chapitre de printemps à Clamart

Le printemps est revenu, et avec lui le traditionnel Chapitre de la Confrérie du Clos de Clamart, Chapitre qui restera dans les annales, on verra pourquoi.

C’était le samedi 17 avril après-midi sous un beau soleil.

Les confréries amies de Bagneux et d’Issy les Moulineaux étaient venues en voisines.

De l’est de l’Ile de France étaient venues les Trois Grappes de Villiers sur Marne

 et deux Compagnons d’Irminon de Combs la Ville (ci-dessous le grand-maître Michel Courtois qui nous accueillit si bien tout récemment)

De plus loin encore, venaient les Chevaliers du Brie de Melun ,

et la Commanderie de la chaude andouille du Cateau Cambrésis dans le Nord.

Saluons les.

On défila dans les rues de Clamart, la musique et les danses d’Amizade e Sorrisos, association franco-portugaise bien connue des clamartois , agrémentant la fête.

amizadesorrisos

vincentdeluca

Il nous fut donné de voir Vincent de Luca, qui rejoint la Confrérie des Mangeux d’Esparges de Sologne, pour la dernière fois en ce costume.

Nous remercions notre consoeur Gisèle qui nous adresse la photo ci-dessous, non posée pour une fois.

étrange tenue pour certains !

Il y eut de nombreuses intronisations, parmi lesquelles des membres des Confréries amies apportant qui une bouteille de leur production, qui un Brie de Melun (il fut dégusté le soir même ; on apprit ainsi que l’authentique Brie AOC est au lait cru, et que le Melun qui est affiné 10 semaines est plus corsé que le Meaux : 4 semaines), et des membres actifs d’associations clamartoises.

M. le Maire, fidèle protecteur de la Confrérie nous avait rejoint, on en était au vin d’honneur quand, coup de tonnerre dans un ciel serein,on annonça l’arrivée de « l’idole des idoles« .
Ceci nous laissa perplexe (quand même pas Johnny ! entendait-on), mais nous n’eûmes guère le temps de gamberger car déjà arrivait… Nicoletta.

Attirée par un tour de magie dont le Chevalier Franquet (alias l’ami Paul) a le secret…

« Comme un vol criard d’oiseaux en émoi, tous mes souvenirs se jettent sur moi »  Souvenons-nous, comme elle chantait…

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, dit-on. L’inverse est aussi vrai. La présence de cette grande artiste, intronisée fissa,

électrisa l’assistance au sein de laquelle des dizaines de photographes s’improvisèrent.

Un isséen qui venait d’être intronisé proposa habilement une photo de tous les impétrants.

Il eut gain de cause et tous rejoignirent la chanteuse sur l’estrade.

Profitant de l’excitation générale, une isséenne surgit soudain et prit place entre le Maire et l’Idole..

Bien joué !

La soirée se poursuivit comme à l’accoutumée par le banquet traditionnel

Le Grand-Maître Michel avait bien fait les choses,

et l’auteur de ces lignes eut la chance de banqueter avec les membres de trois des confréries présentes, qui n’étaient pas les derniers à pousser la chansonnette.

Nous apprîmes ainsi de la bouche de son nouveau Grand-Maître Patrick Chin, que la Confrérie Saint-Vincent d’Issy-les-Moulineaux se remettait en ordre de bataille, et attendons maintenant son prochain Chapitre avec impatience.

Nous appréciâmes aussi la pugnacité de la délégation du Cateau Cambrésis qui bien que peu nombreuse, se fit bien entendre, accompagnant le tirage des bulletins de l’urne pour la tombola de sonores  » Touillez ! « , afin que chacun ait sa chance. Ce ne fut pas notre cas mais les lots de consolation étaient de qualité.

Comme d’habitude, nos fidèles Gérard Gournet et Bernard Jacob assurèrent l’ambiance musicale,  allant de table en table, étonnant l’assemblée par l’étendue et la variété de leur répertoire.

