
.mais bien une installation réalisée ces jours-ci pour une couverture de magazine…
en revanche ceci est bel et bien une bouteille

la plus grande du monde ?
Voire, il y a e la concurrence !



Ce blog est la chronique, dédiée à la vigne et au vin, d'un viticulteur amateur ivre de "fun" et de beauté.

.mais bien une installation réalisée ces jours-ci pour une couverture de magazine…
en revanche ceci est bel et bien une bouteille

la plus grande du monde ?
Voire, il y a e la concurrence !



C’est une artiste (Angélique-Emmanuelle, graphiste illustratrice peintre) découverte au hasard d’une « explo » sur la toile. Voici quelques unes de ses oeuvres, qui ont toute leur place sur ce blog. C’est frais, charmant et ça ne manque pas d’humour.






On peut en savoir plus là
Voici un jeu de mot un peu facile, certes, mais qui savait qu’une vigne avait été plantée en 2005 en cet hopital montmartrois ?

La première vendange aurait eu lieu len 2007, la vendange 2009 la semaine dernière.
Tous les détails sont là
Saluons à cette occasion le site winetourisminfrance.com , dédié comme son nom l’indique au tourisme oenologique, qui présente cette information
Nous nous sommes rendus sur place et avons pris quelques photos de la vigne, qui a pour originalité d’être un vecteur de l’animation auprès des résidents de cet hôpital gériatrique,

constaté qu’ils restait encore quelques grappes à vendanger,

et admiré les peintures accrochées pour fêter les vendanges.
Celle-ci est dûe à Beth Anna Hynum dont on peut voir d’autres oeuvres sur facebook

Sur celle-ci la signature de Mariette Teisse Renc est très lisible.

Caroline Cerda-Yoza (dont on peut voir d’autres oeuvres là )a peint cet homme triste à montmartre en fête

et Pierre Poli (id. ici) ce repas de vendanges ?

Ce week-end de la mi-septembre, le village suisse fêtait les vendanges et les 120 ans de la Tour Eiffel toute proche, à sa façon.

Les reporters du bon clos ne pouvaient manquer une telle occasion de découvrir les objets d’art relatifs à la vigne et au vin que les nombreuses galeries et boutiques du village allaient mettre en avant.
Ils se sont donc rendus dans cette enclave d’antiquaires et de galeristes, bien connue des habitants du 15eme arrondissement de Paris, qui jadis fut un « faux vrai village suisse » construit pour l’exposition universelle de 1900, puis, après le démontage, un marché de l’occasion pour devenir dans les années 60 un centre moderne de l’art et de l’ancien.
Vignes et grappes les attendaient dès l’entrée

et dans les galeries.
Bingo ! Ce sont des dizaines d’objets, tableaux, tapisseries, sculptures, accessoires de table ou de maison qu’ils inscrirent à leur tableau de chasse. Et l’on est loin d’avoir épuisé le sujet vu le nombre de galeries qui resteraient à visiter.
En voici une sélection. (les numéros renvoient à la galerie, en fin d’article – aux erreurs près qui seront corrigées si nos amis galeristes nous en signalent)
Commençons par quelques natures mortes (16)(1)(7)



et paysages montmartrois de Roland Hamon et Mawig (6)


Voyons maintenant des scènes de vendanges et de libations,
gravures
la gayeté de Silène de Nicolas De Launay (1739-1792) (9)

sacrifice en l’honneur de Pan, par Jean Baptiste-Marie-Pierre (1714-1789) (9)

anges en vendanges ?(10)

tapisseries (1) (8)


tapisserie d’Aubusson (18eme) (8)
Bacchus, bacchantes et vendangeurs
bacchus et bacchante juchés sur des tonneaux (allemand 19eme) (10)


voici un couple de vendangeurs (porcelaine) qui prend du bon temps (15)

gironde vendangeuse (13)

groupe d’amours aux grappes de raisin (porcelaine, naples 19eme) (3)

vigneron japonais (4)

bacchus noir(15)

autres bacchus enfants (7)


(5)

(16)

les arts de la table
tonnelet en porcelaine(moulins 18eme) (5)


gourde/tambour (nevers début 18eme)(5)

pichet « saint-denis sur sarthon » (18eme) (5)

tastevin d’argent (11)

sa devise : « le vin réjouit le coeur »

coffre à caviar et champagne ()

broc d’étain art nouveau de Jean Baffier (scène de vendanges, à observer de près) (10)

ceci n’est pas un canon (?)

plutôt un porte bouteille
service ouvragé(2)

détail du pied

verreries (3)(16)(12)

Tantalus (la ceinture de chasteté des bouteilles (ré)inventée par Clacquesin ?)(14)

la vie domestique
vase (13)

soufflet-pressoir (15)

chenêt (15)

vasque art nouveau (16)

lampe art nouveau (15)

colonnes ouvragées (7)(12)


Plus près de nous, ces images nous ont fait sourire
(12)(déjà vu quelque part, mais où ?)
pub parue dans l’illustration en 1930 (6)

Fabuleux, non ?
Il fallait finir ce reportage autour d’un verre, c’est M.Fouet, viticulteur de Saumur, qui nous y convia, avec un excellent Crémant.

