Au début du 20ème siècle, nombreux étaient les artistes, peintres, sculpteurs, qui ont rallié Paris et se sont installés à Montparnasse ; beaucoup étaient des juifs fuyant la la misère et les pogromes de l’Empire russe. Parmi eux Chagall, Soutine, Modigliani, etc. Bien que de styles et d’inspiration très diverses, on les appelle l’Ecole de Paris. Le musée d’art et d’histoire du judaïsme leur consacre une exposition. Nous en rapportons quelques images.
Comme cette nature morte de Chaïm Soutine qui date de 1916
Ce petit tableau (à Montparnasse) est d’Oser Warszawski. Né en Pologne en 1896, il se met à peindre à Paris dans les années 20. réfugié en Italie pendant la guerre, il sera quand même déporté et ne reviendra pas.
Voici une litho de Lou Lazard, « à Montmartre« (1925)
On doit la photo qui suit à Marc Vaux,qui photographia les oeuvres des artistes de Montparnasse. L’oeuvre est d’Adolphe Feder, qui naquit à Odessa vers 1886 et mourut à Auschwitz.
Georges Wolinski n’était pas de cette génération. Grand dessinateur au destin tragique lui aussi, il nous fait toujours sourire. Voici un dessin vu aux Beaux Arts de Paris où il y a actuellement une exposition en son hommage.
C’est l’exposition présentée ces temps-ci à l’abbaye de la Celle, près de Brignoles dans le Var.
Cette abbaye, construite à l’époque romane, est bâtie sur le site d’une villa romaine du 2ème siècle productrice de vin, dont on a retrouvé le pressoir et le fouloir dans la cuisine de l’abbaye. Elle ressemblait peut-être à celle-ci ?
maquette d’une villa romaine à Cavalaire
L’exposition retrace cette exploitation systématique des campagnes durant l’époque romaine.
Avec leur fond plat, les amphores « Gauloise 4 » emplies de vin gaulois sont exportées dans tout l’empire romain et même au delà.
col d’amphore au bouchon de liège, port antique de toulon, 1er-2ème siècle
Mais il y avait toutes sortes d’amphores
de gauche à droite : dressel2-4 de narbonnaise, G2, G5, G4
Cette cruche poissée, (à l’intérieur enduit de poix), était présente sur toutes les tables des buveurs romains
Voici d’autres récipients, en céramique, ou en verre soufflé (modiolus, Toulon, 1er siècle)
Cette coupe sigillée représente Bacchus ivre
Voici aussi une intéressante pipette à vin, et une patère en alliage cuivreux (1er siècle), utilisée comme une louche pour le service et les libations
Cette serpette en fer torsadé devait servir dans les vignes
serpette à manche torsadé (la Crau)
On voit aussi quelques beaux objets décoratifs comme cette colonne à décor de rinceaux de vigne peuplés d’oiseaux (marbre blanc, 1er siècle, près de vienne)
et cette mosaïque représentant une scène de vendanges
Mais le clou de l’expo est la mosaïque du Vème siècle « les trois Grâces et Bacchus chez Ikarios », découverte à Vinon sur Verdon dans le domaine de Pèbre, et maintenant domiciliée à Manosque.
Elle évoque la légende d’Ikarios, cultivateur ayant offert l’hospitalité à Bacchus, qui en retour l’initia à la vigne et au vin. A gauche Bacchus, reconnaissable à sa thyrse, est auprès d’Ikarios qui tient des grappes de raisin. Au centre, les trois Grâces, qui personnifient le don, la dette et la reconnaissance.. A droite, Ikarios indique à un serviteur le bouc qui se goinfre de raisins et doit être sacrifié.
On peut y lire les deux vers du poète Martial :
« toi qui fronce le sourcil et ne lis pas ces lignes de bonne grâce, puisses tu, horrible envieux, envier tout le monde et n’être envié par personne ».
