



Ce blog est la chronique, dédiée à la vigne et au vin, d'un viticulteur amateur ivre de "fun" et de beauté.





Les vignerons sud-franciliens étaient conviés ce samedi 5 mai 2007 à se réunir à Boissy Saint-Leger pour une soirée festive où allaient être mis en compétition leurs meilleurs crus. Nous y fûmes donc avec l’ami Jean-Michel représenter le Clos de Clamart.
Nous ne fûmes pas déçus, car il y avait du beau monde : compagnons d’Irminon de Combs la Ville, confréries des côteaux de Sucy en Brie, de Liverdy en Brie, des Sainfoins du Perreux, des coteaux de l’Yvette (palaisienne), Clos du Roy de Villeneuve, vignes de Paray Vieille poste, 3 grappes de Villiers/Marne, du Prieuré de Saint-Arnould en Yvelines…
Tandis que l’assistance festoyait autour d’un copieux buffet, aux sons entrainants d’un accordéon et de la voix de Viviane Emery (animatrice de l’ACCED -Assocation Comédie Chants Et Danses),

un jury composé de 5 oenologues franciliens s’acharnait à départager les concurrents.

(ne dit-on pas que l’oenologie est un art flou ?)

(rené galtier, organisateur de la soirée et animateur de l’atelier d’oenologie de boissy 2000 au turbin)

(l’ami francis gourdin, oenologue de la ville de paris, à l’oeuvre)
L’ambiance était chaude,

et les bouteilles faisaient assaut de coquetterie. Jugeons en :

vigneronne de sainfoin

vigneron de Montmartre

fiers vignerons
Le Clos de Clamart étant présent hors compétition,

clamartois en goguette
ce sont les 3 grappes de Villiers/Marne et le Prieuré de St-Arnould qui ex-aequo décrochèrent l’Orchidée d’Or pour les Blancs,

les compagnons d’Irminon de Combs la Ville (ci-dessus) celle d’Argent, celle de Bronze échéant in fine à Sucy en Brie.
Belle soirée donc, à laquelle il fallut bien mettre en terme, sans connaitre malheureusement le résultat du concours des rouges et des rosés. Mais ce fut en nous promettant, comme dit le poète, d’aller un million, un milliard de fois et même davantage, ensemble aux soirées des vignerons ! PS : l’ami René Galtier nous a fait passer les résultats complets. Les voici :
Les vins blancs:
1° – Villiers et Saint-Arnoult 2° – Combs la Ville 3° – Sucy en Brie 4° – Le Perreux 5° – Montmachoux 6° – Villeneuve le Roi 7° – Liverdy en Brie (vignoble 2000) 8° – Liverdy en Brie (Montgazon)
Les vins rouges:
1° – Montmachoux (clos des Malterres) 2° – Montmachoux (clos SaintMartin) 3° – Liverdy (Montgazon) 4° – Paray Vieille Poste Les vins rosés: un seul rosé présenté, celui de Palaiseau, qui a eu le prix spécial du jury ** Sucy a eu également le prix spécial du jury pour sa cuvée pinot gris 2005, présentée hors concours

Alors qu’en pensez-vous?
There once was a man from Clamart
Who tired of his vintage vineyard
He travelled to California
And tasted wine in Virginia
Then flew home claiming « that’s too far ! »
Qui a dit qu’il n’y avait pas de vignes au plat pays ? D’accord, il faut bien chercher. Nous en avons trouvé au Musée des Beaux-Arts, place de la République.
Témoins, cette allégorie en noyer de la fin du XIXeme siècle (Flandres)

et cet « Automne » en marbre blanc d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse (vers 1870)

Et ces deux buveurs de vin, surpris par Jean-Marc Nattier (en 1744) ?

Et cette bouteille à moitié vide, dont Jean-Siméon Chardin ne nous dira plus qui l’a laissée dans cet état (vers 1730)

Voici une bizarrerie que nous devons à l’ami Hervé. On est en droit de se demander : mais où va-t-il chercher tout ça ?

