Tony Agostini

Voici un tableau qu’il nous a été donné de voir dans une demeure de l’avenue Foch.

Son auteur, Tony Agostini, est né en Corse en 1916, et décédé en 1990.

On apprend sur le site AlphaVendée qu’il peignait à ses débuts des foules et des places et rues de Paris, pour privilégier ensuite la nature morte.

En voici une à la bouteille de vin.

agostini

buveurs et musiciens chez artcurial

Voici quelques opportunités à saisir pour les amis du clos à la prochaine vente chez Artcurial , les 21, 22 et 23 juin prochains.

Tout d’abord ce banc en marbre de Carrare

bancbachique

représentant le triomphe de Bacchus

bancdetail

Il date du 19eme siècle et est estimé à 10-12000 euro.

Cette console de Venise en bois sculpté doré est du 18eme siècle. Elle vaudrait dans les 20 000 euro

Il y a surtout ce petit concert , réunion de musiciens et de buveurs.

buveursetmusiciens

Il date du 17e siècle et est l’oeuvre d’un « suiveur » de Valentin de Boulogne , peintre français élève du Caravage

Voyez comme le buveur serre précieusement sa cruche !

Il devrait se négocier dans les 40 000 euro.

Valentin est l’auteur vers 1626 de cet autre concert « au bas-relief »  (qu’on peut voir au Louvre); l’un boit à la cruche, l’autre au verre.

et des 4 âges de l’homme qui est à la National Gallery

le verre a changé, mais n’est-ce pas toujours le même cruchon ?

Ne quitons pas l’hotel Dassault sans saluer ce chat buveur qui nous vient de Tel-Aviv

omdrinking

om drinking, photographie par Shal Halevy 2010 (estimation : 1500-1800 euro)

dans les hautes vallées du Nil et de l’Indus : bois et puisses tu vivre !

Voici deux expositions, Méroé, un empire sur le Nil et Pakistan, terre de rencontres qui témoignent de l’expansion de la civilisation hellénistique jusqu’aux hautes vallées des plus grands fleuves d’Afrique et du sous-continent indien.

A quinze cents kilomètres au sud du Caire, Méroé fut pendant six siècles (de 270 BC à 350 AD) la capitale du royaume dit des pharaons noirs. Le culte dionysiaque y est attesté.

Tête de Dionysos

Voici quelques témoignages présentés à l’exposition.

Bois, et puisses-tu vivre !

boisetvis

C’est l’inscription que l’on peut lire  en grec sur ce gobelet en verre soufflé peint trouvé dans une pyramide à Sedeinga au Soudan, qui  représente des scènes d’offrande à Osiris et daterait du 3ème siècle ap. JC.

grappe de raisin (faience siliceuse)

femmes portant des grappes de raisin (faience, terre cuite émaillée)

oiseau picorant une grappe

jarre, bouteille et gobelet

Le Gandhara, tout au nord du Pakistan, fut conquis par Alexandre au 4eme siècle BC (-326),  bien après le voyage mythique de Bacchus/Dionysos aux Indes.

Une civilisation gréco-bouddhiste s’y développa et perdura longtemps.

cartegandhara

bassindelindus

On raconte qu’après la prise de Nysa dans la vallée du Swat, les soldats d’Alexandre, apprenant que la ville avait été fondée par Dionysos, se livrèrent à une bacchanale qui dura plusieurs jours…

vendanges

une extraordinaire scène de vendanges, sculptée dans le schiste

Picolo

Nous avons reçu cette édifiante vignette.

picolo

L’auteur en serait Ricardo Florès , dessinateur humoristique né en 1878, et mort en 1918 des suites d’une blessure.

On est donc Avant Guerre, c’est la fin de l’automne (il reste quelques feuilles aux arbres), et il y a un rayon de soleil. Clamart, son bois, ses guinguettes, son picolo… On comprend ces travailleurs !

On apprend dans le dictionnaire d’argot de languefrançaise.net que le picolo ou piccolo (petit en italien)  a été importé par des taverniers italiens fin 19eme, et a pour sens petit vin sucré, vin léger, petit vin suret, vin en général. De là piccoler ou picoler.

Il y a d’ailleurs aux Puces de Saint-Ouen rue Jules Vallès un bar très ancien du même nom, aujourd’hui aussi théâtre, qui raconte une jolie histoire .

Revenons à Ricardo Florès, homonyme d’un révolutionnaire mexicain .

Il collabora à des nombreuses revues comme l’Assiette au Beurre, Charivari, le Rire, plus tard le Rire Rouge.

Pendant la Grande Guerre, il est Caporal à la 2è C.-M. du 103 ;  il illustra notamment les trains de permissionaires , et rapporta ses « impressions d’humoriste combattant  » :

humoristecombattant

suivons le monter en ligne :

« Ah là là! qu’est-ce que je trimballe: couverture roulée dans ma toile de tente et mon mousqueton en sautoir, mes cartouchières bien remplies… pour l’usage externe, mon bidon de pinard aussi… pour l’usage interne! »

partant en corvée :

« Jamais personne ne grogne pour les corvées de jus; mais pour le pinard, c’est bien mieux encore: tout le monde est volontaire. Il en disparaît quelques quarts en route dans le gosier de l’homme de confiance. Il racontera qu’il est tembé dans les boyaux. « En levant l’coude, mon vieux »?

porteurdebidons

« Ainsi Pragastin, l’infirmier de la compagnie, quand il va à la corvée de pinard. Il prend les bidons des camarades et va au patelin voisin les faire remplir. Ce n’est plus un homme, c’est un monceau de bidons. Un jour, j’ai compté les bidons: il en avait cinquante sur le râble! Je n’ai pas besoin de vous dire que le Docteur — c’est ainsi que nous l’appelons (s’il est infirmier de, la compagnie, dans le civil il est porteur aux Halles) — se soigne la bouche ces jours-là. »

et garder le moral :

« « Qu’est-ce qu’y disent à Paris?