C’est dans ce village mythique, habité par l’esprit de Vincent Van Gogh, que se tiendra le 23 octobre prochain le XVème symposium des vignes d’Ile de France.
Il y aura des conférences, des poèmes et des dessins, du bon vin et de la musique.
Nous en avons été privés l’an dernier, les voici revenues ces expos de photos qui donnent l’occasion de passer et repasser dans la cité romaine pendant tout l’été. Et comme chaque année il y avait des grains à presser pour les habitués du bon clos…
A l’espace Van Gogh c’est l’Orient Express et la Compagnie Internationale des Wagons-Lits qui ressuscitaient, avec ces vues des caves des ateliers de Saint-Ouen.
bouteilles et fûts dans les ateliers de Saint-Ouen, vers 1960
C’est qu’il fallait nourrir et bien sûr donner à boire aux voyageurs au long cours.
Wagon bi-foudre pour le transport du vin destiné aux passagers de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits
Dans quel pays se trouvait ce birou de voiaj ?
Un hommage appuyé était rendu à Sabine Weiss qui, à 96 ans, se revendique toujours comme « photographe-artisan » plutôt qu’artiste. La voici festoyant avec ses camarades de l’agence Rapho à gauche sur cette photo de Robert Doisneau en 1953
Ces photos de Brassai représentent des couples attablés date des années 1930 et ont été publiées dans l’éphémère revue NEUF, qui incarna « toute l’effervescence artistique et intellectuelle des années 1950, donnant une place centrale à la photographie et à ses auteurs ».
La même revue NEUF a donné carte blanche à des dessinateurs comme André François qui publia dans le numéro IX une histoire de crocodile domestiqué (enfin, pas complètement)…
ils savent raconter de jolies histoires…
Mais c’est avec l’architecte, designer et amateur de photos Charlotte Perriand (1903-1999), dont les collections sont humblement exposées dans une salle du Monoprix, que la vendange fut la plus conséquente.
On a retrouvé cette touchante photo d’auteur inconnu dans ses archives. Trois hommes, aux couvre-chefs marquant sans doute des origines diverses (casquette, béret, feutre), qu’on imagine touchés par la crise économique, assis sur un banc public…
Paris vers 1930
Voici quelques autres photos des années 30 de Wide World Photos, publiées par le New York Times, représentant des vendangeuses du Bordelais, d’Oléron, d’Italie…
en haut.à g. la bordelaise porte la quichenotte, qui protège la nuque du soleil. En bas c’est « le repos aux heures chaudes ».
Cette grappe a été prise par Emmanuel Sougez
et cette vue des vignes de Gevrey-Chambertin en 1931-32 par François Kollar
Dans ces foudres de Cognac, les eaux-de-vie attendent le filtrage (1930, auteur inconnu)
tandis qu’à Londres, les tonneaux de la brasserie Whitbreads sont fabriqués à la main par 3 hommes.
1934, agence non identifiée
Très engagée pour le progrès social dans les années suivant la crise de 1929, Charlotte Perrinad contribue à différents salons et expositions comme l’exposition internationale des arts et techniques de la vie moderne, (Paris 1937) avec notamment cette fresque appelant, sur un paysage de vignes et de champs, à faire bénéficier les travailleurs de la campagne comme de la ville de la législation sociale.
Voici encore une oeuvre musicale magnifiant l’ivresse et la boisson pour « supporter le monde tel qu’il est ».
C’est le chant de la terre (Das Lied von der Erde) composée en 1908 par Gustav Malher, une symphonie pour tenor, alto et grand orchestre, suite de six chants sur des textes de poètes chinois.
Malher par Rodin
Le pauvre Malher, qui venait de perdre sa fille ainée, son poste à l’opéra de Vienne et de se découvrir une maladie incurable, découvrit ces poèmes traduits par Hans Bethge et en choisit 6 pour ce Chant de la Terre.
