Boire ou se battre en duel…

il faut choisir. C’est ce que nous démontre Cavalleria rusticana, opéra bref (70 mn) de Pietro Mascagni (1890) qui fait partie du « répertoire ». Avec son copain de planches  Pagliacci, il jouit d’une grande popularité et est souvent représenté.

Mais nous n’attendrons pas la prochaine occasion de le voir pour nous intéresser au Brindisi que nous signale l’ami François : « Viva il vino spumeggiante », moment d’allégresse avant le drame final.

L’histoire est simple : partagé entre son amour pour sa fiancée Lola retrouvée mariée à son retour de l’armée, et celui que lui porte Santuzza, qu’il rejette après l’avoir aimée, et qui le dénonce au mari trompé Alfio, Turrido se voit contraint au duel avec celui-ci.

Cela finira mal pour Turrido, car il s’est enivré de « vino spumeggiante » !

Intanto amici, qua,
Beviamone un bicchiere!

Viva il vino spumeggiante
Nel bicchiere scintillante,
Come il riso dell’amante
Mite infonde il giubilo!
Viva il vino ch’è sincero
Che ci allieta ogni pensiero,
E che annega l’umor nero,
Nell’ebbrezza tenera.

Le voici chanté par Roberto Alagna à Orange en 2009

et par Luciano Pavarotti

On tirera de cette histoire la morale que l’on voudra : respecter les commandements 7 et 10, boire avec modération, se garder de  l’ivresse publique…

Pour Turridu, la messe est dite.

A domicile

Le centre d’art Albert Chanot de Clamart accueille depuis le 7 mars et jusqu’au 13 avril cinq artistes clamartois, qui jouent donc … à domicile. C’est la deuxième saison de ce rendez-vous avec des artistes clamartois.

Les oeuvres de notre ami Jean Dessirier occupaient une place de choix, nous y avons retrouvé ce faune,

attiré peut-être par la bacchanale qui se jouait dans la pièce attenante.

Elle est l’oeuvre de Guillaume-André Morinet, qui s’est inspiré des oeuvres de Nicolas Poussin, comme le Triomphe de Pan. Qu’on en juge :

et la bacchanale devant une statue de Pan :

L’artiste clamartois utilise le carton pour supporter ses oeuvres, ce qui permet notamment des effets de volume, « avec des personnages au premier plan et un arrière-plan végétal ».

On en saura plus sur sa production sur le site qui lui est dédié.

A la tour Montlhéry (chez Denise)

C’est un restau historique des Halles, au 5 rue des Prouvaires, dont la patronne, Denise, s’est éclipsée il y a peu, après avoir tenu l’établissement pendant près de 60 ans. Une de ces adresses toujours aussi courue, où l’on aime à venir et revenir, pour sa cuisine traditionnelle goûteuse et copieuse.

On y a agrémenté le repas d’un côtes du Rhône de Stéphane Ogier « le temps est venu » 2022 : « un vin fin, aux notes de fruits rouges et fruits noirs, velouté et structuré par des tanins croquants et épicés », pour parler comme le petit ballon.

Il plane en ces lieux comme un écho d’anciennes fêtes.

Voici quelques éléments de décoration. Ce tableau naïf est signé Witkin 2011

Cette sérigraphie de Noder (Cyril Redon) peut être achetée sur place 
« A la tour de Montlhery, je marche au Brouilly ».

C’est manifestement un habitué ! Voici d’autres dessins.

Et voici une oeuvre collective.

Un verre chez Denise, c’est ma nouv’ devise !

A Vinexpo Paris

Vinexpo Paris, ou encore Wine Paris, ou Vinexposium..

Cet événement, qui se tenait du 10 au 12 février, a accueilli 5 300 exposants de 54 pays producteurs et plus de 50 000 visiteurs professionnels.
Un vrai Paradis, où 10 000 bouteilles, plutôt que 72 vierges, attendent le pèlerin…
Les reporters du bon clos s’y sont glissé et y ont fait de belles rencontres et découvertes…

Et pour commencer, ils ont assisté à une conférence intitulée NO LOW : l’alternative bénéfique
(Il faut entendre par là : No alcohol, et Low alcohol)

4 participants : un producteur (château Lacoste), un distributeur (groupe V&B : vente et dégustation de vins , bières, etc.),  un vendeur de solutions de désalcoolisation (B&S Tech),  et une experte de l’IFV, répondaient aux questions de Pauline Roche, de B&S Tech.

