les bacchantes de Corot

Jean-Baptiste Camille Corot est surtout connu pour ses paysages, conservant ses portraits dans le secret de son atelier. On peut en voir un certain nombre en ce moment au musée Marmottan. Nous y avons découvert quelques attachantes bacchantes.Ci-dessus la bacchante au tambourin, ou encore le repos (1860). Elle repose sur une peau de panthère (attribut bachique) et l’on voit en arrière plan que les libations vont bon train.Celle-ci, la bacchante à la panthère, un peu antérieure, peut surprendre, avec cet oiseau mort nonchalamment offert à la bête. Une « mise en scène néovénitienne qui réactive la fusion de la femme et de la nature », nous explique-t-on…

Expo « le vin au Moyen Age » à la Tour Jean Sans peur (Paris 2ème)

Voici revenue et jusqu’au 2 mai 2018 l’exposition sur le Vin au Moyen Age que nous avions visitée il y a 6 ans à la Tour Jean Sans Peur.

Nous espérons y faire de nouvelles découvertes et y retrouver des  illustrations du Manuel de Santé « Tacuinum Sanitatis » du médecin arabe Ibn Butlan dont nous reparlerons.

A noter les conférences sur les vins d’Ile de France et  sur le vin à la cour de Bourgogne ( 14 mars et 11 avril à 19h).

 

 

Au marché d’antiquité place Joffre

Il y a toujours de belles choses à découvrir pour qui a le temps de flâner dans le labyrinthe d’un marché d’antiquités aussi gigantesque que celui qui s’est tenu dernièrement près de l’Ecole Militaire.

On dira que le message sur ce cruchon est d’une autre époque

Nous avons déjà rencontré ce peintre (Gisclard) qui affectionne l’ambiance des bars

La liqueur Hanappier daterait du 16ème siècle (1590 seigneur d’Armonville, conseiller du roy  ; cette plaque en tôle publicitaire daterait de 1910)

Voici deux étonnants encriers

(chez Eric Le Cour, « la tradition de l’écriture« )

Ce plat de barbier est présenté par Corinne, une antiquaire de Toulon
Cette bacchante de Mucha est présentée par Gerd Frost, un antiquaire allemand (à List) amateur de vin

Cette terre cuite de James Pradier est présentée par Didier Souyris, autre amateur de vin  au savoureux accent biterrois (qui fait aimablement goûter son vieux saint-émilion)

Un petit air de déjà vu, dira-ton ? En effet, on pouvait voir la même en marbre et grandeur nature à l’expo Bacchanales de Bordeaux l’an dernier,

Voici maintenant des petites porcelaines bachiques représentant un faune porteur de raisin et un joueur de flûte de Pan

et d’autres personnages de plus grande taille

et ces touchantes scènes de la vie quotidienne en bois sculpté


ou peint
Ce bas-relief est intitulé « la fertilité »
Terminons cette visite avec cette nature morte signée Tresh

et cette jolie grappe décorative
Le Bon Clos remercie les exposants déjà cités, ainsi que Cyril Soret de Villemomble, Colette Berthelier, et Olivier Becker de Vanves…

A la Roche-Guyon

Ce petit village, célébré où Edgard.P.Jacobs a situé le « Piège diabolique » où il a fait tomber son héros le Professeur Mortimer, est idéalement placé dans une boucle de la Seine au coeur du Vexin français.

C’est de son château que nous ramenons ces images d’oeuvres de Virginie Rochetti, qui, dénonçant les ravages de la prolifération des matières plastiques, exploite divers matériaux comme le tissu

et la porcelaine, aussi fragile qu’elles sont indestructibles…

Cette exposition, Pour une Edda des baleines, dure jusqu’au 26 novembre.

Chez l’antiquaire tout proche cette nature morte attend son acquéreur…

 

shopping d’art au Carrousel du Louvre

On connait ce salon qui réunit chaque année plusieurs centaines d’exposants, peintres, sculpteurs, photographes, etc. Nous y avons déjà fait de belles rencontres.

Cette année peu de « touches », mais de qualité.

Cette  » femme du monde » est de Fauve, alias Martine Dechavanne, une artiste déjà rencontrée

Libecq s’est spécialisé dans le travail du métal, réalisant notamment de grandes statues animalières, mais aussi des belles bouteilles

Voici des scènes de bar de Rouge William, un artiste peintre autodidacte

Et voici maintenant un sculpteur géorgien, Levan Bujiashvili, qui réalise des statues en bronze. Celles-ci-dessous, de petite taille, ont toutes leur place dans la galerie du Bon Clos! Leur sujet n’étonnera pas ceux qui connaissent l’histoire et les pratiques des géorgiens en matière de vins.

Plus d’information sur cet artiste autodidacte qui « pense avec ses mains » dans le georgian journal

Sur le même stand de sculptures nous avons rencontré Daredjane qui proposait ce banquet « pirosmanien« , une remarquable pièce de bronze.     Voici enfin la photographie d’une publicité atypique pour le Saint-Pourçain, au slogan douteux mais qui fait son effet ! Après enquête, on découvre que ce slogan fait partie d’une chanson de Gérard Morel, Cantique en toque,  dont on trouvera les paroles là et que l’on peut découvrir dans cette video

Œil pour œil dent pour dent

 C’est dans la bible et cependant

Œil pour œil Saint-Pourçain

C’est cent pour cent plus sain

Etonnant, non ?

Jardins

L’art des jardins, qui remonte à l’Antiquité, est illustré (jusqu’au 24 juillet) par une exposition au Grand Palais.

On y apprend qu’un roman italien du 15ème siècle, le Songe de Poliphile, influença l’art du jardin à la Renaissance, comme ici à Mantoue

fête dans les jardins du Duc de Mantoue, Sébastien Vrancx 1595 (détail)

Le rêve de Poliphile, c’est de conquérir son aimée, Polia, ce qu’il fait en songe au terme d’un parcours initiatique où il croise dieux et nymphes, et bien sûr, Bacchus,
ses vendangeurs et son cortège de bacchantes et autres faunes.

 L’histoire finira… comme un songe…

Voici d’autres oeuvres exposées

(Weinlaub, de Philipp Otto Runge (papier découpé, vers 1800)

(feuille de vigne, dessin photogénique de William Henry Fox Talbot, vers 1839)

et pour finir cette broche-grappe de Van Cleef & Arpels s’il vous plaît

en argent, or blanc, perles fines et diamants (1915)

 

fabuleuse Fabuloserie

C’est un lieu secret, qui donne la parole aux fous, aux différents, aux artistes. Un lieu magique aussi, qui la nuit s’illumine, parfois. La Fabuloserie, à Dicy, dans l’Yonne, temple de l’art brut.

Elle ouvrit largement ses portes le 20 mai dernier, pour la Nuit Européenne des Musées,

et, autour de l’étang aux innombrables torches qu’une plainte cristalline transportait, l’on y retrouva avec joie l’incroyable Manège de Petit Pierre et son « homme qui bois son verre de vin »

On y vit aussi ces tableaux de Ryszard Kozek, un musicien polonais qui, schizophrène, s’est mis à la peinture.

Et ces dessins, de qui sont-ils déjà ?