A l’Académie du Cep de Genève

Le 16 septembre dernier, l’Académie du Cep de Genève fêtait son 70ème anniversaire.

C’est une belle confrérie, qui compte plus de 500 membres, très implantée dans le canton de Genève parmi les vignerons, les personnalités, et les amateurs de vin.

Elle a cette particularité de proposer régulièrement des challenges de reconnaissance de cépages, ouvrant droit à des grades dans la confrérie. Le plus « capé » l’a relevé avec succès 22 fois. C’est le Grand-Maître Jacques Jeannerat.

Le genevois produit sur 1500 hectares de vignes des crus variés et de qualité, malheureusement aux prix suisses et donc peu exportés : le Chasselas et le Chardonnay y sont dominants pour les blancs, à côté de l’Aligoté, des pinot blanc et gris, etc. ;  côté rouge, on trouve Gamay et Pinot noir, mais aussi les Gamaret et Garanoir  (croisements de Gamay et Reicheinsteiner très résistants à la pourriture) dont on fait aussi des rosés. Ce chapitre, et la fête des vendanges de Russin, village viticole où il se tenait,  était donc l’occasion de découvrir ces crus. Nous ne serons pas déçus !

Le savoureux déjeuner permit de découvrir la Longeole, la saucisse de Genève faite de chair, de couenne, de gras, et aromatisée au fenouil. Il faut la faire frémir pendant 3 heures et demi dans de l’eau à 74°…

La confrérie de la Longeole vient d’être créée, son Gouverneur est Alain Jenny (ci-dessus), et son vice-gouverneur Jacques Jeannerat.

D’autres confréries étaient présentes, comme les Vignolants du vignoble neuchâtelois et les Olifants du bas-lac en pays neuchâtelois, les confréries du Guillon (pays de Vaud), du Gruyère, des Vignerons de Vevey, les Chevaliers du Bon pain de la Suisse Latine et des Pays de Savoie, et la Fédération des Confréries oenogastronomiques de Suisse.

Ici comme ailleurs on boit et on prête serment pour intégrer la confrérie.

Les conversations allaient bon train d’une table à l’autre…

Quelques choses bues…

Un pour tous, tous pour un : c’est la devise de la Suisse.

insignes sur le costumes de Vignolants

L’Académie du Cep dispose d’un ensemble vocal, dirigé par le chef Christophe Orsor.

Il compte une petite huitaine de membres et nous a régalé d’une dizaine de chants, à boire bien sûr, comme« C’est le bon vin » (popularisé jadis par Raymond Souplex).

Le Chant de la Confrérie, composé par le chef Christophe, résonnera longtemps dans les rues de la ville.

In Vino, in Vino, in Vino
In vino veritas
A Genève on dit que le bon vin est notre ami
Et nous serons toujours l’ami du bon vin

Refrain :Bois ce vin compagnon, fruit de la vigne
Et du travail des Hommes
Ô Genevois, soyons fiers et sans soucis
A l’eau de-là, je préfère le vin d’ici

Gloire à nos vignerons, à la vigne et aux raisins
Car ils nous procurent cet excellent vin

Refrain

A NOUS, A LA VIGNE ET AU VIN ! SANTE !

Au centre profil le chef Christophe, et à droite tenant son livret Laurent Fridmann, le talentueux animateur du Chapitre

A l’issue du chapitre, on se retrouva pour une dégustation d’une sélection de vins primés au mondial du chasselas, cépage rarement vinifié dans le grand pays voisin (à l’exception de l’Alsace, où le « gutedel » entre dans la composition de l’Edelzwicker, et du clos de Clamart…).

Il y en avait des jeunes et des vieux, ah que d’aimables sensations!

(Voir la  BD « didactique et ludique » Sur la piste du chasselas, parue en 2022.)

Le lendemain, c’est par une messe oecuménique, menée par un abbé et un pasteur  dans le petit temple de Russin, que commença la journée. Une formation malgache, SOGA (SOisa-GAsy) l’anima de ses chants.

Elle fut suivie d’une réception dans une ferme viticole du village.

la vue depuis la ferme

Avec les édiles du canton

et les éleveurs descendus de la montagne,

on put s’y restaurer et approfondir sa connaissance des crus du canton de Genève.

Ce récipient portant une maxime latine a un cousin germain.

Enfin vint l’heure du défilé, avec ses musiciens, tracteurs, costumes d’antan, et vignerons servant à boire encore et encore avec en toile de fond le Chant de l’Académie du Cep.

Il fallait bien un vin d’honneur dans la cour de la mairie pour conclure cette folle journée. On y but un dernier(?) verre. Mais Genève n’est qu’à 15 minutes de train.

Amis de Genève, Russin, Satigny et de tous les cantons helvétiques : à bientôt !

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