C’est une tendance récente permise par la technologie, qui cible les buveurs de vin qui doivent interrompre ou réduire leur consommation d’alcool, et ceux qui n’en boivent jamais.
Le vin est désalcoolisé par filtration par osmose inverse, ou encore par distillation sous vide à température modérée (35-40°C).
La désignation « vin désalcoolisé » n’autorise aucun intrant exogène, mais des boissons renforcées par de l’ajout de sucre ou de moût concentré, pour plus de rondeur, peuvent être aussi recherchées.
Un constat néanmoins : plus le vin de départ est bon, moins on ressent le besoin de le corriger après désalcoolisation.
Reste à savoir ce qu’en sera la réglementation, encore en cours de définition. (A noter : depuis l’an dernier la désalcoolisation jusqu’à 6 degrés des vins IGP est autorisée en France .)
On a pu déguster un rosé effervescent de Château Lacoste désalcoolisé tout à fait bluffant.

Voici maintenant une machine permettant d’incorporer 3 BIB, conservés à des températures paramétrables, et que l’on peut servir en des quantités également variables.

Mais allons goûter des « vrais » vins.

Gauthier Rémillard d’Affaux, des vignobles Victoire d’Affaux, dans le  Beaujolais, nous a fait déguster toute sa gamme : Saint-Amour, Fleurie, Moulin à Vent et Bourgogne blanc.

Que dire du Fleurie, cuvée Barthélémy, notre préféré ?

« robe cerise aux reflets violets. Arômes de framboise, de groseille et de mûre ; bouche riche et persistante au palais, aux tanins fondus »

Nous  avons rencontré sur son stand Claude Chapuis,

son ancien professeur à la Burgundy School of Business, également viticulteur à Aloxe-Corton et auteur de nombreux ouvrages sur le vin.
Un pavillon entier hébergeait les vignerons italiens. Nous y avons rencontré Giovanni Ricasoli-Firidoli, grand maitre (« capitane ») de la Lega del Chianti , et propriétaire du Castello di Cacchiano, un domaine historique du Chianti.

Ici le cépage roi est le Sangiovese, appelé communément en Corse Niellucio.

Le Gallo Nero, symbole du chianti classico

Après dégustation,

Castello di Cacchiano Chianti Classico D.O.C.G. si presenta di un colore rosso rubino brillante. Al naso esprime delicati aromi di piccoli frutti rossi freschi come ribes e lamponi uniti a delicate sensazioni di fiori d’arancio e spezie piccanti. Al palato l’ingresso è sapido e succoso, accompagnato da un tannino fine e da un’intensa ma ben bilanciata freschezza. Piacevole il retrogusto, caratterizzato da note di arancia rossa spremuta.

nous sommes allés faire un tour dans le Piémont, dans la région d’Alba, où nous nous rendrons bientôt. Là règne le Nebiollo : Barbera d’alba, Langhe, Barolo sont les dénominations d’origine.

Mais, comme on dit en italien, «  »partire, partirò, partir bisogna ». Il faut partir, l’esprit léger, mais le coeur lourd, car il restait tant à découvrir…

Ci vediamo l’anno prossimo !

Belle lurette

Voici une oeuvre posthume de Jacques Offenbach, un opéra-comique dont l’orchestration a été terminée par Léo Delibes (dixit J.C. Yon dans sa biographie du maitre). Belle Lurette fut créée en 1880, 3 semaines après sa mort. Ils se sont mis à trois pour écrire le livret : Ernest BlumÉdouard Blau et Raoul Toché

Belle Lurette est une blanchisseuse fort courtisée qui épousera un duc !

Quelques scènes intéresseront le lecteur du bon clos.

A la fin du 1er acte Belle Lurette invite ses amis à faire la fête :

 oui le palais d’un grand seigneur
de vous fêter aura l’honneur
je veux ce soir que de bon coeur
chacun de vous boive au bonheur
de Belle Lurette

Screenshot

Au début du 2ème acte, c’est le choeur des amis du duc qui invite aussi à la fête :

Chantons au nom de l’amitié, Chantons et buvons à pleins verres…
Buvons mes chers amis au nom de l’amitié, Buvons Buvons Buvons Buvons

Screenshot

Et à l’acte 3 c’est Marceline, la patronne de la blanchisserie qui se remémore un souper bien arrosé!

Et tu remplis deux verres jusqu’au bord
Et le Champagne on a dû le finir.

