Nous l’avions vu en 2012 au même festival de Bruniquel, la revoilà sur les planches avec toujours la même équipe (Franck T’Hézan à a mise en scène, J.C.Keck à la direction d ‘orchestre, mais évidemment avec quelques changements de casting : la divine Emmanuelle Z. dans le rôle titre,
le palpitant Xavier Mauconduit en Piquillo, et dans les « seconds » rôles les ineffables, magistraux, increvables, impayables Dominique Desmons, Jeanne-Marie Lévy, Christophe Crapez, Till Fechner n’est-ce pas. .. (voir toute la distribution là)
Et toujours le même bonheur pour les artistes comme pour les spectateurs. Saluons en passant la prestation de Sébastien Lemoine (le vice-roi), qui tint son rôle stoïquement malgré un lumbago destructeur.
En attendant de revoir en DVD ce spectacle, un des plus grands chefs d’oeuvre de Jacques Offenbach, nous avons extrait de celui de 2012 quelques scènes culte.
Tout commence au cabaret des 3 cousines, à Lima qui se prépare à la fête du vice-roi et où les principaux personnages apparaissent. Et on y boit, au cabaret des 3 cousines (jouées par Aude Fabre, Jeanne-Marie Lévy et Isabelle Fleur) !
L’intrigue progresse (le livret est là). Le vice roi (Till Fechner) désire séduire la Périchole (la regrettée Maryline Fallot), mais elle doit être mariée pour être admise à la cour. On cherche un mari, et, coïncidence, c’est son ami Piquillo l’élu ! Mais il faut faire boire Piquillo (Frédéric Mazzotta) le saltimbanque pour le convaincre d’épouser une « inconnue »alors qu’il en aime une autre (croit-il) : le gouverneur de Lima (Philippe Ermelier) et le 1er gentilhomme de la chambre (Michel Vaissière) sont à l’oeuvre.
Il faut faire boire aussi les notaires (Franck T’Hézan et Dominique Desmons)!
Et il faut faire boire bien sûr la Périchole (Maryline Fallot), c’est l’air le plus connu.
Belle ville que Turin, capitale du Piémont, et du défunt Duché de Savoie, puis brièvement de l’Italie. A six heures de train de Paris, elle offre au visiteur bien des attraits, et mérite le voyage.
Turin, Milan, Gênes et Venise en PLM depuis Paris
La région est viticole et produit les plus grands vins d’Italie : le Barolo, « le roi des vins, le vin des rois« , le Barbaresco, et bien d’autres comme le fameux Asti Spumante…
Il y a des restaurants partout. L’Angolo di Parîn est un resto traditionnel, idéal pour une mise en bouche ; son motto : « Ij antipast pì bon, ij primi d’la tradission, e Për ël dòss a-i é semper spàss«
Il s’y trouve un curieux autel
Cette affiche d’Ernst Dryden y vante le champagne Veuve Devaux
Le Palazzo Reale abrite la collection Sabauda des ducs de Savoie , essentiellement des oeuvres des 14ème au 18ème.
Dans la salle des cuirassiers (anciennement des Dignités) on trouve ces allégories de Novara et Torino
Plus loin ces jolies scènes de taverne de David Teniers III et Pieter 2 Brueghel (détails),
et cette scène de bombance à table
Cette jeune hollandaise à sa fenêtre, une grappe de raisin à la main, est de Gerrit Dou (1613-1675)
voici des putti vendangeurs
ici un détail d’une tapisserie représentant Noé chargeant son arche
Et aussi ces deux représentations d’Ariane et Bacchus, celle-ci de Luca Demaret Dameret ?
et celle-ci de Giovanni Antonio Burrini.
Au palais Carignano est installé le musée du Risorgimento qui conte l’histoire de la formation de l’Italie moderne. On change de siècle. Ci-dessous une litho du caricaturiste Dalsani, figurant le politicien Depretis champion du « transformisme ».
Du même auteur, cette affiche vantant CUPROL, produit à base de sulfate ce cuivre pour la vigne,
et cette publicité pour le grignolino de Callianetto (un vin de la région d’Asti) de G.Granero.
On ne quitte pas Turin sans faire un tour au musée de l’Auto, FIAT oblige !
Ici le vin est au service de l’auto, et vice-versa.
Mais gare à l’accident !
Chaque pays a sa façon de réagir, ci-dessus : la française (vue d’Italie).
Il y a aussi un musée du cinéma installé dans une grande tour, la Mole Antoniella. Vaut la visite !
