Vendanges 2012

La nature a trois semaines de retard, nous a déclaré Edouard Macé, oenologue du clos de clamart, bagneux, cachan…

A Clamart, on a donc « sauté « la vendange prévue début septembre. Ceux qui souhaitent participer au Clos de Clamart 2012 pourront apporter leur raisin les 28 et 29 septembre. Au Clos des Volontaires, les amis du Clos sont conviés le 28 au soir. Le raisin sera-t-il assez mûr ?

 

 

en aquitaine

L’Aquitaine s’étendait jusqu’à la Loire aux temps anciens. Aujourd’hui elle est réduite à 5 départements du sud-ouest. Son nom renvoie à l’eau qui l’enserre. Un amateur de vins se doit de passer dans cette région viticole s’il en fut !

La fontaine Larrieu à Bordeaux semble trop excentrée pour attirer les visiteurs, et c’est dommage. Cette allégorie du vin et de l’eau vaut le détour.

L’amoureux de Bordeaux et photographe amateur Bernard Tocheport nous explique tout sur son remarquable site 33-bordeaux.com : cette fontaine qui date de 1902 est l’oeuvre du sculpteur Raoul Verlet, il l’a baptisée Burdigala en hommage à sa ville.

A quelques kilomètres de là sur la Garonne Rions est le plus ancien village de la Gironde. Au 24 de la rue du Lhyan on peut voir ce dessus de porte seigneurial.

Traversant la mer de vignes qui constitue l’entre-deux-mers (une pareille étendue de vignes existe-t-elle quelque part ailleurs ?) on rallie Saint-Emilion, autre point de passage obligé du Bordelais.

Chez Art-déco-design, galerie de la rue de la porte Bouqueyre, voici la Jurade de Christian Naura

et aussi cet assemblage, du même

Voici aussi une nature morte à la bouteille, signée Melendez

La porte à côté, un sommelier (Emmanuel Emonot) affiche sa philosophie :

Voici son métier expliqué en images :

appréhender…

mirer…

humer…

servir enfin !

Voila qui nous rappelle Monseigneur le Vin et les illustrations de Charles Martin

Un peu plus loin au restaurant « O 3 Fontaines », cette sculpture aux grappes

Entrons maintenant à l’espace Saint-Emilion, où l’on peut trouver en libre service tous les vins de l’appellation en plusieurs millésimes

Un quiz permet à tout un chacun de tester son sens olfactif sur une douzaine de senteurs.

(spoiler) il fallait dire musc

Poursuivons vers le Nord.  Voici un paillasson vu dans une maison de vigneron à Berson, près de Blaye.

Dans les chais voisins, une belle jeunesse s’use à déceler la fin du vin…

tandis qu’ à la citadelle, les sommeliers sont épuisés

Partons maintenant vers la Dordogne, où nous brûlons de rencontrer notre artiste fétiche, Ariane Lumen, bien connue des lecteurs du bon clos pour son dernier, ses filles de bacchus, et bien sûr de ses roubignolles (sélectionnées par le bon clos pour nos voeux 2011) .

La voici dans son petit village de Saint-Georges de Monclar.Pas d’atelier à visiter, malheureusement, le local municipal dont elle disposait lui ayant été repris. Guère de toiles non plus, toutes en exposition à gauche et à droite. Mais cette fille de Bacchus acrobatique valait le déplacement…

Aubeterre sur Dronne sera notre destination la plus au nord. Ce (plus) joli (village de France) mérite qu’on s’y arrête, mais il faut d’abord trouver l’entrée (ceux qui y iront me comprendront) ! Un point commun avec Saint-Emilion ? les deux villages possèdent une église souterraine remarquable.

Vu, quelque part sur la place, cette scène de bistrot, affiche de l’illustratrice Ana Juan,

Et découvert un antiquaire éclectique qui propose vieux flacons prestigieux et vieux chiffons qui le sont moins

Il s’appelle Jean de Galzain, son capharnaum (antiquites de la dronne) se trouve rue saint-jean

 

 

 

 

 

 

visite à l’aftersquat rivoli

Les amis du clos connaissent bien cet étonnant immeuble peuplé d’artistes et ouvert à tous les curieux, situé 59 rue de Rivoli à Paris.

Nous y sommes repassés, avons été heureux de revoir Anita Savary qui nous a donné des nouvelles de Bazilio : il serait dans les parages et souhaiterait même s’incruster. Nous avons hâte de le voir en chair et en os.

En attendant, Thierry, un autre peintre, nous a présenté un petit autoportrait du même.

Un peu plus bas nous sommes tombés sur Fredok, un farceur qui peint des pubs en jouant avec les mots. Comment ne pas se dérider ?

Fredok en a peint des dizaines, certaines fort savoureuses comme cette vache qui fume ou ces maisons de joie…

Il y a du professeur Choron chez cet homme ! comment ne pas penser à son fameux potage

Et l’on évoquerait même l’Humour Rouge, publication aujourd’hui disparue qui eut son heure de gloire aux temps héroïques..

Continue l’artiste !

 

 

A la braderie de Lille

Le premier week-end de septembre est tous les ans l’occasion de visiter ce grand musée vivant qu’est la braderie de Lille.