Carine Séchaye a chanté cet air

Felicity aussi

Et voici la partition

El vino nos une (le vin nous unit)

C’est une chanson argentine qui fait florès dans ce pays producteur de vins. Ecrite par Martha Cazaubon en 2017, elle est reprise par de nombreux groupes et choeurs et a été chantée notamment lors du concert donné à l’occasion du  » Día del Vino Argentino Bebida Nacional 2023″.

En voici une version « casera » (chantée à la maison)

et une de concert

Brindo por las mujeres que derrochan simpatia
Brindo por Ios que vuelven con las luces de otro dia
Brindo porque recuerdo tu cuerpo, péro olvidé tu cara
Brindo por lo que tuve porque ya no tengo nada [2 volte]

Brindo por el momento en que tu y yo nos conocimos
Y por los corazones que se han roto en el camino
Brindo porel recuerdo y también por el olvido
Brindo porque esta noche un amigo paga el vino [2 volte]

Porque la vida es dura, por el fin de la amargura
Brindo porque me olvido los motivos porque brindo
Brindo por lo que sea que caiga hoy en el vaso
Brindo por la victoria, por el empate y por el fracaso [2 volte]

Brindo por las canciones que va tocando la orquesta
Caiga quién caiga brindo por el alma de la fiesta
No es un momento triste ya que brindo con amigos
Brindo, por el futuro, por la mùsica y el vino [2 volte]

Brindo por està mesa y por la buena compania
Brindo por los domingos y por tantas alegrìas
Brindo por los acordes que han reunido estos amigos
Siempre que estemos juntos que en la mesa haya buen vino

Je bois à toutes les femmes prodigues de sympathie
Je bois à ceux qui reviennent avec les lumières d’un autre jour,
Parce que je me souviens de ton corps, mais pas de ton visage
Je bois à tout ce que j’ai eu, maintenant que je n’ai plus rien.

Je bois à ce moment où toi et moi nous sommes connus
Et aux coeurs qui se sont brisés en chemin
Je bois au souvenir et aussi à l’oubli
Je bois parce que ce soir c’est un ami qui paie le vin.

Parce que la vie est dure, pour en finir avec l’amertume
Je bois parce que j’ai oublié pourquoi je bois,
Je bois à ce qu’il y a aujourd’hui dans mon verre
Je bois à la victoire, au match nul, à la défaite.

Je bois aux chansons que l’orchestre nous joue,
A l’âme de la fête, peu importe qui tombe,
L’heure n’est pas à la tristesse quand on trinque avec des amis
Je bois au futur, à la musique et au vin.

Je bois à cette tablée, à la bonne compagnie
Je bois aux dimanches et à toutes les joies
A la bonne entente qui réunit les amis
Et au bon vin toujours présent quand nous sommes réunis.

On pourra voir un long extrait du concert (1h30) sur youtube

Le bon clos en a extrait pour vous quelques pépites :

A 6’28 », un poème d’Aledo Luis Meloni, mis en musique par Delfor Sombra : las coplas de Don Aledo

Comment ne pas aimer le vin, comment ne pas tant le louer, si le vin réveille le chant, et le chant éclaire le chemin ?

El sol madura las uvas, Las uvas se vuelven vino
Y el vino se vuelve sangre, Si tienen sed los cuchillos.
Como no querer al vino, Como no alabarlo tanto,
Si el vino despierta el canto, Y el canto alumbra el camino.

A 18’30, c’est La Refranera, chanson de Félix Dardo Palorma,

C’est une chanson enjouée :
Je bois pour noyer mes peines, mais mes peines savent nager... l’amitié c’est le vin nouveau, être ami c’est comme le vin vieux, pour en bien sentir le goût, il faut attendre un peu

Tengo un vino de tres hojas, otro de orujo y melezca
que hacen dar vueltas las cujas, ensubiendo a la cabeza

Buen vino hace buena sangre, me dijo una viñadora
Yo tomo pa’hogar las penas, mis penas son nadadoras

Refrain
y Canta mi rafranera, coplera, de tu rimero al empeño
esa musa pueblera y viñera, de troveros. viñateros
la cancion de los juglares, de los cuyanos viñares

Que eso que llaman agua, descolorida y sin gusto
dicen que es para las guaguas, y las mujeres con susto

Amistad es vino nuevo, ser amigo es vino viejo
para sentirles el gusto, hay que esperar algún tiempo

A 40′ 15″, on peut y entendre plusieurs chansons chantées naguère par Mercedes Sosa, comme « La arenosa »

C’est une chanson d’amour à la terre de Cafayate, village viticole d’altitude (1700 m !) au sol sablonneux situé au nord de l’Argentine.

