Ensor

Revenons sur ce peintre belge que l’on peut voir ces jours-ci au Musée d’Orsay. Nous y avons retrouvé la mangeuse d’huîtres et découvert

les pochards (1883)

pochardsdensor

qu’on ne peut pas ne pas rapprocher de l’assommoir, écrit 6 ans plus tôt

et ces masques scandalisés (1883)

inspirés par les masques de carnaval d’Ostende.

Merveilleux musée d’Orsay où l’on peut croiser sans crier gare cette

Bacchante d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1863)

bacchantedecarrierbelleuse

Le fou de l’île a essaimé aux Epinettes

Les lecteurs du bon clos qui appréciaient les fous de l’île , restaurant de la rue des deux ponts dans l’île Saint-Louis devront désormais rallier le Nord de Paris pour retrouver son sympathique patron au « bar de la piscine« , rue de la Jonquière, dans le 17eme arrondissement.

 Ce que nous fîmes ce jour avec l’ami Bernard, ce qui nous a permis d’apprécier une chère bonne, variée, copieuse et très compétitive ma foi mais chut !

Un bémol toutefois pour la carte des vins, assez réduite il faut le dire. Voila une axe de progrès que nous ne manquerons pas de suivre, ami Lionel.

Quant au décor, assez éclectique (où sont passés les bouchons des fous de l’île ?!?), les conseillers en communication consultés recommandent le choix d’une thématique qui « fasse sens ». Bien sûr le thème de la piscine (nous sommes en face de la piscine bernard lafay) est un candidat naturel, mais faut-il rechercher vraiment la clientèle de ces ennuyeux personnages qui préfèrent l’enchainement des longueurs à l’enquillage des canons ?

Tentons une autre piste :  se souvient-on que le quartier des Epinettes devrait son nom à l’épinette blanche, ce cépage originaire de l’Auxerrois que les bons moines de Saint-Denis y auraient planté au temps jadis…?

Ami Lionel, à toi de jouer !

Fille de Bacchus

Ariane Lumen en est certainement une, qui en a peint une série que nous venons de découvrir.

Nous sommes sûrs qu’elles feront le délice des amis du bon clos, et des passants. Il y a de la couleur, de l’inventivité, de l’humour, et un joli trait. Tout ce qu’on aime au bon clos.

Ariane Lumen expose jusqu’au 28 février « chez Gilou » à 24510 Ste Alvère, puis à « l’Auberge de la Salvetat » à 24480 Cadouin.

Voici quelques images trouvées sur son site , et ailleurs.

Les filles de Bacchus

filledebacchus6

 

plongeon

« Cyrcé »

 Certains titres laissent perplexes, comme cet « ouadjit et apophis« 

(renseignement pris,

Apophis est un serpent géant mythique qui symbolise l’ensemble des forces destructrices, dont le ciel est la demeure. Il cherche à anéantir la création divine en tentant de faire échouer la barque solaire. Rê, Isis, Seth et le chat de Rê ont pour mission de le repousser.Même s’il est toujours vaincu, Apophis n’est jamais détruit, constituant une menace pour le monde organisé.

Quant à Ouadjet , c’était à l’origine la déesse cobra de Bouto, dans le Delta, où elle était associée à l’Horus de Pé. Elle devint la patronne de la Basse-Egypte. Son nom signifie « Celle de la couleur de papyrus » ou « la Verte », qui renvoie à des notions de croissance et de fertilité. A partir du Moyen-Empire, elle orna, aux côtés de Nekhbet, le front des pharaons sous forme d’uraeus, afin d’en détruire les ennemis de son souffle enflammé. Protectrice de pharaon, elle était la « Maîtresse du Ciel »…

merci Ariane de nous faire découvrir la mythologie égyptienne)

ouadjitetapophis

ces « enfants de masburel« 

(Masburel est château viticole réputé de Dordogne, appellation Montravel)

enfantsdemasburel

troisverres

 » Out of the wall « 

outofthewall

Basée dans le Sud-Ouest, cette artiste, qui aime le vin n’en doutons pas, met aussi son art au service de la viticulture en réalisant des étiquettes originales à partir de ses oeuvres.

beaunuage

gravillac

 

voeux 2010

voeux2010

 

Pour ses voeux 2010, le bon clos remet au goût du jour cette affiche de Leonetto Cappiello,

 

leonettocappiello

 

peintre, illustreur et affichiste d’origine italienne: une commande du Ministère de l’Agriculture qui date de 1933…

 

On lui doit également cette Yvette Guilbert,

yvette guilbert par cappiello

l’auteur-interprète de  j’suis pocharde , bien connue des amis du clos !