On en saura plus sur les vins de la région et en particulier ceux d’Alba, où un séjour-découverte de vins s’est déroulé en mai dernier, en lisant l‘article paru sur le site de la FICB.
Voici un groupe de musique traditionnelle québécoise qui connait un grand succès :plus de 2000 concerts dans le monde entier en un peu plus de 20 ans. Ils chantent aujourd’hui a Paimpol, au festival des chants de marins. Caramba, nous les avons raté !
Nous sommes allés enquêter et avons trouvé quelques chansons à notre goût. En chemin, nous avons recroisé la route de Bernard Simard, rencontré à Paimpol il y a une paye, et membre du groupe à ses débuts, hélas décédé en 2020. Est-ce sa voix dans « chers amis buvons »?
Chers amis buvons, ne perdons jamais la raison J’ai du bon vin dans ma bouteille Prends ton verre et moi le mien Ebréissons nos chagrins J’ai de l’argent à dépenser, que mon grand-père m’avait laissé Des écus et des pistoles et des demi-quarts d’écus C’est pour y faire la tramponne à la table du vieux roi Bacchus
Dans la même veine, voici Le bon buveurLe reel du quatrième (in Les amants du Saint-Laurent, 2005)
amis buvons caressons la bouteille pour passer notre temps Un bon buveur c’est l’ami de la bouteille Le soir et le matin il me dit à l’oreille j’aime la bouteille moi
Vigneron, paru dans Tromper le temps (2012) raconte l’histoire d’un employé qui surprend son maitre en train de galvauder son vin.
Vigneron
Ah c’était un jeune garçon vigneron et il travaillait dans la maison V’l’a qu’il aperçoit son maître en faisant semblant de rien Il faisait du galvaudage met de l’eau dans son vin
Et là mon maître que faites-vous pourquoi donc ce vin baptisez vous Ce vin n’est pas assez rustique ne le baptisez donc pas Car moi qui travaille la vigne je ne l’tolère pas
Eh vigneron mon petit ami fais donc ton paquet tu vas partir Mais je le veux bien mon maître vous êtes maître chez vous Comptez moi mon dû tout de suite j’m’éloignerai de vous
Je te donnerai mes blancs chevaux et mes serviteurs et mes habits Et si tu t’en vas demain dans ton village natal J’n’aurai rien vu rien entendu elle n’en saura rien
Mais la maîtresse elle lui répondit toi le vigneron tu restes ici Tu la travailleras la vigne tu la travailleras fort bien T’auras toujours la bouteille le soir le matin
« L’Auberge », paru en 2022 dans l’album anniversaire 20 printemps est » une ode a cappella pour célébrer l’amitié et le partage, une religion dont l’autel du temple possède un comptoir et des fûts! «
L’autre jour dans une auberge avec plusieurs de mes amis J’ai passé la nuit à boire, ma maîtresse auprès de moi
Moi, j’aime à boire, je m’en fais gloire Je veux dépenser mon bien J’suis toujours d’humeur égale Je prends le temps comme il vient
Tous les jours ma mère me gronde, elle me traite de libertin Elle m’dit que j’suis dans le monde pour lui causer du chagrin
Laissez-passer les robes noires, laissez les cantiques passer On leur dira qu’on est après boire, tout l’argent d’leurs héritiers
L’autre jour dans une auberge, avec plusieurs de mes amis Ce sont des gens comme nous autres, qui s’enivrent à la boisson
Le bedeau, ce grand ivrogne, boira-t-il tout comme nous? Boira-t-il dans l’autre monde, comme il a bu parmi nous ?
Dans le même album, Si vous voulez
Si vous voulez que je chante, versez-moi un verre de vin Qu’il soit doux et qu’il m’enchante, pourvu que l’amour nous rassemble
Ah ah ah! Ne me donnez pas, si vous voulez que je chante Ah ah ah! Ne me donnez pas, jamais de l’eau entre les repas
Allez donc tous à la table, chercher du vin nouveau Pour remplir tombleurs et verres, les bouteilles et puis les pots
La veillée est terminée, il faut penser à s’en aller Il est grand temps que je parte, avant que je meure sur quatre pattes
Le matin quand je m’éveille, je me sens tout friponné D’avoir vidé, verres et bouteilles, de ce bon vin qui nous réveille
Je voudrais que les rivières, les fontaines et les ruisseaux Viendraient rincer, les choppes, les verres, les bouteilles et puis les pots
On termine avec Verse Verse, paru en 2018 dans l’album
J’avais fait le choix d’une jolie maîtresse Mais par un trahi, je m’en suis retiré
Verse verse ah oui verse à plein verre Verse verse, mon verre y é pas plein
Ami buvons ne craignons rien mon frère Nous savons bien que le vin nous soutient
Toi, tu es riche tu payeras les dépenses Pas’ moi chu pauvre pis j’ai rien d’quoi payer
Nous avons parcouru les quatre coins de la terre De bons buveurs n’ont jamais peur de rien
Le vignoble de Faugères, qui s’étend sur 1800 hectares sur les coteaux schisteux des avants-monts du haut Languedoc en Hérault, ne s’est développé que récemment. Son terroir n’est délimité qu’en 1948, et l’AOC date de 1982.