Arenosa, arenosita, Ma terre cafayate, celui qui boit de ton vin trouve le sommeil et oublie sa peine

Arenosa, arenosita, Mi tierra cafayateña, El que bebe de tu vino, Gana sueño y pierde pena
El agua del calchaquí, Padre de toda la siembra, Cuando uno se va y no vuelve, Canta llorando y no sueña,
Arena, arenita, Arena, tapa mi huella, Para que en las vendimias,Mi vida, yo vuelva a verla
Luna de los medanales, Lunita cafayateña, Luna de arena morena,En carnavales de ausencia
Deja que beba en tu vino, La savia cafayateña,Y que me pierda en la cueca, Cantando antes que me muera,
Arena, arenita, Arena, tapa mi huella, Para que en las vendimias, Mi vida, yo vuelva a verla

Ecoutons-la, chantée par Mercedes, la Negra Sosa !

A 45′, c’est La zamba del riego (danse de l’irrigation) d’Armando Tejada Gomez e Oscar Matus,aussi chantée par la Mercedes.

C’est une chanson d’amour au peuple vendangeur, au vin qui fait chanter, et à l’eau bienfaisante

Por el Guaymallén, el duende del agua va
Llevando una flor de greda y de sol
Que despertará en el riego
La voz vegetal del huarpe que está
Dormido en su paz mineral
Se va tu caudal por el Valle Labrador
Y al amanecer sale a padecer
La pena del surco ajeno
Verano y rigor, va de sol a sol
La sombra del vendimiador
Morada zamba del riego, el agua te cantará
Cuando ande en la voz del vino cantor
La vendimia de mi pueblo
Y suba un rumor de acequia y canción
Por el rumbo agrario del sol
Canal fundador, tonada del totoral
La luna rural te ha visto regar
El sueño de mis abuelos
Y luego entonar con el regador
El vino sufrido del peón
Solar regador, algún día bajarás
Trayendo en tu voz, de menta y cedrón
Tonadas del vino nuevo
Y entonces te irás conmigo a cantar
Cogollos de amor y de paz
Morada zamba del riego, el agua te cantará
Cuando ande en la voz del vino cantor
La vendimia de mi pueblo
Y suba un rumor de acequia y canción
Por el rumbo agrario del sol

A 49’33 voici la bruja salguero qui chante l’entrainant Volver en vino , une chanson d’ Horacio Guarany Elle exprime le désir (exprimé dans ces colonnes par d’autres, comme Alan Seeger) de voir après la mort son corps se mêler à la terre et au vin qu’elle produit …

Avec le vin, c’est la vie qui vient, Je viens à ta vigne, terre chérie…

Si el vino viene, viene la vida (2),
Vengo a tu viña, tierra querida(2)

Quiero morirme cantando, Bajo tu parra madura,
Y que me entierren al alba, Rega’o de vino mi tumba
Quisiera dejar mis huesos, Bajo cielo mendocino,
Que mi sangre y mis cenizas, Vuelvan camino del vino
¡Qué triste ha de ser morirse y no volver nunca más!,
Pero es tan linda la vida, Pero es tan churo el camino
Que si me muero algún día entiérrenme en Mendoza
En San Juan, allá en la Rioja
O en Cafayate la hermosa, que en vino habré de volver
Y cuando lloren las viñas para que rían los hombres
He de volver en las copas
Y habré de mojar las bocas de mis viejos compañeros
O tal vez de la que quiero y no me pudo querer
Y en una noche de farra cuando lleven la guitarra
Si ven al vino llorar, déjenlo llorar su pena
Déjenlo llorar su pena
Que en la lágrima morena como nunca he de cantar
La vida es un vino amargo
Dulce en jarra compartida
Que los que nadan pa’ dentro
Se ahogan solito’ en la vida

Si el vino viene, viene la vida (2)
Vengo a tu viña, tierra querida(2)

Voici une version très intime par Julio et Ruben Tapia Altamirano

A 63’16, nous terminerons ce « recorrido » avec Entre San Juan y Mendoza, une chanson de Los Chalchaleros.

