février de cette année-ci

Voilà un mois de février qui restera dans les annales de notre Confrérie du Clos de Clamart et qui nous rappelle que la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Un froid hivernal nous rappela que nous étions somme toute… en hiver. Les vignerons entendant célébrer la ruralité se « caillèrent les miches » à la grange Franquet sans guère attirer le chaland. (Voir quelques images de l’exposition ci-dessous).


L’auteur de ces lignes, qui avait pris le large, fit une mauvaise rencontre sur une piste blanche, qui le mit hors d’état de tailler. (Dieu merci, un ami sortit de l’ombre et prit sa place. Le 22 à midi, avec le concours de Jean-Pierre Léguillette, -vigneron champenois bien connu des amis du clos – le clos Franquet était nickel.)

Quant au vin, on le verra,  il souffrit du froid.

Sur ces entrefaites le maitre de chais, pilier de notre « industrie » depuis vingt ans fit défection. Heureux homme, il peut enfin aller « vivre et travailler au pays ». Qui lui en voudrait ? Bon vent ami Jean-Luc !


Le pire était à venir. Sans crier gare notre amie Liliane, Grand Chevalier, consoeur de la première heure, compagne de notre Officier et Grand Messier Jean Burnichon, nous quitta brusquement, nous plongeant tous dans l’affliction.

Elle était de toutes les fêtes et de tous les festins. Revoyons-la danser…

Vos amis sont venus par centaines t’accompagner une dernière fois. Le service religieux était à votre façon, je pense : un Pater revu et militant , et en guise d’Ave, la Prière de Francis Jammes sur la musique de Brassens chantée à la guitare…

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade qu’on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid
Par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée
Par le baiser perdu par l’amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue Marie.

Je ne te dis pas au revoir amie Liliane, car comme tous nos amis disparus, tu continueras à habiter ce blog.

Je te salue toi qui t’en vas

qui prend le chemin de l’exil

derrière toi reste indélébile

l’ombre qui viendra malhabile

dans notre coeur sonner le glas.

(extrait de Notre vie,  inédit)

N’en aura-t-on jamais fini ? Allons,

le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !

The show must go on !

Comme dit la chanson russe, courte est la vie , mais que notre famille reste toujours unie !

Au clos des Volontaires un petit gars a pointé le nez.

Emilion est son deuxième nom. Futur vigneron ? Peut-être. Futur amateur de bon vin, sans doute…

Pour finir,  la visite d’un vigneron du Val de Loire, Guillaume Descroix, en charge du clos de Suresnes dont il assure viticulture et vinification, nous fit terminer le mois sur une note positive. Il nous donna maints conseils sur la taille, et dégusta nos vins avec sincérité. Merci Guillaume de ta visite, et à bientôt !

 

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