Ce bel hôtel, sis 7 rue de montalembert, à côté de la rue du bac, pavoise toute l’année avec sa vigne de pierre
Ce blog est la chronique, dédiée à la vigne et au vin, d'un viticulteur amateur ivre de "fun" et de beauté.
On n’en a jamais fini avec les braderies, brocantes et autres vide-greniers, voici quelques objets trouvés cet été :
Voici quelques images rapportées de Donostia, au Pays Basque espagnol.
Ce Saint Vincent est exposé en l’église de San Vicente (notez la grappe tenue par l’Enfant)
Cette enseigne ne donne-t-elle pas envie de rentrer ?
Jusqu’au 22 septembre, on pourra voir aux Gobelins l’exposition d’Eva Jospin, « Eloge de la Verdure ».
L’occasion d’y admirer Bacchus en pleine vendange dans l’Automne, de Charles Le Brun (1619-1690), réalisée en 1709
Voici une oeuvre toute récente de notre ami Bazilio, bien connu des amis du clos.
Ce dirigeable d’acier cache bien son jeu
(du merlot pour qui peut lire…)
Toute personne intéressée par cet objet peut faire une offre au bon clos qui transmettra !
Et voici maintenant un gros poisson !
qui contient…
Celui-là n’en a pas besoin…
Le musée de Cluny à Paris est celui du Moyen-Age. On peut y voir la fameuse tapisserie de la dame à la licorne. Mais il recèle aussi un trésor extraordinaire pour nous, la Tapisserie des Vendanges.
Réalisée aux Pays-Bas du Sud vers 1500, elle fut léguée au musée de Versailles par Mme Edmond Dollfus en 1930. Elle mesure près de 5m sur 2,5m.
Voici la description détaillée de Joconde (portail des collections des musées de France)
scène profane ; dans les rangées d’une vigne paisselée, hommes et femmes vendangent, ceux-ci munis de serpettes, celles-là de paniers où s’amoncellent les grappes. Au premier plan, une châtelaine habillée de riches brocarts va déposer dans une écuelle la grappe que lui a présentée un vendangeur. Dans l’arrière-plan, sur un fond de paysage sommairement esquissé, des chevaux emportent des paniers également chargés des fruits de la récolte. Cette évocation de la vendange se poursuit, à droite, par une scène extrêmement lacunaire. Sur un muret de brique élevé devant un dressoir chargé d’ustensiles, la châtelaine semble tenir la même écuelle qu’elle portait dans la scène précédente. A sa gauche, devait être assis le seigneur, dont on aperçoit la toque à grand panache. Au premier-plan, apparaît un élégant garçonnet, à la longue chevelure bouclée, coiffé lui-aussi d’une toque. L’étape intermédiaire, le pressage du vin, est figurée à gauche. Un couple de seigneurs assiste à la scène, où s’activent hommes et femmes. Au premier plan, on se livre, dans une large cuve, à un foulage très sommaire du raisin, le jus s’écoulant dans une barrique où vient puiser une jeune femme, vêtue avec élégance d’une robe moirée. A l’arrière-plan, plusieurs paysans actionnent une presse mécanique ; à droite, un couple se charge de remplir un tonneau
Voici quelques agrandissements
On peut y voir aussi ce linteau décoré de grappes
Nous voici au delà du « weinland », le vignoble de Rhénanie s’arrêtant au sud de Bonn, et la boisson locale est la kölsch,
une bière légère à déguster dans les nombreuses brasseries, à la décoration attrayante, qui n’oublie pas le vin, comme ici.
En fait, il y a bien des choses à découvrir pour les amis du clos et les amoureux du vin.
Et tout d’abord, voici un sympathique caviste qui nous présente ses voeux :
Glück, Gesundheit und alles Gute !
Ici, on boit du vin de la vallée du Rhin moyen (Mittelrhein, planté principalement en riesling)qui s’étend de Bingen au sud jusqu’à Bonn au nord…
Voici une bonne adresse pour déguster vin et bière, (accompagnés par exemple d’un schweine haxe ?) : Weinhaus Vogel, 74 Eigelstein
La vigne est une vieille histoire en Rhénanie, qui fut romaine dès le 1er siècle, comme en témoigne cette superbe mosaïque dédiée à Dionysos, trouvée en 1941 lors de la construction d ‘un abri anti-aérien, et que l’on peut voir au Musée Romain-Germanique construit sur place.
quelques détails
Dans le même musée on pourra admirer ces statues de Bacchus
Voici un superbe vase en céramique avec scène de vendange
A voir aussi l’étonnante collection d’objets en verre

ce verre-là date du 4ème siècle. C’est un type de verre bien particulier (pour en savoir plus)
cette inscription en grec, ΠΙΕ ΖΗΣΑΙΣ ΚΑΛΩΣ ΑΕΙ, nous l’avons déjà vue quelque part (sur un verre trouvé dans une pyramide au Soudan)
… elle dit simplement : « bois et sois toujours heureux »
A quelques centaines de mètres, au Papa Joe Klimperkasten, un sympathique jazz bar, on peut voir sous une dalle de verre une étonnante mosaïque difficile à photographier.