Voici quelques pépites qu’on pouvait y voir:

des publicités sur tôle émaillée



une bouteille moustachue (baptisée Ramon, en l’honneur de l’immortelle chanson de Casimir Oberfeld et Raymond Vincy)

un pichet aussi à moustache (Joseph peut-être?)

et un coupe papier bachiquesans oublier cet étrange assemblage devant lequel nous sommes tombés en arrêt côte à côte avec un collectionneur de tire-bouchons d’Etampes dont le site mérite une visite

la Périchole à Bruniquel

Voila des années que nous rêvions de ce festival de Bruniquel (beau village du Tarn et Garonne) sans nous décider à nous rendre dans cette contrée éloignée de nos itinéraires habituels. Pensez, un festival dédié à Offenbach, avec à coup sûr quelque chanson bachique à nous mettre sous la dent.

 

Nous ne fûmes pas déçus, avec les amis Bernard dit « Grande Force Tranquille » et Pierre « l’Entaillé », (si j’en crois mon dictionnaire de breton).

C’est avec ravissement que nous avons découvert cette troupe composite, rassemblée année après année par l’infatigable Frank T’Hézan, et dirigée musicalement par Jean-Christophe Keck.

Des chansons bachiques, il y en avait plusieurs, car

Ah qu’on y fait gaiement glouglou

Au cabaret des trois cousines

Qui veut du vin ? Buvez, buvez !

A nous, A nous, versez, versez !

En voici un extrait pris sur place

http://closdesvolontaires.blog.lemonde.fr/files/2012/08/buvez.mov

buvez

En attendant un DVD qui ne saurait tarder, voici une version de l’air de la griserie (« je suis un peu grise mais chut, faut pas qu’on le dise ! »)

par Teresa Berganza

ou par Felicity Lott

Ah! quel dîner je viens de faire!
Et quel vin extraordinaire!
J’en ai tant bu, mais tant tant tant,
Que je crois bien que maintenant
Je suis un peu grise. Mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!

Si ma parole est un peu vague.
Si tout en marchant je zigzague,
Et si mon oeil est égrillard.
Il ne faut s’en étonner, car…
Je suis un peu grise, mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!

Amis du clos, ne boudez pas votre plaisir : c’est jusqu’au 7 août. Et restez à la table d’hôtes, qu’animent les chanteurs jusqu’à 2 heures du mat’.

Et sinon, à l’année prochaine !

 

 

Au musée du vin de Passy

C’est une exposition de peintres contemporains qui nous fait revenir dans ce musée situé sous la colline de Passy. Nous en reparlerons.

Il y a quelques lustres nous y avions partagé un repas moyenâgeux avec l’ami Jean-Marc Pastré, ci-devant grand-maître de la Confrérie du Clos de Clamart.

C’est un lieu chargé d’histoire, établi dans des galeries creusées dès le 13ème siècle dans le calcaire grossier du lutécien, qui servirent ensuite de cellier aux frères Minimes du Couvent de Passy, puis au restaurant de la Tour Eiffel.

Il est Musée du Vin, propriété du Conseil des Echansons de France, depuis 1984.

Un restaurant y est installé, où étaient accrochés les tableaux de l’exposition.

Voici quelques vues de ce lieu magique, en avant-goût.

Il nous ramène au temps béni des monastères…

On peut y rencontrer des échansons en pleine action…

des buveurs…

se retrouver dans une cave champenoise…

aviser quelques enseignes anciennes…

un porte-bouteilleune tirette pour la mise en bouteilles

un curieux fût hexagonal

Et voici la main de Jean Jaurès, réalisée par la verrerie ouvrière d’Albi à l’occasion du centenaire de la fondation, à l’issue d’un conflit historique, de la première coopérative ouvrière de France (aujourd’hui filiale de Saint-Gobain).

Ce raseur à bascule signifiait au client qu’il devait quitter les lieux à la fin des oscillations (Alsace, 19ème siècle)

Ce ratelier de Thomery permettait de conserver les grappes de raisin pendant tout l’hiver

Et voici une vigne qui prospère dans le quartier

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier

Voici Ariane Lumen qui se rappelle à notre bon souvenir avec ce petit dernier.

Les lecteurs du bon clos la connaissent bien pour ses filles de Bacchus et autres roubignolle (peinture sélectionnée pour nos voeux 2011).

Il s’agit du dernier verre bien sûr, à voir et à méditer en écoutant l’ivrogne du grand Jacques.

Pour Ariane, ce n’est sûrement pas le dernier dirait-on…


A ta santé, beauté !


Et maintenant ?

l’atelier de Bacchus

Les lecteurs du bon clos ont peut-être avisé le commentaire de Sébastien Basile, jeune artiste valenciennois, qui a choisi la barrique comme support privilégié de ses créations picturales.

Il vient ainsi rejoindre la cohorte de peintres mobilisés par Gérard Bru pour ses « barriques peintes de puech haut »

Lisons sur son blog « l’atelier de bacchus » sa profession de foi…

« Pourquoi les barriques ?
La barrique est un objet universel dont la forme ovale, féminine est rassurante. De plus, elle est chargée d’un imaginaire fort : la magie aromatique par laquelle elle transforme des vins en grands crus ; la noblesse de son bois et du travail artisanal qu’elle requiert ; mais aussi le voyage à bord des navires, la piraterie…
D’un point de vue graphique et picturale, c’est un terrain de jeu idéal de près de 2 m² dont la forme et la dualité des matières bois / acier offrent des possibilités infinies. »

Voici quelques unes de ses créations.



Il est ce week-end au festival du Touquet.