Le premier chant est la chanson à boire de la douleur de la terre (Das Trinklied vom Jammer der Erde), d’après Li Bai, appelé aussi Li Po, un poète que les lecteurs du bon clos ont déjà rencontré !
Dunkel ist das Leben, ist der Tod :sombre est la Vie, sombre est la Mort
Citons wikipedia : » le thème de l’ivresse, remède à toutes nos peines, s’ouvre en fanfare avec les cors sur un motif de trois notes répété à plusieurs reprises. Mais le répit ne dure qu’un temps, le leitmotiv de la triste réalité résonne une première fois sombre est la Vie, sombre est la Mort. L’espoir renait le firmament depuis toujours est bleu, la Terre longtemps encore fleurira au printemps. Développement où les états d’âme se suivent, du sentiment de révolte, à l’exaltation due au vin et enfin la prise de conscience douloureuse du monde tel qu’il est. Et le mouvement en conclusion reprend le leitmotiv résigné sombre est la vie, sombre est la mort« .
Ecoutons ce chant par l’Israel Philharmonic Orchestra – Tel Aviv (1972) dirigé par Leonard Bernstein avec Christa Ludwig, mezzo-soprano et René Kollo, tenor.
Voici le texte de la chanson à boire de la douleur de la terre
I. Das Trinklied vom Jammer der Erde
Schon winkt der Wein im goldnen Pokale. Doch trinkt noch nicht, erst sing ich euch
ein Lied! Das Lied vom Kummer soll auflachend In die Seele euch klingen. Wenn der Kummer
naht, Liegen wüst die Gärten der Seele, Welkt hin und stirbt die Freude, der Gesang. Dunkel ist das Leben, ist der Tod.
Herr dieses Hauses! Dein Keller birgt die Fülle des goldenen Weins! Hier diese lange Laute nenn ich mein! Die Laute schlagen und die Gläser leeren, Das sind die Dinge, die zusammenpassen. Ein voller Becher Weins zur rechten Zeit Ist mehr wert als alle Reiche dieser Erde.
Dunkel is das Leben, ist der Tod.
Das Firmament blaut ewig, und die Erde Wird lange feststehn und aufblühn im Lenz. Du aber, Mensch, wie lang lebst denn du? Nicht hundert Jahre darfst du dich ergötzen
An all dem morschen Tande dieser Erde!
Seht dort hinab! Im Mondschein auf den Gräbern hockt Eine wild-gespenstische Gestalt. Ein Aff ist’s! Hört ihr, wie sein Heulen hinausgellt In den süßen Duft des Lebens! Jetzt nehmt den Wein! Jetzt ist es Zeit,
Genossen! Leert eure goldnen Becher zu Grund! Dunkel ist das Leben, ist der Tod.
Drinking Song of the Earth’s Sorrow
The wine in its golden goblet beckons. But drink not yet. I’ll sing you a song first.
The song of sorrow shall laughingly Enter your soul. When sorrow draws near,
Desolate lie the gardens of the soul, Joy, song, fade and perish. Dark is life, is death.
Lord of this house! Your cellar holds golden wine in abundance! Mine I call this lute here! Striking the lute and draining glasses, Those are the things which go together. A full beaker of wine at the proper time Is worth more than all the kingdoms of
this earth. Dark is life, is death.
The sky is forever blue, and the earth Will long stand firm, and blossom in spring. But you, man, how long will you live? Not a hundred years are you permitted
to delight In all the brittle vanity of this earth!
Look down there! On the graves, in the moonlight, squats A wild spectral figure. An ape it is! Hear how its howls screech out Into the sweet fragrance of life! Take now the wine. Now is the time,
friends! Drain your golden beakers to the last! Dark is life, is death.