 

Abû Nawâs

Un ami du clos nous remet en mémoire Hassan Ibn Hâni Al-hakami , ce poète arabo-persan qui au VIIIeme siècle, au temps du calife Haroun Al-Rachid, chantait les noces du vin et de l’amour.

portraitdabunawas

Voici le

quintetteduvin

quintettefin

voir la suite (torride) par exemple (blog d’une historienne de l’alimentation intarissable sur le vin).

et cettte adresse trouvée dans Bacchus à Sodome (poèmes traduits par Omar Merzaoug)

bacchusasodome

Oami

(1 célèbre tribu arabe)

les repasseuses

Voici un tableau d’Edgar Degas qui laisse libre cours aux interprétations : cette bouteille au premier plan contient-elle de l’eau, dont se servent les repasseuses pour mouiller le linge ?  mais alors, pourquoi cette couleur prononcée ? N’est-ce pas plutôt du gros rouge qui tâche dont les travailleuses usent pour tenir le coup ? On trouvera des éléments de réflexion .

les repasseuses

Il y aurait quatre versions de ce tableau (vers 1884-86) , dont l’une (legs du comte Isaac de Camondo au musée du Louvre) se trouve habituellement au musée d’Orsay.

On peut le voir en ce moment  à  l’exposition « la splendeur des camondo « , au musée d’art et d’histoire du judaiïsme (jusqu’au 7 mars 2010).

la mangeuse d’huîtres

En cette veille de fête, attirons l’attention des amis du bon clos sur ce tableau de James Ensor , que l’on peut voir actuellement au musée d’Orsay (expo jusqu’au 4 février), intitulé la mangeuse d’huîtres, et dont Verhaeren aurait dit : « la mangeuse d’huîtres sur l’escalier tournant de l’art d’Ensor semble s’étaler sur un large et triomphant palier ».

Il date de 1882 (d’après Joop De Geest , une autre version daterait de 1908) et fut refusé au salon d’Anvers.

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Attablée devant verres et bouteilles, cette flamande (la soeur d’Ensor) semble avoir bon appétit. On peut tout juste s’étonner de voir une bouteille de rosé,mais après tout pourquoi pas ?

Voici aussi une nature morte aux bouteilles, du même auteur…

naturemorteauxbouteillesensor

dans le même registre, voici le grand intérieur de Jos Albert (un autre peintre belge),  qui date de 1914

legrand intérieur de jos albert

Bonnes fêtes à tous !

châteaux disparus du bordelais (suite)

Poursuivons vers le nord (le médoc) le recensement des châteaux disparus du Bordelais.

pauillac

bellevue saint-lambert

lacaussademilon

lamarque

capdeville

dumoulina

à l’Inventaire général du patrimoine culturel

blanquefort

fleurennes

semble avoir été détruit en 1974

puyastruc belmont

moulis

gastebois

inscrit à l’Inventaire général du patrimoine culturel

soulac

l'amélie

ordonnac

lassalle

classé cru bourgeois en 1855

Saint-Médard en Jalles

lebourdieu

propriété privée, site inscrit en 1981 figure dans la base de données « Mérimée » recensant les monuments historiques

vieilleville

ludon

rider

arès

villa algerienne

cette villa algérienne mérite qu’on s’y arrête.  Construite par Léon Lesca, l’inventeur du cap Ferret selon le blog lecapferret .

Elle n’est plus depuis 1965, détruite par un promoteur immobilier.

châteaux disparus du bordelais

L’exposition ventes des plaques de gravure en cuivre vue chez Artcurial récemment vient nous rappeler que les châteaux et domaines viticoles, à l’instar des civilisations, sont mortels. Au bon clos nous voudrions en savoir plus sur le destin des châteaux disparus.

Ce sont bien sûr les communes les proches de Bordeaux, victimes de l’urbanisation, qui ont payé le plus gros tribut.

C’est par elles que nous commençons cette enquête.

