Sidonie Gabrielle… Colette

Voila une écrivaine fameuse, qui nourrissait une véritable passion pour le vin. On s’en convaincra en lisant les citations suivantes (et bien d’autres que l’on pourra trouver sur l’excellent site  » Florilège de Citations sur le Vin, la Vigne et le Bien Manger ! » ). Nous l’avons déjà croisée dans ces colonnes à Saint Trop.

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Le site Colette et le vin soutient la publication prochaine des lettres échangées avec le négociant en vins Lucien Brocard. Affaire à suivre

Grande émotion dans la maison ! Il est arrivé deux fûts de vin ! Que c’est agréable ce trouble causé par une substance aussi vivante que le vin ! Et maintenant, comme dit Pauline, la cave sent le vin !

J’ai tari le plus fin de la cave paternelle godet à godet délicatement. Ma mère rebouchait la bouteille entamée et contemplait sur mes joues la gloire du vin français.

N’éloignez pas les novices de la connaissance et du plaisir du vin par l’usage d’un vocabulaire réservé aux seuls initiés : parlez simplement de vos vins.

Le champagne ne se boit pas il se déguste. Il ne faut pas l’avaler goulûment. On doit le déguster avec mesure dans des verres étroits à gorgées espacées et réfléchies.

La vigne et le vin sont de grands mystères. Seule dans le règne végétal la vigne nous rend intelligible ce qu’est la véritable saveur de la terre. Elle ressent, exprimée par la grappe, les secrets du sol. Le silex, par elle nous fait connaître qu’il est vivant, fusible, nourricier. La craie ingrate pleure en vin des larmes d’or…
 
Je me vante d’avoir grandi, mûri, vieilli dans la familiarité du vin ; à le tutoyer dès l’enfance on perd l’esprit d’intempérance et de gloutonnerie ; on acquiert on forme son goût personnel.

Je fis adolescente la rencontre d’un prince enflammé impétueux traître comme tous les grands séducteurs, le Jurançon. Ces six flacons me donnèrent la curiosité de leur pays d’origine plus que n’eût fait un professeur.

Vendanges, joie précipitée, urgence de mener au pressoir en un seul jour raisin mûr et verjus ensemble, rythme qui laisse loin la cadence rêveuse des moissons, plaisir plus rouge que les autres plaisirs, chants, criailleries enivrées – puis silence, retraite, sommeil du vin neuf cloîtré, devenu intangible, retiré des mains tachées qui, miséricordieusement le violentèrent.


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