Voici deux territoires, aux confins sud de la Chine, qui cultivent chacun ses particularités.

Hong Kong, urbanisaton de 8 millions d’habitants, où s’empilent tours et centres commerciaux sur un chapelet d’îles montagneuses, qui n’a plus grand chose à voir avec celle relatée par Joseph Kessel en 1955.
« D’un côté, la moderne forteresse anglaise, dernier maillon de la « chaîne de citadelles » britanniques, et port de contrebande où circule sans mal l’opium, cette « boue étrangère » haïe par Pékin. De l’autre, l’ancestrale colonie portugaise, « lupanar, repaire de la drogue et tripot fantastique ». Soit deux lieux de débauche et de légendes, peuplés de bourlingueurs, de prostituées et de besogneux. Deux recoins du monde jumeaux, où la détresse des hommes voisine avec des paysages d’une accablante beauté… « (merci l’Express)
Macau, territoire minuscule, paradis des casinos et des joueurs.
Tous deux, ex-colonies cosmopolites. La vigne n’y pousse pas mais le vin y a des amateurs.


A Hong Kong cette fresque de rue surprend.

Il y a comme un écho avec cette parodie animalière que nous a transmis l’ami Edward.

Au Museum of Art, un beau panorama des arts millénaires de la Chine. Ces ladies goûtent du vin (anonyme, vers 1810)

Ce n’est pas la vaisselle qui manque : jarres, gobelet couvert, coupes de l’époque de la dynastie Han (-200 +220)…

Parmi des centaines de fioles à parfum nous avons déniché celle-ci qui atteste la présence de raisin (elle ne mesure pas plus de 8 cm)

Sur cet éventail nous retrouvons le poète Li Bai, fameux buveur que les lecteurs du bon Clos ont déjà rencontré

A la boutique du musée on peut se procurer cette carafe de William Morris

Un peu plus loin le musée M+ s’intéresse aux temps modernes.
la maison Veuve Amiot est « Créateur de bulles » depuis 1884. On en buvait en Chine dans les années 1900-1910 ! Cette affiche dont l’auteur n’est âs identifié date de ces années.

Avec ce « Nanshan Restaurant », Li Zanhyang (né en 1969) prend plaisir à mettre en scène de simples gens prenant du bon temps à Chongqqing
Avec cette scène de 2015 intitulée China Lake, où une joyeuse compagnie trinque les pieds dans l’eau, Zhao Bandi (né en 1966 à Pékin) réussit à nous surprendre.

Saluons le collectionneur suisse Uli Sigg qui a fait don au Musée Plus de sa collection d’oeuvres d’artistes chinois réalisées dans les années 1995-2010, transmettant des émotions de cette époque de profondes transformations.
En haut de l’International Commerce Center – plus haute tour de Hong Kong (484 m), voici quelques vins proposés. En rouge il y a un peu de tout, mais pour les rosés, la Provence est reine ! (les prix sont en HK$, soit 0,11€ environ)

De l’autre côté du bras de mer séparant l’île de Hong Kong du continent, l’Héritage Museum présente des pièces antiques et modernes, comme cet ustensile à boire du vin, représentant un animal (dynastie Zhou, premier millénaire BC)

Celui-ci est plus récent (dynastie Han, entre -200 et +200)

Cette cruche à tête de coq en céladon verni est à peine plus récente (dynastie Jin 265-420)

et cette carafe à vin avec son bac de réchauffement est quasiment moderne (dynastie Song, 960-1279)

Ces vitraux viennent de la résidence, fusion d’architecture occidentale et chinoise, de Ronald Poon, un collectionneur qui en fit don à l’Heritage Museum.

Jin Yong est un auteur contemporain (1924-2018) de romans de cape et d’épée qui a connu un succès phénoménal à Hong Kong, puis dans toute la Chine. Que boivent donc ses héros ?
Sur l’ile de Macao toute proche, où le commerce de vins bat son plein pour régaler les joueurs, on n’a pu en savoir plus sur cette cave à vins que les quelques tableaux en vitrine







