visite à l’aftersquat rivoli

Les amis du clos connaissent bien cet étonnant immeuble peuplé d’artistes et ouvert à tous les curieux, situé 59 rue de Rivoli à Paris.

Nous y sommes repassés, avons été heureux de revoir Anita Savary qui nous a donné des nouvelles de Bazilio : il serait dans les parages et souhaiterait même s’incruster. Nous avons hâte de le voir en chair et en os.

En attendant, Thierry, un autre peintre, nous a présenté un petit autoportrait du même.

Un peu plus bas nous sommes tombés sur Fredok, un farceur qui peint des pubs en jouant avec les mots. Comment ne pas se dérider ?

Fredok en a peint des dizaines, certaines fort savoureuses comme cette vache qui fume ou ces maisons de joie…

Il y a du professeur Choron chez cet homme ! comment ne pas penser à son fameux potage

Et l’on évoquerait même l’Humour Rouge, publication aujourd’hui disparue qui eut son heure de gloire aux temps héroïques..

Continue l’artiste !

 

 

A la braderie de Lille

Le premier week-end de septembre est tous les ans l’occasion de visiter ce grand musée vivant qu’est la braderie de Lille.

Voici quelques pépites qu’on pouvait y voir:

des publicités sur tôle émaillée



une bouteille moustachue (baptisée Ramon, en l’honneur de l’immortelle chanson de Casimir Oberfeld et Raymond Vincy)

un pichet aussi à moustache (Joseph peut-être?)

et un coupe papier bachiquesans oublier cet étrange assemblage devant lequel nous sommes tombés en arrêt côte à côte avec un collectionneur de tire-bouchons d’Etampes dont le site mérite une visite

la Périchole à Bruniquel

Voila des années que nous rêvions de ce festival de Bruniquel (beau village du Tarn et Garonne) sans nous décider à nous rendre dans cette contrée éloignée de nos itinéraires habituels. Pensez, un festival dédié à Offenbach, avec à coup sûr quelque chanson bachique à nous mettre sous la dent.

 

Nous ne fûmes pas déçus, avec les amis Bernard dit « Grande Force Tranquille » et Pierre « l’Entaillé », (si j’en crois mon dictionnaire de breton).

C’est avec ravissement que nous avons découvert cette troupe composite, rassemblée année après année par l’infatigable Frank T’Hézan, et dirigée musicalement par Jean-Christophe Keck.

Des chansons bachiques, il y en avait plusieurs, car

Ah qu’on y fait gaiement glouglou

Au cabaret des trois cousines

Qui veut du vin ? Buvez, buvez !

A nous, A nous, versez, versez !

En voici un extrait pris sur place

http://closdesvolontaires.blog.lemonde.fr/files/2012/08/buvez.mov

buvez

En attendant un DVD qui ne saurait tarder, voici une version de l’air de la griserie (« je suis un peu grise mais chut, faut pas qu’on le dise ! »)

par Teresa Berganza

ou par Felicity Lott

Ah! quel dîner je viens de faire!
Et quel vin extraordinaire!
J’en ai tant bu, mais tant tant tant,
Que je crois bien que maintenant
Je suis un peu grise. Mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!

Si ma parole est un peu vague.
Si tout en marchant je zigzague,
Et si mon oeil est égrillard.
Il ne faut s’en étonner, car…
Je suis un peu grise, mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!

Amis du clos, ne boudez pas votre plaisir : c’est jusqu’au 7 août. Et restez à la table d’hôtes, qu’animent les chanteurs jusqu’à 2 heures du mat’.

Et sinon, à l’année prochaine !

 

 

Au musée du vin de Passy

C’est une exposition de peintres contemporains qui nous fait revenir dans ce musée situé sous la colline de Passy. Nous en reparlerons.

Il y a quelques lustres nous y avions partagé un repas moyenâgeux avec l’ami Jean-Marc Pastré, ci-devant grand-maître de la Confrérie du Clos de Clamart.

