Saint-Vincent à Bercy

Ce dimanche 25 janvier, les confréries d’ile de France se retrouvaient à Bercy pour fêter la St-Vincent :

messe (en l’église ND de la Nativité),

NDnativité

défilé dans le parc de Bercy et sur le cours St-Emilion.

Suivant les anciens rails, avisant les vignes plantées il y a une douzaine d’années

vignes

et la maison des percepteurs des taxes, toujours debout, les médiums et autres oreilles fines s’exercèrent à capter le bruissement fossile des anciens entrepôts, disparus dans les années 80 après deux siècles de service.

medaillon

 

Il faisait froid et sec, il y avait du monde et de l’ambiance !

On remarquait bien sûr les tambours des poulbots de montmartre, menés par Anaïs,

poulbots

la fanfare poilobrass

fanfarepoilobrass

Et le président toujours à la manoeuvre

president

Tout cela s’est terminé au Club Med World par un déjeuner dansant arrosé aux vins de Loire (touraine blanc la chapiniere , chinon rouge du domaine de Noiré).

bouteillesbues

Revivons ces bons moments en video

Am Weintisch

Après l’expo Picasso , voici encore une belle occasion découvrir des toiles où l’on boit !
Berlin, 1911. Emil Nolde investit ses cafés, ses cabarets, ses bars de nuit…

il a ainsi croqué ce couple « Am Weintisch » (devant un verre de vin)

verredevin

et ces « slovenes » en goguette

slovenes

Amis du clos, ne ratez pas cette superbe expo au Grand Palais. Jusqu’au 19 janvier, vite ! Et l’entrée est gratuite accompagné du tenancier du clos !

le jubilé de la reine Margot

C’est avec plaisir que nous avons répondu à l’invitation de la galerie la reine Margot, bien connue des aficionados de ce blog, pour célébrer ses soixante-dix ans et découvrir son nouveau catalogue. Nous y fûmes ce dimanche avec la reine Catherine , à peine descendue des tréteaux.

Une fois de plus , ce fut l’éblouissement.

Bacchus et un satyre (morceau de sarcophage) datant tous deux des années 200 de l’Empire Romain, nous attendaient,

bacchusalagrappe

sarco

Voici Eros, appuyé à un pied de vigne

erosnu

Pancika et Hariti, la grappe de raisin à la main, venus du Gandhara

couplegandhara

Le clou était sans doute cette mosaïque des vendanges, venue du Proche Orient (de Jordanie croit-on), 5eme-6eme siècle

mosavendanges

et ce cratère datant du 3eme siècle avant JC venu de Gnathia (Grande Grèce) représentant Nikê (déesse de la Victoire), sous les vignes

craterenike

Cette grappe en faience émaillée de 4 cm date du Nouvel Empire (Egypte, -1400)

grappeegypte

et celle-ci en pierre calcaire, viendrait de Palmyre (3eme siècle)

grappepalmyre

Cette feuille de vigne est espagnole (vers 1er siècle av JC ?)

feuilledevigne

Mais d’où provient donc cette scène de vendanges ?

basreliefvendanges

Ami du Clos, file à la Reine Margot (7 quai Conti Paris 6eme, entrée libre pour les amis du Clos) et rapporte nous la réponse !

une reine du clos sur les planches

Qui ne se souvient des vendanges 2006 et de sa reine Catherine , qui avait estimé à sa juste valeur la récolte de .. vingt-deux kilos de bon chasselas au clos des volontaires !

 

cathjarrett

Cette amie du Clos ne s’intéresse pas qu’à la vigne, on peut la voir ces temps-ci sur les planches dans Dom Juan, jouant (avec quel brio) Dona Elvira.

La reconnaissez-vous ?

donaelvira
Courez-y amis du Clos, et ne répugnez pas à vous réclamer de Catherine Jarrett pour bénéficier du tarif spécial « amis du clos ».

C’est au théâtre du Nord-Ouest, avec la compagnie « la torche ardente « .

Goûte moi donc c’beaujo ma lurette

Rien de tel qu’une belle chanson pour faire la fête. En voici une, dégotée dans la « Belle Province » qu’au bon clos nous avons adaptée et entonnée pour célébrer le vin nouveau, lors du banquet traditionnel de la Confrérie du Clos de Clamart, ce dernier jeudi 20 novembre.

C’est l’jour du vin nouveau
Goûte-moi donc c’beaujo ma lurette
C’est l’jour du vin nouveau
Faut vider ta bouteille
Faut vider ta bouteille d’ beaujo
Faut vider ta bouteille

La videra qui voudra
Moué je garde la mienne
Moué je garde la mienne beau joe

Elle a un joli cou doux
Une robe vermeille
Une robe vermeille c’beaujo

Comme il serait doux
De boire une gorgée d’elle
De boire une gorgée d’elle beau joe

Mais encore bien plus doux
De souper avec elle
De souper avec elle beau joe

Retrouvez la chanson originale « mon joe« de Paul Piché , un grand de la chanson québecoise, sur youtube


chapitre à l’italienne (bis)

A la demande générale, voici quelques photos et potins recueillis lors du chapitre des vendanges de Clamart , que l’on nous a obligeamment fait passer.

Les confréries dans les vignes du clos Franquet.

danslesvignes
La photo souvenir sur les marches de la mairie

surlesmarches
deux diplômées !

impetrante

autreimpetrante

usual suspects

3promus

incontournable dégustation

tousboivent

à laquelle nul ne se dérobe, en tout cas pas le premier magistrat de la ville. Mais il est bon !?! l’entend-y -t-on murmurer

Vignerons, le train de la reconnaissance est en marche et rien ne saura l’arrêter !

