Trinquons avec Calder

Ce bon vivant n’est pas un inconnu pour les lecteurs du bon clos, nous l’avons déjà rencontré chez Agnès Varda.

Une exposition lui était consacrée ces jours-ci à la Fondation Louis Vuitton, qui se termine déjà.

Nous y avons vu cette oeuvre en fil de fer intitulée Medusa représentant son épouse Louise, qui évoque immédiatement pour nous la confrérie multiséculaire qui défend les vins de la Provence méditerranéenne.

Medusa c.1930

Quelques bouts de fil de fer donnent l’illusion de la gorgone aux mille cheveux de serpents.

Voici aussi « la vigne » (bronze, 1944)

Small sphere and heavy sphere (1932-33) est un des premiers exemples d’installation, le tout premier mobile suspendu au plafond, « une expérience remplie d’attente et de tension, suivie de moments de surprise et de libération émotionnelle ». Ecoutons le doux chant des bouteilles…

Né en Pennsylvanie en 1898 dans une famille d’artistes, passionné par les arts plastiques dès l’enfance, Alexander Calder (Sandy) devient ingénieur mécanicien avant d’étudier à l’Art Student League de New York. Il débarque en 1926 à Paris alors capitale des arts et y est devenu le maitre du fil de fer, qui culmine avec son Calder’s Circus, avant de fonder l’art cinétique avec ses mobiles. Epicurien, homme plein d’humour, il nous reçoit dans son atelier de Saché en Touraine.

Regardons le bien. Ne ressemble-t-il pas un peu à W.C. Fields, avec son visage poupin et bonhomme ? Il parait aussi que leurs voix se ressemblaient à s’y méprendre (cf la rêverie du regard, article de Patrick Waldberg, in XXème siècle, n° spécial hommage à ALEXANDER CALDER 1972, p 24)

C’est peu dire qu’il atteint la gloire. Le voici lors de l’inauguration à lui consacrée au MOMA de New York en 1966

Au MOMA où l’on peut voir cette cliente assise au bar dans les années 20 à Montparnasse.

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