Merci ami vigneron !
Nous remercions également les galeries qui nous ont ouvert leurs portes et où les lecteurs de ce blog pourront découvrir celles de ces merveilles qui n’auront pas été vendues d’ici là.
1) ma caverne 94 grande allée
2) A l’âme du village (Eric Saget)
3) Galerie Delf
4) Galerie Meiji
5) Christiane Daniel
6) Galerie 39 place de berne Didier Heidet
7) Marchand d’Oubli (galerie 34/35)
8) Kryzstof Pernell 30 place de Berne
9) Galerie Jeanne Renan
10) Galerie JC Guilmard
11) Reves & Réalité Valérie Muné stand 31 place de Berne
12) Spinella/ Chantal Philippot 9 place de Genève
13) Galerie Adam /Michel Lebrand
14) Didier Landrieux 13 place de Genève
15) Broc-en-tout / Danielle et Sophie Haye
16) M.de Felix – Arnaud Huet
La météo était favorable, et c’est sous un soleil bienfaisant que les habituels préposés ont pris position pendant deux jours sur les trottoirs et autour du pressoir de la grange Franquet, à Clamart, pour accueillir les raisins mûrs à cette date.
(Les raisins non encore mûrs -comme ceux du clos des volontaires- seront vendangés dans quinze jours, les 25 et 26 septembre.)
Vingt-quatre récoltants venus de toute la commune et même d’au-delà ont apporté plus d’une tonne de raisin (Baco, chasselas, « italien », etc.) , le plus souvent beau, exempt de pourriture, bien mûr pour les noirs précoces comme le Baco, ou pour le « Hardji » (cépage d’origine arménienne qui fait merveille chez Kariné et Hovhanes (*), vignerons de la rue de Liège),


malheureusement parfois de maturité inégale pour les blancs dont une (faible) partie trop tôt cueillie a dû être écartée.
Cette année une table de tri a été mise en place pour faciliter le travail de sélection.

Après tri (cette année une table de tri a été mise en place pour faciliter le travail de sélection), éraflage et pressage, près de 700 litres d’un jus coloré ont été produits. (On le sait, le « Baco noir », très répandu dans nos vignes historiques est un des rares cépages « teinturiers », sa couleur prononcée se retrouve dans l’incomparable « clos de Clamart » pourtant vinifié en « blanc » : pas de macération du moût avec les peaux).
A la pause de mi-journée un nouvel apéritif, le « clamartois » proposé par l’ami Marcel (du clos de clamart bien frais agrémenté de quelques gouttes de guignolet royal) a remporté un franc succès, bientôt suivi par un échantillon représentatif de nos belles régions, voire d’outre Méditerranée.

La pédagogie n’était pas en reste avec les visites de trois classes de l’école Saint-Joseph (de la maternelle au cours moyen) qui se sont régalées de jus de raisin, et ne devraient plus rien ignorer à l’heure qu’il est des méfaits de l’alcool, mais aussi du rôle prophylactique et convivial du vin consommé avec modération par des adultes ( Ah mais !).
Samedi soir, la messe était dite ! et chacun s’en fut dans ses pénates.
(*) On aura compris qu’Hovhanes est peintre. Voici une de ses oeuvres qui date de 1996 (hélas vendue) et qui a toute sa place dans ces colonnes. D’autres ne l’ont pas malheureusement, mais ce serait dommage de passer à côté. Elles sont là .

Le vin
…in aqua sapientia.

Voici la devise latine gravée sur une colonne, au-dessus d’une fontaine,

que Bacchus alimente…

en eau !

C’est à Bourbon-Lancy, petite cité bourguignonne, non loin d’Autun, qui a gardé un cachet médiéval.
Une grande figure du Clos de Clamart nous a quitté en ce début d’été : René De Pra, qui en fut Grand Lieutenant et Sécateur d’Or.

Il était mélomane, colombophile, avait le verbe haut et coloré et s’était pris de passion pour la Confrérie, la grange Franquet (où il avait quasiment élu domicile) en résonne encore !


un tableau donné par René De Pra pour la grange Franquet : la rue Pierre Franquet ?
Cela n’allait pas sans tensions, mais cela ne faisait pas peur à ce militant aguerri des luttes sociales,

grand amateur de vins qui cultivait aussi un humour bien à lui.