— Y s’en font pas une miette, y vous demandent si on les aura!

— Oui, si on a du pinard, et du 75! »

Et comme on les a… on les aura! Vous en faites pas a l’arrière »

Country

Voici une chanson qui nous vient de la Belle Province,

un petit verre de vin ! par Wendell Roach (chanteur acadien récemment décédé)

un ptit verre de vin c’est pourtant agréable
comment pourrait-il causer tant de chagrin
je cherche encore pour trouver cette réponse
dans le fond de ce petit verre de vin

C’est Country Pete qui l’a posté -countrypete27 sur youtube : voir son channel consacré à la musique country, ou son site perso où nous avons rencontré George Canyon , chantant drinkin’ thinkin dans un montage très personnel !

That’s just drinkin’ thinkin’, liquor logic in a can
your brain cells party, and your body believes you’re superman
thats just drinkin’ thinkin’
And here’s where the trouble starts
The more you drink, the better you think you are

(voir les couplets )

Un verre de bon vin… du Xinjiang

Nous nous nous interrogions récemment dans ces colonnes sur la consommation de vin en Chine. On pouvait lire dans Le Monde du 28 mai 2010 au moment du salon Vinexpo de HongKong, que la consommation y a augmenté de 80% entre 2004 et 2008, et qu’elle devrait augmenter de plus de 30% d’ici 2013. La Chine est déjà le 10e producteur mondial et le 8e marché consommateur. Quant aux importations, elles ont été multipliées par 4 de 2004 à 2008, la France étant le principal fournisseur.

femmededosauverre

Curieux clients tout de même, dont certains « passent commande sans goûter« , ou « ne comprennent pas qu’on ne puisse pas leur fournir un million de bouteilles de Lafite ou de Latour »

boucheauverre

L’article de Florence de Changy apprend ainsi que« Quelques vins ont fait des percées inattendues sur le marché chinois simplement grâce à leur étiquette. Ainsi, le dragon en figure de proue de la gabare du Château Beychevelle, et la cloche de carillon sur l’étiquette du Château Angélus, rebaptisé spontanément « la cloche » par les Chinois, ont eu plus d’impact que n’importe quelle campagne publicitaire. Parfois, ce sont les consonances des noms : « Moët et Chandon » sonne, paraît-il, comme « Mao Zedong »…

Un musée du vin de  8800 m2 long de 192 mètres vient d’ouvrir à Qindao, patrie de la bière du même nom (Tsing Tao). On peut y découvrir que « l’histoire du vin chinois est ancienne de plusieurs milliers d’années »

C’est ce que  nous dit peut-être cette belle chanson folklorique du Xinjiang, interprétée par Wang Hongwei , le « roi des chants de l’ouest », trouvée sur CNTV Arts et Cultures (De 2mn55 à 5mn 35)

wanghongweichate

Un verre de bon vin

Mon amour est comme le vin
Un verre de bon vin
Ma bien-aimée
Accepte le s’il te plait !

Les aigles dans le ciel
tournoient au-dessus de la montagne
sans se retourner

Ma bien aimée est à mes côtés
et ne veut pas me quitter

Ah ! mon amour…
Ton visage fleuri
et ton charme lunaire m’attirent
Et moi je souffre
à cause de ce chagrin dont tu es la cause

Accepte, je te prie,
ce bon vin de mon coeur
Un bon vin
Un vin doux
Un vin parfumé
Prends en et tu sombreras dans l’ivresse

dans les rues de paris

Voici quelques images glanées dans les rues de paris avec l’ami jean-louis

Au 7 rue de liège, ce Bacchus (?) dans un bel hôtel particulier qui daterait de 1853 .

statue7liege
statues7liege

Une vigne rue des archives ?

C’est un caviste

bossetti

qui vient de Beaune

tableaubeaune

Rue François Miron, dans le Marais,  une épicerie improbable

epicerieizrael

qui vend de tout !

A voir…

closvougeot

depuis plus de 400 ans à Nuits-Saint-Georges

maison fondée en 1849

intérieurizrael

et à manger !

 

 

Shakespeare et le vin

William Shakespeare fait dire à Iago, dans Othello

« Come, come, good wine is a good familiar creature, if it be well used« , (Allons, allons, le bon vin est un bon être familier quand on en use convenablement).

Est-ce pour l’en remercier qu’un artiste, Mike Oncley, a réalisé ce portrait de William en bouchons ?

Voila qui est un peu plus élaboré que certaines oeuvres connues au bon clos !

 On peut trouver ses oeuvres sur etsy.comVoici comment il s’y est pris.

Retrouvez l’info sur bourgogne-live site qui mérite une visite !

By the way, voici des poèmes sur le vin découverts sur le blog wine days and nights   en rédigeant cet article

There was a winemaker from Nantucket

Who bottled wine from the spit-bucket

He offered the swill to the wine-buyer

Who swirled and said I do not admire

This plonk I recommend you two-buck-chuck-it.

joli limerick, non ? qui nous en rappelle un publié ici il y a quelque temps