Le 5 ème chant: Der Trunkene im Frühling (« L’Ivrogne au printemps »), est aussi d’après Li Bai :
« Un ivrogne chante trop haut et un oiseau vient annoncer le printemps, l’ivrogne proteste « que m’importe le printemps, laissez moi à mon ivresse ».(cf wikipedia). A 30 mn et 4s sur la video ci-dessus
V. Der Trunkene im Frühling
Wenn nur ein Traum das Leben ist, Warum dann Müh und Plag’? Ich trinke, bis ich nicht mehr kann, Den ganzen lieben Tag.
Und wenn ich nicht mehr trinken kann, Weil Kehl’ und Seele voll, So tauml’ ich bis zu meiner Tür Und schlafe wundervoll!
Was hör ich beim Erwachen? Horch, Ein Vogel singt im Baum. Ich frag ihn, ob schon Frühling sei,— Mir ist als wie im Traum.
Der Vogel zwitschert: Ja! der Lenz ist da, Sei kommen über Nacht,— Aus tiefstem Schauen lauscht ich auf, Der Vogel singt und lacht!
Ich fülle mir den Becher neu Und leer ihn bis zum Grund Und singe, bis der Mond erglänzt Am schwarzen Firmament.
Und wenn ich nicht mehr singen kann, So schlaf ich wieder ein. Was geht mich denn der Frühling an!? Lasst mich betrunken sein!
The Drunkard in Spring
If life is but a dream, Why, then, toil and torment?
I drink, until I can no more, The livelong day.
And when I can drink no more, Because my gorge and soul are full,
I stumble to my door And I sleep wonderfully!
And, waking, what do I hear? Hark, A bird sings in the tree. I ask him whether spring has come— I am as if in a dream.
The bird twitters. Yes, spring is here! Overnight it has come— From deepest contemplation I started, The bird sings and laughs!
Afresh I fill my beaker And drain it to the dregs And sing until the moon gleams In the black firmament.
And when I can sing no more, I fall asleep again. What has spring to do with me!? Let me be drunk!
On peut trouver le texte intégral du Chant de la Terre (allemand et traduction en anglais) là.
Sur un poème de Thomas Moore (ci-dessous à g.) traduit par Thomas Gounet, Hector Berlioz (à d.) a composé en 1829 une chanson à boire qui mérite notre intérêt. Elle figure dans le recueil de mélodies : mélodies d’Irlande.
Amis, la coupe écume! Que son feu rallume Un instant nos cœurs! Du bonheur ce gage N’est que de passage; Noyons nos douleurs!
Oh! ne crois pas qu’à mon âme Les tourments soient épargnés! Mes chants, échos de ma flamme, Seront toujours de larmes imprégnés. Ce sourire qui rayonne Sur mon front sombre et pensif, Est semblable à la couronne Dont on pare un roi captif.
Mais la coupe écume, etc.
Les plus heureux sur la terre, Que comptent-ils de plaisirs, Sans quelque pensée amère, Quelques fatals et tristes souvenirs? A l’âme tendre et sensible Le moindre mal est cuisant, Comme à l’arbrisseau flexible Un roitelet est pesant.
Mais la coupe écume, etc.
Thomas Moore, poète prolifique, a composé des dizaines de mélodies irlandaises, sur des airs connus comme c’était l’usage à l’époque (toutes les partitions sont en ligne sur le site LibraryIreland.com).
Parmi celles-ci plusieurs font référence à la boisson, mais de laquelle Thomas Gounet a-t-il tiré sa chanson à boire, une traduction très libre assurément ! ? On pourra peut-être répondre à cette question en analysant les oeuvres complètes !
Ce tableau découvert sur le mur d’une rue près de la Cité du Vin à Bordeaux nous a intrigué.
L’auteur, Pyquet, est un artiste de street art assez prolifique dont on peut voir des oeuvres sur Instagram. Il aime à illustrer chansons et chanteurs dans un style à la fois expressif et coloré, parfois naïf.
Ici le sujet est « le vin », d’Orloge Simard.
