Fête des vendanges à Montmartre

Ce samedi 13 octobre, c’était la fête à Montmartre et une petite délégation du clos de Clamart est allé grossir les rangs des milliers de membres de confréries vineuses et gouteuses, orchestres, habitants du 18ème arrondissement, , fêtards…

Un « ban des vendanges »se tint en matinée dans la vigne du Clos Montmartre. Il fallait montrer patte blanche pour rentrer. On s’y employa avec l’art d’un joueur de bonneteau. Notre grand-maître passa, drapé dans sa dignité de député de Montmartre.

Les vendangeurs étaient déjà passés car il n’y avait plus guère de grappes,

mais le spectacle valait la peine.

Il y eut des discours. On put ainsi écouter le maire de l’arrondissement Daniel Vaillant, la marraine de la vendange (la chanteuse Anggun) et le parrain (Jean-Luc Petit-Renaud) ,

ainsi que le président de la République de Montmartre (Alain Coquard)

et la Présidente de la Commune Libre de Montmartre (Marielle-Frédérique Turpaud). A celle-ci nous donnerons la palme pour une intervention toute en vers. Ainsi qu’aux Compagnons de Montmartre venus chanter « le duc de gourmandise »(chanson de Michèle Bernard).

Je suis le duc de Gourmandise
Je vous attends dans mon palais…

Rien que d’y penser, je suis ivre
Rien que d’en parler, je salive
Et je chante, quand vient midi,
Pour mieux tromper mon appétit

Miam, miam, miam…

C’était un air de circonstance, qui fut fort applaudi et mit tout le monde en appétit.

Un buffet roboratif attendait le bon peuple fuyant la pluie battante dans les grandes salles de la Mairie, bel édifice bâti à la fin du 19ème siècle par un élève de Baltard. Dans cet espace clos où les orchestres se déchaînaient

tapage diurne

on pouvait croiser des reines de beauté

carla 13 ans

et d’étranges et plaisants personnages.

jardinière
géorgienne de paris

L’hôpital Bretonneau (où on le sait une vigne fut plantée) était là !

et les enfants du quartier

La pluie ne cessait pas mais il fallait défiler.
Debout les braves !
Près d’une centaine de groupes prirent place autour de l’élégant square Clignancourt construit au début du 20ème siècle.
Ceux-là venaient de Sannois
L’ail de Piolenc était là aussi

La commanderie des vins et spiritueux arborait d’énormes tastevins.

et que dire de ceux-ci ?
Les parapluies aux couleurs des confréries faisaient merveille.

Et les orchestres jouaient de plus belle.

les p'tits poulbots

plaies mobiles

Le cortège s’ébranla enfin, et partit à la rencontre des parisiens assez courageux pour braver les éléments.  Par un prompt renfort, ils furent des milliers dès que la pluie cessa.
Et Bernard, notre maître de musique, fit vibrer les foules au son de l’accordéon.

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