Pas de cours d’eau en surface, mais le sol, schisteux, retient l’humidité, et la vigne puise en profondeur. (voir un article développant les qualités du schiste là)
à gauche, le schiste bleu au mas des Capitelles
Les cépages principaux en rouge sont la syrah, le grenache noir, le carignan et le mourvèdre . L’assemblage est libre, mais obligatoire. Roussane et vermentino pour le blanc. Le climat est méditerranéen, avec des nuits fraiches.
Ce terroir a ainsi bien des qualités pour donner des grands vins.
L’ami Michel, grand-maître de la commanderie du Faugères, nous a fait découvrir le domaine Mas des Capitelles, l’un des plus qualitatifs, qui privilégie le carignan.
Les frères Cedric et Brice nous reçoivent. A la suite de leur père Jean, ils ont pris les rênes de ce domaine de 28 hectares, sorti de la coopérative en 1999.
Les capitelles sont ces cabanes de pierre sèches servant d’abri dans les garrigues. Brice en a construit une l’hiver dernier
Les frères sont un peu artistes, voici la 4ème dimension vue par Cedric.
et un arbre mobile (ça tourne) vu par Brice.
Ici le Carignan est roi. Taillé en gobelet, les vieilles vignes donnent peu (20-30 hl à l’hectare) mais bon.
Aeration des sols, biodynamie, décoctions de plantes, tri sur souche, utilisation de levures neutres : c’est la qualité qui est recherchée, et la garde.
Les prix s’en ressentent, évidemment. Voici la gamme des vins produits.
Heureusement, on trouve des vins de Faugères à des prix bien plus doux, que l’on peut déguster à la cave coopérative Vilavigne.
Nous avons bien aimé le Parfum, du mas Olivier, médaillé d’Or au concours international de Lyon 2022
Nous avons bien aimé aussi La Jasse d’Aimé Rouge 2023. Rapport qualité/prix incroyable. Allez à Faugères !
Cette petite ville, chef-lieu d’un district viticole au nord est de la Serbie, dans le Banat serbe (occidental), organise chaque année une fête des vins début juillet. L’occasion de goûter les vins locaux, d’écouter des chansons du cru, et de faire de belles rencontres.
On peut voir ce triptyque de Vršac , oeuvre de Paja Jovanović (1859-1957), au musée municipal.
Voici aussi un tableau que l’on peut voir au domaine Helvecja, bâti par un suisse en 1880.
L’hotel Serbja arbore fièrement l’affiche du festival
et les bouteilles de vin local.
Sur l’allée piétonne où se tient le festival, on croise Vinko Lozic, un personnage créé par Jovan Sterija Popovic dans son calendrier satirique , allégorie du citoyen bon vivant, protecteur des vendanges et mascotte de la ville.
sculpture de Zivko Grozdanic
En voici une incarnation publicitaire
On y fait bien d’autres rencontres et l’on peut déguster toute sortes de crus.
Pas de fête sans musique, les orchestres se succèdent sur la scène.
Voici quelques chansons typiques : » Kad čujem tambure, ja skočim na bure » (Quand j’entends des tambourins, je saute sur le tonneau) ; « Donesi vina, krcmarice Marko Nesic » (Apporte moi du vin, aubergiste »; et « Tamburica » (tambourin)
Kad čujem tambure ja skočim na bure, popijem litru dve, i pevam do zore.
REF : Hej, haj vinca, ca vinca rumena, ha, ha
Iz Vršca stiže glas u vinu leži spas, ko vino ne pije, taj nek se ubije.
Gospodin profesor izašo na prozor, i spazi bratiju gde pije rakiju.
Quand j’entends des tambourins, je saute sur le tonneau, je bois deux litres et je chante jusqu’à l’aube.
Hé, hé, vinca, ça, vinca rouge, ha, ha, Hé, hé, vinca, ça, vinca rouge.