Les informations ci-dessous ont été trouvées sur internet. Passant, apporte nous tes lumières…

châteaux de Gradignan

barthez-à gradignan
Du chateau Barthez il resterait une propriété agricole. La vigne disparut complètement en 1948 et le domaine disloqué en lots à bâtir en 1965 .

chateau des rosiers bellevue à gradignan

chateau de tauzia à gradignan

chateau de marquet à gradignan

laurenzane à gradignan

Laurenzane est devenu hôtel de ville de Gradignan en 1986

moulerens

« À Gradignan, au coeur des vignobles bordelais, le Château Moulerens vous attend dans son grand parc boisé de 40 hectares, équipé « tous sports ».

À vous la Gironde, les grands crûs, les parcs à huîtres du bassin d’Arcachon et la dune du Pyla !  »

châteaux de pessac

bourbon haut brion à pessac

camponac à pessac

le château camponac abrite la médiathèque de pessac

domaine de noès à pessac

monbalon

phenix haut brion

chateau du roumieu à pessac

chdestempliers

châteaux de mérignac

bourdillon maurian à mérignac

Du château du Bourdillot à Mérignac, appelé aussi Bourdillot-Maurian, il ne reste plus rien

(remplacé par la résidence  Beaurepère)

bourran à mérignac

Le château de Bourran est aujourd’hui le siège de l‘IUFM de Mérignac

constance haut brion à mérignac

lafontaine

demeure dite chateau la fontaine à mérignac
de Villeneuve d’Ornon

canteloup les portes à villeneuve d'ornon

Canteloup abrite la mairie de villenave d’ornon

haute-barde

En 2005, le Conseil Municipal a décicé la réhabilitation des dépendances du Château pour créer la Maison des Arts Vivants.

villenaved'ornon

Le Hailan

belair

Le Château Bel Air est le centre d’entraînement et de formation du FC Girondins de Bordeaux

de Bruges

granddarnal

Aujourd’hui propriété de la commune, la maison noble accueille le service de soins à domicile et l’association la Mémoire de Bruges .

Certaines pièces et les chais sont utilisés pour des réceptions et des cérémonies (mariages).

de Beautiran

grand guillot

de Saucats

grandlaguloup

de Bordeaux

Le Tondu

hermitage haut brion

de Cadaujac

malleret

Il fut construit sur les bords de la Garonne en 1860 par le député et armateur Armand Coureau.

De nos jours, habité et bien entretenu, le château Malleret est classé à l’inventaire supplémentaire des bâtiments historiques.
de Talence

raba

le pavillon à droite est un hôtel , des concerts sont donnés au châtea

de Martillac

St-augustinlagrave

de Portets

tardieu

de Virelade

tilleuls

inscrit à l’inventaire général du patrimoine culturel

vu chez artcurial

La galerie Artcurial, située dans l’hôtel Dassault aux Champs-Elysées, est un petit paradis pour l’amateur de vin et de belles choses.

On pouvait y voir ces jours-ci une incroyable collection de plaques de cuivre représentant les châteaux du Bordelais, mises en ventes par les Editions Feret.

cuivresferet

Les plaques des plus grands chateaux se négocient entre 2500 et 3000 euro,

lafitetlatour

hautbrion

margaux

petrus

mais les plus émouvantes ne sont -elles pas celles des châteaux disparus (en raison de l’urbanisation, ou devenus extérieurs à l’appellation), qui sont aussi les moins chères (150-250 euro) ? D’après notre pointage, ily en aurait 162 sur les 588 présentés, plus d’un sur quatre.

chateau les lesques

Ce chateau Lesques date de 1782 et est inscrit à l‘inventaire général du patrimoine culturel

On reste confondu devant l’ampleur de ce phénomène. Et l’on en vient à se demander si ces bâtiments, pour beaucoup des trésors de l’architecture bordelaise, sont toujours debout. Nous y reviendrons.

Nous y avons aussi déniché ce tableau de Louis Valtat estimé à 5000 euro.

grappesvaltat

et celui-ci de Roy Adzak , qui vaudrait la moitié…

adzak

(c’est en relief, en creux)

On peut aussi y acheter des grands vins aux enchères, tels ce Mouton Rothchild 1918 adjugé, ce jeudi 17 décembre, 1179 euro frais compris, mais il fallait mettre le double (2346 euro) pour emporter un Yquem 1900. Plus près de nous, un La Tache 2005  a dépassé 2000 euro. Mais la palme va à un Romanée Conti 1972 qui s’est monnayé pour 3249 euro!

On a ainsi vu passer toute une collection de vins de la maison Fougeray de Beauclair, bien connue des amis du clos , pour les budgets plus modestes…