Saint-Vincent

Revoici la Saint-Vincent avec son cortège de festivités et de célébrations.

Les franciliens que la neige n’avait pas découragé pouvaient se rendre à le 20 janvier à Combs-la-Ville chez les Compagnons d’Irminon où se tenait la saint-Vincent tournante traditionnelle des Confréries « Cocorico ».

Les parisiens avaient une deuxième chance ce samedi 26 janvier à Montmartre (défilé à 17h au départ du Moulin Rouge, et messe solennelle à 18h à Saint-Pierre de Montmartre, suivie d’un dîner de gala à la salle des fêtes de la Mairie du 18ème).

Il leur reste une ultime occasion de célébrer cette fête en se rendant dimanche 27 janvier à l’église Sainte-Colette des Buttes Chaumont, dans le 19ème. Ils pourront y écouter le Souffle de Bacchus (chorale des Echansons de France) accompagner la messe en chantant

« Béni soit à jamais le Seigneur de ses bienfaits

Qu’a-t-il fait de meilleur que ce petit vin clairet ? »

et bien d’autres chants entrainants.

Les plus chanceux participeront le soir même au banquet des Echansons, une fameuse soirée en perspective dont nous reparlerons !

Voeux 2013

La rédaction du bon clos a le plaisir de vous adresser ses meilleurs voeux pour 2013.

Cette année, c’est Ramon qui est notre porte-parole, ce petit bonhomme de faïence chargé de bouteilles (et bouteille lui-même), que nous avons découvert à la braderie de Lille. et baptisé ainsi en hommage à la chanson éponyme….

Il s’appelait Ramon, y Gonzalez, y Cordoba…

Cette année, nous avons aussi perdu des êtres chers et proches, mais découvert de nouveaux amis comme ces Echansons qui chantent sous la colline de Passy. Nous avons appris plein de choses sur le vin au Moyen-Age à la Tour Jean sans Peur, découvert un restaurant merveilleux où l’on peut boire du clos marion presque à prix coûtant, rencontré des artistes étonnants, et travaillé avec notre ami Edouard, oenologue du Clos de Clamart, pour faire « un vin comme nous l’aimons »….

Bohêmes

Voici quelques images rapportées de l’exposition Bohèmes en cours au grand Palais (jusqu’au 14 janvier)

Plein Air, de Ramon Casas (peintre et affichiste catalan)

un des petits gitanos, d’Edouard Manet

Verlaine (*) et Rimbaud, au coin de (la) table, de Fantin Latour (détail)

* qui écrivit

Heureux qui, profitant des plaisirs de la terre,

Baisant un petit cul, buvant dans un grand verre

Remplit l’un, vide l’autre et passe avec gaieté

Du cul de la bouteille au cul de la beauté

Les deux là qui suivent de l’absinthe, mais la maison propose du bourgogne !

(les déclassés, de Jean-François Raffaelli, 1881)

et que boit Madeleine de Boisguillaume au moulin de la Galette ? (Ramon Casas, 1892)

Ci-dessous une « scène de la vie bohémienne » de James Abbott McNeal Whistler (1855). Là, c’est du rouge assurément.

Ce quartier latin est du poète Germain Nouveau, dans une lettre à Verlaine

chantons les buveurs de bocks

chantons un air de Lecoq !

peut-on lire ; le fumeur à gauche serait Rimbaud…

 

téléthon

C’est discrètement que la Confrérie du Clos de Clamart apporte chaque année sa contribution au Téléthon. Cette année, l’occasion lui a été donnée de sortir de l’ombre entre une heure et deux heures du matin, avec d’autres confréries comme celle de l’asperge de Sannois…

La voici, sur France 2 !

les affichistes

On peut voir en ce moment à la Bibliothèque Forney  dans le Marais une exposition des oeuvres du grand affichiste Bernard Villemot, (1911-1989), bien connu pour ses pubs Bally et Orangina.

Le voici présentant une affiche.

Le style a évolué depuis Jules Chéret, dont nous avons déjà parlé, mais bien des choses peuvent intéresser les lecteurs du bon clos.

Voici sa version du livreur de chez Nicolas, Nectar, capable de porter 16 bouteilles dans chaque main.

Voici en complément quelques oeuvres d’affichistes contemporains.

Paul Savignac, (1907-2002) natif de Trouville, a vanté cette brasserie locale bien connue

celui-la doit être un vin de garde…

Villemot a étudié dans l’école de Paul Colin, (1992-1985) auteur de l ‘affiche suivante

Cette dernière est de Cassandre, « le plus grand des affichistes » (Paul Bergé)

Edward Hopper

Voici quelques images glanées à l’exposition Hopper , peintre américain qui a marqué le 20ème siècle (au grand palais jusqu’au 28 janvier), que nous avions annoncée il y a 15 jours, avec ce « drinking couple »

Voici maintenant un buveur bien de chez nous (Hopper a longuement et à plusieurs reprise séjourné en France avant la Grande Guerre).

Celui-ci est d’un autre style,il rappellerait Toulouse-Lautrec

Ce tableau-la est intitulé « soir bleu ». Il date de 1914. Un des rares où figurent plusieurs personnages. L’ambiance est comme d’habitude étrange (pour une analyse détaillée, voir )

Terminons par cette illustration de revue (Hopper a travaillé à ses débuts comme illustrateur)

Vendanges au Musée du Vin

On ne le sait pas assez, le Musée du Vin, propriété du Conseil des Echansons de France, dispose d’une treille, de taille modeste certes, mais qui donne bon an mal an une dizaine de kilos de raisins.

Nous y fûmes convié pour vendanger,

et apprîmes ainsi qu’elle fut plantée en 1986, grâce à un don slovène. Le cep provient en effet d’une vigne ancienne de Maribor, en Slovénie, qui aurait plus de 400 ans et revendique le titre de plus vieille vigne du monde.

Voici le grand maître Claude Josse procédant à la dégustation du raisin

On put ensuite goûter le vin slovène, muscat…

et merlot… tous deux excellents !

 

Des vignes aux barricades

C’est le thème d’une exposition qui se tient au Pavillon de l’Ermitage, délicieuse « folie » de style Régence, dernier élément du domaine de Bagnolet, « près du village de Charonne ».

C’est de ce village de Charonne qu’il est donc question.

Voici à quoi pouvait ressembler le paysage à l’époque (extrait des quatre saisons de Carmontelle, oeuvre peinte sur un support transparent conservée au domaine de Sceaux)

 

 

Edward Hopper

Voici une nouvelle exposition au Grand Palais, consacrée à Edward Hopper, ce peintre américain décédé en 1967 et dont les peintures « donnent lieu aux interprétations les plus contradictoires« .

On pourra y admirer ce couple buvant un coup sur une terrasse(vers 1906).

Couple Drinking

Une fois n’est pas coutume, ils regardent « l’objectif » du peintre.

C’est jusqu’au 28 janvier 2013