Quant à Nicoletta, contre toute attente elle festoya à nos côtés, dédicaçant livres et CD, appréciant manifestement l’accueil de la Confrérie. Aux esprits chagrins qui regrettèrent qu’elle ne chantât point, rappelons le souvenir d’Henry Becque , cet homme d’esprit, à qui dans un diner en ville un général avait demandé d’en dire un mot (d’esprit), et qui répondit :  » Est-ce que je vous demande de tirer le canon ? » (rapporté dans l’Esprit de Sacha Guitry). Merci à elle d’avoir été des notres.

vins d’Abbayes

L’époque est au communautarisme diront les uns. L’union fait la force, diront les autres. Toujours est-il qu’après les « vignerons polytechniciens » qui présentaient leurs vins il y a quelques semaines en leur hôtel de Poulpry,

 

ce sont les vins d’Abbayes qui se retrouvaient ces 18 et 19 avril au Collège des Bernardins récemment restauré. Ce cadre méritait une visite.

exterieur

Ils étaient une quinzaine, de toutes régions de France (manquait un malheureux portugais qui n’a pu présenter son Porto à cause d’un volcan islandais), unis par un destin commun : compter une abbaye dans la lointaine ascendance de leur domaine.

 

Voici quelques unes de nos « trouvailles »:

L’Abbaye de Morgeot, à Chassagne-Montrachet; le blanc n’est commercialisé qu’après 6 ans en cave.

l’Abbaye Sainte-Eugénie (Corbières) qui bénéficie d’un emplacement maritime au pied des Corbières  et cultive le mourvèdre, comme à Bandol

sainteugenie

l’Abbaye du Petit Quincy, qui propose Chablis, Tonnerre et Epineuil.

Tout cela reste à approfondir.

Une occasion peut-être , une prochaine soirée d’inauguration du comptoir des abbayes, 4-6 rue fléchier à Paris 9eme (celle prévue le 7 mai prochain est annulée).

chez les petits frères

Les petits frères des pauvres « accompagnent, dans une relation fraternelle, des personnes – en priorité de plus de 50 ans – souffrant de solitude, de pauvreté, d’exclusion, de maladies graves ».

Ils organisent régulièrement des ventes d’objets anciens, provenant de dons : timbres, bibelots, cartes postales, médailles, bijoux, etc.

C’est une vente très courue, certains chineurs faisant la queue dès l’aube au 33 avenue Parmentier (Paris 11eme), tant sont intéressants le choix et.. les prix (fixes).

Ce samedi 13 mars nous y avons découvert quelques cartes postales qui devraient intéresser les amis du clos.

en champagne, par J.Peynot

le foudre d’une contenance de 200 000 bouteilles, « plus grand tonneau du monde » qu’Eugène Mercier mit 16 ans à construire est le clou de l’exposition universelle de 1889, nous dit-on

hauts-reliefs taillés dans la craie par Gustave-André Navlet

départ pour les vendanges à Vosne-Romanée
ainsi qu’une belle collection de tastevins d’argent du 19eme siècle

tastevinancien1

et cette plaque pasteurienne qui nous rappelle les combats du grand homme.

effigiepasteur

 

Les dons d’objet (avec reçu fiscal) sont bien sûr possibles, il suffit de contacter Christophe Scheire (garde.meuble@petitsfrères.asso.fr et 06 16 57 03 42).

Avis aux amateurs : la prochaine vente parisienne (timbres, tableaux, vieux papiers) aura lieu le samedi 16 octobre 2010 de 9h à 18h (33 avenue Parmentier Paris 11eme).

le repas des amis (charley toorop)

On peut voir jusqu’au 9 mai au musée d’art moderne de la ville de paris les oeuvres de cette artiste hollandaise qui vécut de 1891 à 1955. On pourra en lire une présentation sur le blog de « lunettes rouges « .

Pour nous, la pièce maitresse est sans nul doute ce repas des amis (1932-33)

mais il y a aussi quelques natures mortes qui ont toutes leur place ici

naturemorteavecbonbonne

nature morte aux bonbonnes et à la statue (1918)

 

naturemorteavecbouteilles

nature morte  aux bouteilles, pichets blancs et feuilles (1940-42)

et ces inoubliables « zingueurs »

au zinc (1933)

movida

Fin des années 70 : un vent de liberté souffle sur l’Espagne, c’est la movida.

Une exposition la remet en mémoire ces jours-ci à la « Maison Folie  » de Wazemmes, à Lille. Voici quelques tableaux qu’on ne pouvait pas y voir, mais qu’un ouvrage consultable sur place nous a permis de découvrir.