Retrouvons-le en pédagogue donnant une leçon de dégustation à un visiteur néophyte
et avec ses camarades lors des vendanges 2007 à Clamart
Adieu, ami René !
C’est le programme qui était proposé au bar à eau du festival des chants de marins de Paimpol.



Une gageure pour les plus de cent-mille participants, qui ont arpenté les quais durant trois jours les 7, 8 et 9 août dernier, sous le soleil de la Bretagne, pour applaudir les musiciens venus de Bretagne, de France et même du Nouveau Monde,
et qui ont entonné avec Bernard Simard « du vin pour ma tante » !
Un grand moment de bonheur en tout cas, partagé avec les Charbonniers de l’Enfer, les Moules Marinières , Mille Sabords , la Marée Chante, tous venus du Québec
Avis : Beaucoup de leurs chansons peuvent être écoutées sur musicme ou sur le podcast » bordeldemer «
Ami du Clos, les Charbonniers de l’Enfer reviennent en France fin octobre . Ils seront à Clermont-Ferrand le 1er novembre. A ne pas rater !
Les amateurs de Boris Vian auront reconnu les premières paroles de sa fameuse chanson. Ils auraient eu l’occasion de l’entendre, jouée et chantée par la compagnie des bisons ravis lors du dernier festival d’Avignon (off), au cours de leur spectacle « En avian la zizique ! ».

Merveilleux spectacle où tout y passe (du blues du dentiste à johnny, du déserteur aux joyeux bouchers) dont on sort ravi du moment passé, et désolé qu’il soit déjà passé.
En voici un « digest »
Hélas le festival est fini, mais il y a encore moyen de les voir en Rhône-Alpes (ils sont de Lyon).

A défaut, il ne vous restera plus qu’à chanter, dépité,
Je bois
Systématiquement
Pour oublier les amis de ma femme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier tous mes emmerdements
Je bois
N’importe quel jaja
Pourvu qu’il fasse ses douze degrés cinque
Je bois
La pire des vinasses
C’est dégueulasse, mais ça fait passer l’temps
La vie est-elle tell’ment marrante
La vie est-elle tell’ment vivante
Je pose ces deux questions
La vie vaut-elle d’être vécue
L’amour vaut-il qu’on soit cocu
Je pose ces deux questions
Auxquelles personne ne répond… et
Je bois
Systématiquement
Pour oublier le prochain jour du terme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier que je n’ai plus vingt ans
Je bois
Dès que j’ai des loisirs
Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule
Je bois
Sans y prendre plaisir
Pour pas me dire qu’il faudrait en finir…
voici une jolie chanson d’anne sylvestre dédiée à son grand-père bourguignon
Mon grand-père Louis
Comme mon grand-père Louis
Saluant d’un chapeau digne
Des arpents de pieds de vigne
Reconnaissant, ébloui
Comme mon grand-père qui
Devant un cru de Bourgogne
Se découvrait sans vergogne
Avec le sérieux requis
Je voudrais modestement
Esquisser, quoi qu’on en pense,
La petite révérence
Que m’apprirent mes parents
{Refrain:}
Car bien que je ne sois vieille
Que de trente et pas beaucoup
Quand j’y pense, je m’effraye
Qu’on ne sache plus, merveille,
Boire un coup
Comme mon grand-père Louis
Composant avec science
De subtiles alliances
Entre pommard et rôti
Comme mon grand-père qui
Ne recevait à sa table
Que de vrais buveurs, capables
Que des gosiers aguerris
Je voudrais pieusement
Rappeler qu’en mon enfance
Quand on y faisait bombance
Je me tenais vaillamment
{au Refrain}
Comme mon grand-père Louis
Faisant creuser dans la pierre
Bien avant sa maison mère
Une cave et ses replis
Comme mon grand-père qui
À nous, sa progéniture
Apprit la grande aventure
Des raisins de son pays
Je voudrais à tout venant
Me vanter d’avoir en cave
Deux ou trois bouteilles graves
De Richebourg triomphant
{au Refrain}
Comme mon grand-père Louis
Comme Albert à qui j’ ressemble
Et qui reposent ensemble
Sur la colline fleurie
Où il fit coucher aussi
Pour les côtoyer sous terre
Madeline et Philibert
Et la très douce Marie
Je voudrais finalement
M’y coucher un jour, pareille
À une quelconque bouteille
Mais pourtant en attendant
Sans rien avoir d’un ivrogne
Je voudrais qu’on sache enfin
Qu’on peut être de Bourgogne
Qu’on peut aimer sans vergogne
Le bon vin
{au Refrain}
On peut l’écouter sur musicme