On pourrait traduire par « entre Gaillac et Rabastens » ! c’est une chanson de « borracho » qui se comprend à demi-mots…

¿A ve’?
Yo no sé, Yo no sé lo que me pasa
Para se’, Para ser tan desgraciao
Y tomao, Y tomao má’ de tres litros
Y apena’, Y apena’ sí estoy chispeao

¿A ven?
Yo no sé, Yo no sé lo que me pasa
Que no pue-, Que no puedo caminar
Pensarán, Pensarán que estoy borracho
Y ha de se-, Y ha de ser debilidad

Eche otro litro ‘e vino
Don Ceferino por caridad
Quiero curarme to’
Y de ese modo olvidar
Vivan las buenas mosas
Viva mi esposa y San Juan

Et remercions notre amie Martha A. qui nous a mis sur la piste du Vino nos une ! Besitos mi amor !

Plus doux que le vin

Qu’est-ce donc qui serait plus doux que le vin. Les baisers bien sûr !

C’est le message de la chanson de Jimmy Rodgers, un des pères de la musique Country : Kisses Sweeter than Wine

On a pu l’entendre dans la bande son du film Vingt dieux, dans les salles actuellement.

Voici les paroles de l’entêtant refrain :

Because she had kisses sweeter than wine
She had, mm-mm, kisses sweeter than wine
(Sweeter than wine)

Et les couplets

Well, when I was a young man and never been kissed
I got to thinkin’ it over how much I had missed
So I got me a girl and I kissed her and then, and then
Oh, Lord, well I kissed her again

Well I asked her to marry and be my sweet wife
I told her we’d be so happy for the rest of our life
I begged her and I pleaded like a natural man
And then, whoops! Oh Lord, well she gave me her hand

Well we worked very hard, both me and my wife
Workin’ hand-in-hand to have a good life
We had corn in the field and wheat in the bin
And then, whoops! Oh Lord, I was the father of twins

Well our children they numbered just about four
And they all had a sweetheart a’ knockin’ at the door
They all got married and they wouldn’t hesitate
I was, whoops! Oh Lord, the grandfather of eight

Well now that I’m old, and I’m ready to go
I get to thinkin’ what happened a long time ago
Had a lot of kids, a lot of trouble and pain
But then, whoops! Oh Lord, well, I’d do it all again

Réponse à tout

Mon ami Jean Dessirier, que les lecteurs du Bon Clos connaissent bien, se plait parfois à poser des questions embarrassantes auxquelles je réponds comme je peux. Ce franc-comtois natif de Clamart, un des plus gros fournisseurs de raisin du Clos de Clamart, nous régale de ses oeuvres qui magnifient le bois, le zinc, ou le simple papier.

Encore dimanche dernier il exposait chez Tschann, et dès le mois de mars il devrait exposer au Centre Chanot à Clamart.

Première question embarrassante :

Pourquoi les vins de Bordeaux sont-ils plus tanniques que les vins de Bourgogne ?

Je répondis temps de macération, cépages, bois neuf… ChatGPT fut plus disert :

« Les vins de Bordeaux sont généralement plus tanniques que ceux de Bourgogne en raison de plusieurs facteurs liés aux cépages, au climat et aux techniques de vinification.

1. Les cépages utilisés

• À Bordeaux, les vins rouges sont principalement élaborés à partir de Cabernet SauvignonMerlotCabernet FrancPetit Verdot et Malbec. Le Cabernet Sauvignon, en particulier, est un cépage riche en tanins, ce qui confère aux vins de Bordeaux leur structure tannique marquée.

• En Bourgogne, le cépage rouge dominant est le Pinot Noir, qui est naturellement moins tannique que le Cabernet Sauvignon. Il produit des vins plus délicats et moins structurés.

2. Le climat et les conditions de culture

• Bordeaux bénéficie d’un climat océanique tempéré avec des étés relativement chauds et humides, ce qui favorise une maturité phénolique plus lente et l’extraction de tanins plus présents.

• La Bourgogne, avec son climat plus frais et continental, permet au Pinot Noir de mûrir plus rapidement sans développer autant de structure tannique.

3. Les techniques de vinification et d’élevage

• À Bordeaux, la macération est souvent plus longue, ce qui favorise une extraction plus importante des tanins de la peau et des pépins des raisins.

• L’élevage en fûts de chêne est également une pratique courante à Bordeaux, où l’utilisation de barriques neuves accentue encore la structure tannique.

• En Bourgogne, la vinification met davantage l’accent sur l’expression du fruit et du terroir, avec des extractions plus douces et un usage plus modéré du bois neuf.

4. Les styles de vin recherchés

• Les vins de Bordeaux sont souvent conçus pour être des vins de garde, nécessitant plusieurs années pour assouplir leurs tanins et atteindre leur apogée.

• Les vins de Bourgogne, bien que pouvant aussi vieillir, misent davantage sur la finesse et l’élégance dès leur jeunesse.