Cette « cena », de Carlos Bloch (1982)

Et cette « peña guapa », de Javier de Juan (1986)

qui a aussi « commis » ce « paraiso artificial » (2002)

Retour au 59Rivoli

Nous voici à nouveau à l’exsquat du 59Rivoli , répondant à l’invitation de Gaki qui expose jusqu’au 7 mars avant de partir au Portugal au « pavilhao 28 » du Centre Hospitalier Psychiatrique de Lisbonne. Pour y exposer, bien sûr …

Un de ses amis m’assure que c’est Gaki qui a peint (en une nuit !) le dragon qui déploie ses méandres dans l’escalier du 59 jusqu’au 5ème étage.

Nous rencontrons aussi Anita qui pratique le collage (voir sa galerie ) et la photographie

anita savary

et me fait découvrir les oeuvres d’un peintre sculpteur russe « disparu », Bazilio, honteusement chassé de France parce que sans papiers (Voir aussi ).

Avec Anita nous installons ses trois porteurs de bouteille en bois, c’est quelque chose !

lesbuveursdebazilio

Il s’appelle en réalité Mikhail Anokhin, certaines de ses oeuvres peuvent être vues là.

A bientôt Gaki, Anita et… Bazilio !

Bacchus, champion des taureaux

C’est une nouvelle que n’a guère relayée la presse nationale, et qui ne nous parvient que tardivement, mais que les amis du clos seront heureux d’apprendre : le taureau Bacchus a été sacré grand champion, pour « un très bon développement squelettique associé à une belle musculature« , nous dit la Montagne.

D’abord à Saint-Gervais début novembre,

bacchusastgervais

Puis à Moulins, où il a reçu le Super Prix d’Honneur

bacchusamoulins

Le fils de Martinique et de Pedro n’est pas un nouveau venu sur les podiums : il avait reçu le 1er prix d’honneur des veaux mâles à Avallon en 2006. Primé en 2009, il pesait déjà plus de 1200 kilos. Sa semence est vendue au Brésil, au Mexique, en Irlande et en Angleterre.

Les passionnés pourront le voir au Salon de l’Agriculture du 27 février au 7 mars prochains, où il se présentera au Concours Général pour qui sait, obtenir la médaille d’or toutes catégories ?

(Bacchus ? quel drôle de nom pour un taureau s’exclamera-t-on ! Ah que nenni, nous y reviendrons.)

Allez Bacchus !

 

letoilemontante

 

 Post Scriptum pour les amateurs de mythologie

Il n’y a rien d’inconvenant à nommer un taureau Bacchus, cet animal étant un des symboles du dieu ,qui aime à le monter

bacchusurtaureau

et est parfois représenté avec ses cornes

bacchuscornu

(tête de Bacchus jeune conservée au musée du Vatican d’après Daremberg )

Princesse de Trébizonde

Offenbach  était à l’honneur ces jours-ci au Trianon où les Tréteaux Lyriques jouaient sa « Princesse de Trébizonde (*) », opéra-bouffe monté pour la première fois en 1869 à Baden et longtemps oublié ; en voici l’ouverture

Il s’y trouve un délicieux air à boire chanté en duo dont voici les paroles, et qui fait référence à la malvoisie, vin grec doux, originaire de Μονεμβασία, qui fut célèbre au Moyen-Age. C’est aussi un groupe de cépages . Pour en savoir plus)

airaboiretrebizonde

trouvé dans le livret de censure de 1869 (version en 2 actes).

L’oeuvre fut ensuite remaniée en 3 actes et il se pourrait bien que certains textes aient changé. N’avons nous pas entendu plutôt : « quel parfum merveilleux a ce vin vieux ?

(* Trébizonde, cité d’Asie Mineure sur la Mer Noire, fut du 12eme au 15eme siècle la capitale d’un Empire )

1910 : qui l’eût crue ?

Janvier 2010 : l’occasion d’évoquer cette légendaire crue « centenale » de la Seine qui envahit Paris en 1910, et qu’une exposition nous remet en mémoire (jusqu’au 28 mars, galerie des bibliothèques à Paris 4eme).

Voici quelques images choc pour les lecteurs du bon clos, qui remercient « la seine  en partage  » d’avoir mis en ligne le fond photographique crue 1910

« Les entrepôts de Bercy sont totalement inondés dès le 22 janvier ; un lac de 5 mètres de profondeur s’y forme, et les tonneaux dérivent dans une forte odeur d’alcool« , nous informe paris.fr

Mais les parisiens font front contre l’adversité…

la banlieue n’est pas en reste

sevressaintcloud

les populations s’adaptent…

mais que fait la police ?