Une voix vient de Vršac, dans le vin se trouve le salut, qui ne boit pas de vin, qu’il se tue.
Monsieur le professeur, est sorti par la fenêtre eta vu le frère, où il boit du raki.
Donesi vina, krcmarice, rumenog kao tvoje lice. Daj da pijem, tugu da razbijem. Srce me bole, jadi ga more.
Rumeno lice, dve ruzice, a oci carne zeravice. Oko tvoje srce mi izgore. Muce mene muke paklene.
Oj, Boze, Boze,sto je stvori, da mlade momke muci i mori. Celo selo za njom se zanelo, i svi piju da jad razbiju.
Apporte-moi du vin, aubergiste, rouge comme ton visage. Laisse-moi boire, pour apaiser mon chagrin. Mon cœur souffre, il est tourmenté par la mer.
Un visage rouge, deux roses, et des yeux comme des braises noires. Mon cœur brûle à ta vue. Je suis tourmenté par les tourments de l’enfer.
Oh, mon Dieu, mon Dieu, pourquoi l’as tu créée, pour tourmenterles jeunes gens ? Tout le village est épris d’elle, et chacun boit pour apaiser son chagrin.
Kad zasviram sa jaranima ne dolazim kuci danima od vina i pjesme poludim cesto kraj druge se budim i mnoge prespavam dane zbog vina, ljubavi, kafane
Ref. Sve zbog moje tamburice vole me ljepotice bila smedja ili plava svaka mi je ljubav prava kad se igra i pjeva najbolje mi stoji garava
Idem kuci zora svanula tambura mi kod nje ostala ona nece da je vrati zeli da joj opet svratim doci cu sunce moje najsladje su usne tvoje
Quand je joue de la tamburica Je ne rentre pas à la maison Le vin et les chansons me rendent fou Je me réveille souvent chez les autres Et je passe beaucoup de nuits dehors À cause du vin, de l’amour, des cafés
Ref. Tout ça à cause de ma tamburica les belles me veulent qu’elle soit brune ou blonde chaque amour est vrai pour moi quand on joue et chante c’est là que je suis le mieux
Je rentre à la maison, l’aube est levée ma tamburica est restée chez elle elle ne veut pas me la rendre elle veut que je lui rende la pareille jusqu’à ce que le soleil se lève tes lèvres sont les plus douces
Le soir, l’ami Nikola nous a emmenés chez lui, sur le coteau qui domine la ville. On boit en parlant poésie et en mangeant des spécialités serbes.
Nikola le serbe, et Janesz le slovène, amis par le vin
Nikola est le grand maitre de la confrérie bachique Saint Théodore, qui célébrait ses 20 ans. Dans son caveau il tient sous clé des bouteilles pour ses petites filles, lorsqu’elles auront l’âge; et quelques oeuvres à déguster avec les yeux…
Merci Nikola pour ton accueil !
Et adieu aussi à la Jelen…
Allez encore une chanson ! Vino i Gitare (Chanson d’Arsen Dedić et Gabi Novak ‧ 1970)
Vin et guitares Laisse-les remplir à nouveau ma nuit Ce vieux vin et ces guitares Des amis viendront ce soir Vino i gitare Nek’ opet ispune mi noć To vino staro i gitare Večeras će prijatelji doć’
Laisse le temps s’arrêter Quand tout le monde se rassemble ici La vie d’un autre côté Nous resterons debout ce soir Vrijeme neka stane Kad ovdje okupe se svi Životu s neke druge strane Večeras stajat’ ćemo mi
Laissons partir la jeunesse aussi La vie doit aller quelque part’ Des blessures même visibles tout passera I mladost neka ide Život mora nekud poć’ Pa i rane što se vide Sve će proć’
Vin et guitares Je veux être chez moi ce soir Quand de vieux amis viennent Qu’ils ne trouvent pas de douleur dans mon cœur Vino i gitare Želim noćas ja u domu svom Kad stari prijatelji dođu Nek’ ne nađu bol u srcu mom
Ce vendredi 25 juillet, l’association ACME (Association Culturelle Méditerranéenne) nous invitait à un concert en l’église de Vidauban, Var.
Au programme : une dizaine d’airs lyriques, chantés par le ténor Franck Asparte, tenor « Lirico spinto », accompagné à l’orgue symphonique par Stéphane Eliot, tous deux des « figures » à la carrière internationale.
On a ainsi pu découvrir l’Halleluia du vin, de Jules Massenet (le jongleur de Notre Dame.)