Jubilé à Bagneux

Dix ans, ça ne suffit pas ! C’est du moins l’avis des « messiers » de la Confrérie balnéolaise des Chevaliers de Bacchus », qui célébraient ce samedi 22 novembre son dixième anniversaire.

confrérie

Les Confréries étaient venues nombreuses participer à cet évenement (ci-dessous des amies de la confrérie gastronomique du cèpe de l apointe du médoc)

confmedoc

et celle du Clos de Clamart ne faisait pas défaut (les deux cités ne sont elles pas associées dans la communauté d’agglomération Sud de Seine).

On a ainsi pu admirer l’exposition présentée à l’occasion,

expo

carriole
assister aux intronisations

étendard

(ci-dessous, l’ami Tony adoubé, abreuvé et dûment diplomé)
tonyadoubétonybuvanttonydiplomé

et découvrir « le vieux vin de Bagneux », chanson écrite dans les année 1890 par Clovis (chanteur sur lequel nous reviendrons)

parolesvindebagneux

et (re)mise au goût du jour par Patrick Elies (ci-dessus) et Gérard Guilloury.

Il ne faut voir là aucune hyperbole, l’histoire du vin à Bagneux étant très ancienne (n’y dit-on pas que le roi Dagobert en buvait volontiers ?) comme on peut l’apprendre là:

« Après la conquête de la majeure partie de la Gaule et l’unification du peuple franc par Clovis, la dynastie des Mérovingiens cherche à se concilier l’Eglise en faisant preuve de libéralités à son égard. En contrepartie, celle-ci s’empresse de consacrer leurs conquêtes et leurs spoliations. Bagneux, qui jusqu’alors appartenait au domaine royal, est ainsi donné à l’évêque de Paris à la fin du Ve siècle ou au début du VIe. A cette époque, Bagneux est en pleine transformation. Sur ses coteaux déboisés, on plante de la vigne et, rapidement, on s’aperçoit que la terre convient parfaitement à cette culture. Le vin de Bagneux devient célèbre. C’est en 829 que Bagneux apparaît pour la première fois dans un texte officiel. Au cours des siècles, le village se transforme grâce à deux activités : I’exploitation des carrières et le travail de la vigne. Durant sept siècles, des milliers de tonnes de pierres arrachées du sous-sol balnéolais alimentent les chantiers parisiens. Comme les roues de carriers qui émaillaient encore le paysage au siècle dernier, les vignes ont disparu de l’horizon balnéolais. Seuls, des noms de rue témoignent de leur présence ancienne. En 1965, le père Moreau remplissait pour la dernière fois de raisins le pressoir de la rue Albert-Petit. La Fête des Vendanges, reprise depuis 1959 chaque automne, évoque la récolte du « jus divin » et les traditions bachiques. »

Il n’en subsiste qu’un clos, planté en 1981, le clos des Brugnauts, sis rue de la Lisette, où 760 pieds (2/3 sauvignon, 1/3 sémillon donnent aujourd’hui un vin goûteux qui a besoin de vieillir au moins 3 ans, dixit l’oenologue André Georges.

Longue vie à la Confrérie Balnéolaise des Compagnons de Bacchus !

l’ami Jean

Notre ami Jean,

Jean Mussote, grande figure du clos de Clamart,

n’est plus,

mais il continue à habiter ce blog.

jeandeboutRetrouvons-le à Montmartre , au Mont Valérien , à la grange Franquet où encore au palais Brongniart.
Et chantons avec lui…

L’autre matin tu nous as quitté
bien trop tôt tu n’as pas pu aller
au bout de la route,
au bout de la route
au bout de la route qui mène à cent ans

Mais pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras

Refrain

Aux rendez-vous toujours présent
les meilleurs crus toujours goûtant
pour les bons coups toujours partant
avec ta canne clopin-clopant

2)
Qu’avais tu donc à tant te presser
ça ne se fait pas en société
de lâcher ses potes
de lâcher ses potes
de lâcher ses potes inopinément

 

Mais pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras

3)
La confrérie est toute endeuillée
elle a perdu son grand chevalier
la voila qui doute
la voila qui doute
la voila qui doute sans son vétéran

hé jeannot, tu es toujours là ? (bis)

à nos côtés, dis, tu resteras ?

4)
Car qui donc saura déterminer
sans plus hésiter la variété
des raisins qu’apportent
des raisins qu’apportent
des raisins qu’apportent les récoltants ?

qui qui qui qui qui qui qui qui (bis)
qui qui qui qui qui qui qui qui?

5)
qui toujours saura raison garder
aux soins de la vigne toujours veiller
et sans fausse note
et sans fausse note
et sans fausse note nous dire en chantant

ouais les gars je suis toujours là (bis)

le clos de clamart je n’abandonne pas

6)
Avec toi encore nous voulons trinquer
à ton repos, à notre santé
encore une goutte
encore une goutte
encore une goutte de bon vin blanc

Car pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras..

dernier refrain

aux rendez-vous toujours présent
les meilleurs crus toujours goutant
pour les bons coups toujours partant
avec ta canne clopin-clopant
pour l’amitié toujours présent
tous les bons crus toujours goûtant
pour l’aventure toujours partant
copains… clopant

jean

 

pris sur le fait !

Voici une photo prise lors d’une récente dégustation privée. On peut y reconnaitre une figure bien connue du petit monde du vin (et des amis du clos qui surfent sur ce site !)

Les bonnes bouteilles abondaient : champagne, riesling, cabernet-sauvignon, haut-médoc, gigondas, chateauneuf du pape, sauternes…

bernard burtschy

Mais que faisait-il donc une fontaine de dix litres d’eau dans les bras ?

On se perd en conjectures…