C’est un lieu chargé d’histoire, établi dans des galeries creusées dès le 13ème siècle dans le calcaire grossier du lutécien, qui servirent ensuite de cellier aux frères Minimes du Couvent de Passy, puis au restaurant de la Tour Eiffel.

Il est Musée du Vin, propriété du Conseil des Echansons de France, depuis 1984.

Un restaurant y est installé, où étaient accrochés les tableaux de l’exposition.

Voici quelques vues de ce lieu magique, en avant-goût.

Il nous ramène au temps béni des monastères…

On peut y rencontrer des échansons en pleine action…

des buveurs…

se retrouver dans une cave champenoise…

aviser quelques enseignes anciennes…

un porte-bouteilleune tirette pour la mise en bouteilles

un curieux fût hexagonal

Et voici la main de Jean Jaurès, réalisée par la verrerie ouvrière d’Albi à l’occasion du centenaire de la fondation, à l’issue d’un conflit historique, de la première coopérative ouvrière de France (aujourd’hui filiale de Saint-Gobain).

Ce raseur à bascule signifiait au client qu’il devait quitter les lieux à la fin des oscillations (Alsace, 19ème siècle)

Ce ratelier de Thomery permettait de conserver les grappes de raisin pendant tout l’hiver

Et voici une vigne qui prospère dans le quartier

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier

Voici Ariane Lumen qui se rappelle à notre bon souvenir avec ce petit dernier.

Les lecteurs du bon clos la connaissent bien pour ses filles de Bacchus et autres roubignolle (peinture sélectionnée pour nos voeux 2011).

Il s’agit du dernier verre bien sûr, à voir et à méditer en écoutant l’ivrogne du grand Jacques.

Pour Ariane, ce n’est sûrement pas le dernier dirait-on…


A ta santé, beauté !


Et maintenant ?

l’atelier de Bacchus

Les lecteurs du bon clos ont peut-être avisé le commentaire de Sébastien Basile, jeune artiste valenciennois, qui a choisi la barrique comme support privilégié de ses créations picturales.

Il vient ainsi rejoindre la cohorte de peintres mobilisés par Gérard Bru pour ses « barriques peintes de puech haut »

Lisons sur son blog « l’atelier de bacchus » sa profession de foi…

« Pourquoi les barriques ?
La barrique est un objet universel dont la forme ovale, féminine est rassurante. De plus, elle est chargée d’un imaginaire fort : la magie aromatique par laquelle elle transforme des vins en grands crus ; la noblesse de son bois et du travail artisanal qu’elle requiert ; mais aussi le voyage à bord des navires, la piraterie…
D’un point de vue graphique et picturale, c’est un terrain de jeu idéal de près de 2 m² dont la forme et la dualité des matières bois / acier offrent des possibilités infinies. »

Voici quelques unes de ses créations.



Il est ce week-end au festival du Touquet.

au barbezingue

Guinguette ? restaurant ? bar à vin  ? Voici en tout cas une excellente adresse à deux pas de Clamart, à Châtillon.

Deux formules : restaurant au RC, où un petit jardin

permet de pratiquer son lancer de boules, au son de l’accordéon (avec un peu d’imagination).

ou buffet/table d’hôtes à l’étage, que nous avons essayé. Il y a une terrasse et de grandes tablées à l’intérieur.

On peut aussi s’y faire tailler la barbe si l’on en croit Siné.

 

A la National Gallery de Londres

Un petit tour à la National Gallery de Londres ne pouvait pas ne pas apporter sa moisson d’oeuvres intéressant nos lecteurs.

Voici Ariane et Bacchus, par Titien (vers 1520)

un Silène soutenu par des satyres, par Van Dyck (vers 1620)

une nature morte (Willem Kalf 1653)

les effets de l’intempérance (Jan Steen 1663)

Un Intérieur hollandais (Pieter de Hooch 1658)

un concert dans une arrière-cour du même de Hooch (1677)

la fête des vendanges à Mâcon (JMW Turner 1803)

et pour finir, un déjeuner de Vuillard (1901-1935)