la vendangeuse de Piégon

Voici une étonnant sculpture découverte par l’amie Sylvette à Piégon, dans la Drôme.

Ce petit village de 250 habitants est situé à une dizaine de kilomètres de Vaison-la-Romaine et de Nyons. Tous les ans, le deuxième dimanche de juillet, s’y déroule la fête de la belle vendangeuse et son vide-greniers.

Piégon, la belle vendangeuse

Cette sculpture monumentale de 26 mètres de long dans le safre affleurant (oxyde de cobalt)  est l’oeuvre du sculpteur JP Eichenberger, étonnant personnage, fondateur du Centre Artistique de Piégon, qui la réalisa et l’offrit à la commune en 1997 (en savoir plus).

Addendum (août 2014)

nous y sommes passés en juillet 2014 et avons pris quelques photos supplémentaires

femmegrappeenfantpiegonanglepiegonvendangeuse de piegon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au GMAC

Le GMAC est ce Grand Marché d’Art Contemporain, qui se tient régulièrement en divers lieux de Paris. Ce week-end de la Toussaint, le long du bassin de l’Arsenal près de la Bastille, plus de 500 peintres, sculpteurs, plasticiens y exposaient leurs dernières créations. Le thème était la Femme. Nous y avons rencontré quelques artistes intéressants du  point de vue du bon clos.

NoraB, une canouharde, rendait hommage aux vendanges avec cette terre cuite patinée.

Philippe Andrieux, vitrailliste, nous a surpris avec ce carillon fait de bouteilles de verre aplaties

On peut acheter des bouteilles à l’unité (25 euro), et aussi des lampes.

Ce maître-verrier préside l’association Connaissance du Vitrail, et à son atelier à la maison du vitrail 67 rue desnouettes à Paris 15e. Nous lui rendrons visite en voisins !

Lin Min, autre peintre vitrailliste, exposait tout à côté…

Elle aussi s’est fait une spécialité de ces bouteilles peintes aplaties

Avec Yann Rebecq, nous pouvions boire un coup sur le port au bord de la  Méditerranée…

servi par ce serveur empressé, de Michel Temim ?

Ce peintre a beaucoup donné sur le thème du vin, nous y revenons en fin d’article.

Avec Vero Van der Esch qui affectionne tranches de vie et instants volés,  les verres ne manquaient pas…

« la réconciliation » (dans un bar de séville)

et la table était mise… »le déjeuner »

(on en verra plus sur le site http://verovanderesch.blogspot.com/#!/, comme celui-ci

Mais il fallait un Pierre Rouillon pour apercevoir un éléphant filant devant le bar des Hydropathes !

On pourrait le qualifier de peintre humoriste. Voici quelques tableaux glanés sur son site.

« chateau bosc la croix »

« le dîner »

Allez-y, car on ne vous met pas tout !

Terminons avec Stéphanie Besson (Fann), qui fait des collages poétiques sur fond d’étiquettes vineuses et expose volontiers dans les chais. Visitez sa galerie « plaisirs du vin ».

Suit cette série d’odalisques…

La visite est maintenant terminée.

Terminons-la par un florilège de tableaux de Michel Temim, peintre atypique,  marchand de tapis (de haut vol il faut dire) passé à la peinture.

Poros et Penia (parents d’Eros, dans la tradition socratique)

Malchanceux  qui avez raté l’évènement: le GMAC sera de nouveau à la Bastille  fin avril 2012 (thème: autour du monde). Et merci aux artistes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passant par Rougiers….

… nous nous sommes arrêtés à la coopérative viticole recommandée par l’ami Hervé, pardi.

(Rougiers est un petit village de Provence au pied de la Sainte-Baume),

Bien nous en a pris car outre le (pas si) petit vin blanc attendu nous sommes tombés sur une collection peu banale de … porte-bouteilles. Les voici.

Qui nous dira qui en est l’auteur ? Ils sont vendus au prix de 27 euro. Idéal pour les fêtes !

Voir ici un élogieux article sur les vins de Rougiers !

 

 

 

 

 

 

 

insolite chapitre des vendanges à Clamart

S’il ne brillait par l’affluence , ce dernier chapitre des vendanges  mérite néanmoins de rester dans les annales pour son originalité.

Aux accents de la cornemuse et de la bombarde des représentants du Cercle Celtique de Cachan, rencontrés il y a peu au bois de Verrières par notre Grand Maître toujours prompt à saisir les opportunités, le cortège rejoignit le Clos Franquet.

Regardez bien : une fois n’est pas coutume, l’ami Louis avait revêtu une tenue de cérémonie.

Les Confréries amies purent aussi visiter la cave Abraham, où sont nos bouteilles des plus antiques aux plus récentes

Mais le clou fut sans doute cette haie d’honneur que nous firent les escrimeurs et autres bretteurs venus démontrer leur savoir-faire sur le parvis de la Mairie. C’était imprévu, mais l’entregent du Grand-Maître fit merveille.

A tout seigneur tout honneur…

Ces deux là sont passés deux fois, non ?

Et les élus n’y coupèrent pas non plus !

La prestation des sonneurs du CCC méritait bien une petite intronisation, c’est chose faite !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

retour à gagny

Les années se suivent et se ressemblent. L’an dernier nous découvrions Gagny, son accueil chaleureux et sa « plus belle fête des vendanges d’Ile de France ».

Ce samedi 8 octobre nous y sommes retournés.

Les dinosaures sont toujours là aux quatre coins de la ville. Et c’est l’ endroit idéal pour d’étonnantes rencontres…

qui l’eût cru ? cet écossais est un belge d’Anvers !

Il y avait des géants en pleine vendange

un char  avec de la bouteille

et un comité d’accueil au parc Courbet…

Un oeil exercé aura reconnu la reine du jour (à gauche)..

qui était dauphine l’an dernier.