Orloge Simard est un groupe québécois créé en 2012 par Olivier Simard, assez populaire (plus de 30 000 auditeurs par mois sur Spotify). « Le vin » est une chanson de l’album « beuvez toujours ne mourrez jamais » sorti en 2017.
La chanson est disponible sur youtube
Le vin rend les lèvres bleues Il ne rend pas meilleur Il rend un peu enjôleur Il ne rend pas serein Il te fait pleurer pour un rien
Le vin rend les lèvres bleues Il rend les idées noires Y met ta tête un peu d’travers Il ne rend pas plus beau Ça dépend qui prend la photo
Si la couleur du vin C’est la couleur de ton teint Il faut savoir que tout homme Tend à dévier du métronome
Le vin (papapaw) Le vin rend les lèvres bleues (Papapaw, papapaw) Rend la parole fumeuse Te laisse des cernes sous les veilleuses Il ne rend pas plus beau Il te met en mode crescendo (Wo)
Et si Dionysos Aimait ben prendre une bonne brosse Il en va de même pour l’ivrogne Tassez-vous si la souèf y pogne Le vin (papapaw) Le vin rend les lèvres bleues (Ooh… La la la…)
On peut aussi écouter l’Hymne à la bière (les paroles sont là)
Les lecteurs du bon clos se souviennent peut-être d’un autre Simard, Bernard, vu à Paimpol il y a quelques lustres, et de son « vin pour ma tante« . Serait-il apparenté à Olivier Simard, ou encore à René et Nathalie, les P’tits Simard ?
C’est l’occasion de découvrir le bon buveur, du groupele vent du nord dont Bernard Simard a été membre.
Ami buvons caressons la bouteille Pour passer notre temps
Un bon buveur C’est l’ami de la bouteille
Le soir et le matin à moi Il me dit à l’oreille
J’aime la bouteille, moi J’aime la bouteille
Et tous ces vieux garçons Qui s’en vont voir les filles Ils disent qu’ils sont des fous
Et moi je dis Qu’ils cherchent leur avantage
Je les trouve sages moi Dans l’bas du village
J’aime la bouteille moi J’aime la bouteille
Et vous, mon bon popâ Qui vivez à votre aise Vous êtes marié
Quand vous voulez Que maman vous embrasse
Et vous n’avez qu’à parler Et moi, dans ma chambrette
Je flatte en cachette, moi Dans la p’tite’ cabinette
Quand j’ reviens de l’ouvrage Souvent je la regarde Je lui fais les yeux doux
La vie parisienne, le spectacle proposé cette année par Frank T’Hézan, Jean-Christophe Keck et leur bande allait-il attirer les foules à Bruniquel comme l’an dernier la Grande Duchesse de Gerolstein ?
La réponse est oui, mais malheureusement le temps n’était pas un rendez-vous. Le 31 juillet est un jour à marquer d’une pierre noire car le spectacle fut annulé, et les imprévoyants d’un soir furent privés de leur annuel plaisir. Bruniquel m’a tuer !
Malin, l’ami Bernard avait prévu d’y rester quelques jours et put donc voir par deux fois cette Vie Parisienne.
(ci-dessous des affiches de 1922, 1927 et 1919 !)
Voici ses mots : »pas la moindre goutte. Carole Delga, JM Baylet présents. Triomphe. »
Mieux. Averti par l’auteur de ces lignes, il s’est rendu au récital de chansons humoristiques donné par Dominique Desmons au domaine Vayssette à Gaillac.
Dominique Desmons trinquant avec son compère Jean-Christophe Keck
Dominique Desmons ! (assisté de Jean Christophe Keck pour les bruitages).
Nous attendrons donc la sortie du DVD pour découvrir la version 2021 de la Vie Parisienne, et nous consolons avec ces quelques photos anciennes et actuelles de Bruniquel .
l’hôtel café Rigal, successeur Doubac, promenade du Ravelin, il y a un siècle