Ce miracle lyrique en 3 actes date de 1902. Il est rarement joué. C’est l’histoire d’un jongleur au 15ème siècle qui se fera moine pour se repentir d’avoir parodié une prière. Chahuté par la foule, il avait entonné l’Halleluia du vin.
Pater noster. Le vin, c’est Dieu, c’est Dieu le Père Qui descend du tréfonds des cieux, Culotté de velours soyeux. Tout au long de mon cou pieux, Quand je vide mon verre. Chantons l’Alleluia du vin!
Ave. Vénus la belle aux galants dit: «Compère, La nuit encor plus que le jour Bois le vin, le vieux vin, philtre d’amour: On a le coeur chaud comme four, Quand on vide son verre.»
Ne buvez d’eau, breuvage délétère. A buveur d’eau l’antre infernal! Mais pour qu’à mon nez triomphal Le ciel dise: «Entrez, Cardinal.»
En voici une version filmée en 2023.
Le voici aussi dans les contes d’Hoffmann (O Dieu de quelle ivresse embrases tu mon âme…)
Ona retrouvé avec plaisir « les rois d’Egypte » de Poulenc, ou « quand la flamme » de la jolie fille de Perth, dont nous connaissions les interprétations de Rémi-Charles Caufman.
L’organisatrice Odile Thomas, également épouse du ténor, nous régala de l’air de la griserie de la Périchole d’Offenbach, et lui donna la réplique dans le Brindisi de la Traviata qui clôt ce beau concert.
On trouvera là une video d’un concert similaire donné l’an dernier à Nice, à l’occasion de la St Vincent, en costume de saison !
Merci pour cette belle initiative, e viva la musica !
Ce mardi 17 juin, la Commune libre de Montmartre recevait dans le local de la commanderie du clos de Montmartre, « une ancienne fontaine à eau devenu « temple bachique » , curieuse bâtisse octogonale, de style néo-renaissance datant de 1835, entourée d’un jardin agrémenté de ceps de vignes.
Nous étions une bonne quarantaine, rassemblés autour de la présidente, Colette PRÉMESNIL, et du maire, Jean-Loup BOUVIER,
Au centre en veste rouge Colette, et Jean-Loup au micro
tout juste élu après le décès l’an passé de la regrettée Marielle-Frédérique Turpaud, maire depuis 1998. Mais l’heure n’était plus aux lamentations, bien plutôt aux libations, de beaujolais blanc et de pinot noir d’Auvergne , soutenues par un buffet de haute tenue charcutière.
Aux fourneaux Fred préparait son aligot
et faisait mijoter ses saucisses de Toulouse,
délaissant pour un soir son restaurant de la rue des acacias (le petit acacia 3, 47 rue des acacias (du côté de la place des ternes).
Que fêtait-on au juste ? L’été peut-être ? ou bien l’exposition de photos « bistrots et cafés de France », de Pierrick Bourgault et Pierre Josse sur les grilles au pied du Sacré Coeur ? En voici une :
Il semble de toute façon que chez ces gens là, dont la devise est : Pour ce qui est contre et Contre ce qui est Pour, on n’ait pas besoin de de raison pour faire la fête.
Des vins, mais pas que, étaient présentés à l’Académie de l’Agriculture, à l’invitation d’ Olivier Bouché, président du FIWA (France international wine &spirits awards), également président honoraire de la compagnie des courtiers jurés-experts piqueurs en vins de Paris, et du département du commerce de la province du Yunnan.
Les concours FIWA/FISA sont, nous dit-on, « incontournables pour aborder sereinement les marchés exports et tout particulièrement en Asie, les concours FIWA, FIWA BIO & FISA s’inscrivent tout naturellement dans un concept unique afin de vous aider à promouvoir vos vins et vos spiritueux en Chine. « Les trois concours ont lieu ensemble à deux périodes de l’année : la dégustation d’automne (à mi-octobre) qui coïncide avec les foires d’automne et les affaires de fin d’année et la dégustation à la porte du printemps (en février) juste avant les salons majeurs internationaux . »
En fait cela va dans les 2 sens et les vins chinois sont nombreux à se présenter à ce concours pour tenter d’entrer sur le marché européen.
Peut-on appeller vins des breuvages alcoolisés réalisés à partir de fruits ? A part les français, ça n’a l’air de gêner personne. En tout cas pas les chinois qui nous ont fait goûter du vin de myrtilles, de grenade,
Du « vin » à 6,5° ! Le vin de grenade nous a bluffé : aromatique, léger, désaltérant…
Le Jinbula, vin de prune verte, a obtenu la médaille d’or aux éditions 2021 et 2024 du Concours FIWA. Etonnante et goûteuse expérience ! C’est le produit phare, élevé pendant plus de 5 ans.