Sont-ce les dieux de l’Olympe s’enivrant de nectar ?
celui-là boit, les autres ont lâché les coupes…
Filons maintenant au musée des arts décoratifs, où il y a aussi beaucoup à voir.
Des récipients en verre ou en cristal
des vases de Legras (vers 1900), le quatrième maitre-verrier à la fondation de l’Art Nouveau, avec Daum, Gallé et Lalique. Cet homme s’est beaucoup intéressé aux bouteilles, voir à ce sujet l‘article du collectionneur Gérard Wagner.)
Celui-ci qui représente une vendangeuse en pleine action dans le plus simple appareil, est décoré par Maurice Denis
une théière bachique
Et voila encore des vendangeurs !
et un bahut pour ranger tout cela ?
Ne quittons pas Cologne sans passer par le musée Wallraf où l’on peut voir quelques pièces intéressantes, comme ce
goldener herbst (weinlaube auf Neukastel, lit-on ailleurs), de Max Slevogt représentant sa famille sous la treille dans sa maison de Leinsweiler près de Landau, en 1917.
Comme on envie cette paisible pause devant les meules de foin au jardin des étincelles, à Criqueboeuf de Vuillard (1902).
Et voici un curieux sermon de midi fait à des marins manifestement pris de boisson (par le peintre canadien Henry Ritter 1816-1853)
Voici encore une jolie porte d’immeuble toute ceinte de treille en céramique, en bas de la rue Lamarck. Ce serait l’oeuvre de Louis Dupont, en 1905, d’après le site www.pss-archi.eu/
Voir aussi l’article de patryst. On peut aussi lire dans le catalogue gentil-bourdet :
« Présenté au concours de façades de la ville de Paris en 1905, cet immeuble en éperon de Louis Dupont témoingne magistralement des remèdes que l’on opposait alors à la monotonie de l’habitat populaire. Les céramistes Alphonse Gentil et Eugène Bourdet qui venaient de fonder leur entreprise à Boulogne Billancourt, livrèrent ici tout un éventail d’éléments de grès standard, donc peu coûteux. Leur vive tonalisé et leur disposition savamment ordonnancée soulignet la trame contrastée d’un appareil de brique et de pierre de taille. Conscients du succès de l’expérience, G&B reproduisirent longtemps ces façades dans leurs documents publicitaires »
Il est un curieux festival organisé depuis quelques années à Prague, le Melounovy festival. Le thème ? La sculpture sur pastèque. Les oeuvres sont réalisées sur place en temps limité ou en temps libre.
Voici une des oeuvres réalisées en 2008, qui devrait intéresser les amis du Clos.
Ca c’est Paris ! La Tour Eiffel et la vigne !
Etonnant non ?
Amazing !
Notons qu’en France nous avons un champion, il s’agit d’Olivier Herbomel , sculpteur sur fruits et légumes, qui y a été souvent primé.Voir là son interview par la Voix du Nord.
On peut voir en ce moment à la Bibliothèque Forney dans le Marais une exposition des oeuvres du grand affichiste Bernard Villemot, (1911-1989), bien connu pour ses pubs Bally et Orangina.
Le voici présentant une affiche.
Le style a évolué depuis Jules Chéret, dont nous avons déjà parlé, mais bien des choses peuvent intéresser les lecteurs du bon clos.
Voici sa version du livreur de chez Nicolas, Nectar, capable de porter 16 bouteilles dans chaque main.
Voici en complément quelques oeuvres d’affichistes contemporains.
Paul Savignac, (1907-2002) natif de Trouville, a vanté cette brasserie locale bien connue
celui-la doit être un vin de garde…
Villemot a étudié dans l’école de Paul Colin, (1992-1985) auteur de l ‘affiche suivante
Cette dernière est de Cassandre, « le plus grand des affichistes » (Paul Bergé)