En résumé, les vins de Bordeaux sont plus tanniques principalement à cause du Cabernet Sauvignon, du climat, des méthodes d’extraction et de l’élevage en fût, tandis que la Bourgogne produit des vins plus fins et soyeux grâce au Pinot Noir et à une vinification plus délicate. »

Impressionnant, non ?

On a cité le climat, ce mot a aussi une acception relative au terroir. Et voici la deuxième question :

Depuis quand le mot climat est-il utilisé pour désigner un terroir viticole ?

Je répondis Bourgogne, fin du Moyen Age, clos et crus…

Réponse de Chatgpt : 

L’usage du mot “climat” pour désigner un terroir viticole remonte au Moyen Âge, et il est particulièrement ancré en Bourgogne. Dès le XIVᵉ siècle, des documents mentionnent des “climats” pour distinguer des parcelles de vigne aux caractéristiques spécifiques.

L’emploi du terme s’est formalisé avec le temps pour désigner des unités de terroir bien définies, intégrant des éléments comme le sol, l’orientation, le microclimat et le savoir-faire humain. La notion de “climat” en Bourgogne a atteint une reconnaissance internationale en 2015, lorsque les Climats du vignoble de Bourgogne ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ainsi, même si le mot “climat” a pris son sens actuel lié à la météo dès l’Antiquité, son usage viticole spécifique remonte au moins au Moyen Âge et s’est consolidé progressivement jusqu’à aujourd’hui.

C’est époustouflant. Avec l’IA on va finir par tout savoir, les sceptiques diront sans rien retenir.

Etonnant, non ?

Les voeux du bon clos

Chers amis du Bon Clos,

Cette année c’est avec Bernard Pivot, hélas décédé l’an passé, que nous voulons vous souhaiter une bonne et belle année.

Le »roi lire » ,  un enfant du Beaujolais, était un amoureux du vin qui doit sa carrière littéraire, plutôt qu’une carrière de journaliste sportif, à l’intérêt que portait au vin le directeur du figaro littéraire.
C’est du moins ce qu’il raconte dans son dictionnaire amoureux du vin.

Comme chaque année, ces voeux sont l’occasion de remettre en avant quelques articles parus au bon clos cette année. On vous propose ainsi

d’écouter les trinklieder de Schubert , les « catches » de Purcell, les lieder de Goethe, se régaler avec les airs lyriques bachiques du « Paganini »de J.Strauss jr, de la fille du régimentle chateau à Toto, et faire connaissance d’une entrainante « basse-bouffe ».

de réfléchir à la coutume de trinquer historiquement et politiquement.

de découvrir un des premiers films du géorgien Otar Iosseliani dont le héros est un jeune diplômé en oenologie qui fera son chemin (la chute des feuilles)

de visiter le musée de la Bibliothèque Nationale Richelieu où découvrir le trésor de Berthouville et le collection du duc de Luynes,

de faire la fête avec les vignerons de Gaillac et découvrir l’incroyable musée de l’Invincible Vigneron

d’explorer le Roussillon où découvrir la fantastique histoire de Byrrh, la Belgique et ses peintres fabuleux…, 

Et bien sûr de Festoyer avec les confréries bachiques et oenogastronomiques.

Amis du Bon Clos, Bonne Année !

Ma nièce et mon ours

Voici une « folie- vaudeville » en 3 actes, livret de Clairville et Frascati, musique de Sylvain Mangeant, créée en 1859 au théâtre du Palais Royal. Elle n’a rien d’inoubliable (voir le livret), mais elle recèle une amusante « ronde bachique ».

Une jeune fille, Blanche, suscite de nombreuses convoitises. Plus d’un amoureux doit s’attendre à souffrir… heureusement il y a le champagne…

L’amour n’est rien qu’une tocade / Il nous désespère aujourd’hui/oui oui oui oui oui oui oui oui
Mais l’amoureux le plus malade/Le plus chagrin le plus conscrit
Quand le champagne le guérit/rit rit rit rit rit rit rit rit/Toujours ce nectar nous sourit.

Buvons donc ! (3 x) oui buvons rasade !
Buvons pour (3 x) narguer Cupidon !Buvons !
(9 x) Ici nous sortirons ronds ronds !

Tout est bien qui finit bien. Après bien des péripéties (enlèvement en malle avec un ours empaillé, entrée en scène d’une « femme fatale » etc…), la jeune fille aura le dernier mot.

Il ne semble pas qu’il en existe un enregistrement. La partition est sur Gallica