L’Amphitrite, haut de gamme, est fortifié et rappelle nos vins doux naturels.
Mais on pouvait déguster aussi du vrai vin : blanc « crystal », rosé honey pink, rouge, de la région de MiLe (« la région du raisin du plateau »).
Très intéressant rosé notamment, 12,5°, puissant et long en bouche. Et le cabernet-sauvignon surpuissant (16,8°).
Il faut dire aussi deux mots des spiritueux, on a pu goûter des eaux de vie de sorgho rouge (42 et 50°),
Yunzhimeng, grande médaille d’Or FISA 2025
et un délicieux et inhabituel alcool de pêche.
liqueur de pêche Tao Cui
Le Yunnan est une province montagneuse du sud de la Chine, frontalière du Vietnam. A vocation agricole, la production se fait en altitude sur des plateaux à plus de 1500m. Elle nourrit bien des ambitions : la société LVMH s’y est implantée il y a une quinzaine d’années pour y produire « le meilleur vin de Chine ».
On ne terminera pas sans dire un mot des sauces aux champignons sauvages de toute sorte (morilles, matsutake, truffe noire, bolets, etc de la marque Pure fields. Une tuerie comme on dit.
Ni sans saluer l’ami Jean-Claude Ignazzi, de la Confrérie du Clos de Clamart, un familier du lieu, l’Académie de l’Agriculture, société royale dédiée à l’agronomie fondée en 1761.
De ses artistes, nous connaissions Hans Erni (1909-2015) pour ses 60 lithographies illustrant des poésies bachiques (de Goethe, Khayyam, Hafiz, Apollinaire, Hugo, Heredia, Baudelaire, Nietzsche, Rilke, Ramuz, Claudel, etc.) dans un ouvrage paru en 1962 : Ivresse. La vigne – le vin.
Mais aussi pour son Bacchus dessiné à la craie sur un foudre de feu le domaine de la Milhère dans le vignoble bandolais.
Magie du Net, nous en avons découvert quelques autres.
Frédéric Rouge (1867-1950, natif d’Aigle, a peint ce grand tableau intitulé « le retour de vendanges » en 1934
On lui doit aussi ce récit de chasse (1892)
et ce petit portrait, « la verte » (1893)
Marius Borgeaud(1861-1924), natif de Lausanne, a peint de nombreuses scènes d’intérieur, où il y a toujours une bouteille sur la table, comme ici : le bistrot(1912) !
Ernest Biéler (1863-1948), originaire de Préverenges près de Lausanne, nous a laissé plusieurs oeuvres remarquables. Voici « les vendanges », réalisé pour la fête des vignerons de Vevey en 1905
un buveur (mais est-ce du vin ? peut-être coupé d’eau ?), à la pause du moissonneur
et, là pas de question, c’est le « vin nouveau » ou « le bon vin » (1944)
enfin, une sympathique tablée (lithographie ).
« Schweizer verschiedener Stände beim Wein »
François Barraud (1899-1934) est né à La Chaud-de-Fonds dans le canton de Neuchâtel. Voici une de ses nombreuses natures mortes.
Nature morte avec carafe de vin, pain et lunettes.
Voici encore Friedrich Dürrenmatt (1921-1990), natif de Berne, peintre et écrivain, et son « portrait d’un psychiatre« .
Voici maintenantJean-Michel Jaquet, né à la Chaud-de-Fonds en 1950. Son style est sobre,
En souvenir du Ciel Série: En attendant la pluie III. Lithographie 2006
peut-être un peu inquiétant ?
Visitons maintenant la galerie galantica, une galerie online pour des tableaux de peintre suisses. On y a fait une jolie vendange. Avec des paysages comme ce tableau deErnst Hodel senior(1852-1902), natif de Thoune et décédé à Lucerne.
Les vendanges, sur le Chemin du Dézaley
et cette Huile sur toile de Walter Malfi1950, dévoilant un joli clos
Vue sur le lac Léman – St-Saphorin,- Château de Glérolles
On travaille dans les vignes, en voici la démonstration avec Charles Menge (1920-2009)
et avecMargueriteBurnat-Provins (1872-1952), écrivaine et peintre franco-suisse, et son affiche de 1905 pour l’emblématique fête des vignerons de Vevey