous l’avions rencontré lors du Symposium des Vignes d’Ile de France fin 2013.
Enfin à un topo très intéressant sur le vin biologique par le même J.Rochard.

joelrochard

De l’exposé sur le goût et l’odorat nous retenons que l’être humain est microsmatique  (odorat très peu développé), hélas pour la gustation oenologique qui repose à 90% sur l’olfaction et la rétro-olfaction, le goût proprement dit ne servant qu’à identifier les saveurs salé,sucré, acide, amer et « umami ».

Le gène de l’odorat aurait 200 millions d’années. La zone sensible, particulièrement réduite chez l’homme, comprend 300 à 350 récepteurs reliés par 25 millions de fibres au bulbe olfactif où les attendent 45000 neurones (« du cerveau à l’air libre ») Au contraire de la vue et de l’audition, il n’y a pas d’observateur standard, chaque cas est génétiquement singulier.

Quant au meilleur moment pour déguster, ce serait en fin de matinée. Ceci fit une transition rêvée pour passer à la séquence suivante, la dégustation à l’aveugle.

Précisons qu’ il ne s’agissait pas d’une compétition, mais d’une réflexion commune sincère sur les défauts et qualités de nos vins, tous élaborés sur un mode non commercial.

7 vins ont été dégustés, 6 blancs et un rosé. 3 présentaient un défaut majeur : nez d’éther, forte acidité, amertume… dû à des problèmes d’oxydation, ou de maturité insuffisante, voire d’hygiène. D’aucun décelait parfois un nez de serpillère… Dur, dur !

J’ai personnellement bien apprécié le premier vin, marqué A. Voici le verbatim de Joël Rochard pour l’unique vin rosé et dernier vin dégusté : « pas de défaut particulier » « tout à fait correct » « couleur saumonée » « bon équilibre en bouche » « pas mal ! » Encourageant !

Le dernier exposé était consacré au vin biologique. Vaste sujet !

label  Un  cahier des charges a été défini qui permet d’en parler sérieusement :
– interdiction du désherbage chimique et des produits de traitement de synthèse ; il reste le travail mécanique (« quel métier d’galère« , dit la chanson), thermique  (chauffage au chalumeau), et l’enherbement
– interdiction des engrais chimiques, usage du compost animal ou végétal
protection du vignoble  avec des produits minéraux en quantité limitée , le soufre (efficace contre l’oidum, mais présente des dangers pour la faune)  le cuivre (contre le mildiou, mais est défertilisant), et des décoctions de plantes ; traitement nécessaire avant l’ouverture des bourgeons ; aération des grappes contre le botrytis ; usage d’auxiliaires prédateurs contre le ver de grappe et la cicadelle ; mais pas de traitement bio efficace contre la flavescence dorée (sel de potassium indispensable…
– en vinification limitation des sulfites ; usage de produits certifiés bio

Il y eut une discussion animée en ce domaine, tant faire du bon vin est un art mystérieux : on a parlé foulage (on n’en fait pas pour les vins effervescents), éraflage (l’amertume procède de rafles non mûres), presse (unique pour une plus grande richesse du moût), sulfitage (obligatoire pour protéger le moût avant fermentation), débourbage (favorisé par l’usage d’enzymes pectolinytiques), levurage (pour lancer les fermentations alcoolique et malolactique) , clarification…

Chacun est reparti pétri de bonnes résolutions , il n’y a plus qu’à mettre en oeuvre !

Terminons avec quelques scoops tirés du nez du Président de Cocorico, Ruben Martinovsky :

rubenCocorico organise une parade le 8 mai à la Foire de Paris, et, le 6 juin, une grande fête de ses 15 ans avec messe à Notre-Dame, croisière fluviale sur la Seine, pour finir avec un dîner de Gala au Petit Journal Montparnasse. Nous en reparlerons !

quelques épitaphes


L’épitaphe est un genre littéraire rimé : c’est ce que l’on aimerait inscrire sur la pierre tombale de quelqu’un que l’on admire, ou pas…

Les lecteurs du Bon Clos connaissent celle de Rabelais, par Ronsard

recueilEn voici quelques unes, trouvées dans le Recueil d’épitaphes sérieuses, badines, satiriques et burlesques de M. De La Place (Bruxelles, 1782). Elles concernent des buveurs, bien entendu ! Il ya là tout un concentré de vie !

Celle qui suit est de Maynard, poète du 17ème siècle, élève de Malherbe.
« Esprit sur tout autre éclatant » disait de lui Paul Scarron.fameuxbuveurCes deux-ci sont d’un certain Cocquart, (avocat dijonnais et poète né en 1700)

leplusgrandbuveur mortd'hydropisieEt en voici des anonymes.lucas ivrogne buveur
lapierrequiparle