Avec le concours de l’ami et confrère Emile (qu’il en soit ici remercié), le Clos des Volontaires a fait peau neuve courant février au prix d’une taille salutaire. Le pauvre, taillé de façon approximative depuis des années, en avait bien besoin. Qu’en sera-t-il de la récolte ? Peut-être eut-il mieux fallu respecter le dicton « taille tôt taille tard, rien ne vaut la taille de mars » ? Rendez-vous aux vendanges pour le savoir.
Les closiers des volontaires souhaitent une bonne et heureuse année 2007 à tous les amis du clos ! Qu’elle leur apporte ivresse, santé et longue vie, et nous donne de nombreuses occasions de nous retrouver et de nous livrer à nos occupations favorites !
L’année sera décidément festive. Après la galette des vignerons de Clamart où nous avons festoyé avec nos « pays », samedi 13 janvier, c’est à la bonne ville de Fontenay-aux-Roses qu’emmenés par notre Président Michel Laroque, nous avons trinqué, mardi 16 janvier, en présence du Maire de Clamart Grand Protecteur de la Confrérie, Philippe Kaltenbach, avec nos désormais conjoints du Sud de Seine, représentés par leur édile Pascal Buchet.
Bonne Année aux Fontenaisiens, longue vie et prospérité à Sud de Seine !

Parmi les questions qui reviennent souvent sur le Clos des Volontaires, celle des Origines est sans doute la plus prégnante. Ne pouvant prédire ce que l’Histoire retiendra des évènements de ce siècle, faisons oeuvre pie et documentons ce sujet une fois pour toutes (encore que..).
La vigne du clos est une très vieille vigne à pied unique dont la naissance se perd dans la nuit des temps. Elle avait déjà une belle taille lorsque les actuels propriétaires en prirent possession, en 1985.
Rapidement, ceux-ci rejoignirent la Confrérie du Clos de Clamart tout juste créée en 1987. C’est ainsi que le 1er mars 1990 Marc, suivi par Chantal l’an suivant, prêta serment d »‘aimer et de promouvoir le vin de Clamart », de le « faire aimer à tous ses amis et connaissances », et bien d’autres choses encore, la plus importante étant assurément d' »offrir son raisin à la Confrérie » pour en faire « un vin comme nous l’aimons ».


Bon an mal an, la vigne produisait quelques paniers de raisin vendangés le plus souvent à l’aube, avant le départ au labeur, puis était impitoyablement taillée au temps de l’hiver, comme il se doit.


Un jour, la possibilité de faire pousser cette vigne, étonnament orientée Sud-Est, vers le Sud-Ouest et sa lumière, apparut comme une évidence. Il fallut épargner des pousses, bâtir un étendoir… La nature fit le reste. A la face du Monde le Clos présentait désormais son pampre et laissait deviner ses grappes, que le voile des feuilles de vigne ne rendait que plus désirables.
L’intime devenant public, il fallut donner un nom à ce sauvageon. Ce fut fait le 1er octobre 2005 lors du Baptême du Clos.
Ce jour-là, nombreux étaient les amis qui, guidés par une bonne étoile, s’étaient retrouvés au Clos.

Les bonnes fées ne manquaient pas, il fallut en choisir une. Ce fut Marianne, au nom prédestiné pour ce baptême laïc, qui depuis lors est et sera toujours pour nous la Marraine du Clos. D’un geste sûr, elle dévoila la plaque qui désormais indique au passant où il est.



Le discours prononcé à cette occasion par le maître de maison n’ayant pas à notre connaissance été enregistré, il nous reste à l’imaginer, ou mieux à le réinventer. (N’y aurait-il pas là un digne sujet de rédaction à l’usage des jeunes générations ? Amis enseignants, merci des contributions de vos petits génies). Retenons qu’il y eut à boire, en quantité et qualité, et pas que du Clamart comme les esprits chagrins se plaisent à l’insinuer.

Amis du Clos : ce petit mot pour vous informer qu’il reste encore quelques grains de raisin à grapiller au Clos : dépêchez vous avant les gelées !
Le Récoltant Propriétaire.