Et toujours le même chaperon !



on souscrivit bien sûr au rite de l’intronisation, et l’on fit la fête avec Franck Vilain et son orchestre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Isabelle Zutter

Nous avions déjà remarqué cette artiste montpelliéraine qui avait contribué aux « barriques peintes de puech haut ». Vraie coloriste, après les fruits et les fleurs, les plages, les fêtes,  la voici qui persiste à nous parler de vin.

Voici quelques oeuvres trouvées sur son site.

On reconnaitra bien sûr ces goulots

pour lesquels elle semble nourrir une étrange passion

ici en noir et blanc

en casiers, prêts à l’emploi

On pourra préférer ces tables qui « font vacances »


Heureux habitants de l’Héraut !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans les rues de Paris : rue de l’Abbé Carton

Voici un bien étrange bas-relief que l’on peut voir sur le flanc de l’immeuble situé au 12 de la rue de l’abbé carton, à Paris 14eme, photographié par l’ami François.

12ruedel'abbécarton

plaqueabbécarton

Un homme tombe dans un puits, situé au fond d’une cave. Un autre s’enfuit. Ou vient à son secours ?

Quel drame s’est joué là ?

On distingue le nom de l’Amer Picon (breuvage bien connu des lecteurs du bon clos : voir ), inscrit sur une jarre. Publicité ?

Les tonneaux empilés forment un triangle. Message secret maçonnique ?

Un chat rôde, que ne peut-il parler !

 

 

 

 

 

 

 

vendanges 2011

Heureux viticulteurs qui disposent dorénavant, avec l’imagerie aérienne, d’un outil précieux pour aider à définir la date des vendanges.

L’article ci-dessous est paru dans Le Monde du 6 août.

A Clamart nous n’en sommes pas là. Les vignerons clamartois disposent de 2 créneaux, début et fin septembre, pour porter leur production aux chais de la ville, rue Pierre Franquet, où les attendent les bénévoles de la Confrérie. Ceci afin de prendre en compte la variété  des climats et des cépages, qui arrivent à maturité à des dates différentes. A chacun de se déterminer

Déchirant dilemme : vendanger trop tôt, c’est risquer un raisin insuffisamment mûr, peu sucré, donnant un vin acide, aux arômes atrophiés ; mais attendre la fin septembre, c’est risquer de ne plus rien avoir à apporter, tant sont menaçants les oïdum et autres mildiou, pour ne pas parler des oiseaux, et sont intraitables les équipes de tri qui éliminent impitoyablement les raisins abîmés.

C’est ainsi que plus d’une tonne de raisin a été apportée les 2 et 3 septembre derniers. France Régions 3 était là !

Ecoutez l’ami Jean Dessirier vanter les mérites du baco, ce cépage hybride créé à la fin du XIXème siècle par l’instituteur landais François Baco pour résister au phylloxéra.

monument à François Baco, rénovateur du vignoble français, à Bélus (Landes)

Au Clos des Volontaires, nous préférons attendre. Notre raisin, du chasselas, mûrit.

Mais la quantité dépasse nos capacités. Nous attendons donc les amis du clos vendredi 23 septembre au soir pour vendanger (intendance assurée), et porterons notre récolte aux chais dès le lendemain matin.

Amis du clos, à bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tu seras mon fils

Voila un film que les amateurs de vin peuvent voir avec intérêt. Niels Arestrup joue à merveille un viticulteur « vieux beau » égoïste plutôt pervers. Drame de la filiation et de la transmission. Mais ne dévoilons pas l’histoire. Disons qu’on passe beaucoup de temps dans les caves et que ça picole pas mal, et du bon. Et tous les acteurs sont excellents.

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Le vin de la comète

Souvenons-nous : il y a deux cents ans, l’irruption prolongée (de mars 1811 à août 1812) d’une comète dans le ciel où elle s’étendait sur 25° suscita l’émotion des populations. Bien qu’il n’y fut pour rien, elle est connue sous le nom de »comète de Napoleon ».

Le vin produit cette année-là, était d’une telle qualité et quantité qu’il resta dans l’Histoire comme le « vin de la Comète ». Il est vrai que l’été et l’automne avaient été anormalement chauds. C’est ainsi qu’un dégustateur en septembre 1986 d’un Yquem 1811 parle d’un vin dépassant tous les superlatifs et ne pouvant être approché et comparé que par le renommé millésime 1847.

Les russes sont conquis et la Veuve Clicquot emporte durablement la mise avec son millésime 1811.

La littérature suivit. Elle apparait dans Guerre et Paix : « rayonnait une pure lumière, dont la brillante chevelure, entourée d’astres scintillants, se déployait majestueusement »

Eugène Onéguine « se jette dans un traîneau, et le cri de gare ! gare ! retentit. Son collet de poil de castor s’argente d’une fine poussière glacée. Il arrive chez Talon, sûr que Kavérine l’y attend. Il entre, et le bouchon saute au plafond ; le vin de la comète jaillit. »

Le gendre de M.Poirier d’Emile Augier cite  un fameux pomard (sic)

On doit le poème qui suit à Edouard Bricon (trouvé sur gallica)

Et en 1883, c’est Aristide Bruant qui y va de sa chansonnette (in « chansons et monologues d’aristide bruant », trouvé sur gallica)

Vieille fascination, comme l’atteste cette broderie de la tapisserie de Bayeux qui rappelle le passage de la comète de Halley en 1066. Une comète qui revient tous les soixante-seize ans, quand celle dont nous parlons ici ne revient que tous les trois mille ans.

Déjà en Chine, il y a quelques 2400 ans, cette table sur soie recensait les comètes...